A burlesque Valentine weekend

Samedi: découverte du nouvel endroit ouvert par Laurence B., le bar en-dessous du Shamrock. Soirée complètement désorganisée, une honte pour les artistes. Heureusement, Minnie Valentine s’en sort bien: très belle prestation de It’s oh so quiet en faisant éclater des ballons cœurs et mystérieuse incarnation de Mata Hari sur Massive Attack. Agréable soirée de discussions entre filles, avec la Princesse et Armalite, et leurs chéris. Chéris (y compris celui de Minnie) qui s’amusent à comparer leurs iPhones ou apparentés. Quelques passages plus compliqués pour moi, voyant diane rentrer dans sa bulle, mais en étant si bien entourée, mon malaise passe vite… Pour une critique plus complète du spectacle, l’article d’Armalite résume bien mon point de vue.

Lundi: chocolats et petite culotte à froufrous Mademoiselle Jean. Puis soirée burlesque à l’Archiduc, en compagnie de Maja, Catherine et sa cousine. Succès de foule: même arrivés vers 19h45, plus aucune place assise. Petite hésitation, mais nous restons, debout au premier rang contre la « scène ». Arrivée de la flamboyante Lady Flo pour une présentation des différents numéros et quelques chansons romantiques. Autres chansons croonées par George Bangable, Patrick Ouchène, Benvis et Miss Lolly Wish. Une première boylesque par Mitch Tornade en Dracula assoiffé de sang. Lada Redstar, une fille de la marine aux cheveux flamboyants. Une fille garçonne en haut de forme, Mademoiselle Cigarette. Miss Lolly Wish maniant avec grâce des éventails de plumes. Et clou du spectacle: Lada Redstar en insecte géant aux couleurs chatoyantes, aux plumes rebondissantes et virevoltantes, s’effeuillant couche par couche pour ne laisser que quelques strass verts… Maurice et Eddy sont aux anges… Une coupe de champagne pour terminer cette scintillante (quoique fort enfumée) soirée et une très belle Saint-Valentin que je n’oublierai pas de si tôt !

Asia in Paris

Le thème principal de ce citytrip à Paris aura été l’Asie. Ce n’était pas vraiment prémédité mais ce n’est pas étonnant quand on connait notre passion pour ce continent. Avec une touche d’Océanie et de tiki pour compléter le tout.

Etape 1: le Japon. A peine arrivés (en retard, notre Thalys étant resté coincé plus de 20 minutes en rase campagne), il était l’heure de manger. Pas de connexion internet mais un vague souvenir qu’il y avait un bon restaurant japonais près de l’hôtel, restaurant renseigné par François Simon sur son blog. J’avais complètement oublié l’adresse, mais pas diane avait retenu que c’était dans la même rue que la rédaction du Mad Movies ! Hotaru, donc, rue Rodier 18, 9e. Quand nous arrivons, il n’y a encore personne mais le resto se remplira vite. Nous sommes accueillis en japonais (et en français). La carte comporte plein de bonnes choses: diane opte pour des California rolls, moi, pour la formule du midi qui comprend deux petites entrées (du saumon mariné avec  des algues et des pleurotes marinées), un plat au choix (des sashimis), du riz et une soupe. Nous accompagnons le tout d’une Kirin et d’une Sapporo – les autres bières à la carte étaient de la Kwak et de la Faro !

Statues Khmères et œuvre contemporaine du pakistanais Rashid Rana

Etape 2: toute l’Asie. Je rêvais depuis des années d’aller au Musée Guimet ! Trop grand pour tout visiter en une fois, nous nous sommes concentrés sur certaines régions: l’Asie du Sud-Est, le Tibet et le Japon. J’ai des sentiments assez partagés par rapport aux collections cambodgiennes. Si vous n’avez jamais été dans ce pays, ça vaut la peine de visiter le musée. Dans mon cas, j’ai éprouvé une certaine tristesse de voir ces bas-reliefs et statues arrachés, sciés, découpés des monuments, à une époque où régnait le colonialisme et le non-respect des populations locales. L’exemple du Banteay Srey (un des ensembles du site d’Angkor) est tout particulièrement prenant: sur place, il paraissait pillé, violé, et les Khmers n’ont pas l’argent pour créer des copies des parties volées comme la fresque du Parthénon. On pourra me rétorquer que c’est par esprit de conservation, que cela aurait de toutes façons disparu. Peut-être. Mais à ce point-là ? Malgré cela, il s’agit d’un magnifique musée dans lequel je reviendrai avec plaisir.

Etape 3: Asie du Sud-Est. Ou notre repas dans le restaurant du musée Guimet: curry thaï et assortiment de petits plats asiatiques.

honte sur moi, j’aurais dû faire un effort vestimentaire…

Etape 4: Asie du Sud-Est. En cherchant « Paris insolite » sur Google, je suis tombée sur un site qui parlait du jardin tropical du Bois de Vincennes, parc plus ou moins laissé à l’abandon qui avait accueilli l’exposition coloniale de 1907 mais aussi un centre de recherche en agronomie tropicale (plus d’infos sur ce site). Il est situé aux limites de Paris, à Nogent sur Marne mais une station du RER est toute proche. L’endroit tentait Stella Polaris et nous nous sommes donc retrouvés là pour une promenade bien agréable et quelques photos. Le lieu est un peu décevant, fort petit finalement et les anciens pavillons trop délabrés pour qu’on puisse les visiter. Mais je dirais qu’il y a du potentiel !

Etape 5: la Chine. Nous avions envie de boire un verre au China, décrit comme « palais colonial » mais nous étions trop tôt. Je retiens l’adresse pour une prochaine fois. (50, rue de Charenton, 12e).

Etape 6: j’insère ici la visite de l’atelier de Gustave Moreau, situé à deux pas de notre hôtel. Peu de rapports avec l’Asie même si les fines arabesques de son trait pourraient faire penser à certaines découpes orientales ou khmères. Cette belle et grande maison privée donne une image assez précise de la vie quotidienne d’une famille aisée pendant la seconde moitié du 19e siècle et d’un atelier d’artiste. Y sont regroupées un grand nombre d’études et d’œuvres (inachevées), pendues dans chaque recoin comme cela se faisait à l’époque. Petite fille, j’avais été fascinée par ses peintures et je le suis toujours.

Maurice n’est pas rassuré auprès de ce masque d’une île du Pacifique

Etape 7: Asie et Océanie. Une autre des raisons principales de cette visite à Paris était le musée des arts premiers du quai Branly dont rien que le mur végétal me tentait depuis des années. Le bâtiment conçu par Jean Nouvel est immense mais semble flotter sur un jardin qui se laisse découvrir par morceaux, au détour d’un parterre de joncs ou de bambous. A la recherche de tikis, nous sommes partis à la découverte de la partie sur l’Océanie, regroupant de nombreux objets rituels et usuels des îles du Pacifique. Commençant à fatiguer, nous avons plus ou moins survolé la partie asiatique même si les nombreux costumes des minorités ethniques du sud-est asiatique sont fascinants. L’Afrique et les Amériques seront un but pour une prochaine visite car ce musée foisonnant vaut vraiment la peine de s’y attarder. La muséographie est agréable, alternant différents types d’objets, images et sons. Vers 14 heures finalement, nous nous sommes dirigés vers le café-restaurant du musée pour y manger un plat africain pour diane et un plat français – le seul du voyage -, une salade niçoise, pour moi, le tout avec une belle vue sur la Tour Eiffel qui donnait le vertige à mon homme juste à la voir…

le jardin japonais, avec deux intrus

Etape 8: Japon et Chine. Il ne nous restait que peu de temps avant de prendre notre train mais nous étions à proximité des Galeries du Panthéon Bouddhique regroupant les collections de statues ramenées par Emile Guimet lors de ses voyages en Chine et au Japon. Je me rends compte que ces styles de statuaire ne me plaisent/parlent pas trop, moi qui suis habituée à des Bouddhas thaïs et khmers, au formes beaucoup plus douces et élancées. Mais peu importe, le but principal de la visite était pour moi le petit jardin japonais caché à l’arrière du musée, un dernier moment de calme et de sérénité avant de rentrer à la maison et plein d’idées pour mon jardin.

Paris: hotel Joyce

Où dormir à Paris ? Deux personnes nous avaient conseillé le Mama Shelter mais sa situation fort excentrée dans un quartier peu intéressant nous a découragés. J’ai alors fouillé booking.com pour trouver un hôtel dans la catégorie « design » et qui serait mieux situé. C’est l’offre très attrayante de l’hôtel Joyce qui m’a convaincue (l’hôtel a ouvert récemment et le petit déjeuner est offert !). Et si jamais c’est complet, il a un petit frère en face, l’hôtel Monterosa, en tous points similaire. Nous nous sommes donc retrouvés dans le 9e, entre Pigalle et les Galeries Lafayette, et entre trois lignes de métro, toutes à moins de dix minutes à pied.

La chambre, après que Maurice et Eddy y aient foutu le boxon – et le lit qui paraît bien plus petit qu’il ne l’est en réalité

Le hall d’entrée est joliment décoré, très lumineux, avec différents objets design et un comptoir d’accueil avec des tours Eiffel rouges et blanches. Notre chambre au 5e étage n’était pas très grande mais bien aménagée, avec une belle salle de bain (y compris des savons bio). Connexion wifi dans le hall, connexion par câble dans les chambres, une télévision à écran plat avec plein de chaînes françaises et internationales et un iHome pour y recharger son iPod ou iPhone et écouter de la musique. Je dirais juste que pour des personnes habituées à dormir dans un grand lit d’1m60, le lit était fort petit, la mollesse du matelas n’arrangeant pas les choses. Il paraît que j’ai tenté à plusieurs reprises de coloniser tout le lit et d’évacuer diane qui me gênait ! Dès la deuxième nuit, je m’étais habituée…

Petit déjeuner relativement simple mais de bonne qualité: pain, viennoiseries, céréales, fruits, yaourt mais peu de fromages et charcuteries et pas de légumes ni oeufs (à part quelques oeufs durs). Tout cela était cependant suffisant pour nourrir mon petit ventre affamé du matin et tenir jusqu’à l’heure du midi sans grignoter.

Bref, je recommande, tant qu’il y aura des promotions internet (le prix affiché dans l’hôtel tourne autour des 220€, nous avons payé environ la moitié) et pour qui n’a pas peur de dormir dans un lit étroit (ou prenez des lits jumeaux).