30’s fashion

Il ne reste que peu de temps mais si vous avez l’occasion, allez visiter l’exposition sur la mode des années 1930 au Musée du Costume et de la Dentelle de Bruxelles (c’est jusqu’au 1er février). Le musée est tout petit mais il y quelques belles vitrines qui permettent d’admirer des vêtements pour diverses occasions: robes de journée et de soirée, maillots et vêtements de sport, sous-vêtements et accessoires…

Une des caractéristiques de l’époque est la couture en biais, avec souvent de nombreux morceaux de tissu qui s’ajustent et s’emboîtent et c’est assez fascinant. La robe rouge par exemple a l’air toute simple de loin mais si on l’observe de plus près, on voit bien le travail du biais dans la partie haute du corsage.

Je n’ai fait que quelques photos au smartphone, mais cela donne une idée. Je vous renvoie aux articles de Stella Polaris et de Sublime Hortense pour plus de photos.

 

3 days in London (IV)

Pour ce dernier jour à Londres, j’espérais pouvoir aller aux Jardins de Kew mais j’ai appris dès le jour précédent qu’ils seraient toujours fermés suite à la tempête. J’ai donc fouillé dans mon mini-guide pour trouver une autre activité plaisante. J’ai longtemps hésité à aller à Camden Town mais finalement c’est le Victoria & Albert Museum qui l’a emporté pour ses collections de mode ancienne et récente.

En admirant toutes les robes et costumes dans la galerie circulaire, mon oreille a été attirée par des chansons que j’aimais dans les années 80, du Duran Duran, du Madonna… Il y avait une expo temporaire sur les créateurs de mode londoniens de ces années-là. Poussée par ma curiosité mais redoutant le pire, j’ai finalement été heureusement surprise par les vêtements exposés. Les styles étaient variés, expliquant différentes tendances (dont j’ai évidemment reconnu certaines) et accompagnés de panneaux explicatifs les mettant dans un contexte plus général. Voici une série de photos:

Après cette expo, je me suis encore un promenée dans le musée, essentiellement dans les collections asiatiques et dans la librairie, je me suis achetée quelques livres. La foule au restaurant (magnifique, ceci dit) m’a fait fuir et j’ai trouvé un endroit où manger dans la rue toute proche. Après avoir hésité avec un Thaï, j’ai finalement choisi un Libanais, dont j’ai surtout retenu le jus de fruits divin: pomme, menthe et gingembre.

Quelques magasins me tentaient du côté de Piccadilly Circus et c’est donc par là que je me suis dirigée en métro. J’ai parcouru les cinq étages du Waterstones en n’achetant pas un seul livre mais le calme de l’endroit m’a fait du bien. J’ai ensuite remonté Bond Street pour rejoindre Regent Street où je me suis rendue compte que la plupart des magasins intéressants étaient ceux que j’avais raté le jour précédent en me promenant dans Soho. Sauf que rien ne m’a tentée et je me retrouvais à ne plus trop savoir quoi faire avant de prendre mon train. Je suis finalement retournée à mon hôtel à pied pour passer le temps, j’y ai pris ma valise et j’ai rejoint la gare, les pieds en compote. Bref, un citytrip bien fatiguant (et un peu décevant parce que je n’ai pas pu visiter ce qui me tentait le plus) mais intéressant. Et instructif pour moi-même: je n’ai pas adoré être seule mais je sais maintenant que je suis tout à fait capable de profiter d’une ville et de découvrir plein de choses sans compagnie.

Forties fashion

Jonathan Walford, Forties fashion. From siren suits to the New Look: en commençant à coudre, j’ai voulu me plonger d’un peu plus près dans la mode vintage, surtout celle des années 40 (les années 50 suivront). En fouillant sur amazon et en lisant les appréciations, j’ai choisi ce livre de Jonathan Walford et j’ai bien fait ! Il est parsemé de très nombreuses photos et ne se limite pas à la mode française. L’auteur s’intéresse à ce qui se passe dans le monde par ces temps de guerre, incluant notamment un chapitre sur le Japon et le Pacifique. Il insiste tout particulièrement sur le rationnement et sur les pénuries de matières premières dont les conséquences sont importantes: plus de jupes larges, une poche au lieu de deux sur vestes et chemises, apparition de nouveaux tissus en synthétique comme la viscose (« rayon » en anglais), chaussures à semelles de bois ou de raphia pour épargner le cuir, etc. J’ai juste regretté le peu d’attention porté à l’après-guerre mais je suppose que ce sera mieux expliqué dans un livre sur les années 50.

Quelques photos pour vous donner envie !

How to dress with confidence

Je reprends ce titre de billet de Super Kawaii Mama parce sa réflexion m’interpelle et parce que j’avais justement abordé ce sujet avec Mademoiselle Catherine. Parce que moi-même je n’ose pas toujours m’habiller comme je le voudrais vraiment (un peu moins « classique » – je laisse les guillemets, je ne suis pas bcbg non plus – , un peu plus rétro, vintage, pin-up, et tout ça). J’ai plein de vêtements (deux-tiers de garde-robe ikea de 4m de large, remplie à ras bord), venant de plein de magasins différents, beaucoup de jupes, quasi pas de pantalons, beaucoup de t-shirts et de pulls, quelques chemisiers – et des chaussures en quantité non négligeable.

J’ai la chance de travailler à un endroit où je ne suis pas limitée au tailleur – talons, mais du coup, le code vestimentaire (peut-on appeler ça un code ?)  est très très cool, très jeans, pull (polaire même), t-shirt, souvent sans aucune frivolité ni couleur pétante, garçons et filles confondus. Attention, je ne généralise pas mais les exceptions sont rares. Et ça va aussi dans le sens néo-hippie, jupes à fleurs et volants ou jeans et t-shirts plein de trous. J’aime bien m’habiller mais je n’en fait jamais trop pour aller travailler, donc si la jupe et le chemiser font fifties, je ne mettrai pas les talons assortis ni le rouge à lèvre rouge, ni les bijoux qui vont avec. Même comme ça, j’ai de temps en temps droit aux commentaires, et même s’ils sont positifs (le directeur général m’a félicité pour mes efforts vestimentaires), ça indique bien que ce n’est pas habituel de faire un effort sur ses vêtements dans ce milieu (socio-culturel, comme on dit). Et puis, si on voit plus large, la Belgique a toujours été un pays peu innovateur, très pèpère, très conventionnel (il suffit de voir la garde-robe de la princesse Mathilde), très bcbg où dès qu’on sort du lot, on a droit à plein de commentaires en rue, par les p’tits cons frustrés en premier (et dieu sait qu’il y en a dans mon quartier).

Bref, tout un problème de confiance en moi, qui est d’ailleurs généralisé, mais je me soigne… Je reprend donc les solutions de Super Kawaii Mama:

– So what to do? Firstly, reevaluate your thinking: en effet, les autres sont peut-être jaloux, tout simplement !

– Secondly, change your audience: bonne solution, que je commence à appliquer. Non, mes collègues ne vont pas changer, mais si d’autres personnes (en vrai et sur des blogs) apprécient mon style, je me sentirai soutenue. Je discutais d’ailleurs de ce sujet avec une fille au look pin-up qui avait dépassé ce stade et s’en foutait qu’on la regarde au bureau, où ils étaient tous plutôt comme au mien.

– Thirdly, be the you YOU want to be, it is your civic duty!: et oui ! tout à fait vrai. C’est comme être femme, à part entière, sans se laisser manipuler par les hommes… (je suis aussi en train de lire King Kong theorie).

Et je rajouterais ceci: pour me faciliter les choses, faire un grand tri de ma garde-robe et virer tout ce que je ne mets plus et tout ce qui ne correspond pas au style voulu. Mais ça, c’est une autre histoire !

Je cherchais une jolie photo, celle-ci me plaît bien avec son côté tiki même si ce n’est pas ma robe préférée du site pinupgirlclothing: