Ressac

Diglee, Ressac: au coeur de l’hiver 2020, Maureen Wingrove alias Diglee décide de passer un moment seule, dans un couvent en Bretagne. Son beau-père vient d’avoir un grave accident de voiture, lié à des crises psychotiques, et elle souhaite se couper des réseaux sociaux, un peu dépassée par le monde qui l’entoure. Ressac est le journal de cette parenthèse, de cette introspection, de ce regard sur elle-même et ses proches. Elle passe ses journées à observer la nature, l’océan surtout; elle décrit le monde qui l’entoure, la nature, la météo très changeante. Et puis, elle n’est pas vraiment toute seule: il y a quelques autres femmes qui sont là aussi. Elles se succèdent en fait, et elles racontent en partie leur histoire, faisant écho à celle de l’auteur.

C’est un coup de coeur; c’est un livre que j’aurais aimé écrire. Il est très personnel et en même temps, je pense que beaucoup de personnes peuvent y trouver quelque chose. C’est un livre qui se lit en apnée, en une fois, ou presque. Il donne envie de partir aussi, pour quelques jours, loin de tout, et surtout près de la mer. J’ai déjà lu beaucoup de récits personnels et de mémoires et les derniers étaient particulièrement mauvais et superficiels. Ici, rien de tout cela: Diglee touche droit au coeur.

Self contained

Emma John, Self contained. Scenes from a single life: ça me disait bien de lire les pensées d’une autre femme célibataire ! Mais disons le tout de suite, je n’aurais pas dû, je me suis ennuyée, j’ai même passé quelques lignes, espérant trouver un intérêt dans ce livre avant la fin. Je n’ai rien contre l’auteur, qui est au début de la quarantaine quand elle a écrit ce livre (pendant le confinement), mais la seule chose qui la démarque un peu de toutes les madames-tout-le-monde, c’est qu’elle vit seule. Si j’avais écrit ma vie, ce serait tout aussi ennuyeux. Emma John raconte donc sa scolarité dans une école pour filles (ah tiens, moi aussi), ses études où elle s’entoure surtout de garçons, son groupe d’amis qui se distend avec les mariages et maternités, ses quelques relations amoureuses (oui, elle en a eu, comme moi d’ailleurs), son boulot de journaliste, son amie atteinte du cancer dont elle s’occupe, le cancer de sa maman, le mariage de sa soeur et très vite son nouveau rôle de tante… J’avais été attirée par la quatrième de couverture qui parlait des voyages en solo, mais ce thème n’est pas vraiment développé. Bref, j’ai perdu mon temps, il n’a pas réussi à me faire sourire, ni à m’identifier à elle, et pourtant il y avait un certain potentiel… Je me laisse à chaque fois avoir avec ce genre de livres, et chaque fois, je me dis que je dois arrêter de les acheter ! Mais parfois, il y a une perle dans le lot, et donc je continue.