Betty

Tiffany McDaniel, Betty: Betty, sixième de huit enfants, est née d’un père Cherokee et d’une mère blanche. Après des années sur les routes, sa famille s’installe dans une maison délabrée de Breathed, dans l’Ohio. La petite fille y deviendra une femme mais sa vie n’est pas facile. Elle est rejetée par les autres parce que sa peau est foncée et qu’elle ressemble trop à une indienne mais elle trouve toujours le soutien auprès de son père qui lui raconte les histoires du passé et les légendes cherokee. Il lui parle des liens avec la nature et celle-ci prend une place importante dans le roman. Il y a aussi les relations avec ses frères et soeurs, pas toujours faciles et marquées d’événements douloureux. Et donc Betty écrit, et par l’écriture tente d’enfouir sa douleur.

Betty, c’était un des romans de la rentrée littéraire qu’il fallait lire, c’était le roman que tout le monde adorait. Et pourtant même si j’ai aimé cette histoire, je me rends compte qu’elle ne m’a pas marquée tant que ça. Ma lecture a été fort lente pendant la première moitié, pour s’accélérer ensuite une fois que j’était vraiment entrée dans la vie des personnages. J’ai aimé Betty, j’ai aimé son père, j’ai détesté certains autres personnages; j’ai aimé les descriptions de la nature, j’ai aimé ce flottement, cette poésie qui se retrouve au fil des pages. Mais je n’ai pas été subjuguée – ce qui n’est pas très grave – ça ne se passe que très rarement… Disons que mes attentes ont sans doute été un peu trop grandes.

Everything I never told you

9780349134284_zpsnr1wr4jcCeleste Ng, Everything I never told you: Lydia, 16 ans, a disparu. Fille d’une blonde Américaine et d’un enfant d’émigrés chinois, elle a toujours obéi à ses parents, se conformant à leurs souhaits. Sa mère désirait à tout prix qu’elle devienne médecin, son père voulait surtout qu’elle ait beaucoup d’amis et soit populaire. Des souhaits qui reflètent en fait leurs regrets. Le roman se déroule entre présent et passé, contant la vie des différents protagonistes, parlant de leurs douleurs et bonheurs. Mais surtout, Celeste Ng parle du poids de l’influence des parents sur les enfants et des conséquences qui peuvent s’avérer malheureuses. Elle raconte le malaise adolescent et le manque de communication, le racisme aussi. Elle décrit des relations qui sont très violentes sous les apparences, sans que personne ne s’en rende compte. C’est un roman qui m’a happée et qui m’a passionnée. Il m’a également fait réfléchir sur mes relations avec mes parents et leurs espoirs pour moi. Je recommande aux amateurs de chroniques familiales mais aussi aux autres !

Cette lecture n’était pas commune mais le hasard a fait que Ingannmic l’a lu en même temps que moi.

Ce livre remplit la case « Ohio » du challenge « 50 novels for 50 states ».

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