I’m a pin up girl !

En tous cas, je l’étais pour une après-midi ! J’ai participé hier à l’atelier coiffure, maquillage et maintien/burlesque avec Miss Lolly Wish. Cela se passait au Magic Mirrors à Bruxelles, un endroit idéal pour ce genre de workshop, les alcôves permettant de s’isoler un peu pour la mise en beauté; le centre, avec les tables, laissant toute la place pour le cours. Il y avait aussi un petit stand avec les jolis chapeaux de Ginger Diamond. Aucun ne m’a dit « achète-moi » mais je sens bien que ce n’est que partie remise.

Trois maquilleurs, George Bangable, Miss Mary Ann et un quelqu’un de chez Make-Up Forever (je n’ai pas noté son nom), ainsi que deux coiffeurs se sont occupés de la vingtaine de filles inscrites, nous mettant toutes dans un look 50’s avec beaucoup de professionnalisme. Pour une fois mon eye-liner était vraiment bien appliqué et j’avais les joues rosies comme une jeune fille de 15 ans. Par contre, j’ai la confirmation que je n’aime vraiment pas le fond de teint ! Le coiffeur a complété le look avec une queue de cheval haute et une frange recourbée au fer à friser. Passage après à la photo officielle avec Patrice Hornez et avec les bons conseils de Lolly pour les poses, pendant que Séverine et un autre photographe faisaient des photos d’ensemble. Une équipe de la RTBF nous a également filmées pendant toute l’après-midi.

La deuxième partie a malheureusement commencé avec beaucoup de retard et a été entrecoupée de pauses à cause de la télévision. Mais c’était intéressant: Lolly nous a enseigné le maintien de la pin-up, toujours bien droite sur sa chaise, les jambes croisées, le poids du corps sur une fesse et le pied pointant vers le bas. Elle nous a montré comment marcher et aussi comment enlever ses gants. Une dernière courte partie était plus burlesque: comment aguicher son public avec un boas et une marche sexy et assurée…

Je ne suis plus restée pour la partie concert crooner, même si j’aurais bien aimé voir Minnie Valentine. Mais nous avons eu l’occasion de discuter pendant l’attente… Un bel atelier donc, mais qui aurait pu être plus rigoureux au point de vue timing et qui pourrait être plus intime. Je posterai les photos dès que je les recevrai !

Sinon, ça vous dit de petits ateliers privés de maximum 10 personnes à la maison, avec Minnie, Ginger ou d’autres ?

EDIT: les problèmes liés à l’organisation n’étaient pas la faute du collectif Mademois’elles, mais plutôt liés au Magic Mirrors.

How to dress with confidence

Je reprends ce titre de billet de Super Kawaii Mama parce sa réflexion m’interpelle et parce que j’avais justement abordé ce sujet avec Mademoiselle Catherine. Parce que moi-même je n’ose pas toujours m’habiller comme je le voudrais vraiment (un peu moins « classique » – je laisse les guillemets, je ne suis pas bcbg non plus – , un peu plus rétro, vintage, pin-up, et tout ça). J’ai plein de vêtements (deux-tiers de garde-robe ikea de 4m de large, remplie à ras bord), venant de plein de magasins différents, beaucoup de jupes, quasi pas de pantalons, beaucoup de t-shirts et de pulls, quelques chemisiers – et des chaussures en quantité non négligeable.

J’ai la chance de travailler à un endroit où je ne suis pas limitée au tailleur – talons, mais du coup, le code vestimentaire (peut-on appeler ça un code ?)  est très très cool, très jeans, pull (polaire même), t-shirt, souvent sans aucune frivolité ni couleur pétante, garçons et filles confondus. Attention, je ne généralise pas mais les exceptions sont rares. Et ça va aussi dans le sens néo-hippie, jupes à fleurs et volants ou jeans et t-shirts plein de trous. J’aime bien m’habiller mais je n’en fait jamais trop pour aller travailler, donc si la jupe et le chemiser font fifties, je ne mettrai pas les talons assortis ni le rouge à lèvre rouge, ni les bijoux qui vont avec. Même comme ça, j’ai de temps en temps droit aux commentaires, et même s’ils sont positifs (le directeur général m’a félicité pour mes efforts vestimentaires), ça indique bien que ce n’est pas habituel de faire un effort sur ses vêtements dans ce milieu (socio-culturel, comme on dit). Et puis, si on voit plus large, la Belgique a toujours été un pays peu innovateur, très pèpère, très conventionnel (il suffit de voir la garde-robe de la princesse Mathilde), très bcbg où dès qu’on sort du lot, on a droit à plein de commentaires en rue, par les p’tits cons frustrés en premier (et dieu sait qu’il y en a dans mon quartier).

Bref, tout un problème de confiance en moi, qui est d’ailleurs généralisé, mais je me soigne… Je reprend donc les solutions de Super Kawaii Mama:

– So what to do? Firstly, reevaluate your thinking: en effet, les autres sont peut-être jaloux, tout simplement !

– Secondly, change your audience: bonne solution, que je commence à appliquer. Non, mes collègues ne vont pas changer, mais si d’autres personnes (en vrai et sur des blogs) apprécient mon style, je me sentirai soutenue. Je discutais d’ailleurs de ce sujet avec une fille au look pin-up qui avait dépassé ce stade et s’en foutait qu’on la regarde au bureau, où ils étaient tous plutôt comme au mien.

– Thirdly, be the you YOU want to be, it is your civic duty!: et oui ! tout à fait vrai. C’est comme être femme, à part entière, sans se laisser manipuler par les hommes… (je suis aussi en train de lire King Kong theorie).

Et je rajouterais ceci: pour me faciliter les choses, faire un grand tri de ma garde-robe et virer tout ce que je ne mets plus et tout ce qui ne correspond pas au style voulu. Mais ça, c’est une autre histoire !

Je cherchais une jolie photo, celle-ci me plaît bien avec son côté tiki même si ce n’est pas ma robe préférée du site pinupgirlclothing:

Pin up cocktail

cointreau teeseLa new pin up est le sujet à la mode dans la presse cette semaine, du Metro au Morgen. Sans doute parce que Dita von Teese était à Bruxelles cette semaine pour inaugurer le bar provisoire de Cointreau. (on peut la voir dans les nouvelles de TV Brussel du 15 mai). Et voici son nouveau cocktail, le Cointreau Teese. J’essaie ce soir, j’ai juste acheté de la crème de violette plutôt que du sirop.