Let’s cook our books #9: Soba noodles with aubergine and mango

a7f93f8084c18e98e505b680a678953f_zpsiwwlepze

J’ai testé une nouvelle recette de Plenty, de Yotam Ottolenghi. Je cherchais une idée pour utiliser de l’aubergine et le mariage avec la mangue me tentait bien. Au départ, je comptais laisser tomber les nouilles soba et ajouter des scampis, mais au final, j’ai suivi la recette telle quelle (même si je n’ai sans doute pas tout à fait gardé les proportions). Je n’ai pas adoré l’huile de sésame dans la sauce et je me dis que ce serait meilleur avec un accompagnement plus typiquement Asie du S-E, c’est-à-dire citron vert, piment, sucre et sauce poisson (c’était ici vinaigre de riz, huile de sésame, sucre, ail et piments). J’ai eu peur de ne pas être rassasiée, et c’était en effet un peu juste au niveau quantité mais je n’ai pas eu faim. A refaire !

Canard tiki et sa salade crunchy ou la recette qui n’est qu’un prétexte pour parler d’autres choses

Je n’ai pas encore beaucoup écrit sur mes préférences culinaires . Je ne suis pas une grande pâtissière ni une grande suiveuse de recettes compliquées comme celles d’Hélène Darroze. Quoique à chaque congé, je me dis que je devrais expérimenter des plats qui prennent plus de temps. Mais j’aime cuisiner, même quand ça doit aller vite, j’essaie de ne pas répéter trop les mêmes choses, peut-être à cause des menus fixes de mon enfance. Et puis pas de cuisine française compliquée, mais quel plaisir de prendre du temps pour faire son curry rouge cambodgien soi-même après l’avoir appris dans un cours de cuisine à Battambang au Cambodge, littéralement sur le trottoir !

Bref tout ça pour dire que de temps en temps, certaines combinaisons improvisées sont parmi les plus réussies. Comme celle de ce dimanche. Prenons donc un magret de canard que l’on rissole à la poêle, ajoutons-y à mi-cuisson la mangue découpée en petits morceaux qui traînait là depuis quelques jours et en accord avec celle-ci quelques lampées de Passoã Mango (ne hurlez pas, en fait comme ça, c’est très bon !). D’où le côté tiki de la recette.

Pour accompagner la viande au goût certain, adoucie par la mangue fondue, innovons avec un paquet de salade « crunchy » du Delhaize (radis, roquette, carottes, brocoli, chou blanc). Un peu simple tout ça, sauf si on l’améliore à la manière thaie: quelques feuilles de coriandre, quelques feuilles de menthe (menthe Marrakesh, menthe basilic, menthe sans nom des petits pots bio du Delhaize), quelques feuilles de basilic thai (basilic cannelle, sweet basil, basilic Siam Queen et basilic Queen of Sheba), des cacahuètes écrasées pour un peu plus de « crunch », un jus de citron vert pour le « zing », un peu d’huile, un peu de sauce poisson et un piment rouge pour le « tang ». Le côté aromatique des herbes, le « zing » et le « tang » se marient parfaitement bien avec la viande et la mangue ! Le temps qu’on s’en rende compte, le plat était mangé… pas de photo donc pour illustrer tout ça.

PS 1: la culture tiki est typiquement américaine: dès 1934, Don The Beachcomber crée un restaurant à thème polynésien à Hollywood mais c’est surtout après la seconde guerre mondiale que les G.I.’s qui avaient combattu dans le Pacifique voulurent recréer un peu d’exotisme chez eux. D’où l’apparition de nombreux restaurants « tiki » servant nourriture exotique (en fait, de la cuisine chinoise un peu adaptée) et cocktails au rhum et aux fruits. (quelques infos ici)

PS 2: je n’ai pas de jardin, juste une petite cour dans laquelle je peux malgré tout assouvir mes besoins en jardinage et cultiver toute une collection d’herbes aromatiques, en particulier le basilic dont j’ai semé une dizaine de variétés au printemps.

PS 3: l’image vient du très beau site Arkiva Tropika qui rassemble des menus, cartes postales et autres papiers éphémères sur le thème polynésien.