August

Callan Wink, August: ce roman suit August, d’abord jeune garçon dans une ferme du Michigan, vivant entre son père et sa mère qui se séparent. Celle-ci l’emmène au Montana, où il passe son adolescence, rejoignant l’équipe de football et découvrant l’amour avec une amie de sa mère. Il décide alors de ne pas poursuivre ses études et part travailler dans un ranch. Les premières pages reprennent une nouvelle déjà publiée dans Dog Run Moon et l’auteur développe l’histoire. Ce n’était pas ma nouvelle préférée, alors que j’avais adoré dans l’ensemble le style et les idées de Callan Wink, et du coup, j’attendais beaucoup de ce roman. J’ai été déçue: je n’ai jamais réussi à me passionner pour August, un jeune homme qui semble vivre à côté de sa vie. Les personnages secondaires m’ont semblé un peu cliché (notamment son ami Tim) et les rôles des femmes sont finalement assez peu développés. Il y a bien sûr les descriptions de la nature, tout particulièrement celle du Montana, mais ça n’a pas suffi et j’ai un peu trop compté les pages avant la fin. Je suis complètement passée à côté de ce roman (ça arrive parfois). Dommage !

Allez plutôt lire les avis très positifs d’Electra et Marie-Claude, qui ont adoré !

Callan Wink, August, Random House, 2020

Dog run moon

Callan Wink, Dog run moon: j’ai découvert Callan Wink grâce à Electra (elle parlait de son roman August), et je l’ai retrouvé dans la revue America – il parlait de ses rencontres avec Jim Harrison qu’il guidait dans ses aventures de pêche. Comme c’est « Mai en nouvelles », j’ai décidé de lire son recueil Dog run moon. Ce titre un peu déconcertant est celui de la première histoire, celle un peu loufoque d’un homme, Sid, qui a volé un chien et qui fuit, de nuit et nu, poursuivi par le propriétaire et son acolyte armé, Charlie Chaplin. Sa cavalcade lui lacère les pieds, et rend ses traces d’autant plus visibles, tout ça pour un animal qu’il a voulu sauver.

Il y a des incursions dans la nation indienne, il y a des histoires de gens simples, parfois un peu paumés, il y a de l’amour et des relations qui se terminent… Comme cet homme qui revient chaque année sur le site de Little Big Horn pour recréer la bataille en jouant Custer, assassiné par une indienne qui est également son amante, alors que sa femme est atteinte du cancer. Comme cet étang aux nénuphars où se commence et se termine la nouvelle autour de Terry, ce jeune garçon qui a commis un meurtre. Et puis, il y a cette dernière nouvelle qui raconte l’histoire de Lauren. Elle en a vécu des choses ! Mais c’est surtout le portrait d’une femme de 73 ans, apaisée, heureuse, malgré une vie aux nombreux rebondissements. Elle m’a touchée.

Plus largement, j’ai lu avec beaucoup de plaisir toutes les nouvelles, j’ai adoré cette juxtaposition de l’intime des personnages avec les paysages du Montana et du Wyoming, les rudes conditions de vie, la beauté de la nature. Le style est sobre, mais les mots sont puissants. J’en veux encore !

Un livre lu dans le cadre de « Mai en nouvelles », une activité organisée par Electra et Marie-Claude, et une lecture commune avec Ingannmic, qui a entraîné d’autres lecteurs et lectrices: Kathel, Une Comète, Krol