Deux jours à Paris: des expos, des jardins, des thés

Mon escapade à Paris a été centrée autour de deux thèmes: l’underground américain et les jardins. J’ai commencé mes visites par l’expo sur le Velvet Underground à la Philharmonie de Paris, ce qui m’a permis par la même occasion d’admirer ce bâtiment très « pailleté » aux formes très organiques. Un jeudi matin, il n’y avait pas trop de monde, ce qui m’a permis de profiter des nombreux artefacts proposés: superbes photos, pochettes de disques, affiches, pamphlets en tous genres et surtout de nombreux films et extraits musicaux qui s’écoutent grâce au casque fourni à l’entrée. C’est toute l’histoire du Velvet Underground qui est contée mais aussi de l’underground new-yorkais. Andy Warhol est évidemment présent mais il ne domine pas l’expo, il y a bien d’autres sujets abordés. Un voyage sonore et visuel très intéressant.

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Après une pause lecture en bord de Seine, sous un saule, rendez-vous avec Kleo et Shermane à l’Institut du Monde Arabe pour l’expo Jardins d’Orient. Une première partie plus technique montre l’évolution de l’irrigation, une seconde montre les jardins, les objets qui l’occupent et les œuvres inspirées par ceux-ci, partant de l’Afrique du Nord à l’Inde des Moghols. J’ai été un peu déçue, je m’attendais à plus de photos des jardins, à des explications plus poussées (et à moins de monde). L’intérêt de l’exposition vient de l’installation d’un jardin oriental dans la cour du musée mais je n’y ai pas retrouvé le charme des jardins de l’Alhambra l’Alcazar (merci Malena !) à Séville (par exemple (les seuls jardins d’Orient que j’ai visité en fait) (l’avis de Kleo). Une glace, une citronnade, et nous voilà reparties, Shermane et moi, vers le jardin suivant.

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Le Jardin des Plantes est situé tout près et je rêvais de voir la grande serre avec ses plantes tropicales. Mais d’abord nous avons visité le jardin alpin dont l’entrée est bien cachée. Intéressant mais pas mon style préféré. La serre par contre… J’ai adoré ces grands palmiers sous les voûtes métalliques de la serre.

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Nous avions rendez-vous plus tard avec Malena dans un restaurant aux jolies plantes exotiques, le Sinople. Un peu surfait à la parisienne mais les cocktails étaient très bons. Pour ma plus grande frustration, j’ai commencé à avoir des maux de ventre – la fatigue ? – et j’ai dû annuler la sortie dans un bar à cocktail prévue par la suite.

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Le lendemain, après une virée shopping de tissus autour de la Halle Saint-Pierre, j’ai continué mon exploration de l’underground américain avec l’exposition Beat Generation au Centre Pompidou. Ce sujet m’a passionnée il y a quelques années et j’ai lu à l’époque Sur la route de Jack Kerouac, déjà intéressée par les récits de voyage. L’exposition présente notamment le tapuscrit du livre dans une immense vitrine qui traverse toute la salle. Photos, musique, films, livres et affiches diverses proposent une image assez complète du mouvement et présentent les principaux protagonistes.

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Retour à la nature avec la petite présentation de l’Arte Povera, ce style italien des années 1960 qui marque un retour à la nature dans des œuvres très minimalistes. Ainsi que le film d’une chorégraphie de Thierry De Mey à Gibellina en Sicile qui m’a captivée.

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Un thé glacé avec Kleo et Shermane à l’Autre Thé, l’achat de thés et de quelques récits de voyage ont clôturé cette escapade sous le soleil d’été.

Je ne dirais pas que ce fut mon meilleur séjour à Paris – j’ai été vraiment frustrée de ce malencontreux mal de ventre – mais j’y ai découvert et approfondi des sujets qui me tiennent à cœur et qui m’intéressent depuis très longtemps. Le Velvet Underground et la Beat Generation marquaient le retour à mes intérêts d’il y a une vingtaine d’années et voir ces expositions m’a rappelé cette période. Période où je n’aurais jamais osé voyager seule à Paris ! La chaleur m’a un peu assommée et j’ai été moins réceptive à mon environnement que d’autres fois. Projets pour une prochaine visite: (re)découvrir Paris quartier par quartier, en commençant par les plus anciens et apprendre bien plus sur son histoire – l’effet Vikings sans doute ! (D’ailleurs, si vous connaissez un bon livre proposant des promenades historiques à Paris…)

Bilan culturel – juin 2016

Romans

  • Natsuko Kirino, Disparitions
  • Wladimir Kaminer, Russendisko
  • Celeste Ng, Everything I never told you

Livres documentaires

  • Svetlana Alixievitch, La supplication
  • Jerrold Northrop Moore, Sound revolutions (j’ai lu la partie qui m’intéressait, pour le reste, peut-être un jour ?)

Séries tv

  • Ennemi Public (7/10)
  • 30° in February (7/10)
  • Trapped (7/10)
  • The Americans – saison 1 (6,5/10)

Films

  • The Revenant, Alejandro Gonzalez Inarritu (5,5/10)
  • Carol, Todd Haynes (8/10)
  • An – Les délices de Tokyo, Naomi Kawase (8,5/10)
  • Spotlight, Tom McCarthy (7/10)

Musique

  • Marissa Nadler, Strangers (7,5/10)
  • Freakwater, Scheherazade (8/10)
  • Bear McCreary, Black Sails (9/10)
  • Joe Cuba, Merengue loco (7/10)
  • Fay Hield, Old Adam (7/10)
  • Awalom Gebremariam, Desdes (7/10)
  • Atticus Ross, Claudia Sarne & Leopold Ross, Triple 9 (7/10)
  • Paul Hepker & Mark Kilian, Eye in the Sky (7/10)
  • Jambinai, A Hermitage (8/10)

Restaurants et bars

  • des cocktails au Dominican
  • Maru, cuisine coréenne
  • des légumes, association entre plats et cocktails de Matthieu Chaumont et Nicolas Decloedt

 

Bilan culturel – mai 2016

Romans:

  • Lize Spit, Het smelt
  • Cédric Gras, L’hiver aux trousses
  • élimination de la PAL après survol ou lecture du début: Gustav Temple & Vic Darkwood, Le manifeste chap (acheté à la grande période du burlesque, s’adressant plus à un public masculin, avec de l’humour anglais en trop grande quantité pour moi); Clive Barker, Coldheart canyon (pas aimé le style ni envie de passer 700 pages sur un livre dont les débuts ne me plaisent pas plus que ça)

Livres documentaires:

  • Isabel Boons & Tom Neijens, Rum. De complete gids
  • Alexandre Vingtier, 120 rhums
  • Pauline Guéna & Guillaume Binet, L’Amérique des écrivains
  • Isabel Boons & Ilse Duponcheel, Vermout. De complete gids

Séries:

  • Better Call Saul, saison 2: pas mal mais toujours cette impression que les scénaristes ne savent pas trop quoi raconter
  • The Good Wife, saison 7: une fin décevante pour une série fantastique (surtout les saisons 3-6)
  • The 100, saison 3, au suspense insoutenable
  • The Leftovers, saison 2: cette série n’est définitivement pas pour moi
  • Ennemi Public, saison 1: pas mal pour une série RTBF

Films: aucun ce mois-ci – il suffit de voir le nombre de séries que j’ai vues !

Documentaires:

  • Hawaï et sa vague pop (sur Arte)

Musique (j’en ai sans doute oublié, ne les notant pas de suite):

  • Ceu, Tropix (7/10)
  • Konono N°1 vs Batida (7,5/10)
  • Wayfaring strangers: cosmic American music (6,5/10)
  • Khun Narin’s Electric Phin Band, II (7,5/10)
  • Oki Dub Ainu Band, Utarhythm (6,5/10)
  • Marissa Nadler, Strangers (8/10)
  • Yo-Yo Ma & Silk Road Ensemble, Sing me home (7,5/10)

Expos, spectacles & concerts:

  • Jambinai, AB: excellent concert, entre post rock et metal

Cafés et restaurants: 

  • De Haus qui sert toujours de délicieux gin tonic
  • Dolma, très bonne nourriture végétarienne mais le mélange des genres (Inde – Méditerranée) m’a un peu dérangée
  • ainsi que Rêves d’Asie et Lune de miel, des classiques thaï-viet du centre-ville

Bilan culturel – avril 2016

Romans:

  • James Lee Burke, Jolie Blon’s Bounce (un mois entier donc pour lire un roman… ça ne m’arrive que rarement)

Livres documentaires:

  • Colleen E. Carney & Rachel Manber, Goodnight mind
  • Svetlana Alixievitch, La fin de l’homme rouge

Séries:

  • The 100, saison 2: excellent !
  • Vinyl, saison 1: mitigée par rapport à l’histoire mais j’ai adoré les références musicales
  • Vikings, saison 4: un peu mitigée aussi, mais cela reste une bonne série
  • Black Sails, saison 1: un peu lent mais il paraît que cela devient de mieux en mieux

Films:

  • Notre petite soeur – Hirokazu Kore-eda (2015) (8,5/10)
  • Vers l’autre rive – Kiyoshi Kurosawa (2015) (4/10)

Documentaires:

  • Year Zero: the silent death of Cambodia – John Pilger (1979)
  • Inside the mind of favela funk – Fleur Beemster & Elise Roodenburg (2015)
  • The decline of Western civilization II: The metal years – Penelope Spheeris (1988)

Musique:

  • Khun Narin, II (7/10)
  • Loretta Lynn, Full circle: excellente country (8/10)
  • Utz, Todo mundo é feio: musique brésilienne aux accents bossa nova (6,5/10)
  • Shanti, Shanti: album de 1971 mêlant musiques rock psyché et musiques traditionnelles indiennes (6/10)
  • Parquet Courts, Human performance: pas mal sur certaines plages, beaucoup moins sur d’autres (6/10)
  • El Yunque, Baskenland: guitares agressives, construction quelque peu expérimentale mais très réussi (8/10)
  • PJ Harvey, The hope six demolition project (à réécouter encore quelques fois)

Cafés et restaurants:

  • Hortense, bar à cocktails au Sablon. J’y avais déjà été pour des événements mais là j’ai pu goûter les cocktails maison. Pas mal mais je ne suis pas emballée à 100%

Bilan culturel – mars 2016

Romans (j’ai toujours autant de retard dans la publication des mes comptes-rendus):

  • Joyce Carol Oates, Crossing the border
  • Céline Curiol, Un quinze août à Paris
  • Pete Fromm, Comment tout a commencé

Livres documentaires:

  • Esthétiques du quotidien au Japon
  • Duggan McDonnell, Drinking the devil’s acre. A love letter from San Francisco and her cocktails
  • Alexandra Lapierre & Christel Mouchard, Elles ont conquis le monde. Les grandes aventurières 1850-1950

Séries:

  • Call the midwife saison 5, une des mes séries favorites qui tient la route sur la longueur
  • This is England ’90, très bien mais un peu trop bavard/improvisé par moments
  • La trêve, très moyen mais je voulais soutenir une production belge francophone
  • The 100 saison 1, un début très très cliché mais une histoire qui devient très vite prenante, remettant en question les relations sociales suite à une guerre nucléaire

Films:

  • The Assassin (7/10), lent mais superbe

Documentaires:

  • Anthony Bourdain Parts Unknown saison 5

Musique:

  • Josephine Foster, No more lamps in the morning: chanson entre pop et folk, déprimant, parfois irritant mais très beau (7/10)
  • The Pines, Above the prairie: americana, pas mal mais sans plus (6/10)
  • Mbaraka Mwinshehe & Orchestra Super Volcano, Zanzibara 9: Masika. Un souffle frais de Tanzanie / 1972-74: guitares dansantes d’Afrique Centrale (7/10)
  • Yu Kyung-hwa, Corée: l’art du sanjo de Cheolhyeongeum: calme et serein, en solo (7,5/10)
  • Ukandanz, Awo: entre ethiojazz et rock, parfois très bien, parfois lassant (7/10)
  • Ensemble The Sinawi, Corée: l’art du sinawi (7/10)
  • Vietnam: le don ca tai tu. Musique de chambre du delta du Mékong (7/10)
  • Kimmo Pohjonen, Sensitive skin: le virtuose finlandais de l’accordéon lorgne souvent un peu trop du côté électronique new age (5,5/10)
  • Lucy Ward, I dreamt I was a bird: chansons folk contemporaines comme tant d’autres (6,5/10)
  • Joy of living. A tribute to Ewan MacColl: des reprises par des artistes très divers dont une très belle version de Jarvis Cocker (7/10)
  • Heron Oblivion, Heron Oblivion: du bon et du moins bon (6/10)
  • M. Ward, More rain: de belles guitares un peu country mais sans plus (6,5/10)
  • Iggy Pop, Post pop depression: le retour d’Iggy avec quelques bons morceaux (7/10)

Expos:

  • Premier rang, exposition de photos de concert en Belgique, PointCulture Bruxelles (jusqu’au 1er avril)

Cafés et restaurants:

  • Le Barboteur (Schaerbeek): des bières et encore des bières, toutes inconnues pour moi, dans un lieu très agréable
  • Seino (Ixelles): cuisine fusion très réussie aux accents franco-japonais. Une très belle découverte

Alphabet City

henderson-alphabetcity-1Eleanor Henderson, Alphabet City: une fois de plus, ce n’est pas parce que ce livre est resté longtemps sur ma PAL qu’il est mauvais ! Il est même excellent. 1987. Jude et Teddy, tous deux adolescents, s’ennuient dans leur petite ville du Vermont. Ils vont à des fêtes, fument et se droguent jusqu’à ce qu’un drame arrive. Jude part pour New York et rencontre Johnny, le frère de Teddy, tatoueur et musicien, qui est dans le milieu straight edge. Il passe du temps aussi avec Eliza, une ado des beaux quartiers qu’il avait rencontrée dans le Vermont. L’époque est difficile, New York connait encore de nombreux quartiers dangereux mais c’est la grande époque du hardcore. Les héros du livre y trouvent une énergie qui leur permet de grandir et de passer à l’âge adulte. En prenant ce livre, j’ai eu peur que l’écriture soit aussi punk que le sujet mais ce n’est absolument pas le cas: elle est très belle et reste dans une narration classique. Un très beau livre qui plaira surtout aux fans de musique mais pas uniquement et qui se complète avec le documentaire Salad Days sur le hardcore de Washington DC.

Book_RATING-40

Bilan culturel – février 2016

Romans:

  • Eleanor Henderson, Alphabet City
  • Fabrice Colin, La poupée de Kafka
  • Nicholas Christopher, The bestiary

(j’ai toujours autant de retard pour publier mes chroniques)

Livres documentaires:

j’en lis plusieurs de front mais aucun n’est terminé

Séries:

  • The Leftovers saison 1: je ne sais toujours pas si j’aime ou pas, c’est long et décousu, j’espère que la saison 2 sera aussi bonne qu’on le dit
  • The X-Files saison 10: plus nul que ça tu meurs
  • This is England ’86: dur et émouvant, comme le film
  • This is England ’88: dans la continuité de la saison précédente

Films:

  • This is England, un film très sombre sur des ados dans l’Angleterre de Thatcher
  • Ruined heart, une longue virée dans les rues de Manille sur un fond musical écrit par Stereo Total et des images superbes par Christopher Doyle. Hypnotique.

Documentaires:

  • Anthony Bourdain Parts Unknown saison 4
  • Salad days: A Decade of Punk in Washington, DC (1980-90): un documentaire passionnant sur le monde du hardcore, avec notamment Henry Rollins et Ian MacKaye

Musique:

  • A. Kostis, The Jail’s A Fine School: du rebetika en 78 tours (7,5/10)
  • Bali 1928 vol.IV: du gamelan et du chant de Bali avec un son qui crachote (7,5/10)
  • Bali 1928 vol.V: surtout du chant, ce qui rend le disque un peu plus difficile à écouter (7/10)
  • Hongthong Dao-Udon, Bump lam phloen, essential Hongthong Dao-Udon: morlam et lukthung des années 70 et 80 en Thaïlande, un de mes styles pop préférés (8/10)
  • Sea Pinks, Soft days: de la pop agréable à écouter (7/10)
  • Half Japanese, Perfect: rock un peu déjanté mais moins déjanté qu’avant (7/10)
  • Haïti: meringue et konpa 1952-1962: pas mal mais il manque le vrai travail d’un compilateur comme pour des labels anglo-saxons (Strut, Soundway…) (6,5/10)
  • Indian talking machine: – ou l’Inde en 78 tours. Un livre magnifique, une musique d’un autre temps (8,5/10)
  • Sunflower Bean, Human ceremony: rock avec fille qui chante et guitares (7,5/10)
  • DIIV, Is the is are: néo-shoegaze très mou (5/10)
  • Ryuichi Sakamoto & Alva Noto, The revenant: sombre et très prenant (8/10)
  • Carter Burwell, Carol: un petit air de Downton Abbey mais en mieux (8/10)
  • Alexandre Desplat, The Danish girl: un peu moins prenant que les deux précédents mais pas mal, quoique très classique (7/10)
  • Soul sok sega. Séga sounds from Mauritius 1973-79: des disques oubliés aux rythmes très rock et funk (8,5/10)

Spectacles/concerts:

  • Emanuela Lodato au PointCulture ULB: une belle découverte alors que j’y allais pour le travail et sans grand intérêt

Expositions:

  • Bloody Belgium au PointCulture Bruxelles (terminé – mais une nouvelle expo commence ce jeudi): photos de l’ère punk à Liège

A month in culture – January 2016

Sont présentés dans cette liste tous les produits culturels avalés lors du mois passé. Pour le séries, je les signale uniquement si j’ai terminé la saison en cours. Les notes sont subjectives, sur 5 pour les livres parce que c’est la notation que j’utilise dans mes billets, sur 10 pour le musique et les films parce que c’est la notation utilisée sur le Classement des Blogueurs. On remarquera que j’ai un retard certain pour mes chroniques de livres mais que j’écoute à nouveau beaucoup de musique en dehors du travail.

Romans:

  • Risa Wattaya, Trembler te va si bien (4/5)
  • John Burdett, The Bangkok asset (3,5/5)

Livres documentaires:

  • Paul Clarke, The cocktail chronicles (4/5)
  • François Monti, Prohibitions (3,5/5)
  • Laurent de Sutter, Striptease (3,5/5)

Séries:

  • Jessica Jones – saison 1 (7/10)
  • Fargo – saison 2 (8/10)

Films:

  • Love & Mercy (7/10)
  • The diary of a teenage girl (8/10)

Documentaires:

  • Pulp: A film about life, death and supermarkets (8/10)
  • Amy (7,5/10)
  • Anthony Bourdain Parts Unknown – saison 3 (6/10)

Musique (uniquement les disques qui m’ont marquée / que j’ai écoutés en entier):

  • U.S. Girls, Half free: pas mal mais après deux écoutes, je n’ai pas eu envie de le garder (6/10)
  • Daniel Pemberton, Steve Jobs (score): magnifiques parties électroniques  (7,5/10)
  • David Bowie, Black star: un très bon album mais auquel je n’accroche pas, n’ayant jamais été une grande fan (7/10)
  • Beach House, Thank your lucky stars: de la dream pop entre Julee Cruise et Lush (8/10)
  • Le Volume Courbe, I wish Dee Dee Ramone was here with me: un peu d’électro, une chanteuse, pas mal (6,5/10)
  • Amadou Balaké, In conclusion: le dernier disque du grand chanteur burkinabé (7/10)
  • Kyaw Myo Naing, Myanmar xylophone tunes: le fond sonore idéal pour me vider la tête mais rien de particulier dans le disque (7/10)
  • Excavated Shellac: Strings: des 78 tours du monde entier, sur le thème des instruments à cordes (7,5/10)
  • Primitive Paradise – Early Exotica 1920 – 1947: pas mal mais pourrait faire mieux – sans doute que je connais trop bien le sujet (7/10)
  • Fat White Family, Songs for our mothers: une fille qui chante sur un fond de guitares, rock parfois un peu gothique (7/10)
  • Daughter, Not to disappear: une fille qui chante sur un fond de guitares et qui fait penser à The XX (7,5/10)

 

My year in culture: 2015

En 2015, j’ai aimé (j’aurais aimé publier ce billet mardi, mais les événements en ont décidé autrement):

10 disques:

  • Strange & dangerous times: new American roots (Trikont)
  • Ola Belle REED, Ola Belle Reed & southern mountain music on the Mason-Dixon line (Dust-to-Digital)
  • Don’t think I’ve forgotten. Cambodia’s lost rock and roll (Dust To Digital)
  • Nippon girls 2. Japanese pop, beat & rock’n’roll, 1965-70 (Big Beat Records)
  • ANNA & ELIZABETH, Anna & Elizabeth (Free Dirt)
  • SONGHOY BLUES, Music in exile (Transgressive Records)
  • GEOMUNGO FACTORY, Imago (C&L Music)
  • Indonésie-Java (Sunda): Ormatan tarawangsa: musique rituelle (Ocora)
  • Dengue Fever, Deepest lake
  • FFS, FFS

des concerts:

  • Buriers (Chaff)
  • FFS (AB)
  • Geomungo Factory (Bozar)

des romans:

  • Mary Relindes Ellis, Wisconsin
  • Oswald Wynd, Une odeur de gingembre
  • Shan Sa, Porte de la Paix céleste
  • Philipp Meyer, Le fils
  • Liza Klaussmann, Tigers in red weather
  • Edward Kelsey Moore, Les Suprêmes
  • Holly Goddard Jones, The next time you see me
  • ainsi que 6 livres de Joyce Carol Oates datant de la première moitié des années 70 que je ne trouve pas sa meilleure période. Il y a beaucoup d’écriture automatique, de longues pages de pensées désordonnées de héros pas tout à fait équilibrés. Les nouvelles sont bien meilleures.
  • J’ai complètement abandonné le 2015 Reading Challenge mais en fin de compte je dois avoir rempli environ 20 catégories sur 49 (si j’ai bien compté). Ce genre de challenge ne me convient pas, je choisis mon livre suivant sur base de mes envies, pas sur base d’une « to do list ». Même si j’introduis parfois un certain systématisme (je ne pense pas que ce mot existe) par rapport à ma PAL: tous les deux mois, je lis un Joyce Carol Oates et j’essaie de panacher en choisissant alternativement des livres ajoutés récemment et des livres qui traînent depuis longtemps.
  • ce qui fait donc 29 romans, ce qui n’est pas un bon score, je trouve. Je n’ai pas vraiment eu de moment cette année pour avaler deux ou trois livres en quelques jours (pas de long congé de maladie comme l’année passée, pas de vacances à la plage)

des livres documentaires:

  • David Wondrich, Punch. The delights (and dangers) of the flowing bowl
  • Jeff Berry, Sippin’ Safari. In search of th great “lost” tropical drink recipes… and the people behind them
  • David Wondrich, Imbibe
  • Brad Thomas Parsons, Bitters. A spirited history of a classic cure-all
  • Amy Stewart, The drunken botanist: the plants that create the world’s great drinks
  • Kim Gordon, Girl in a band
  • Tom Vater, Beyond the pancake trench. Road tales from the wild East
  • sur 15 (?) livres en tout, certains n’ont pas encore eu droit à un billet parce que j’ai pris du retard.

des expositions:

  • celle sur Tokyo au MOT de Tokyo
  • les expositions du printemps au palais de Tokyo à Paris, sur les artistes d’Asie du Sud-Est
  • et Who interprets the world ? au musée de Kanazawa

un spectacle de danse:

  • Speak low if you speak love de Wim Vandekeybus

des séries:

  • la deuxième saison de Halt and Catch Fire
  • les 4e, 5e et 6e saisons de The Good Wife
  • Puberty Blues
  • Mr. Robot
  • la dernière saison de Mad Men
  • la première saison de Fargo
  • la neuvième saison de Dr Who

Atypical ?

Récemment, un homme rencontré via un site de rencontres (ça n’a rien donné – je ne lui plaisais pas après moins d’une heure de conversation) m’a dit que j’avais un profil atypique et n’arrivait pas à me cerner. Je le savais déjà, il n’est pas très facile de me mettre dans une case précise mais n’est-ce pas le cas de beaucoup de gens ?

J’aime les musiques rock mais je ne vais plus trop à des concerts, parce qu’en fait, je ne suis plus autant la scène qu’avant. Surtout ne me parlez pas des artistes commerciaux ou hyper populaires, je n’aimerai pas. Cela pourrait être vu pour du snobisme mais c’est juste parce que je connais ce qui se passe derrière, les petits groupes, les découvertes, des musiques bien plus originales souvent, plus innovatrices (ou pas). Ne m’invitez surtout pas à des concerts de – au hasard – Muse ou Coldplay, dans des salles immenses mal sonorisées ou dans des stades. Mais si vous trouvez un petit groupe cool, je vous suivrai dans une salle minuscule – du moment qu’il y a un bar !

J’aime les musiques du monde mais ne parlez pas de djembé ou de groupes de chanteuses a cappella habillées en vêtements multicolores. J’ai horreur de ça. A force de matraquage d’artistes comme Cesaria Evora ou du Buena Vista Social Club, je ne peux plus les écouter (même si je reconnais leur qualité). J’ai aussi beaucoup de mal avec le côté « classique » de certaines musiques. Il est maintenant de bon ton d’assister à des concerts de musique persane ou indienne dans des salles renommées comme Bozar. C’est beau, vraiment, mais je m’ennuie. Donnez-moi plutôt de la pop cambodgienne, du gamelan indonésien ou du bluegrass américain – parmi tant d’autres.

Certains auraient tendance à me mettre dans la case rétro/rockabilly. Oui, j’aime les vêtements rétro mais je ne m’habille pas en vintage. J’aime les vieilles voitures mais je préfère conduire dans une Honda moderne. Et la musique ? à petites doses. Je ne trouve pas ça mauvais mais n’écouter que ça ? Ma maison et mon intérieur ne sont pas rétro du tout. J’ai quelques objets (pas beaucoup) mais j’aime ma cuisine moderne, ma table design et mon canapé en vague style art déco. Bref, je ne vis pas entièrement dans ce monde-là comme certains passionnés. J’aime trop d’autres choses pour me limiter. (Et puis une mauvaise langue m’a avoué que le milieu rockabilly est souvent bien beauf – ça fait peur).

En couture, je m’inspire de modèles rétro, des années 50 souvent, parce que j’aime ces formes et qu’elles me vont bien. Mais j’utilise des tissus actuels, avec des motifs qui souvent n’auraient même pas existé à l’époque. En fait ma plus grande inspiration du moment est Roisin, une blogueuse couturière anglaise dont j’ai déjà parlé.

Certains me mettent de suite dans la case « intello ». Oui un peu, je m’intéresse à des sujets peu connus, mais souvent c’est de la culture populaire comme le tiki ou la pop cambodgienne des années 60, pas les derniers bouquins de l’un ou l’autre philosophe ou sociologue dont je ne connais rien et qui me laissent sans mot si on en parle autour de moi. D’ailleurs, ces intellos me regardent de haut et me font bien sentir que je ne suis pas de leur monde.

Je suis sûre qu’il y a encore d’autres exemples mais ce sont ceux auxquels j’ai pensé. Et vous, dans quelle case vous met-on alors que ce n’est pas ça du tout ?