Nettoyage de la PAL (épisode 1)

Je ne lirai jamais tous les livres se trouvant sur ma PAL. Certains y sont depuis 15 ans ou plus et je pense qu’il est temps de faire un nettoyage. Je vous mets donc à contribution pour m’aider à trier tout ça.

Commençons par les auteurs japonais et chinois. J’ai eu une phase autour des années 2000-05, lisant notamment les Murakami (le gentil et le méchant – Haruki et Ryu). Je traînais aussi très souvent à la Fnac le midi vu la proximité avec mon lieu de travail à l’époque et je fouillais pas mal dans les bacs de soldes. Voici donc les douze livres à éliminer, ou pas. Les avez-vous lus ? Lesquels étaient bien et doivent rester dans ma PAL ? Ou alors, s’agit-il d’illustres inconnus qui ne méritent pas d’êtres gardés ?

UPDATE: je vais rajouter des liens vers des critiques et sans doute lire les 5-10 premières pages pour me faire une idée. A suivre donc en direct !

UPDATE DE L’UPDATE: j’en ai supprimé 7 au final. Pour les autres, je tenterai au moins de lire les premières pages.

  • Kazushige Abe, Projection privée

critique sur: misss-bouquins, avec note moyenne, critiques libres, note moyenne, duclock. Résultat: un genre de genre de « Fight Club » mais en moins bon, beaucoup de violence, une histoire de folie. A voir après avoir lu les premières pages, mais j’ai un doute.

  • Chi Ten-Shung, Chanson au bord de l’eau

Pas trouvé de critique sur le net ! Une bonne raison de le supprimer ?

  • Chun Sue, Beijing doll

Always cooking something up, et d’autres. Roman sur l’adolescence d’une chinoise rebelle, dans la lignée de Mian Mian. Plus trop envie de lire ça.

  • Hiromi Kawakami, Cette lumière qui vient de la mer

In libro veritas, un avis relativement positif, critiques libres, 4/5, cafeclope. Un roman sur l’adolescence mais au ton juste, intimiste, avec de belles descriptions. A voir.

  • Natsuko Kirino, Disparitions

Très peu de références sur le net. Ici et pas ailleurs, bonne critique même si c’est « rude et austère ». A voir.

  • Mishima, Après le banquet

Seth chroniques, mitigé, critiques libres, 3,5/5.

  • Teru Miyamoto, Le brocart

shinmanga, « une perle rare », Amanda Meyre, « Un joli roman, pour qui aime les longs et lents échanges ». Un roman épistolaire, mmmmh….

  • Haruki Murakami, La course au mouton sauvage

Celui-ci devrait rester sur ma PAL, c’est un classique… En attendant que j’ai à nouveau envie de lire du Haruki Murakami.

  • Shôhei Ooka, La dame de Musashino

Peu de références sur le livre, bien sur le film.

  • Kerri Sakamoto, Le champ électrique

Pas trouvé de critique en français, bien en anglais. Publisher’s weekly, et d’autres qui ne me donnent pas trop envie.

  • Junichirô Tanizaki, Un amour insensé

Je pense que celui-ci devrait aussi rester sur ma PAL.

  • Hitonari Tsuji, Le Bouddha blanc

Le commentaire de mmarie est plutôt négatif… Des commentaires plus positifs: C’est à lire, critiques libres. Je ne suis pas emballée par le sujet, je le supprime de la PAL.

PAL: 100

Avec les trois livres que m’a prêté/donné La Princesse hier, ma PAL (Pile à Lire) est officiellement montée à 100 ! Ce qui est évidemment beaucoup trop. A mon rythme actuel, je mettrais 4 ans pour les lire tous, et ceci sans rien acheter de nouveau. Mes achats sont assez compulsifs, tout comme les chaussures, les vêtements et le maquillage. Mais à la différence de ces dernières choses pour lesquelles que dois sortir de chez moi et flâner dans les magasins, je suis à tout moment tentée par de nouvelles lectures via des blogs ou des magazines et j’ai du mal à résister à une virée d’une demi heure chez Filigranes après le boulot. Et je ne parle même pas des achats sur le net…

Bref, je pense qu’en fin d’année, je vais faire un grand nettoyage de ma pile en supprimant tous ceux que je ne lirai jamais. Je sais déjà que ce sera difficile parce que je les prendrai en main et me dirai: « mais il me tente bien celui-là ! » ou « ah, c’est un classique, ça ne se jette pas ! » ou « c’est un roman japonais, je vais le garder aussi ! » ou « c’est un livre sur l’histoire, ça m’intéresse toujours ! ».

Donc, à moins d’apprendre la lecture rapide, je pense que mon cas est désespéré !

(à part ça, j’ai lu 5-6 livres depuis ma dernière critique mais je n’ai pas encore trouvé le temps d’en parler, et certains ne se trouvaient même pas sur ma PAL mais j’ai eu une subite envie de les relire – ce qui ne fait pas avancer les choses évidemment)

Explosion

Deux passages en librairie les derniers jours ont fait exploser ma PAL. Les raisons en sont les suivantes:

  • Waterstone’s ne devrait pas faire de promo 3 pour 2, surtout quand il s’agit de récits de voyages (j’ai heureusement laissé les Charlaine Harris qui profitaient de la même promo).
  • Waterstone’s ne devrait pas avoir de rayon cuisine si passionnant.
  • Yspaddaden ne devrait pas parler de livres traitant de tueurs en série ET d’expositions universelles.
  • Les Inrocks ne devraient pas faire de critiques de livres qui me tentent autant (bon d’accord, ça faisait très longtemps que ça n’avait plus été le cas).
  • Filigranes ne devrait pas faire de suggestions sur son site, surtout quand il s’agit de romans de pirates ET de problèmes de chronologie, et surtout quand il s’agit de romans sur le Brésil alors que je suis en plein dans le sujet pour le travail.
  • Filigranes ne devrait pas mettre de livres près de la caisse, surtout quand il s’agit d’un manuel épuisé en anglais mais longuement commenté par Fleur de Guerre.

Malheureusement, je n’ai toujours pas plus de temps pour lire, ma moyenne étant un livre de 500 pages toutes les deux semaines…

Encore quelques livres et un bilan de PAL pas tout à fait rose

Il y a un an, j’évoquais le souhait de diminuer fortement ma PAL et d’acheter moins de livres. Le résultat escompté n’est pas tout à fait au rendez-vous: j’ai acheté (emprunté) 28 livres cette année et j’en ai lu 12 parmi ceux-ci, ainsi que 9 de la liste plus ancienne. Bref 21 livres en tout au lieu des 25 prévus. Je dois cependant ajouter que j’ai mis 3 mois à lire Les bienveillantes et que je me suis attaquée à Quicksilver de Neil Stephenson, en l’abandonnant quelques semaines après (mille pages en anglais, c’est un peu trop pour moi en une fois, mais je ne renonce pas tout à fait !). J’ai aussi commencé un Terry Pratchett que j’espère terminer un jour mais ce n’est vraiment pas mon style d’humour… (heureusement pour ma PAL, en fait, sinon, j’aurais dû rajouter au moins 25 livres d’un coup !).

Quant aux lectures des derniers mois, il s’agit de:

– Laura Kasischke, En un monde parfait: sachant que c’est une de mes auteures préférées, je ne pouvais passer à côté de ce roman et comme toujours, il fera partie des mes meilleures lectures de l’année. On pourrait le comparer à La route de Cormac McCarthy mais en moins sombre et tragique. Quoique, l’histoire n’est pas drôle, une histoire d’épidémie pour laquelle on ne nous donne jamais d’explications, juste quelques touches descriptives des coupures de courant successives, de maladies, de pillages de magasins… mais l’essentiel tourne autour de Jiselle, ancienne hôtesse de l’air qui a abandonné son métier pour épouser un pilote, et qui suite aux circonstances, doit s’occuper de ses enfants à lui qui sont loin d’être reconnaissants. Une nouvelle vie, qui se termine sur l’espoir de s’en sortir. Le genre de livre dont on ne veut pas lire les dernières pages, dont on veut savourer la poésie jusqu’au bout. Le genre de livre où je déprime après l’avoir terminé, sachant que je ne retrouverai pas si tôt quelque chose du même niveau.

– George R.R. Martin, Le trône de fer et Le donjon rouge: suite à l’article très positif du Golb et sachant que c’est une prochaine série HBO (reportée au printemps), je me suis lancée dans cette longue saga. Qu’en dire de plus qu’Armalite ? Est-ce que j’ai aimé ? Oui, même si ce n’est pas un amour aussi inconditionnel que pour Laura Kasischke ! Je suis curieuse de connaître la suite des rebondissements, de voir aussi si le fantastique va prendre un peu plus de place et comment les personnages vont évoluer. Le tome suivant (en trois volumes en français) m’attend sur ma PAL).

– Jonathan Franzen, Freedom: une belle brique mais si peu chère chez Cook and Book, bref je l’ai achetée, tout comme Armalite d’ailleurs. Autant j’ai adoré Les corrections, autant je suis déçue par celui-ci. C’était sans doute le but, mais c’est un ramassis de styles différents selon le personnage qui s’exprime et je n’ai trouvé aucun intérêt dans les péripéties écologico-politiques américaines. C’est une chronique familiale, mais je ne me suis reconnue dans aucun personnage, tous ayant des traits de caractère très énervants. Je dirais que jusqu’au premier tiers, c’est relativement agréable à lire mais la suite devient vite un boulet qu’on traîne avec soi (dans le métro dans mon cas !). J’aurais pu l’abandonner là, mais j’ai du mal à faire ça… j’espérais que ça s’améliorerait…

Là, j’ai quelques jours pour lire La fenêtre panoramique de Richard Yates, j’ai failli louper le rendez-vous de lecture commune avec Yspaddaden suite à une incompréhension de ma part. Aurai-je l’occasion de finir ce livre en 6 jours ?

Books, books, books

J’ai à nouveau pris du retard dans mes notes de lecture, la météo a été trop belle pour passer du temps devant l’ordinateur. Après avoir fini Les bienveillantes, il ne me restait qu’une semaine avant mon départ au Vietnam, il me fallait donc un livre court. Je venais d’acheter Viens plus près de Sara Gran que j’ai dévoré en moins de deux. C’est le roman d’une possession racontée du point de vue de l’héroïne qui ne maîtrise plus son corps et ses actions. Son entourage comprend encore moins ce brusque revirement de personnalité. 180 pages de récit qui mènent vers l’inéluctable, sans espoir de retour. Histoire qui traite du surnaturel tout en l’ancrant très fort dans la vie de tous les jours.

Encore quelques jours avant de partir, je me rabats sur Le cinquième évangile de Michel Faber dont j’avais adoré le roman fleuve La rose pourpre et le lys. Ici, il s’agit de la courte histoire d’un universitaire qui découvre un cinquième évangile remettant une bonne partie de la religion chrétienne en question et de l’édition de celui-ci. Bonne idée mais un peu bâclé. L’histoire s’arrête en plein milieu de l’action et ne creuse pas grand chose. Une déception.

Pour les vacances, retour vers des livres de poche que je peux traîner partout sans avoir peur des les abîmer. Il me reste des livres dans ma PAL mais je ne peux m’empêcher d’en acheter des nouveaux. Je commence cependant par Professeur d’abstinence de Tom Perrotta que diane avait commencé et abandonné l’année passée lors de notre voyage en Croatie (comme souvent, j’achète des livres pour moi mais quand je veux les lire, ils ont disparu dans les mains de diane !). Comédie de mœurs à l’américaine ne demandant pas trop d’attention, bref le roman idéal de vacances. Ruth est professeur d’éducation sexuelle dans une petite ville américaine mais elle doit revoir ses méthodes pédagogiques très ouvertes et directes avec l’arrivée de l’Eglise du Tabernacle, traditionaliste et puritaine. Tim, ancien rocker et amateur de femmes, s’est converti récemment. Ce qui devait arriver arriva, non sans quelques péripéties. Plaisant, drôle par moments mais sans plus. Meilleur cependant que Les enfants de chœur.

Pour continuer, le Neal Stephenson de voyage, Le samouraï virtuel (j’avais lu le Cryptonomicon en partie en Thaïlande). Conseillé par Stella Polaris, je renvoie à son commentaire pour me limiter à quelques impressions. J’ai eu beaucoup de mal à entrer dans l’histoire qui se passe dans un futur proche (juste ça déjà ne m’attire pas trop en général), il y a des longueurs mais une fois que l’auteur est entré dans le vif du sujet, les rapports avec le passé, avec l’histoire de la tour de Babel, j’ai trouvé ça passionnant ! De plus, la traduction ne m’a pas plu, j’ai l’impression que le traducteur a voulu bien faire mais n’a pas réussi à transposer le langage particulier de Neal Stephenson en français, (contrairement au Cryptonomicon mais c’est un autre traducteur). Et ce ne sont pas des paroles en l’air, j’ai reçu le livre en version anglaise à prêter pour comparer. Bref, bien mais pas top, et si vous voulez le lire, lisez-le en V.O. (Snow Crash) ! Cependant, ça m’a donné envie d’attaquer le Baroque Cycle mais l’ampleur de l’objet me fait un peu peur (le fait que ce n’est pas traduit également – je lis sans problème l’anglais mais je suis beaucoup plus lente).

De retour de vacances, un petit récit de voyage s’imposait, ne fusse que pour me donner de l’inspiration pour Suasaday ! Je me suis donc plongée dans Sur la Route 66. Petites fictions d’Amérique d’Eric Sarner. Au cours de ma lecture, je me suis rappelée avoir vu son documentaire sur le même sujet et m’être endormie devant. Idem pour le livre… comme beaucoup d’auteurs français de récits de voyage, il passe son temps à philosopher, à se mettre en avant, c’est très sérieux, poétique mais ça manque de vie.

Changement total de style avec Dead until dark de Charlaine Harris, qui a inspiré la série True Blood. En fait, impatiente de savoir ce qui va se passer dans la saison 3, j’ai commencé la série des bouquins par le 3e volume, Club dead. Comme le montre le teaser (qu’évidemment je ne retrouve plus), il y a des loups-garous ! Lecture facile mais bien construite, les moments d’action se succèdent à des moments plus calmes, plus descriptifs. Les scénaristes de la série ont ajouté beaucoup d’éléments  (le personnage de Tara, par exemple) mais ont malheureusement supprimé celui de Bubba – Elvis devenu vampire. Sookie est tout aussi naïve, si pas plus, et Bill aussi peu intéressant. Je ne sais pas si je parlerai de tous les volumes mais je compte bien continuer à lire la série (j’en ai encore trois qui m’attendent – merci Waterstone’s et les 2+1 gratuits !).

Ma PAL est à jour mais je suis horrifiée: je pensais que j’avais lu presque immédiatement tout ce que j’avais acheté cette année… Evidemment, dès que je mets les pieds dans une librairie, je ressors non pas avec un roman, mais trois. Et quand j’apprends qu’un de mes auteurs préférés vient de sortir un livre, il faut que je l’aie tout de suite (mercredi j’ai lu les Inrockuptibles qui parlaient du nouveau Stewart O’Nan – mercredi soir après le boulot, j’ai fait un détour par Filigranes pour l’acheter !).

PAL

PAL ou pile à lire, concept rencontré plusieurs fois cet été au fil des blogs (j’ai perdu le lien d’origine)…

La mienne est assez catastrophique: environ 60 romans (je ne compte pas la quinzaine d’essais et les quelques BD). Je lis en moyenne 20 livres par an (je pensais que c’était plus, ça me désespère un peu), je mettrai donc 3 ans à lire le tout sans rien acheter de nouveau. Ce qui est impensable. Il faut donc agir. Mais je ne sais pas comment.

Quelques remarques:

– des 60 livres, j’avais déjà enlevé quelques classiques que je n’ai pas envie de lire pour le moment mais que je ne vais pas jeter/revendre.

– sur la photo, il y a quelques intrus en dessous à gauche, des livres sur des plantes qui ne comptent pas. Et deux livres que j’ai déjà lu mais je ne l’ai vu que trop tard. Entretemps, ils sont rangés dans le reste de la bibliothèque.

– j’ai rangé les romans par genre. Je me suis rendue compte que j’ai beaucoup de romans japonais, des classiques et d’autres, et que je n’ai pas trop envie de les lire pour le moment. Les enlever de la PAL serait une idée, mais je n’y arrive pas.

– j’ai redécouvert quelques James Lee Burke qui me tentent à nouveau. Je m’étais lassée à un moment tout en continuant à les acheter.

– j’ai acheté les oeuvres complètes de Nicolas Bouvier vu que c’était à peine plus cher que l’édition simple de L’usage du monde, mais je n’ai lu que celui-là et c’est assez lourd à transporter.

Les bienveillantes, encore une belle brique difficilement transportable et qui m’occupera deux mois durant. A moins d’acheter l’édition en poche. Mais c’est un peu du gaspillage.

– les derniers livres achetés sont souvent les premiers lus.

– je ne pense pas pouvoir augmenter mon rythme de lecture. Ou à peine. Trop d’autres choses à faire (dormir, regarder la tv, des séries et des films, procrastiner…)

– je n’arrive pas à abandonner un livre au milieu s’il ne me plaît pas.

– et ceci conclut donc un billet bien décousu:

– si je fais une liste, vous me direz ceux que je peux jeter revendre tout de suite ?