Phnom Penh noir

ppn-coverPhnom Penh noir: ce recueil de nouvelles rassemble des auteurs occidentaux (Roland Joffé, John Burdett, Christopher G. Moore…) et khmers qui racontent tous des histoires se déroulant au Cambodge. Certaines sont plus réussies que d’autres mais elles laissent toutes transparaître une société fracturée, paralysée par la corruption et teintée de violence sous-jacente, une société où la loi n’a pas encore tout à fait pris sa place. Des touristes ou des expats disparaissent, sont assassinés pour des raisons très diverses. Certains étaient impliqués dans du traffic d’oeuvres d’art, d’autres se sont laissés influencer par des cultes aux dieux très anciens. Certaines histoires font revivre le temps des Khmers Rouges, d’autres sont actuelles. Le livre se clôt avec les textes des chansons de l’album Songs from the noir de Krom, écrites par Christopher Minko. Une plongée passionnante dans la noirceur du Cambodge ! Dommage que je ne le possédais pas encore en décembre pour le faire dédicacer par Krom et Christopher G. Moore…

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Colonial architecture in Phnom Penh

Si vous vous intéressez à l’architecture coloniale, ce documentaire d’une demi-heure est très intéressant. On sent parfois le côté amateuriste (les ciels recoloriés en bleu piquent aux yeux) mais il met en avant les bâtiments principaux de Phnom Penh, avec un commentaire instructif.

Et pour compléter la visite, je vous renvoie vers mes propres photos de 2012.

Off the rails in Phnom Penh

Amit Gilboa, Off the rails in Phnom Penh. Into the dark heart of guns, girls and ganja: encore une relecture. J’avais en effet acheté ce livre à l’aéroport de Bangkok il y a plus de 10 ans. Depuis que j’ai été Cambodge, j’ai eu envie de le relire mais l’occasion ne s’était jamais présentée. Pourquoi maintenant ? Aucune idée. Mais j’étais dans l’ambiance: au même moment passait à la tv le film de Matt Dillon, City of Ghosts qui se passe en partie à Phnom Penh à la même époque. Donc en lisant le bouquin, je voyais les images du film. La ville a bien changé entre temps: en 1996-97, c’était de far west ou plutôt le far east. Tout était permis, la drogue s’achetait au marché, les armes aussi. Les coups d’états se succédaient. Les filles faciles attiraient des hommes en manque, y compris les pédophiles. L’image n’est pas rose mais bien réelle malheureusement. Un livre comme une photographie d’une ville.