Short diary of the week (226)

Lundi: un sommeil fort agité et un réveil qui sonne au moment où je vais me rendormir, trop de choses à faire et donc un cerveau qui ne veut pas s’arrêter, mettre ma nouvelle robe, tenter d’organiser un projet – suite et pas fin, c’est de plus en plus compliqué même, un autre projet est bloqué pour des raisons informatiques, l’impression d’avoir couru dans tous les sens, enfin à la maison, Vikings et puis tout simplement m’écrouler au lit avant 22h

Mardi: mauvais sommeil – suite, ça avance – un peu, un gros énervement suite à du matériel capricieux qui m’empêche de graver un disque, la solution: changer le graveur – merci à mon collègue !, finalement après un moment le principal est fait et je peux enfin me poser un instant, un rendez-vous en ville et une soirée à discuter à la Brasserie Bozar, ne pas rentrer trop tard et traîner encore un peu avant de me mettre au lit

Mercredi: une meilleure nuit, régler une série de choses à la poste et à la maison communale, aller dans la maison paternelle, repartir avec le décodeur tv qui doit être rendu en magasin, prendre des informations dans une agence immobilière, trier et encore trier, recevoir de l’aide et ramener plusieurs caisses de vaisselle chez moi – un joli service Boch (Carlotta, Bonaparte et Ney), enfin me poser, préparer à manger, regarder les trois derniers épisodes d’Alias Grace – pas mal comme série mais je me pose pas mal de questions sur l’histoire – ce qui est sans doute voulu

Jeudi: c’est reparti pour une journée de tri mais j’ai de l’aide, et elle a apporté le petit déjeuner, ne pas avancer – le tri des papiers est toujours longs, et puis avancer très vite, une visite d’agent immobilier, me forcer un peu et terminer le tri par la cave, rentrer chez moi, deux nouvelles séries: The end of the f***ing world et Babylon Berlin – mais où sont les femmes ?

Vendredi: mon cerveau n’a pas voulu s’arrêter cette nuit, de retour au boulot, les trucs du vendredi, chercher un scanner à diapositives et me dire que finalement mon scanner de bureau sera le plus efficace, passer chercher les extraits de banque de mon papa, Garden of Evil (Henry Hathaway, 1954) – un début qui ne me passionne pas trop mais une seconde partie haletante

Samedi: pas en forme ce matin – avec des nausées, mais je vais quand même travailler dans la maison paternelle, tous ces verres à emballer, remplir deux voitures de caisses qui vont encombrer ma cave avant d’être mieux rangées, une visite chez papa qui me dit se sentir bien – il a même des projets !, des courses, et puis plus rien: trop fatiguée pour faire autre chose que jouer à Simon’s Cat, un repas léger, un épisode de Babylon Berlin et deux épisodes de The end of the f***king world qui me charment tous les trois par l’utilisation de la musique

Dimanche: repos, oui mais il y a aussi des lessives à faire, trier des photos – la fin approche, c’est en ne faisant pas grand chose que je me rends compte que je suis vraiment fatiguée, sortir le scanner de l’armoire et tester la numérisation de dias – et tout fonctionne ! – par contre c’est lent, le ciel est en feu quand je pars, des dim sum au Yi Chan, un concert de Senyawa à l’AB – oublions le chœur de femmes qui me donne des boutons mais retenons la musique entre rock et xprmtl des deux Indonésiens, revoir des amis pas vus depuis… plus de 10 ans

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Short diary of the week (225)

Lundi: profitons de ce dernier jour de congé avant longtemps, des photos des nouveaux vêtements cousus, mettre au point un plan pour The Lady from Canton, me pencher à nouveau sur cette toile de robe à réadapter complètement, dur tri de photos, de la lecture, manger un peu trop (pour ne pas jeter), Vikings, The Marvelous Mrs. Maisel (cette robe rouge !)

Mardi: une nuit agitée et une mauvaise digestion, des nausées du matin, ce n’est pas anodin que ce soit le jour où je retourne travailler, me sentir nerveuse à cause du boulot qui doit être fait cette semaine (rien qui ne me plaise vraiment beaucoup), me sentir bouillonner, avoir du mal à me calmer, me calmer et avancer dans le boulot avec une liste de tâches qui s’allonge de plus en plus, lire avec un plaisir certain le résultat des drawas, un repas léger, commencer Alias Grace – une autre série adaptée d’un roman de Margaret Atwood, The Marvelous Mrs Maisel, une nouvelle tentative de livre

Mercredi: la tempête pendant la nuit et l’eau qui bat sur les vitres, abandonner le livre commencé hier soir et commencer encore un autre que je ne suis pas sûre de continuer après 10 pages, le boulot toussa toussa, de nouveaux jolis tissus dans un nouveau magasin à Woluwe – Atelier Moondust, Alias GraceThe Marvelous Mrs. Maisel

Jeudi: tenter d’organiser un projet mais ne pas avoir tous les éléments, et donc beaucoup courir en rond, rentrer pour rencontrer un ami qui a de nombreux conseils pour vider la maison, rentrer chez moi et frissonner, ne rien faire de bien, repartir et retrouver des amis dans le tram pour aller au resto, déguster de la délicieuse cuisine laotienne  chez Issan et passer une excellente soirée, rentrer chez moi et frissonner, ne pas réussir à me réchauffer, mettre du temps à m’endormir

Vendredi: fatiguée ce matin, les tâches du vendredi, envie de faire la sieste, des questions et des confidences, enfin le weekend !, Alias GraceThe Marvelous Mrs. Maisel

Samedi: réveillée avec le bruit de la pluie, hop c’est parti !, un détour par le Brico où je retrouve par hasard l’aide de mon papa, à l’attaque d’un des grenier, au final il n’y a pas grand chose à garder à part quelques photos et papiers anciens, le tour de la chambre parentale est rapide, que faire par contre avec tout ce courrier dans la troisième chambre ? tout ceci me poussera à faire un grand tri chez moi dans quelques mois, aller voir mon papa et discuter avec lui, il commence à prendre ses marques, faire des courses alimentaires, le gros coup de pompe, le western du samedi – Silver Lode (Allan Dwan, 1954) – pendant lequel je m’endors – il faut bien dire que l’histoire n’est pas très passionnante, mais comme il est très court j’ai encore l’occasion de voir un épisode de The Marvelous Mrs. Maisel

Dimanche: apparemment j’avais besoin de sommeil, une matinée calme, reprendre cette toile et arriver à un résultat convenable, me demander si je ne peux pas remplacer la doublure par des parementures – oui je suis paresseuse, de la lecture, un plat qui mijote, les deux derniers épisodes de The Marvelous Mrs. Maisel – une série attachante et pas trop compliquée – avec de très jolies robes rétro

Short diary of the week (224)

Lundi: réveillée tôt et voir le jour se lever depuis mon canapé, trier des photos, rangement et ménage, je devrais arrêter de consulter les réseaux sociaux envahis de messages de Noël qui me rendent triste, de la couture et de la lecture, bref une après-midi de tout repos pour régénérer mes forces, Vikings, Godless

Mardi: comment organiser ma journée ?, ce n’est pas encore fini Noël ?, préparer mes tartines pour le midi, aller dans la maison paternelle et commencer la longue tâche qui m’occupera pendant des mois, un appel de ma cousine et un repas partagé – elle vide aussi la maison de ses parents située dans la même rue, du coup on visite les deux maisons et on parle de nos souvenirs, et elle aime le manteau de fourrure de ma maman – manteau dont je ne savais quoi faire, une visite à mon papa, retour à la maison en fin d’après-midi, préparation d’une carte de cocktail, une raclette sauvage (j’ai fondu le fromage au micro-ondes), une envie de bulles, les épisodes de Noël de Dr. Who et de Call the Midwife

Mercredi: une série de choses doivent être faites aujourd’hui, mais prendre d’abord un moment pour moi, hop c’est parti, maison communale pour une carte de parking, la poste avec la file qui s’allonge derrière moi mais une employée très bienveillante, banque n°1, banque n°2, retour à la banque n°1, courses alimentaires, pause, visite express chez mon papa pour une signature, retour à la poste, pause, nouvelle visite chez mon papa et rendez-vous avec le banquier de la banque n°1, signatures, repos bien mérité avec Simon’s Cat pour me vider la tête, des dernières préparations et la soirée entre amis peut commencer avec des cocktails et mocktails maison pour tout le monde, puis des rillettes, puis des pizzas, puis des pâtisseries allemandes et orientales, puis un Secret Santa, le tout mêlé de conversations parfois un peu surréalistes

Jeudi: une belle lumière du soleil ce matin, du rangement, du tri de photos, un long rendez-vous à la banque où j’apprends les rudiments de la finance et comment placer de l’argent, un peu de shopping en profitant des ventes couplées, un coup de fil juste quand je suis dans la cabine d’essayage, un repas en direct du surgélateur: des croquettes de fromage, Godless, le début de The Miniaturist

Vendredi: à nouveau beaucoup de choses prévues aujourd’hui, mais d’abord une heure de canapé-internet-blogs, et c’est parti !, un détour par la maison communale, une rencontre avec mon cousin qui me permet de faire le point sur la marche à suivre et qui propose une solution très utile pour ce qui reste dans la maison (faire appel à un vide-maison), une visite inopinée du voisin que je n’avais plus vu depuis mes 15 ans environ et qui propose ses services pour vendre la maison, une longue conversation au téléphone avec ma cousine, une autre visite d’une voisine qui est agent immobilier et une estimation de prix, la suite du tri, partir après avoir quasiment terminé une pièce, rendre visite à mon papa qui a de la visite de sa soeur et d’un autre de mes cousins, rencontrer une amie perdue de vue (et ancienne collègue) dont le papa vit également à la résidence, faire les courses pour le week-end dans un Delhaize déjà déserté, rentrer enfin chez moi, une longue conversation au téléphone avec ma cousine (bis), suite et fin de The Miniaturist – un long téléfilm proche du livre aux superbes images inspirées des tableaux des peintres hollandais et flamands de l’époque

Samedi: décider que les trois prochains jours sont pour moi (et donc avoir beaucoup moins à raconter), traîner dans le canapé et m’occuper de mon récit de voyage, quand même aller dans la maison paternelle pour changer les piles du thermostat et enfin trouver un papier important, de la couture, me lancer dans la lecture de la généalogie familiale et y passer le reste de l’après-midi, préparer le repas du soir et voilà que le couteau dérape dans mon doigt – rien de très grave mais quand même un gros pansement pour ne pas cogner la blessure partout, Godless (oh l’épisode est court !), The Marvelous Mrs. Maisel qui m’enchante dès le premier épisode

Dimanche: réveillée bien avant le soleil, écrire mon bilan personnel de l’année, du tri de photos, terminer une dernière robe pour cette année, hésiter quant au projet suivant (je vais avoir besoin de gratification immédiate – donc un projet déjà cousu / facile), de la lecture, réussir à me concentrer sur mon livre pendant plus d’une heure, passer à un autre, cuisiner un bon plat, le fin de Godless – une série qui reprend tout les éléments du western classique mais qui a aussi de longs passages de remplissage et dont les dernières 15 minutes auraient pu être un peu moins dégoulinantes (et j’ai eu l’impression que pendant la grande scène de fusillade, il y a eu plus de morts que de personnages) – et puis, Bonne Année !

Chroniques du désencombrement – préambule

Une longue et difficile tâche m’attend dans les prochains mois: vider la maison paternelle. Depuis 1960, date de sa construction, mon papa s’est efforcé de remplir le moindre recoin, d’abord avec sa première épouse, puis avec ma maman. Les strates sont multiples et se mélangent gaiement, des objets anciens se retrouvant à côté de papiers importants récents. Mes parents n’ont jamais rien jeté, ou si peu, et les armoires et greniers débordent. 57 ans de vie s’y trouvent accumulés.

Avec ces “chroniques du désencombrement”, je souhaite décrire mon parcours dans cette maison, comment j’aborde les choses, les surprises, les émotions, les hésitations, les regrets, les questions… J’avoue que je ne suis pas sûre que je tiendrai jusqu’au bout, peut-être qu’à un moment tout devra aller trop vite pour écrire ou prendre des photos, mais je peux au moins tenter l’exercice.

Je profite de ce préambule pour vous poser des questions:

  • avez-vous déjà vidé une maison ?
  • des conseils ? des adresses ?
  • comment aborder les souvenirs ? comment ne pas tout garder ?
  • que faire avec les milliers de livres ?
  • et avec les cinq ou six services de table ?
  • avec les meubles ?
  • et avec tout le reste…

Short diary of the week (223)

Lundi: j’ai bien dormi au final mais je me sens épuisée, croiser mmarie sur le chemin du travail – ce qui me distrait de mes pensées négatives, tenter de me concentrer, avancer dans le tri des disques, faire quelques courses en ville – une nappe et du maquillage que j’achète malgré le fait que le bon reçu le matin même n’est pas encore actif, Godless (ces épisodes sont trop longs – 1 heure 9 minutes), The Crown

Mardi: être quelque peu inquiète, aller au rendez-vous à la maison de repos avec mon papa et y être très bien reçus, choisir la chambre avec vue sur les arbres et l’écureuil, signer le contrat pour une entrée le lendemain, je ne sais pas comment exprimer mon soulagement, aller quand même au travail pour l’après-midi, il reste des restes des restes à manger, The Crown, Masterchef The Professionals

Mercredi: des insomnies – évidemment, partir de chez moi avec le coeur serré, retrouver mon papa mal réveillé mais avec un picon vin blanc ça va un peu mieux et donc reporter un peu l’arrivée à la résidence, l’y conduire avec son aide et ami, tout de suite l’installer dans sa nouvelle chambre et brancher le téléphone (c’est vital !), retourner à la maison et préparer ses affaires avec son aide et sa femme qui est arrivée entre temps, recevoir beaucoup de réconfort de leur part, retourner à la résidence et le trouver abattu – ce qui est normal, régler encore toute une série de problèmes administratifs, faire quelques courses et rentrer chez moi épuisée, prévenir par téléphone le voisin de mon père et appeler son filleul – mon cousin – et je discute finalement un peu avec sa femme qui me dit de ne pas hésiter à demander de l’aide, regarder The Crown en luttant contre le sommeil, m’endormir dès le début de Masterchef The Professionals et finalement me mettre au lit

Jeudi: dormir plus ou moins convenablement mais me réveiller bien trop tôt, être encore très fatiguée et avec les émotions qui font les montagnes russes, retourner travailler, recevoir un appel de mon papa qui m’annonce qu’il a bien dormi et me demande si je peux appeler la police pour surveiller sa maison, il a une bonne voix et cela me rassure, il me raconte qu’il a déjà trouvé d’autres personnes pour parler son dialecte west-flamand, je commence à m’occuper de ses affaires administratives, mon cousin me promet de m’aider, Masterchef The Professionals – la finale

Vendredi: me réveiller trop tôt et donc arriver tôt au travail, parler avec des collègues, découvrir quelque chose qui ne m’étonne pas, quitter mes collègues jusqu’à l’année prochaine, faire mes courses du w-e dans un Delhaize de plus en plus vide, mon papa continue de m’étonner, The Crown – deux épisodes

Samedi: un réveil intempestif au milieu de la nuit et dormir longtemps le matin, décider de me donner deux jours et demi rien que pour moi avant de commencer à m’occuper de la longue liste de choses à faire pour mon papa, à vrai dire je comptais consacrer mon entière semaine de congé à moi mais c’était avant les chamboulements et donc je sais que je n’y arriverai pas, quant à mon récit de voyage il mettra encore plus de temps que prévu à être publié complètement, une visite express dans la maison paternelle pour y prendre deux-trois choses précieuses, une plus longue visite à mon papa qui a bonne mine même si je sens que l’adaptation est toujours difficile, dessiner une nouvelle encolure pour une future robe, de la lecture, un repas très estival en hiver, Le syndicat du crime 3 (Tsui Hark, 1989)

Dimanche: une nuit sans réveils intempestifs, le grand nettoyage de la salle de bain, ne pas trop penser au fait qu’on est le 24, de la couture et de la lecture, abandonner ce roman après 200 pages (même s’il n’en reste que 100), cuisiner de bonnes choses, être horrifiée par l’histoire de l’épisode 9 de The Crown et terminer la saison en regardant l’épisode 10

Soulagement

Le 21 décembre, le jour du solstice, un oiseau gazouillait quand je suis sortie du bureau au crépuscule. Son chant était encore très timide mais il avait bien compris que les journées commençaient à s’allonger.

Pour moi aussi, cette période est celle d’un grand changement. Les dernières semaines ont été difficiles émotionnellement. Mon papa a très bon coeur et a voulu soigner sa compagne dépressive. Après cinq jours, il n’en pouvait plus, il était cassé. Après sept jours, une solution a été trouvée et il l’a conduite à l’hôpital. Tout cela l’a épuisé et lui a brisé le coeur. La semaine passée, son médecin a cru à une crise cardiaque et il s’est retrouvé aux urgences… pour ce qui était en fait une crise de panique. Samedi passé, il m’a parlé de ses angoisses de rester seul à la maison pendant les vacances de Noël, son aide étant absent pour deux semaines. Mardi matin, nous avions un rendez-vous à la maison de repos toute proche de chez lui (cela faisait environ une dizaine de jours que j’avais pris contact – nous en avions convenu ainsi, papa et moi: je m’occuperais de tout cela après mon voyage en Inde). Il y avait quatre chambres disponibles (elles sont toutes prises entre temps). Mardi midi, il signait le contrat. Mercredi matin, je l’y ai conduit, le coeur serré. Mercredi après-midi, je l’ai quitté fort nerveux et dépressif. Jeudi matin, il m’appelait pour me dire qu’il avait bien dormi et qu’il se sentait bien. Et depuis, il me semble aller de mieux en mieux, il a des contacts sociaux, ses médicaments sont contrôlés (y compris les somnifères) et il a de nouveau faim.

Et moi dans tout ça ? Je ne sais pas comment exprimer l’immense sentiment de soulagement qui m’a envahie. Cela faisait plusieurs années qu’il y avait cette inquiétude en arrière-plan, de plus en plus grandissante, surtout après sa mauvaise chute il y a deux ans. Pour la première fois depuis des années, je peux entrevoir le futur de manière bien plus positive, sans trop d’inquiétudes (même si je sais bien qu’il est entré dans la dernière phase de sa vie), et cela fait un bien fou. Je mettrai sans doute encore quelques jours à sortir de la fatigue extrême qui a été causée par les événements des derniers jours et il me faudra sans doute encore un moment pour que mes émotions arrêtent de jouer aux montagnes russes mais je me sens soulagée.

Short diary of the week (222)

Lundi: partir sous la pluie, arriver sous la neige fondante, changer mes bottes d’hiver pour des chaussures d’intérieur à talons, le dragon a frappé et même si cela ne me concerne pas cela m’inquiète, en fait la méchanceté gratuite m’interpelle toujours, splash splash – le retour fait splash, regarder le premier épisode de Godless qui est une longue exposition et ne rien regarder d’autres parce que l’épisode était long, lire au lit

Mardi: ah ce passage épistolaire dans mon roman est pas mal !, un gros sentiment de déprime m’envahit, je ne sais pas comment dire à mon papa qu’il peut aller très vite en maison de repos, et voilà que je n’arrive plus à le joindre – son téléphone a une fois de plus un problème, oublions tout ça pour la soirée, une visite à la superbe Maison Cauchie et un repas léger à Hanoi Station, rentrer et constater que les trottoirs sont glissants par endroits

Mercredi: une nuit agitée, de légers maux de tête, avoir juste envie de pleurer quand le vent m’empêche d’avancer et que la pluie me tombe dessus de partout, trop de choses en tête, finalement joindre mon papa mais devoir reporter le rendez-vous parce qu’il n’est pas bien, en avoir juste marre, en fin de compte mon papa est plutôt positif à l’idée, Masterchef the Professionnals

Jeudi: réveil à 4h et plus moyen de m’endormir, mon cerveau s’emballe et je n’arrive plus à l’arrêter, des maux de tête qui ne partent pas malgré un médicament, une crise de larmes me permet finalement de me rendormir un peu, on ne parlera donc pas de mon état pendant la journée, enfin pour une fois il ne pleut pas sur le trajet du boulot, tout cela me rend asociale et irritable, de la comfort food, non je ne veux pas faire partie de ce groupe fb, The Crown, Masterchef the Professionnals (avec un moment de sommeil), enfin au lit !

Vendredi: une très bonne nuit, arriver au bureau, ne voir personne, aller à la recherche de collègues 40 minutes plus tard, en trouver quelques-uns heureusement, sauf qu’ils ne restent pas longtemps et me retrouver à nouveau fort seule l’après-midi, le coup de fil qui enclenche une soirée d’angoisses et d’incertitudes, mon papa craignant une crise cardiaque s’est retrouvé aux urgences, au final il s’agit (juste) d’une grosse crise de panique, beaucoup de gratitude pour les personnes qui m’ont écoutée et rassurée ainsi que pour l’aide de mon papa qui s’est occupé de tout, et pour passer le temps j’ai regardé Vengeance de Johnnie To

Samedi: une nuit d’insomnies avec des maux de tête et à la poitrine, au final tout se termine bien mais nous laissant tous épuisés (mon papa, son aide et moi), le voir de bonne humeur et en relative bonne forme, il pense cependant que le médecin généraliste a un peu paniqué et agi trop vite alors que ce n’était pas entièrement nécessaire – un xanax ou deux auraient suffi, trier quelques photos, lire un livre de cocktails, préparer une nouvelle recette, Johnny Guitar (Nicholas Ray, 1954)

Dimanche: me réveiller et me dire que je fais de nouveau des insomnies, regarder l’heure et me rendre compte que non – il est 7h30, somnoler encore un peu au chaud, le dernier cours de zumba de l’année, terminer de coudre la jupe – elle n’est pas parfaite mais je n’avais pas le courage de découdre, lire dans le canapé, préparer à manger, être interrompue par un coup de fil de mon père complètement confus – ce qui ramène de nouveau les pensées négatives, une séance de méditation pour me calmer, Vikings, The Crown, me décider pour un demi xanax avant d’aller dormir