Cambodia in december

La vie est parfois bizarre, pleine de tournants imprévus. Je ne m’avouais pas encore tout à fait vaincue mais je pensais que je ne partirais pas en vacances cette année, bien contre mon gré. Et puis à Thessalonique, j’ai revu Katrien et au cours d’un repas, l’idée est née de partir ensemble. Avant de rentrer en Belgique, nous en avons reparlé mais je n’y croyais pas vraiment. Je n’avais pas envie de partir sans mon amoureux et j’avais un peu peur de partir avec quelqu’un que je ne connais que très peu. Quand je suis rentrée, j’en ai parlé à diane qui m’a de suite poussée à saisir l’occasion, en me disant d’en profiter. J’ai encore réfléchi, sentant l’envie monter, monter… à tel point que même quand la décision n’était pas encore prise, je savais déjà que je partirais. Mais comme j’ai l’habitude de me mettre des obstacles à tout, il m’a fallu encore un peu de temps pour les détruire tous. Katrien et moi avons été manger ensemble pour nous mettre d’accord sur ce que nous voulions, et cela correspond en grande partie. La dernière embûche était la crainte de décevoir mon père parce que je ne serais pas rentrée pour fêter Noël (enfin, techniquement, oui, mais en plein décalage horaire). Son enthousiasme inattendu a fini par me convaincre. J’ai acheté deux tickets d’avion pour Phnom Penh ce matin.

Happy and sad Christmas

diane me disait hier soir que c’était le meilleur Noël qu’il avait vécu depuis longtemps. Je ne peux pas dire le contraire: samedi soir, un repas à deux, dimanche, un dîner avec mon papa et sa compagne, sans stress et sans problèmes,avec des sujets de conversation divers. Mais je me sens triste et un peu déprimée. C’est à Noël, fête familiale par excellence, que je me sens la plus seule. J’aimerais pouvoir fêter en famille, avec des frères et sœurs, des neveux et nièces. Je sais bien que les fêtes sont difficiles pour beaucoup de personnes, ravivant des disputes ou des contentieux anciens. Mais l’image véhiculée est celle du bonheur. Et je sens que j’ai beaucoup de mal à être heureuse. Je ne sais pas comment faire. Mes quarante ans approchent et me font peur. Je me sens vieille et plus vraiment à ma place. Je n’ai pas eu d’enfants et je sens maintenant que je le regrette (même si on me dira que je peux encore). Les occasions ne se sont pas présentées, j’ai l’impression d’avoir perdu mon temps entre mes 15 et 30 ans. A cause de ma timidité maladive mais aussi en m’accrochant aux mauvaises personnes. J’ai rencontré diane qui m’a apporté beaucoup. Mais l’année écoulée a été extrêmement difficile, remettant en question beaucoup de choses;  je n’ai quasi pas accordé d’importance à moi-même, m’occupant des autres au point de ne plus pouvoir, sans pouvoir déléguer pour cause d’absence de personnes à qui déléguer. Et maintenant que cela va mieux, je me sens vide et seule. Je sais que je ne peux pas rester comme ça mais j’ai du mal à trouver de quoi remplir ce grand vide en moi. J’espère sincèrement que 2012 apportera des réponses… (désolée pour le côté déprimant de ce billet – parfois il vaut mieux mettre les choses à plat avant de pouvoir reconstruire…)

It’s so cold here…

Voilà, nous sommes bien rentrés ce matin tôt, sous la pluie, accusant 30° de moins en une nuit. Hier encore, nous étions allongés au bord de la piscine, un cocktail à la main. Ou les pieds dans le sable. J’ai lu trois bouquins, dont un très gros de 1000 pages et je n’ai pas encore parlé d’autres livres que j’avais lu avant de partir: quelques articles littéraires en perspective donc. Je raconterai le voyage bientôt sur Suasaday. Les billets sont plus ou moins écrits mais le tri des photos prend toujours du temps, surtout avec mon vieux Mac. Quel contraste avec le Macbook Air que j’ai utilisé en vacances. J’aimerais donc bien que le Père Noël m’apporte un nouveau portable… Parlant de Noël, il reste juste quelques jours pour préparer les fêtes. Heureusement, elles sont réduites au strict minimum cette année, un repas le 25 avec mon père et sa compagne. Et plus de repos pour moi: boulot dès demain…

Snowy Christmas

Jeudi: Cabaret Années Folles au Magic Mirrors. diane est malade, dort debout même après trois jours de sommeil juste interrompu par le travail. Je sors malgré tout, affrontant le froid et la neige. Pas grand monde encore quand j’arrive, juste Patrice qui me propose de s’installer avec lui. Un peu plus tard arrivent Maja, Baba, Hélène et Catherine pour qui c’est le premier spectacle burlesque. Belle soirée menée par Lady Flo qui nous séduit par ses chansons et son charleston endiablé. Effeuillages et chansons de Miss Lolly Wish et de Shana Brown, la Joséphine Baker d’aujourd’hui, entrecoupés par les crooner George Bangable et Patrick Ouchène. Vicky Butterfly quant à elle nous a emmené dans un monde féérique, empli d’étoiles et de paillettes. Le retour s’annonce difficile, je me décide finalement pour le métro, ce qui fut probablement la meilleure décision que je pouvais prendre malgré mon anxiété toute seule le soir tard. Quand j’arrive au terminus, une belle couche de neige recouvre déjà les trottoirs.

Vendredi: plus de 20cm de neige, le dîner de ce soir avec mon papa est compromis. Sa compagne, Francine, est restée à Gand et ne viendra pas. Courses à pied au Delhaize le plus proche (il est moins bien que l’habituel mais pas moyen de sortir la voiture) puis au marchand de vin. A 15h, diane appelle les sociétés de taxi pour voir ce qu’il en est, on nous répond de commander un taxi une heure à l’avance pour que mon père puisse nous rejoindre. 16h30, après une dizaine d’appels, j’arrive enfin à obtenir un taxi, mon père arrive une heure plus tard. Repas tout simple mais délicieux avec des verrines maison, huîtres Colchester, coquilles Saint-Jacques, fromage et chocolat Marcolini. Appel d’un taxi, on nous rappelle 10 minutes plus tard pour dire que le taxi ne viendra pas, la course est trop courte. Autre société, après plusieurs appels sans réponse: heureusement, ils ont une voiture dans le secteur. Cela promet pour le lendemain.

Samedi: 10h30, après plusieurs essais infructueux, un taxi est route pour chercher mon papa puis nous pour aller chez la maman de diane. Nous arrivons bien trop tôt. La grand-mère de diane appelle, désespérée: pas de réponse dans aucune société de taxi. Elles arriveront finalement par un autre moyen. Les cousin(e)s de diane viennent en métro. Et puis, le plus mauvais repas de Noël de toute ma vie. L’entrée passait encore: comment rater un saumon fumé avec un peu d’écrevisses et de salade ? Mais pour le plat principal… une dinde farcie industriellement, des légumes surgelés réchauffés et pire que tout, une espèce de chose que j’ai d’abord pris pour des saucisses, puis pour des crottes qui se sont révélées être des pommes de terre grenaille surgelées qu’il fallait rissoler avant de servir. Résultat: une espèce de pap (mousse en bruxellois) dans une peau caoutchouteuse. diane me regarde, mort gêné, incapable de manger son assiette. Mon père doit partir, une fuite dans sa maison l’appelle, heureusement, le taxi arrive en dix minutes. diane veut partir aussi mais la politesse nous en empêche. Plus tard, il entendra sa mère dire qu’elle n’a plus envie d’organiser la fête l’année prochaine. J’espère que ce sera le cas parce que ce fut une journée bien difficile, augmentée encore par le stress des transports incertains. Je m’inquiète aussi pour mon père s’il neige encore: il ne saura pas sortir de chez lui, il se fait vieux, n’a plus le pied stable et il habite un quartier sans commerces et difficilement accessible en cas d’intempéries. 18h30, enfin rentrés, je m’écroule, je n’en peux plus, je ne veux plus jamais ça.

Lundi: je déballe enfin la carafe à vin en cristal de Bohème offerte par la maman de diane. Elle nous avait dit qu’elle avait choisi la plus simple. J’ai failli m’évanouir devant autant de laideur… (ça ressemble à ça, sans le bouchon)

Almost Christmas

Bientôt la période des fêtes, période qui me remplit comme chaque année d’appréhension, en tous cas en ce qui concerne les fêtes de famille. Difficile aussi d’écrire un article qui ne soit pas blessant pour l’une ou l’autre personne mais voilà, le 24 en compagnie de mon papa et de sa compagne, j’ai toujours peur des débordements dus à un verre de trop, des larmes et des crises dépressives. J’essaie de mon mieux de créer une ambiance chaleureuse sans parler du passé mais cela me demande un grand effort et j’en sors toujours lessivée. Et le lendemain, on remet ça dans la famille de diane où je n’ai finalement pas grand chose à dire mais où il faut attendre le long déroulement du repas, de l’apéritif au pousse-café, sans vraiment profiter non plus de la nourriture pas très originale ni savoureuse (c’est la seule fois sur l’année que je mange des légumes surgelés par exemple – à part les petits pois). Une journée fatigante aussi à essayer de faire la conversation, à survivre aux feintes idiotes, à ne pas boire (malheureusement, c’est moi qui doit conduire tout le monde) et à faire semblant d’aimer son cadeau. Et à ne même pas faire un effort vestimentaire parce que ça ne sert à rien, ou pire à attirer plus de remarques. Et pour le 1er janvier, non, je n’ai pas envie d’aller à la fête entre adultes, sachant que les adultes en question ont une moyenne d’âge de 75 ans… Je n’ai pas envie de vexer ma famille, mais 4 heures de conversation en dialecte et un gros gâteau à la crème au beurre qui me donne des hauts-le-coeur, ce n’est pas mon idée de la fête.

Par contre, ce qui me rend heureuse, c’est de passer une semaine de congé en amoureux, à fêter juste à deux le passage à l’an neuf, avec de bons petits plats (aaah, ce homard cuit maison !), de jolis cadeaux et plein de bisous. Connaissant le nombre de réveillons que j’ai passé « seule » (même en compagnie de mes parents ou d’amis), c’est mon plus beau cadeau !

Une histoire de Noëls

Une histoire douce-amère, très triste par moments (vous êtes prévenus) mais qui finit bien…

(photo de l’album photo, avec mes cousins)

Petite fille, les Noëls se passaient toujours chez mon oncle et ma tante, avec leurs 6 enfants. Enfant unique, au début de la soirée, j’étais terrorisée par tous ces garçons (et une fille) plein d’énergie mais les bras protecteurs de mon oncle et parrain me calmaient bien vite en me montrant la magnifique crèche avec des dizaines de personnages et en me racontant l’histoire du petit Jésus. En général, je ne voulais plus partir à la fin de la soirée… Plus tard, mes cousins se sont tous mariés et sont tous devenus parents d’au moins deux enfants… la fête n’était plus possible, elle avait pris des proportions trop gigantesques. Mes parents ont alors décidé de fêter Noël à la maison, en invitant mes tantes. C’était toute une affaire pour ma maman qui voulait toujours en faire trop, des zakouskis, une entrée, un potage (qu’elle ne voulait pour rien au monde supprimer, alors qu’après l’entrée, plus personne n’avait encore faim), un plat principal, un premier dessert, des fromages, une bûche de Noël… avec en prime l’énervement de ma mère depuis au moins un mois avant la fête ! Il était clair que mon père et moi devions être à ses ordres pour que tout se passe pour le mieux. Père d’ailleurs, qui maniaque de la propreté, nettoyait la maison de fond en comble avant et après les fêtes. J’avais heureusement mon petit monde dans ma chambre dans laquelle je pouvais échapper quelques instants à toute cette activité.

Période heureuse, avec en prime l’anniversaire de mariage de mes parents le 19 décembre et l’anniversaire de ma maman le 24. Et surtout des montagnes de cadeaux, ma mère emballant toute une série de choses plus ou moins utiles comme des chaussettes pour moi ou une loque à poussière pour mon père.

La santé de ma maman se dégradant au cours des années, l’organisation de repas de fêtes avec invités devenait trop difficile pour elle, même si j’avais repris une partie du travail et nous passions les fêtes de Noël à trois (en célibataire que j’étais). Le dernier Noël avec elle a été le plus difficile, elle n’allait vraiment plus très bien mais a fait des efforts énormes pour que nous passions tous une bonne soirée. C’est ce soir là qu’elle a rencontré pour la deuxième et dernière fois mon amoureux qu’elle a adoré tout de suite… Le jour suivant, elle est entrée en clinique, puis dans une maison de repos et n’a jamais repris ses esprits avant de décéder quelques mois plus tard. J’ai perdu ma maman à Noël et un petit peu mon papa aussi, qui n’est plus le même depuis… Les Noëls suivants ont été très difficiles, mon papa déprimant très fort et buvant un peu trop pour oublier tout ça…

Aujourd’hui, ça fait six ans déjà, et ça va mieux. Je vois venir les fêtes avec plus de sérénité: ce soir, c’est moi qui organise la fête de Noël avec mon homme, mon papa et sa compagne. Cela se passera pour la première fois chez moi, avec un bon repas, quelques cadeaux et un bon feu de cheminée. Et ce sera un Noël blanc… Et demain, nous irons tous (mon père et sa compagne compris) manger chez la maman de diane en compagnie de sa grand-mère, son cousin et une amie de la famille. L’ambiance sera joyeuse et festive et d’autres cadeaux seront distribués…

Joyeux Noël !

Petit papa Noël ?

Comme de bien entendu, ma liste à Saint-Nicolas à peine terminée, j’avais à nouveau plein d’idées de cadeaux. Voici donc ce que tu peux m’offrir, petit papa Noël, sachant que ton confrère a juste amené des lapins (crétins pour diane et de Nick Cave pour moi).

– Christa Reniers a des très jolies boucles d’oreilles mais il y n’y a pas de photo sur son site. Comment les décrire ? Elles ont la forme d’une larme, en pierre noire, sur une légère monture en argent.

Charlaine Harris écrit de très jolies histoires de vampires et cie, mais je dois bien dire que j’ai sauté sur l’occasion chez Waterstones: si j’en achetais trois, je n’en payais que deux. Bref, j’ai les 5 premiers volumes de la série des Sookie Stackhouse.

– sur Amazon ou ailleurs, tu trouveras ces jolis verres Bodum. Comme tu verras, il existe plusieurs tailles mais 25 cl me semble idéal pour des cocktails.

– Eddy et Maurice voudraient bien une petite sœur, et puis moi, je trouve que les t-shirts sont très jolis.

– le livre de cuisine indienne d’Anjum Anand me fait saliver. Elle a aussi écrit celui-ci ! Et bientôt sortira ce livre de régime, parce que j’ai quelques kilos de trop dont je me débarrasserais bien.

deux disques de musique pop thaïe dans de beaux emballages.

– de jolies robes (taille 14) ou vestes d’ici. Celles que tu m’as montrées sont très jolies.

– et enfin, ce sac d’Alex Schrijvers, sans doute un peu cher mais plus je le vois, plus il me plaît. Je te mets la photo, ce sera plus simple. Et puis à vous tous et toutes qui me lisez, qu’en pensez-vous ? Est-ce qu’il vaut vraiment ses plus de 300 euros ? (Je n’ai jamais acheté de sac aussi cher – à part le sac Delvaux que ma mère m’a offert pour mes 18 ans et que je ne trouve plus du tout en accord avec mon style actuel).

Me voilà bien matérialiste me diras-tu… Et bien oui, I’m a material girl !

2007


Meilleurs voeux pour l’année 2007 !
La fin de 2006 a été fort occupée, nous revenons d’un voyage de 3 semaines au Cambodge et à Bangkok, et il y a plein de photos à trier, de livres à lire, de cd à écouter et de films (thaï) à regarder.
En attendant de nouveaux posts sur le sujet, une photo de saison… des décorations de Noël à Bangkok.