The rise and fall of D.O.D.O.

Neal Stephenson & Nicole Galland, The rise and fall of D.O.D.O.: Melisande Stokes travaille à Harvard dans le département de linguistique. Elle connaît de nombreuses langues anciennes et éveille l’intérêt de Tristan Lyons, qui est un officier dans une agence militaire secrète. Il lui propose de l’aider sur un projet ultra confidentiel, et elle accepte. Elle commence alors à traduire de nombreux documents en langues diverses qui offrent la preuve que la magie existait dans le passé mais qu’elle a disparu au moment de l’Exposition Universelle de Londres en 1851. Leur but sera donc de faire revivre la magie dans ce Département des Opérations Diachroniques, D.O.D.O. Cela impliquera une machine très particulière et une sorcière qui a bravé le temps, ainsi qu’une équipe grandissante de collaborateurs. Les voyages dans le passé deviennent possibles mais apportent leur lot de problèmes et d’aventures.

Parmi mes romans favoris de tous les temps, il y a le Cryptonomicon de Neal Stephenson, et même si je n’ai jamais réussi à terminer le premier tome du Baroque Cycle, je reste attirée par ses romans. Celui-ci n’a pas la meilleure cote sur Goodreads et j’ai longtemps reporté sa lecture, aussi parce que c’est un pavé. Les débuts sont virevoltants, l’histoire avance à chaque page, les allusions à la pop culture sont nombreuses, les voyages dans le temps sont extrêmement bien décrits au niveau historique, et puis arrive un long ventre mou. Des pages et des pages de écrites sous le mode de rapports officiels qui sont assez ennuyeux à lire, même s’ils font quand même avancer un peu le récit. En tant que lectrice, j’aurais préféré d’autres voyages, d’autres descriptions du passé, mais les auteurs ont décidé d’insister sur le temps présent, et c’est bien dommage. Les cent dernières pages reprennent heureusement le rythme effréné du début (impliquant notamment une bande de Vikings lâchés dans un Walmart), mais le roman reste trop long. Une demi-déception donc. Une seconde partie devrait sortir cet hiver, mais elle est écrite uniquement par Nicole Galland. Je ne suis pas sûre que je vais me jeter dessus même si la première partie se termine par de nombreuses questions.

Reamde

Neil Stephenson, Reamde: le livre que je voulais lire en vacances à cause de son épaisseur, le livre qui m’a convaincue d’acheter un reader. Mais encore ? L’histoire se passe aux Etats-Unis et en Chine, mêle hackers, mafia russe et islamistes, se joue dans la vie réelle mais aussi dans T’Rain, un genre de World of Warcraft amélioré, alterne descriptions assez fines et passages à l’action débridée… J’avais lu des critiques négatives qui trouvaient que Neil Stephenson s’éloignait de son style habituel, se tournait un peu trop vers le roman d’action simpliste. Et alors ? Reamde est un roman du style « page turner », passionnant à souhait, plein de rebondissements mais aussi une belle analyse du monde des hackers (un « urban dictionary » est utile lors de la lecture). Si vous ne connaissez rien à l’informatique, passez votre tour mais si vous aimez les jeux de rôle ou vous avez une certaine sensibilité avec ce monde-là, vous vous délecterez et en demanderez plus !

Et depuis que j’ai terminé ce roman, j’attends avec impatience les prochaines vacances pour ré-attaquer le Baroque Cycle