Popular music in Southeast Asia

Bart Barendregt, Popular music in Southeast Asia: banal beats, muted histories: l’histoire des musiques du monde est un sujet qui m’intéresse beaucoup, et tout particulièrement celles de l’Asie. J’ai trouvé ce livre sur le net, en creative commons – une chose assez rare et que je me devais de pointer ici. L’auteur (aidé par de nombreux spécialistes du sujet) se concentre sur l’Indonésie, avec quelques écarts aux Philippines et en Malaisie, et découpe l’histoire en quatre périodes: les années 1920 et l’influence du jazz sur les musiques locales, l’arrivée du rock dans les années 1950-60, les musiques des années 1970 à 90 avec les protests songs mais aussi un retour à une certaine tradition et les nouvelles manières de distribuer la musique aujourd’hui, avec une attention particulière au nasyid, une musique pop religieuse (islamique). Le livre est relativement court et n’entre jamais en profondeur dans les différents sujets; je n’ai pas appris grand-chose et j’ai même râlé à certains moments en me demandant pourquoi l’auteur n’entrait pas plus en détail sur telle ou telle musique – mais c’est sans doute parce que je connais déjà beaucoup sur le sujet. Je regrette aussi que le titre soit trompeur: seuls quelques pays d’Asie du Sud-Est sont abordés; il n’y a pas une seule ligne sur le Vietnam ou le Laos et juste quelques bribes sur la Thaïlande et le Cambodge. A part ces points négatifs, la lecture est aisée, loin de la complexité de certains autres livres académiques, et la présence d’encarts permet d’expliquer plus en détail certains styles ou concepts.

Short diary of the week (245)

Lundi: férié !, réveillée tôt par les avions qui passent, cette petite pluie n’aura pas suffi pour bien hydrater le jardin, inaugurer le nouveau GPS, une session qui fait son effet et conforte certaines idées, planter tous les légumes (tomates, concombres, courgettes, piments…) et m’arrêter là pour aujourd’hui, de la lecture, la pluie qui tombe et l’orage au loin, The good fight, Anthony Bourdain Parts Unknown en Arménie

Mardi: réveillée par des nausées, une mauvaise nuit donc, vivement la fin de la semaine !, mon travail sera tout le temps interrompu ces prochains jours et je n’aime pas ça, une après-midi de rencontres et networking autour des musiques du monde, revoir plein d’amis et de connaissances, rentrer bien fatiguée, être affamée et ne plus avoir faim au moment de manger, The Americans

Mercredi: partir sous la pluie, une journée bien chargée, un entretien de fonctionnement qui me permet d’insister sur ce que je trouve important et de laisser passer ce qui ne l’est pas, une réunion un peu longue, et tout ça en même temps que des négociations pour la vente de la maison, complètement vidée et plus envie de cuisiner, sauf que les plats achetés chez le traiteur grec ne me plaisent pas plus que ça, passer la soirée à jouer à Simon’s Cat – la preuve que j’ai besoin de vider ma tête, lire quand même un peu avant de m’endormir

Jeudi: une nuit un peu agitée et fatiguée au réveil, pas envie de travailler mais je dois rattraper le retard, trois appels en 15 minutes ? il ne faut pas exagérer !, envie de faire la sieste, faire le plus important et reporter le reste, me dépêcher de rentrer sous les premières gouttes de l’averse orageuse, le déluge, cuisiner, The 100, terminer un recueil de nouvelles, commencer un nouveau roman

Vendredi: tenter de terminer tout ce qui reste à terminer mais j’en ai un peu marre, on tend un doigt et de suite on veut le bras…, sauf que je refuse de me laisser faire, tout est terminé – pour cette semaine, avoir des avocats prêts à manger est toute une histoire, lire au jardin avec un verre de vin blanc bien frais, sentir l’humidité qui grandit et les odeurs de la nature

Samedi: la rosée qui couvre toutes les plantes, du repassage et de la couture, la visite du samedi et les courses, tondre la pelouse et puis passer le reste de l’après-midi à lire, mais en fait ce plat est vegan, encore profiter du jardin en soirée

Dimanche: terminer la couture d’une robe, du repassage, m’installer au jardin avec des livres sur Japon, quelques gouttes de pluie, rempoter quelques plantes et aménager la terrasse pour l’été, encore lire un moment, cuisiner indien mais ne pas suivre tout à fait la recette un peu trop compliquée, espérer pouvoir faire des photos de ma nouvelle robe mais il pleut à nouveau, heureusement les orages annoncés se sont très fortement atténués avant d’arriver ici

Bruxelles | Bangkok | Brasilia

Pendant longtemps, j’ai séparé ce blog-ci, plus personnel, du blog Bruxelles | Bangkok | Brasilia, consacré aux musiques du monde. Laissé en plan depuis deux ans, j’ai décidé au mois de décembre de lui donner un nouveau souffle en créant un abécédaire des traditions musicales des différents pays du monde (plus d’infos dans ce billet). L’idée n’est pas d’être complète mais de donner envie de découvrir de nouvelles sonorités. Bref, même si a priori, vous vous dites que ce n’est pas votre truc, allez quand même voir et cliquez sur quelques-clips. Et si ça vous a plu, n’hésitez pas à laisser un commentaire. Mais commencez par répondre à mon enquête (plusieurs réponses sont possibles) !

La PAL invisible

Cela fait des années que je vous mens. La PAL qui est affichée sur ces pages n’est pas complète. Sauf que je ne l’ai remarqué que cette semaine suite à quelques achats. En fait, j’ai une pile à lire assez importante de livres sur les musiques (du monde). Je ne ferai pas le détail, les intérêts changeant en fonction des thèmes d’actualité et aussi parce dans ma bibliothèque, il y a des livres dont j’ai hérité. Ce n’est pas par exemple La tradition populaire de danse en Basse-Bretagne qui va me faire couiner de plaisir. Ce livre a cependant trouvé une nouvelle utilisation: il a la taille parfaite pour rehausser mon nouvel écran au bureau. Le nombre important de livres sur les musiques indiennes est lié à un (peut-être) futur travail sur le sujet. Je suis très fort tentée également par les nombreux livres édités par Le mot et le reste. Qui me les offre ?

Mais quand vais-je lire tout ça ?:

  • Bart Plantenga, Yodel in hi-fi (entamé) – la suite de l’excellent Yodel-ay-ee-oooo: the secret history of yodeling around the world (lu en entier)
  • Barry Mazor, Meeting Jimmie Rodgers (entamé)
  • George E. Ruckert, Music in North India (Global Music Series)
  • Peter Lavezzolli, The dawn of Indian music in the West
  • T. Viswanathan & Matthew Harp Allen, Music in South India (Global Music Series)
  • Reginald & Jamila Massey, The music of India
  • The Garland handbook of Southeast Asian Music
  • Cahiers de musiques traditionnelles 19: Chamanisme et possession

No off switch

Andy Kershaw, No off switch: vu le travail que je fais, je suis toujours intéressée par les (rares) livres qui parlent de musiques du monde. Et quand il s’agit d’une autobiographie de quelqu’un qui en a écouté beaucoup et qui a travaillé en partie dans le milieu, je suis encore plus attirée. Andy Kershaw est un anglais qui a été organisateur de concerts à Leeds, animateur radio sur plusieurs chaînes anglaises, journaliste et correspondant pour la BBC World Service, amateur de courses à moto, découvreur d’Ali Farka Toure et des Bhundu Boys et j’en passe. Dans ce livre, il se raconte, pas toujours en ordre chronologique, plus selon des thèmes précis. Les passages où il parle de musique ou de ses voyages dans des pays sinistrés ou en guerre (Haïti, le Rwanda au moment du génocide, la Corée du Nord…) sont passionnants, le reste, son enfance ou sa passion de la moto m’ont un peu ennuyés. Quant à ses relations avec les femmes, il n’en parle pas beaucoup mais c’est peut-être mieux. Il n’a pas l’air d’être un saint à ce niveau-là. En fait, c’est un livre où j’aurais dû sauter des pages, aller tout de suite aux chapitres qui m’intéressaient…