Short diary of the week (233)

Lundi: et revoilà les insomnies – et je sais très bien pourquoi – j’ai été énervée par quelque chose hier, ce froid glacial, un peu de mauvaise humeur en fait parce que ma semaine est interrompue par plusieurs choses y compris une nouvelle grève des transports, rentrer en début d’après-midi pour obtenir un devis, et puis juste être crevée et de mauvais poil et ne pas supporter le monde qui m’entoure, passer un moment sur Simon’s Cat pour tenter de me changer les idées, m’excuser auprès de mon papa d’avoir été un peu sèche avec lui, Call the Midwife

Mardi: ne plus dormir à partir de 5h30, être encore plus crevée, heureusement mon métro et mon tram roulent, faire le boulot malgré tout, mettre un peu plus de temps pour rentrer, de la comfort food, Masterchef de la BBC – le début d’une nouvelle saison, Good Girls Revolt

Mercredi: enfin un peu mieux dormi, ce froid glaçant qui persiste, peiner sur un texte, commander des livres, encore plus transpercée par le froid en rentrant – même si je suis très contente de mon nouveau manteau très chaud, le repas simple de comfort food – again, Good Girld Revolt – fin de la première saison d’une série qui possède un certain ventre mou en son milieu mais qui met le doigt sur la condition de la femme

Jeudi: vivement la fin du froid, je ne suis pas la seule à terminer des livres dans le métro et à commencer de suite un nouveau, certaines de mes plantes ont triste mine – voire sont tout simplement décédées – et je ne le saurai que dans quelques mois, commander des Chie Mihara bien soldées – en espérant qu’elles seront agréables à porter tous les jours, un rendez-vous chez le notaire qui facilitera bien des choses pour le futur – je peux maintenant s’il le faut tout signer à la place de mon papa, de la comfort food facile à préparer, The X-Files – un épisode à l’ancienne qui est pas mal, Masterchef

Vendredi: mettre les bottes à fourrure en préparation pour la neige, avoir l’impression d’être la seule au bureau, avancer sur une série de choses, les trottoirs sont bien verglacés ce midi, oh il neige, rentrer dans un paysage tout blanc, Glow, Masterchef

Samedi: ça dégèle !, enlever la neige de la voiture pour que le soleil puisse faire fondre le reste pour cet après-midi, des lessives, des courses, changer une armoire de place à la cave et ranger mes rhums, préparer les pots pour les semis, de la lecture: terminer mon roman et commencer un livre sur des alcools français, la qualité de ce dvd est tellement mauvaise que j’arrête tout de suite ce western (c’est une copie VHS toute pourrie), The X-Files, Babylon Berlin – début de la saison 2

Dimanche: faire une liste mentalement de tout ce que je souhaite faire aujourd’hui – elle est longue !, couper ma frange, aller à la zumba, semer 13 variétés de piments, terminer la couture de ma robe, de la lecture, écrire une note de dégustation d’un rhum, préparer des currys indiens, de la lecture

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Short diary of the week (232)

Lundi: mal dormi comme d’habitude, cette obligation de prendre la voiture pour cause de grève, perdre mon temps dans les embouteillages, ne pas pouvoir lire du coup, j’aurais bien aimé télétravailler mais je fais partie d’un jury aujourd’hui, chercher des clips pour illustrer des textes, le jury donc, attendre que les embouteillages se résorbent un peu pour rentrer, je n’ai plus l’habitude de faire un créneau ! ma voisine vient à mon aide en bougeant sa voiture, une grande crise de phobie: j’ai dû éliminer une immense araignée et j’en suis toute secouée, Call the midwife, de la lecture

Mardi: à nouveau plein de monde dans le métro – c’est pénible de devoir s’asseoir entre des hommes qui pratiquent le manspreading (pas spécialement des jambes mais de tout leur corps), un état pré-grippal avec des maux de tête, travailler tant bien que mal, Ultimate Rome – le dernier épisode sur la fin de l’empire

Mercredi: grande journée de réunion et de brainstorming sur la saison prochaine, me retrouver congelée après tout ça et penser avoir de la fièvre, prendre ma température en rentrant: 35,8°, me réchauffer lentement, Good Girls Revolt

Jeudi: le rendez-vous médical annuel qui me fait peur – la mammographie donc, mais tout va bien, arriver plus tard au travail et attaquer le choses à faire, la grippe a l’air de s’être éloignée de moi, un échange de gps pour le w-e – un vieux machin (le mien) contre un tout nouveau, enfin résoudre le problème de pc banking de la carte de la poste – après deux mois !, vaguement préparer mes affaires pour le lendemain, Good Girls Revolt, terminer mon livre

Vendredi: me préparer à mon aise, recouvrir quelques plantes dans le jardin, et c’est parti, après trois heures de route et quelques arrêts j’arrive à Metz où je suis attendue par mon amie et son compagnon, nous partons de suite manger et sommes rejoints par d’autres amis, une ballade dans le froid pour rejoindre le Centre Pompidou, des œuvres japonaises contemporaines – certaines me laissent de marbre d’autres m’amusent beaucoup, retour pour un apéritif repas suivi de pâtés lorrains et de fromage et de saint-honoré, je suis repue

Samedi: une ballade dans la ville – toujours dans le froid glacial – mais le ciel est si bleu, la gigantesque cathédrale, le marché couvert – toute ville devrait avoir un marché couvert, un arrêt apéro, la Moselle, les vitraux de Cocteau si peu connus, un repas avec les restes d’hier et il est déjà temps pour moi de quitter mes hôtes après deux belles journées – il faudra qu’on se revoie ! – et encore merci pour tout !, un arrêt au Luxembourg pour profiter de quelques produits moins chers, et puis une longue route avec quasi personne jusque Namur, et pour finir quelques ralentissements mais je suis presque à la maison, un film qui m’endort un peu, me blottir sous la couette pour la nuit

Dimanche: avoir du mal à me réchauffer – cela va être une constante les prochains jours, aller à la zumba mais ne pas trop suivre, un coup de pompe gigantesque qui va durer une partie de l’après-midi, de la lecture puis me préparer pour la petite fête de famille que donne mon papa pour inaugurer sa nouvelle résidence, passer un bon moment avec mes cousins, hésiter à propos de mon repas du soir et changer mille fois d’avis, la suite du film qui devient en fait long et chiant – Song to Song (Terence Malick, 2017) – malgré de belles images (ces maisons !)

Short diary of the week (229)

Lundi: pas une aussi bonne nuit que prévu, des rêves bizarres juste avant de me réveiller, une journée comme les autres, chercher un manteau sur le net et puis me dire que j’irais bien en ville, aller de déception en déception jusqu’à ce que je trouve un manteau bien chaud – voire même trop chaud – à l’Inno, en profiter pour aller acheter un nouveau shaker – c’était sur ma liste de courses depuis des mois – et craquer pour une petite casserole en fonte Le Creuset en soldes – c’était aussi sur ma liste depuis des années, rentrer avec deux sacs encombrants, Vikings – fin de la première partie de la saison 5, Call the midwife

Mardi: tester le nouveau manteau, il faudra une écharpe mieux assortie, l’encens c’est juste horrible, me sentir de plus en plus asociale, et pendant que je me dis ça sur le chemin du retour du supermarché être interrompue par une collègue – je crois qu’elle a vu que ce n’était pas tout à fait le bon moment, tenter d’organiser une playlist collective, ce plat est vraiment bon ! – tout ça sans avoir suivi de recette, American Epic – dernier épisode qui est plus long que les autres, lutter contre le sommeil alors qu’il est encore trop tôt pour aller dormir

Mercredi: peu d’énergie, râler très fort intérieurement contre cet imbécile qui encombre un métro bondé avec son vélo tout crotté, c’est reparti pour le Pakistan, oh mon papa veut à nouveau retourner au restaurant avec moi – ça fait plus d’un an et demi que nous ne sommes plus sortis ensemble, Monty Don’s Paradise Gardens – ces jardins d’Inde que j’ai vus récemment…, survoler la fin du roman ennuyeux et lire trois pages du suivant

Jeudi: aïe ces chaussures neuves font mal aux pieds, une heure après ça va déjà tellement mieux, de belles musiques de film, être relancée pour ce w-e à Metz dans le but de visiter l’expo Japanorama, m’endormir sur mon bureau – presque, ne pas traîner pour pouvoir aller à la poste – sauf que l’employée de sait pas régler mon problème – il faudra que je téléphone, le premier épisode de The Alienist, trop fatiguée pour commencer autre chose

Vendredi: les trucs du vendredi, un gros colis de chez King Louie: cet autre nouveau manteau est plus léger et me va bien, attraper une superbe crampe à la jambe, faire mes courses en boitillant, voilà ce qui se passe quand on reporte la prise de magnésium, en fait c’est peut-être le nerf sciatique, et puis tout d’un coup c’est passé, par contre la robe commandée dans le même colis est trop petite, commencer Britannia mais qu’est-ce que c’est mauvais !

Samedi: arriver au bout du tri des photos !, il reste encore à écrire et à combiner textes et photos mais c’est une belle avancée, aller chercher mon papa et manger avec lui au restaurant, être contente de voir qu’il a la force et l’envie de sortir à nouveau, le rendez-vous est pris pour tous les mois, évidemment l’après-midi a été très molle après un apéro et un verre de vin et un bon repas, de la lecture, The edge of seventeen (Kelly Fremon Craig, 2016) – ou comment j’aime toujours autant les films sur l’adolescence

Dimanche: une mauvaise nuit alors qu’on est au milieu du w-e, me réveiller en sursaut vers 9h30 – ce qui est très tard pour moi, me dépêcher de me préparer pour la zumba, en fait ça m’avait manqué et ça m’a fait beaucoup de bien, le dimanche on arrose les plantes, de la couture – un début de devant qui se coud plus facilement que prévu – deux toiles m’ont fait comprendre qu’il fallait changer l’ordre des étapes, de la lecture, la fin de la première saison de Babylon Berlin, une séance de méditation pré-sommeil alors que je sens la tension monter en moi

Chroniques du désencombrement (II)

— début de la seconde partie —

Mais il restait le grenier sous le toit. Aussi long que la maison – 11 mètres – il ne permet pas de s’y tenir debout. Aux deux tiers, une poutre oblige à ramper pour accéder au dernier tiers. Il n’est accessible que par une trappe pourvue d’une échelle intégrée. Je n’ai donc pas pu m’y attaquer de suite, c’était trop compliqué. Deux amis sont venus m’aider et cela n’a pas été de tout repos. Je n’avais aucune idée de la quantité de choses que mes parents y avaient amassés. J’ai rempli une première pièce de caisses et quand j’ai demandé s’il restait beaucoup, on m’a répondu qu’on n’était qu’à la moitié. J’ai donc rempli une seconde pièce de caisses toutes plus poussiéreuses les unes que les autres. A trois, le travail a été relativement rapide mais en voyant ce qu’il me restait à trier, j’ai été découragée.

Nous étions un dimanche et je ne pouvais donc pas m’y mettre de suite. Cela m’a travaillé toute la semaine et j’ai été fort tendue. Et pourtant je savais que le tri serait rapide parce que je ne devrais pas fouiller dans chaque caisse. Le samedi suivant je m’y suis mise. Et très vite, j’ai été remplie de colère contre mes parents, ces personnes qui n’ont jamais rien pu jeter. Pourquoi ce grenier était-il rempli de tous mes jouets et livres d’enfance ? Pourquoi surtout était-il rempli de caisses de vêtements de moi bébé et petite fille ? Tout cela aura pu servir à d’autres enfants.

Il y a une explication, mais elle ne me satisfait pas du tout. Ma mère avait commencé à donner des vêtements à ma cousine qui avait alors de jeunes enfants. Ces habits étaient déjà passablement démodés à l’époque – mais venaient pour la plupart de chez Dujardin – et ma cousine a revendu une grande partie sur des brocantes. Quand ma mère l’a appris, elle s’est jurée qu’elle ne donnerait plus rien. Résultat: tout a été mis au grenier.

Au fil des années, ma mère a continué à ne rien vouloir jeter – c’était même quasi maladif. Quand elle est décédée, mon père et moi avons enfin pu liquider quinze ou vingt ans de revues comme Flair, Feeling ou Gael. Mais cela n’a pas été plus loin. J’ai proposé à mon père de l’aider à trier un peu le grenier et sorti une dizaine de caisses – il y avait notamment des préparations de cours de ma maman qui pouvaient aller dans les poubelles papier. Il n’a rien fait et tout remis en vrac à sa place.

Et voilà donc comment je me suis retrouvée avec plusieurs mètres cubes de choses vieilles et inutiles. Les vêtements et les jouets, mais aussi mon berceau et mon landau, des dizaines de pots à stériliser, l’uniforme de militaire de mon père, une immense caisse remplie de restes de papier peint, trois autres machines à café cassées – en plus deux déjà trouvées précédemment, et même une caisse remplie de tampax et bandes hygiéniques neuves. J’ai été abasourdie. Comment peut-on garder ça au point de le mettre au grenier ? Je l’ai raconté à ma cousine qui vide la maison de ses parents – le pire qu’elle a trouvé est une boîte remplie de petites culottes usées et trouées de marque Sloggi. Nos mamans étaient sœurs.

J’ai retrouvé le livre chinois pour enfants qui m’avait tant marquée étant petite, j’ai récupéré la mini machine à coudre pour enfants, j’ai trouvé quelques jolis verres rétro et au fond d’une caisse, bien cachées, des photos. Ce que j’ai récupéré ne remplit même pas un sac de courses du Delhaize.

Je savais que le tri serait difficile émotionnellement mais je m’en suis bien tirée au début. C’est au final ce grenier qui a provoqué le plus de sentiments négatifs. Pas de la tristesse et de la nostalgie comme je m’y attendais mais de la colère et de la frustration. Ces sentiments, je les accepte progressivement, je sais qu’ils font partie du processus, mais leur force m’a étonnée. Et je suis soulagée maintenant que l’essentiel de mon tri est terminé. Il reste encore beaucoup d’autres étapes mais je m’en occuperai progressivement dans les semaines qui viennent.

Chroniques du désencombrement (I)

Je pensais que je publierais des billets plus rapidement, au fur et à mesure de mes avancées, mais je n’ai eu ni l’envie ni le temps. J’ai fait de nombreuses photos et peut-être qu’elles serviront plus tard à illustrer des chroniques plus légères que celle d’aujourd’hui, qui en fin de compte est si longue que je l’ai divisée en deux parties. J’ai beaucoup travaillé, j’ai terminé le tri à quelques détails près mais cela m’a pesé. J’ai oblitéré mes émotions, interdisant toute intervention pendant le travail, et cela a relativement bien fonctionné. J’ai avancé à grande vitesse en prenant des décisions rapides. C’était le seul moyen, je pense, pour arriver au bout de la tâche.

J’ai commencé par une partie compliquée: tous les papiers divers amassés par mes parents. La difficulté venait en fait du mélange: des choses sans intérêt étaient mêlées à des actes notariaux qui se cachaient sous des photos et de la correspondance diverse. Parfois j’ai jeté les lettres, parfois je les ai gardées, me disant que je pourrais inspecter ça à l’aise plus tard. Bizarrement, j’ai trouvé des actes notariaux de plusieurs générations passées mais uniquement du côté de ma maman, bien rangés dans une vieille valise; rien du côté de mon père, pas même l’acte de propriété de la maison.

Des caisses à fruits rassemblaient les documents des voyages de mon papa – je les ai gardés – mais j’ai jeté la tonne de prospectus touristiques qui étaient liés. Cela me fait quand même plusieurs grandes caisses de déménagement.

J’ai trouvé des photos de la cave au grenier, dans chaque tiroir, dans chaque armoire. Rien n’est rangé, souvent je ne sais pas qui est sur la photo. J’ai déménagé la tonne de diapositives: deux meubles à six tiroirs chacun, ainsi que quatre caisses. Elles sont pour la plupart bien identifiées – certaines collections sont même accompagnées de listes récapitulatives – mais il me faudra trier tout cela à mon aise, trouver les dias vraiment représentatives d’un pays, trouver celles qui ont été prises de moi. J’ai heureusement un scanner capable de les numériser mais ça prendra des heures et des heures.

J’ai emballé une grande partie des objets anciens, de la vaisselle (un peu) et bien trop de verres. J’ai mis à part trois statuettes de Bouddha et de dieux hindous que j’ai installées dans ma bibliothèque. Le grand Bouddha en bois n’a pas encore trouvé de place, il est emballé dans une couverture et été précieusement déménagé comme un bébé.

J’ai fait mon choix dans les tableaux et les gravures, sans doute plus que prévu. Je ne trouverai probablement pas de place pour tous, moi qui aime les murs nus (sans doute par opposition à ceux des mes parents, remplis jusqu’au moindre recoin, comme dans les musées du 19e siècle).

J’ai choisi des livres, me concentrant surtout sur les sujets qui m’intéressent – architecture, art contemporain, arts primitifs – et j’ai pensé à ma bibliothèque déjà bien remplie. J’ai trouvé quelques romans japonais que je n’avais pas lus. J’ai ramené des livres liés à l’histoire familiale – l’histoire du lin en Flandre, la guerre à Roeselare.

J’ai repris Mon-Chichi, Snoopy, Minnie Mouse, Api le singe et Gao le perroquet. J’ai abandonnée Delphine et Charlotte, mes poupées.

J’ai déménagé un canapé ancien. Je pensais qu’il remplacerait idéalement celui dans lequel je regarde la tv. Ce fut un fiasco total qui m’a mené à une grosse crise de larmes et de découragement. Je lui ai trouvé une place moins invasive, place qu’il occupera jusqu’à ce que je contacte un garnisseur pour le rénover. Par la suite, je pense qu’il ne dénotera pas soit dans ma chambre, soit dans le grenier, soit dans cette petite pièce que je n’ai jamais aménagée et qui est remplie de brol.

J’ai trié les trois chambres et la salle de bain (il faut d’ailleurs que je pense à prendre le miroir chinois), j’ai trié les petits greniers sans les vider, en ouvrant chaque caisse et en la déplaçant vers l’autre côté, j’ai trié le contenu des armoires du palier, j’ai vidé les armoires du salon, récupéré quelques objets usuels dans la cuisine (des cuillères à thé que Dille et Kamille ne vend plus, du poivre, du sel de Guérande, des moules à cake), j’ai survolé la grande bibliothèque de la salle à manger, j’ai retrouvé mes bulletins dans le petit meuble du hall d’entrée. Je me suis attaquée à la cave mais les armoires ne comportaient finalement que peu de trésors – un peu de vaisselle et des verres à bière. Je n’ai jamais retrouvé les deux grands vases en cristal Val-Saint-Lambert.

Mais il restait le grenier sous le toit.

— fin de la première partie —

 

Short diary of the week (227)

Lundi: une mauvaise nuit – je n’arrivais pas à me réchauffer, un torticolis au réveil, me traîner au boulot, quand même bien avancer, recevoir une estimation de la maison de papa qui me semble correcte quoique légèrement décevante par rapport à ce que j’imaginais, la fin de The End of the F***ing world – une excellente série propice au binge watching (8 épisodes de 20 minutes) et de la très bonne musique, terminer mon roman

Mardi: une bonne nuit et tout va mieux – même si je ne sais pas encore tourner la tête vers la gauche, commencer un nouveau roman, me sentir déconnectée des conversations à midi, rencontrer par hasard dans le tram mon ancien prof de chimie (et aussi ancienne collègue de ma maman), elle me dit: “vous étiez une élève brillante” – ça fait plaisir !, Vikings, Babylon Berlin

Mercredi: une pluie-grêle bien glacée, régler plein de petites choses + une réunion, reprendre enfin le boulot laissé de côté le mois passé, me laisser tenter par des livres, Stranger Things – début de la saison 2, Babylon Berlin

Jeudi: peu d’énergie ce matin, facilement distraite, ce qui ne m’empêche pas d’avancer dans le travail, commander des semences pour le printemps, oh mais ce livre est très tentant !, on ne pourra pas dire que mes repas aient été très variés cette semaine mais j’ai vécu uniquement avec le contenu du frigo/surgélateur, Stranger Things – un ennui grandissant, Babylon Berlin – des moments d’ennui entremêlés à des moments sublimes

Vendredi: cette lumière du soleil !, les trucs du vendredi, un autre projet qui avance bien, cette envie de lire toute la journée, Viceroy’s house (Gurinder Chadha, 2017) – l’histoire de la partition de l’Inde agrémentée d’une romance – le divertissement idéal de fin de semaine, non il me reste trop de pages pour terminer ce roman passionnant

Samedi: tomber du lit vers 7h30, établir le plan d’action de la journée, espérer que le passage à la machine à laver de Snoopy se passera bien, Snoopy est sorti entier de son aventure mais pas beaucoup plus propre, quelques rapides courses mais me laisser tenter par du rhum, faire des caisses dans la maison paternelle et les déménager de suite, mon entrée est envahie, une visite à papa (il raconte souvent de nouvelles versions des choses et devient parfois un peu confus), monter quelques caisses et puis enfin me poser pour finir mon roman, un bon repas, Vera Cruz (Robert Aldrich, 1954) ou le western se passant au Mexique – je n’ai jamais aimé ce mélange avec les mariachis – bref je n’ai regardé que d’un œil tout en commençant une discussion sur FB à propos du mai tai

Dimanche: le calme avant la tempête, les horaires sont très justes mais ça devrait fonctionner, et en effet, le temps de manger et nous sommes prêts à partir à trois pour le vidage du grenier, deux cousins arrivent entre temps pour choisir des livres d’art, ce grenier est sans fin et bien plus rempli que je ne l’imaginais, quelques fous rires au moment où nous trouvons le troisième percolateur cassé – ces trois s’ajoutent aux deux déjà trouvés à d’autres endroits, charger les voitures de livres et la camionnette de quelques meubles dont les lourds tiroirs à dias, des cocktails de remerciement pour mes deux aides, pas de temps à perdre – je suis attendue pour la raclette des voisins, une agréable soirée en personnes agréables

Short diary of the week (226)

Lundi: un sommeil fort agité et un réveil qui sonne au moment où je vais me rendormir, trop de choses à faire et donc un cerveau qui ne veut pas s’arrêter, mettre ma nouvelle robe, tenter d’organiser un projet – suite et pas fin, c’est de plus en plus compliqué même, un autre projet est bloqué pour des raisons informatiques, l’impression d’avoir couru dans tous les sens, enfin à la maison, Vikings et puis tout simplement m’écrouler au lit avant 22h

Mardi: mauvais sommeil – suite, ça avance – un peu, un gros énervement suite à du matériel capricieux qui m’empêche de graver un disque, la solution: changer le graveur – merci à mon collègue !, finalement après un moment le principal est fait et je peux enfin me poser un instant, un rendez-vous en ville et une soirée à discuter à la Brasserie Bozar, ne pas rentrer trop tard et traîner encore un peu avant de me mettre au lit

Mercredi: une meilleure nuit, régler une série de choses à la poste et à la maison communale, aller dans la maison paternelle, repartir avec le décodeur tv qui doit être rendu en magasin, prendre des informations dans une agence immobilière, trier et encore trier, recevoir de l’aide et ramener plusieurs caisses de vaisselle chez moi – un joli service Boch (Carlotta, Bonaparte et Ney), enfin me poser, préparer à manger, regarder les trois derniers épisodes d’Alias Grace – pas mal comme série mais je me pose pas mal de questions sur l’histoire – ce qui est sans doute voulu

Jeudi: c’est reparti pour une journée de tri mais j’ai de l’aide, et elle a apporté le petit déjeuner, ne pas avancer – le tri des papiers est toujours longs, et puis avancer très vite, une visite d’agent immobilier, me forcer un peu et terminer le tri par la cave, rentrer chez moi, deux nouvelles séries: The end of the f***ing world et Babylon Berlin – mais où sont les femmes ?

Vendredi: mon cerveau n’a pas voulu s’arrêter cette nuit, de retour au boulot, les trucs du vendredi, chercher un scanner à diapositives et me dire que finalement mon scanner de bureau sera le plus efficace, passer chercher les extraits de banque de mon papa, Garden of Evil (Henry Hathaway, 1954) – un début qui ne me passionne pas trop mais une seconde partie haletante

Samedi: pas en forme ce matin – avec des nausées, mais je vais quand même travailler dans la maison paternelle, tous ces verres à emballer, remplir deux voitures de caisses qui vont encombrer ma cave avant d’être mieux rangées, une visite chez papa qui me dit se sentir bien – il a même des projets !, des courses, et puis plus rien: trop fatiguée pour faire autre chose que jouer à Simon’s Cat, un repas léger, un épisode de Babylon Berlin et deux épisodes de The end of the f***king world qui me charment tous les trois par l’utilisation de la musique

Dimanche: repos, oui mais il y a aussi des lessives à faire, trier des photos – la fin approche, c’est en ne faisant pas grand chose que je me rends compte que je suis vraiment fatiguée, sortir le scanner de l’armoire et tester la numérisation de dias – et tout fonctionne ! – par contre c’est lent, le ciel est en feu quand je pars, des dim sum au Yi Chan, un concert de Senyawa à l’AB – oublions le chœur de femmes qui me donne des boutons mais retenons la musique entre rock et xprmtl des deux Indonésiens, revoir des amis pas vus depuis… plus de 10 ans