Le tour du monde en 72 jours

Nellie Bly, Le tour du monde en 72 jours: journaliste américaine, Nellie Bly parie qu’elle pourra effectuer un tour du monde plus rapidement que les personnages de Jules Verne. Il ne faut pas oublier que nous sommes en 1889 et les transports intercontinentaux sont encore limités aux bateaux et au train. Elle embarque donc seule, sans chaperon, avec un seul bagage. Elle s’est fait confectionner une robe et un manteau qu’elle portera tout le long de son périple (aucune mention d’un quelconque lavage n’est fait dans le récit – oui, c’est le genre de choses qui me turlupine). Femme seule peut-être, mais elle est souvent accompagnée par quelqu’un dans différentes parties de son voyage et tout est organisé pour elle, tous les transports ont été réglés à l’avance. Elle traverse donc l’Atlantique puis la Manche, rencontre Jules Verne, prend le train pour Brindisi, puis le bateau qui la mènera via Colombo à Hong Kong et Yokohama pour enfin traverser le Pacifique et les Etats-Unis. En cours de route, elle décrit les paysages et ses expériences mais le récit laisse un goût de trop peu. Il est très plat, sans style, et plein de détails échappent au lecteur. A lire plutôt comme témoignage d’une époque…