Franklin Flyer

22269Nicholas Christopher, Franklin Flyer: ce roman raconte la vie extraordinaire de Franklin Flyer entre 1929 et 1942. Ce jeune inventeur – dont le nom rappelle le train dans lequel il est né – passe de péripétie en péripétie, se trouvant toujours au bon endroit au bon moment, accompagné de son chat Archie, seul survivant avec lui, du naufrage d’un bateau en Antarctique. Après un passage en Argentine où il joue l’interprète pour des hommes d’affaires peu scrupuleux au service des Allemands, il continue sa vie aux Etats-Unis, inventant une machine pour mélanger la peinture qui le rend riche. Il travaille également comme dessinateur de comics à New York et y rencontre de nombreux personnages qui vont influencer sa vie future. Les femmes aussi ont un rôle important, Narcissa, Persephone, Violetta… Ce roman d’aventures se passe dans une période de l’histoire fort agitée, de la Grande Dépression à la seconde Guerre Mondiale, racontant divers épisodes de la vie de Franklin année par année. J’ai adoré les romans précédents de Nicholas Christopher; celui-ci m’a un peu laissée sur ma faim. Je l’ai trouvé moins passionnant, moins inventif et sans doute un peu trop trépidant dans les style des comics. Si Franklin avait rencontré l’Agent Carter, je n’en aurais pas été étonnée !

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The bestiary

22270_zps6rxlta2zNicholas Christopher, The bestiary: Xeno Atlas vit dans le Bronx avec sa grand-mère sicilienne, son père étant parti la plupart du temps, navigant sur les mers du monde. Elle lui raconte des histoires sur les animaux et les esprits. Plus tard, après son décès, Xeno est mis au pensionnat et c’est là que commence son intérêt pour les bestiaires, tout particulièrement le “Caravan Bestiary”, un ouvrage datant du moyen-âge et qui a disparu. Après un détour au Vietnam, il passera une grande partie de sa vie à la recherche de ce manuscrit, quête qui le mènera de Hawaï à Paris, de Venise à la Crète, tout en démêlant les secrets familiaux. Nicholas Christopher écrit de manière très poétique tout en utilisant les procédés du polar, ajoutant mystère et suspense mais aussi de légères touches de surnaturel. Il a également une très bonne connaissance de l’histoire. Il excelle dans l’art de la mélancolie et du féerique. Auteur méconnu, il mérite pourtant d’être plus lu. A chaque fois que j’entame un de ses livres, j’espère que la fin ne viendra jamais et je les abandonne avec regret une fois la dernière page tournée.

Book_RATING-45

Tiger rag

Nicholas Christopher, Tiger rag: après Voyage vers les étoiles que j’ai adoré, il me fallait une nouvelle dose de Nicholas Christopher. Et comme il venait de sortir un nouveau roman, Tiger rag, je me suis précipitée dessus. Le sujet me tentait: le roman raconte en parallèle une double histoire, celle de l’enregistrement d’un cylindre au début du 20e siècle par le musicien jazz Buddy Bolden à La Nouvelle-Orléans et celle, actuelle, de la relation entre mère, Ruby, et fille, Devon. Les deux récits se croisent, mais de manière assez labyrinthique, une constante chez Nicholas Christopher. J’ai à nouveau beaucoup aimé l’écriture et les ambiances mais ce livre ne fait que 250 pages et m’a laissé un goût de trop peu, j’aurais préféré pouvoir me plonger dans ce monde bien particulier plus longtemps, en profiter et rêver encore plus sur le monde du jazz des origines. Je recommande cependant à tout amateur de musique mais aussi à toute personne qui apprécie un roman bien écrit.

Book_RATING-40

Voyage vers les étoiles

Nicholas Christopher, Voyage vers les étoiles: sur ma PAL depuis 2006, je l’ai repêché dans le but d’éliminer le plus possible de livres qui traînent depuis longtemps. J’ai commencé par faire quelques recherches sur le net, et je suis tombée sur cet article de Nina. Un bon point de départ donc. Les premières pages m’ont plu, le style est agréable et l’histoire prenante. Et puis, vers la page 70, j’ai failli arrêter: je suis arachnophobe et totalement incapable de lire la description de l’héroïne qui se fait mordre par une araignée… J’ai été obligée de survoler ces quelques pages mais comme je n’avais rien d’autre à lire avec moi pendant mon trajet, j’ai continué (non sans un échange avec Nina). Et j’ai bien fait !

Que raconte ce roman ? Un petit garçon adopté, Loren, est kidnappé à New York à la sortie du planétarium. L’acte a été commandité par son oncle de sang, qu’il ne connaît pas mais qui l’éduquera au mieux dans l’esprit des études anciennes. Il passera toute son enfance dans une grande demeure, un hôtel en fait, ouvert à divers chercheurs, dans le désert près de Las Vegas. Sa tante, Alma, qui l’accompagnait fait de vaines recherches, puis décide après un an de reprendre sa vie. Elle devient Mala et se met d’abord au service d’un arachnologue à la Nouvelle-Orléans. Par la suite, elle deviendra infirmière lors de la guerre du Vietnam et de nombreuses autres choses encore, voyageant dans le monde entier, de Hawaï aux îles Grecques.

Les chapitres suivent les deux personnages en alternance et tissent une toile entre eux, même si les liens sont très ténus au départ. Le livre est foisonnant: il parle d’astronomie, de botanique, d’architecture, de philosophie, de géographie… mais sans que cela n’alourdisse le récit. Les descriptions des lieux sont extrêmement vivantes et donnent l’impression d’y être. Certaines personnes pourraient trouver le livre un peu long (666 pages quand même en français) mais je me suis sentie triste de le terminer. J’aurais aimé rester dans cet univers bien plus longtemps. Les autres romans de l’auteur ont rejoint ma wishlist et j’espère qu’ils me plairont autant. L’année vient de commencer avec un chef d’œuvre qui est malheureusement trop peu connu !

Book_RATING-45