Short diary of the week (210)

Lundi: dormir comme une masse (mais ce n’est pas encore suffisant pour récupérer), écrire sur un sujet que je connais très bien, ce qui me prend quand même la journée, et plus de signes que prévu, apprendre que l’opération de mon papa est prévue pour vendredi, faire mille et une choses mais pas ce qui est prévu, Twin Peaks

Mardi: où la dermatologue me rassure quant à mes grains de beauté (tout particulièrement à propos de celui qui se trouve à la même place que le mélanome de mon papa – oui, ça fait un mois que j’angoissais) et me dit que j’ai une belle peau, vais-je réussir à terminer deux choses aujourd’hui ?, oui !, continuer le boulot à la maison: il faut une photo pour illustrer mon article, me dire que si je ne tonds pas la pelouse maintenant c’est probablement reporté à la semaine prochaine, Halt and Catch Fire

Mercredi: peiner sur un texte et être souvent distraite, un rendez-vous en ville entre amies, des cocktails – évidemment, assister au déluge bien à l’abri à l’intérieur, des plats au canard pour toutes les trois, rentrer dans le noir – les jours ont vraiment raccourci

Jeudi: ressortir les bas sans joie, une grosse fatigue malgré de bonnes nuits, contente du challenge PAL de vacances – à refaire l’année prochaine !, lire la longue liste d’effets spéciaux des antibiotiques que je dois prendre pour guérir une irritation de la peau due à une bactérie et reporter le début de la cure au weekend – c’est ce qui se passe quand on n’est pas vraiment incommodée et que ce n’est pas très grave – mais j’aimerais en être débarrassée quand même, The Leftovers, Big Little Lies

Vendredi: bien dormi mais pas suffisamment, le chauffagiste est là tôt !, à peine en retard au boulot du coup, ne voir personne, travailler dans mon coin, ne plus avoir envie de travailler et commander des livres, attendre des nouvelles tout l’après-midi, en recevoir en début de soirée et même avoir mon papa au téléphone, il a l’air d’aller bien, The Leftovers, Big Little Lies tout en buvant un bon verre de vin blanc

Samedi: l’histoire de cette batterie de voiture est toute une aventure: la remplaçante n’est toujours pas là pour cause de magasin fermé aujourd’hui, envie d’un long congé (ou au moins une semaine) juste pour lire – ça m’a manqué cet été – c’est en partie lié au mauvais temps, la visite à l’hôpital a vidé toute mon énergie (mais j’ai pu parler au médecin et c’est donc un carcinome), enlever quelques mauvaises herbes au jardin puis ne plus faire grand chose, les deux derniers épisodes de Big Little Lies – une série que j’ai beaucoup aimé

Dimanche: une bonne nuit mais encore ce sentiment de fatigue, la visite à l’hôpital, tenter de lire mais ne pas réussir à me concentrer, jouer à Simon’s Cat – ce qui m’aide à retrouver un semblant de concentration et donc me remettre à lire (mais c’est aussi un signe que je suis fatiguée), faire des photos de robes au jardin, profiter d’un (dernier ?) barbecue et lire tout en étant réchauffée par les flammes (ça c’est après avoir mangé quand j’ai rajouté une bûche dans le feu)

Advertisements

Heureusement les Kleenex étaient en promotion

— ne continuez pas si vous n’êtes pas un minimum prêts à lire des choses difficiles et tristes —

Je ne vais pas trop bien. Et une fois de plus, je n’ai aucune maîtrise sur mon mal être. Depuis une quinzaine d’années, j’ai vécu la maladie et le décès de ma mère, les problèmes de mon ex et maintenant ceux de mon père s’amplifient de plus en plus. Il ne s’est jamais remis du décès de ma maman et n’a jamais vraiment retrouvé la joie de vivre. Mais depuis sa chute de l’hiver 2016, son monde se réduit de plus en plus. Il ne bouge presque plus et souffre constamment du dos.

Cet hiver je me suis inquiétée pour une bosse qu’il avait sur le crâne. Il a finalement prix un rendez-vous chez le médecin au mois de mai et les analyses ont révélé qu’il s’agit d’un mélanome. Apparemment, le cancer est limité à cet endroit sur le crâne mais je n’ai jamais réussi à savoir concrètement ce qu’avaient révélés les scanners et autres analyses parce que quand je demande des explications, mon père dit qu’il ne sait pas (il devient de plus en plus confus). Mi-juillet, il a été opéré sous anesthésie totale et on lui a enlevé le mélanome. Depuis, j’ai l’impression que sa santé et sa mémoire ont encore diminué. Il m’a dit franchement qu’il ne voulait plus vivre très longtemps, atteindre ses 80 ans en novembre, oui, sans doute, mais pas beaucoup plus. Même s’il n’a aucune prise sur ce genre de choses, le mental joue probablement un rôle. Quand je l’ai vu fin juillet, il était difficile et centré sur lui-même. J’ai été fortement blessée quand il s’est moqué de ma piqûre de moustique qui m’a empêchée de poser le pied à terre pendant 24 heures. Il s’est excusé quand je suis ai dit mais le mal était fait.

Cette semaine, je lui ai proposé de l’accompagner chez le médecin pour avoir les résultats de l’opération (son aide est en vacances). Je me suis donc organisée pour prendre congé vendredi matin. Jeudi après-midi, il m’appelle au travail, me disant qu’il s’est trompé de date et que le rendez-vous était ce matin-là. Et le médecin l’a appelé avec de mauvaises nouvelles: le mélanome n’a pas été entièrement retiré et il faut réopérer et probablement pratiquer une greffe de peau. Ce sera sans doute programmé fin août ou début septembre, moment où est déjà programmé une opération pour une hernie (une intervention déjà reportée depuis mars). Hier soir, il m’a appelé, me prévenant que le médecin est venu pour enlever les fils mais qu’il a un nouveau souci. Il a un zona dans le dos. Et un zona, me dit wikipedia, est souvent causé par une diminution d’immunité ou un cancer, ce que je ne lui dirai évidement pas.

Je ne sais pas comment l’aider. Je ne sais pas comment répondre à chaque coup de fil où la première chose qu’il me dit est qu’il ne va pas bien (lui était plutôt du genre à me dire “reprends-toi” et “tu ne peux pas ME faire ça” quand je n’allais pas bien). Il est si tourné sur lui-même et ses problèmes qu’il n’accepte plus aucun conseil. Apparemment, le fait que sa compagne pleure devant lui de ses soucis a été bien mieux reçu que mes essais de positiver. Mais je suis incapable de pleurer devant lui, nous n’avons jamais réussi à exprimer nos sentiments.

— insert —

J’ai été chez lui ce midi. Face à son cynisme, j’ai craqué et j’ai pleuré. Je lui ai dit que pour moi aussi c’était difficile à vivre. Même si ça a provoqué un blanc dans la conversation – sa compagne était là aussi – ça a permis de mettre les choses à plat et son ton était beaucoup plus positif et conciliant par la suite. Nous avons même discuté de choses et autres à trois.

— fin de l’insert —

Or je suis bel et bien triste et inquiète. Et frustrée, je n’ai pas envie de revivre tous ces états une fois de plus, même pas trois ans après les précédents. Ma vie est à nouveau en partie mise entre parenthèses suite aux problèmes de quelqu’un d’autre. Je me demande même si je pourrai faire ce grand voyage que j’ai réservé et cela rajoute à mes inquiétudes. Est-ce que c’était une bonne idée ? Au moment où j’ai réservé, je pense qu’il n’y avait pas trop de soucis mais tout change si vite – même s’il m’a encore confirmé ce midi que je pouvais partir. (Ceci était donc la partie égoïste.)

Il n’y a pas vraiment de solutions à toute cette situation, à part laisser passer le temps et espérer qu’il ne m’annonce pas de nouveaux soucis. Mais c’est difficile et souvent pesant même si je sais que je m’en sortirai. Heureusement, suite à une promotion sur les Kleenex récemment, j’ai acheté six boîtes. J’ai de quoi voir venir. Il faudra par contre que je rachète des gouttes décongestionnantes pour les yeux.

This week (24)

Je savais dès lundi que le short diary ne serait pas très intéressant et assez répétitif d’où un résumé de ma semaine. Le début a été consacré au travail: finir certaines choses et préparer mon absence. Mercredi matin, je stressais assez fort mais une fois arrivée à la clinique, tout le monde s’est bien occupé de moi. J’ai reçu un super Xanax qui m’a fait dormir même avant l’opération. (C’est là que je découvre vraiment le pouvoir de certains médicaments, moi qui n’en prends quasi pas !) J’ai l’impression d’avoir vécu un black-out complet: à un moment j’étais inconfortablement installée sur la table, sous une couverture chauffante et le moment après, j’étais dans mon lit. En fait trois heures s’étaient passées. J’ai pu rentrer chez moi très vite et je me suis réfugiée au lit pour cause de chutes de tension et de fatigue. La nuit a été mauvaise, j’ai eu très mal malgré les anti-douleurs mais le lendemain matin ça allait mieux. Depuis, je vais d’un fauteuil à l’autre, je cherche toutes les positions possibles qui n’impliquent pas la position assise (ça devient difficile à la longue), j’ai une armée de coussins et je soigne mes courbatures dues à ces positions bizarres. Avez-vous déjà essayer de surfer sur internet en étant couché ? Ce n’est pas très confortable ! Je n’ai pas trop mal en général grâce aux médicaments mais la fatigue est immense. diane s’est plus ou moins occupé de moi mais les relations sont parfois un peu tendues vu que je ne me sens pas très en forme. Ce serait bien si ça pouvait se passer différemment. En fait dimanche, tout s’est bien passé. Les prochains jours, vous verrez sur ce blog de nombreuses critiques de livres, ceux lus la semaine passée lors de mon premier congé maladie, ainsi que ceux que je dévore maintenant. Mon rythme est en gros d’un livre tous les deux jours. J’espère que le beau temps va continuer parce que “convalescer” au jardin, même sous une couverture est bien plus agréable que dans son lit. Je regrette certaines sorties, le concert de Jambinai mercredi et la foire Retrorama, mais je suppose que je pourrai me rattraper plus tard. Il valait mieux me débarrasser des douleurs au plus vite.

The weather isn’t very good but…

Il est vrai que la météo de ce long w-e laisse un peu à désirer mais cela ne m’empêchera pas de voir les choses en positif. Après une semaine assez horrible au point de vue sommeil (trois nuits d’insomnie de suite pour diane et moi), cela va mieux depuis vendredi. L’opération de diane s’est bien déroulée et les apnées du sommeil semblent avoir disparu, de même que l’endormissement précoce (ça ne fait que trois jours, mais je croise les doigts).

Vendredi en rentrant de l’hôpital, un courrier avec un bien bonne nouvelle m’attendait: je ne devrai pas rembourser l’entièreté d’une somme importante, mais juste 5/60emes. Et voilà donc que je me remets à rêver d’une nouvelle cuisine. D’ailleurs, dès samedi nous avons été chercher de la documentation dans le magasin près de la maison, avant d’aller voir une crétinerie au cinéma de quartier qui est plus grand et de meilleure qualité que ce que j’imaginais. Un grand moment de vidage de cerveau devant Pirates des Caraïbes, avec plein de moments où diane et moi, nous nous sommes écriés: “mon jardin” !

L’autre nouvelle du vendredi est à double tranchant: mon père s’est fait arrêter en voiture sur la route du médecin et les policiers lui ont interdit d’encore conduire avant de passer une visite médicale. Il se fait vieux et n’a plus aucune confiance sur la route, les médicaments qu’il prend ne l’aident pas à être plus attentif. Moi-même, cela fait environ deux ans que je ne veux plus monter dans sa voiture et j’ai bien vu qu’il a déjà quelques petites bosses et griffes sur sa carrosserie, sans doute d’avoir cogné l’un ou l’autre poteau. Il a donc décidé de ne plus conduire. Il vit assez isolé mais est bien entouré. Son ouvrier polonais lui a proposé de faire les courses pour lui et sa compagne vient une fois par semaine pour plusieurs jours. Et je n’habite pas loin. Et diane a presque son permis. Ce qui veut dire que nous pourrons toujours l’aider et lui faire les courses si besoin. Cela pose évidemment la question du temps qu’il pourra encore rester dans sa maison et je pense qu’il faudra réfléchir sérieusement au futur. Mais le résultat de tout ceci, c’est que je recevrai sa voiture qui a à peine deux ans et qui remplacera idéalement la petite Nissan Micra qui a 13 ans…

Samedi matin, comme il manquait un médicament, je me suis dépêchée d’aller à la pharmacie, non sans faire un tour au marché. Au stand du fleuriste, j’en ai profité pour acheter plein de plantes en fleur: des dahlias, des cosmos et des oeillets. Bref, de la couleur immédiate pour très peu d’argent. Le plus dur a été de les ramener à la maison, mes bras faisant mal sous tout ce poids !

Dimanche, diane et moi nous sommes fait du chantage: j’ai accepté d’aller faire les clients modèles dans un horrible magasin de salons pour qu’il reçoive gratuitement une caméra HD de fabrication chinoise. Pour l’occasion, nous nous sommes fait passer pour Christian et Marie et nous nous sommes extasiés devant de très laids canapés. D’ailleurs, le seul qui aurait pu nous convenir était le modèle en liquidation ! En échange, diane m’a accompagnée chez Groendekor où tout d’un coup incapable de parler à cause des douleurs à sa gorge, il n’a pas pu me dire de partir tout de suite et d’arrêter de choisir plein de plantes ! Heureusement, il avait l’iPad comme bloc-notes pour me dire l’essentiel. Profitant des quelques rayons de soleil, nous avons tout planté dans la foulée et l’arrière du jardin est bien plus intéressant maintenant. J’avais aussi acheté quelques plantes pour l’entrée du garage et nous avons récupéré des fougères qui poussaient sous la terrasse pour compléter le tout. Dès qu’il y a du soleil, je fais des photos.

Et aujourd’hui ? Pas de projets particuliers, un peu de ménage, en peu d’enlèvement de mauvaises herbes s’il ne pleut pas, un peu de lecture au chaud à l’intérieur, et des frites pour moi ce soir ! Je sais que les semaines qui viennent ne vont pas être faciles, surtout pour diane, mais passer un bon w-e ensemble nous fait beaucoup de bien !