Riding the iron rooster

Paul Theroux, Riding the iron rooster: au milieu des années 1980, Paul Theroux – connu de ses récits sur Inde notamment – embarque dans le train à Londres pour un grand voyage qui le mènera en Chine qu’il traversera de part en part, toujours en train. Les débuts du récit sont laborieux: Theroux fait partie d’un groupe de touristes de diverses nationalités et passe son temps à les critiquer lors du voyage qui traverse l’Europe, puis dans le Transsibérien. Son négativisme a lourdement pesé sur ma lecture, que j’ai failli abandonner. Mais une fois arrivé à Shanghai, il commence à voyager seul, enfin presque. Le régime communiste lui flanque un acolyte pour le surveiller et « mieux le guider ». Cet homme est heureusement fort effacé et Theroux sillonne la Chine, prenant les vieux trains à vapeur et visitant les différentes provinces, du Xinjiang au Yunnan en passant par la Mandchourie. Il décrit une Chine marquée par la révolution culturelle – il pose d’ailleurs beaucoup de questions à ce sujet aux habitants et cette partie est passionnante. Il va dans les villes et les campagnes et ressent fortement le besoin de développement économique et de libertés des Chinois. A un moment, de guerre lasse, son « guide » le laisse tomber et Theroux voyage seul, beaucoup plus libre de ses mouvements. Dans le dernier chapitre du livre, il découvre même le Tibet et le récit devient parfois quasi hallucinant. En résumé, ce livre commence très mal mais s’améliore au cours des pages et propose un portrait de la Chine à une époque précise. Je ne suis pas sûre par contre que Paul Theroux soit quelqu’un de très agréable à vivre !

Challenge PAL de vacances: un livre avec un animal dans le titre

The great railway bazaar

9780141189147Paul Theroux, The great railway bazaar: quand on est dans un pays précis, autant lire un livre qui en parle ! En 1973, Paul Theroux embarque à la gare Victoria de Londres un long voyage: il a en effet décidé de rejoindre l’Asie en train et de rentrer par le même moyen. C’était encore possible à l’époque, la route n’était pas encore fermée, et chaque pays ou presque jusqu’au Vietnam possédait des voies ferrées. Il prend d’abord l’Orient Express dont l’heure de gloire est déjà révolue depuis longtemps, puis des trains turcs, iraniens, indiens, birmans, vietnamiens, japonais et enfin le Transsibérien. J’ai trouvé ses descriptions assez froides, il rencontre surtout d’autres Occidentaux, son humour est très British (alors qu’il est Américain) et j’ai très peu accroché. Il voyage à la grande époque des pérégrinations hippies mais il n’en parle que peu. Je peux comprendre qu’il veuille les éviter mais il évite beaucoup de monde, les locaux y compris. Oui, c’était intéressant de lire la partie sur les trains birmans tant que j’étais sur place, mais j’ai été déçue par ce récit pourtant considéré comme un classique.

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