Wild

9782264062208Cheryl Strayed, Wild: j’avais repéré ce livre sur différents blogs – je ne sais plus trop lesquels – mais j’ai été convaincue par les commentaires très positifs. Cheryl Strayed décide sur un coup de tête de parcourir à pied la Pacific Crest Trail, un chemin suivant les crêtes du Pacifique, partant de la frontière mexicaine, traversant la Californie, la Sierra Nevada, l’Oregon, l’état de Washington et se terminant à la frontière canadienne. Elle est totalement inexpérimentée et affublée d’un sac à dos bien vite baptisé « Monster ». Elle essaie d’oublier que sa vie est un désastre: sa mère est décédée d’un cancer, elle vient de divorcer parce qu’elle a trompé son mari de nombreuses fois, notamment avec un homme qui lui a fait découvrir la drogue. Sa randonnée est une fuite, une manière d’oublier dans l’effort. Car les 1700 kilomètres qui l’attendent ne seront pas de tout repos. Pendant 500 pages, Cheryl Strayed raconte son passé et sa marche et les deux sont passionnants. Elle se dévoile sous toutes ses facettes, celle d’une femme perdue et sensible mais aussi celle d’une femme forte qui arrive à se créer une nouvelle vie. J’ai adoré récit qui mêle émotions et description d’une nature superbe, et cela m’a poussé à regarder le film de Jean-Marc Vallée avec Reese Witherspoon – un film qui ne rajoute pas trop d’éléments accrocheurs. J’en ai aussi profité pour faire quelques recherches sur le PCT, lisant au passage des récits d’autres personnes qui l’ont parcouru.

Book_RATING-45

Short diary of the week (180)

Lundi: traîner au lit après une digestion un peu difficile, peu importe – c’est congé !, en profiter pour quelques courses administratives et pour le swap, une tisane au gingembre, de la couture: les plis ça prend du temps, de la lecture mais sans aucune concentration, sauvons plutôt la reine lapine, un plat de poulet au chutney à la coriandre, le retour de Black Sails, Call the Midwife

Mardi: ce nouveau rideau de douche si joli est totalement perméable, si tout va bien je peux lire 10 pages par trajet – ce qui fait 20 pages par jour – ce qui me fera un peu plus de deux semaines pour lire ce Joyce Carol Oates, est-ce que j’aurais acquis un nouveau rythme dans le travail ?, les températures oscillent entre 2 et 3° – je n’aime pas ça, TBBT S02E01, Vikings, Sweet/Vicious

Mercredi: râler sur le chef jamais là, plein d’idées de romans à lire, Taboo, Sweet/Vicious

Jeudi: angoisser, finalement la mammographie se passe très bien et les résultats sont rassurants, tenter de rattraper mon retard mais ce serait plus facile si le programme voulait bien coopérer, frôler la crise de nerfs, rentrer vidée, m’affaler dans le canapé pour les deux derniers épisodes de la saison 4 de Vikings

Vendredi: ma voiture peut enfin être garée dans la rue en toute légalité – j’aurai pris mon temps pour régler cette affaire de carte de parking, commencer à m’impatienter, commencer à m’énerver, j’étais censée avoir rdv avec mon chef à 10h, il se pointe à 11h – il avait oublié, bref c’est reporté une seconde fois, au moins je peux avancer dans mon boulot, rentrer épuisée et avec mal de tête, ça prend du temps d’enlever toutes les arrêtes d’un filet de truite, Wagon Master (John Ford, 1950) – un peu court et avec des ellipses un peu trop marquées mais pas mal

Samedi: aller au marché pour des pamplemousses non traités, ramener également des tulipes rouges et deux romans, rentrer alors que la pluie commence, terminer de coudre la robe blanche, lire, Operation Mekong (Dante Lam, 2016): des bons et des méchants et plein d’action – que demander de plus quand on veut mettre son cerveau en vacances ?

Dimanche: une liste de 12 petites choses à faire pendant la journée, de la couture avec beaucoup de chipot pour mettre ce patron à ma taille – ce n’est pas gagné, préparer de la liqueur de pamplemousse et d’oranges sanguines pas très sanguines, de la lecture – un peu, j’aurais fait 7 des 12 choses, The 100 – début de la quatrième saison, Sweet/Vicious – deux épisodes

Postcards of Santiago (III)

La cathédrale domine la ville. Des restes d’art roman mais surtout l’exubérance baroque impressionnent, tout comme les sons de cloche qui sont sombres et menaçants. Ici, Dieu est maître, pas question de pécher. Une foule de pèlerins est arrivée à bon port et se recueille une dernière fois; dans une des chapelles, un prêtre japonais dit la messe à une vingtaine de touristes. Les femmes ont revêtu des voilettes en dentelle blanche. Je regrette les cierges et leur odeur; ils ont été remplacés par de fausses bougies électriques, créant une ambiance proche du lunapark. Pour un euro, toute une rangée s’allume…

Encore des églises. Chaque ruelle en cache une nouvelle. Certaines sont plus imposantes que d’autres, certaines sont bien entretenues, certaines voient des arbustes pousser sur leur façade. Certaines sont populaires auprès des pèlerins: ils peuvent y faire signer leur diplôme de marcheur.

Et puis, surprise: un bâtiment sans étage, qui a l’air ancien mais qui ne l’est pas, et beaucoup d’animation. Les habitants se pressent autour des étals du marché couvert. Les paysannes viennent vendre leurs surplus à l’extérieur, écossant des haricots tout en commérant avec leurs voisines. De beaux poissons, des viandes et des charcuteries diverses, des fromages en forme de tétons, des légumes, des fruits… Tout donne envie. Les poulpes cuisent dans la marmite tandis que le patron de la gargote range ses bouteilles de vin. Mais il est trop tôt pour manger, les rythmes espagnols ne sont pas les mêmes que ceux de l’Europe du Nord…