Enfants de la poussière

0527-cover-moccasins-532479cd6ef4dCraig Johnson, Enfants de la poussière: une jeune Asiatique est découverte assassinée au bord d’une route. Le coupable a l’air évident: un grand Indien mutique qui vivait tout près, sous un pont, et qui était en possession du sac à main de la victime. Sauf que pour Walter Longmire, cela ne semble pas aussi évident. Il commence l’enquête, accompagné de son équipe de police et de son ami de toujours, Henry Standing Bear. Elle le mènera vers le passé, vers son passé de militaire au Vietnam. Après une enquête en ville, ce livre-ci marque le retour dans le Comté d’Absaroka, pour mon plus grand plaisir. Les paysages rudes du Wyoming ont l’air superbes et prennent comme toujours part dans l’histoire. Et ils sont ici entremêlés avec ceux du Vietnam. Bref, cet épisode des enquêtes du shérif Longmire avait tout pour me plaire.

L’Indien blanc

cvt_lindien-blanc_9401Craig Johnson, L’Indien blanc: le shérif Longmire accompagne son ami Henry Standing Bear à Philadelphie où vit sa fille. Il ne verra celle-ci qu’à l’hôpital, dans le coma, suite à une sérieuse agression. Il va évidemment tenter de dénouer les fils du mystère en collaborant avec la police locale mais en agissant aussi de son côté. Ce troisième roman policier de la série Longmire se passe donc dans un paysage urbain, loin de la nature du comté d’Absaroka. Et c’est sans doute ce qui m’a le plus manqué – ces grands espaces. Ici tout est en béton et traversé d’autoroutes, un milieu peu habituel pour un cowboy. Cela n’empêche pas L’Indien blanc d’être un bon récit policier, un peu lent comme à l’habitude, mais avec une intrigue bien ficelée et à l’humour certain.

Le camp des morts

couv rivièreCraig Johnson, Le camp des morts: après une mauvaise passe dans le choix de mes lectures, il me fallait une valeur sûre. Je suis retournée avec plaisir aux aventures de Walt Longmire, shérif du comté d’Absaroka dans le Wisconsin. Quand Mari Baroja meurt à la maison de retraite de Durant, l’ami de Longmire, l’ancien shérif Lucian Connally, suspecte un meurtre. Longmire se met à enquêter, assisté de son ami Henry Standing Bear, et retourne ainsi cinquante ans en arrière pour démêler l’histoire qui se complique de jour en jour, parsemée de péripéties et de cadavres. La neige est omniprésente et ne facilite pas les recherches. Comme dans le premier volume, Craig Johnson ne se dépêche pas dans son histoire – les premières cent pages sont même plutôt lentes – mais il a l’art de décrire la nature et le rude climat des Hautes Plaines du Wisconsin. Il faut toujours lire une série de romans policiers qu’on retrouve avec bonheur à chaque volume, et c’est le cas de celle-ci.

Little Bird

couv rivièreCraig Johnson, Little Bird: comme je suis passionnée par les aventures du shérif Longmire en version série tv, et que celle-ci touche bientôt à sa fin, il était évident pour moi de prolonger le plaisir en entamant la lecture des romans. Il y a pas mal de différences mais l’esprit reste le même. Walt Longmire est le shérif du comté d’Absaroka, dans le Wyoming. En fin de carrière, il est assez désabusé et légèrement alcoolique. Il ne prend plus vraiment soin de lui jusqu’à ce que son meilleur ami, Henry Standing Bear, décide de prendre les choses en main. En même temps, le calme du comté est brisé le jour où des chasseurs découvrent le corps sans vie de Cody Pritchard. Ce jeune homme, ainsi que trois de ses amis, avait été condamné avec sursis deux ans auparavant pour le viol de Little Bird, une jeune fille indienne aux capacités limitées. Longmire, marqué par ce procès, est obligé de sortir de sa léthargie pour enquêter. Plus encore que dans la série, les paysages sauvages du Wyoming tiennent une place importante, et sous la plume de Craig Johnson, ils prennent vie. L’auteur décrit également avec finesse les relations entre les Blancs et la communauté cheyenne. Il y a certes certaines longueurs – l’enquête n’avance pas très vite – mais elles ne m’ont pas parues pesantes. Je retrouverai donc avec plaisir le shérif dans les prochains volumes (il faut toujours suivre une série de détectives et j’avoue avoir été un peu lassée par Dave Robicheaux et la Louisiane décrite par James Lee Burke).

Short diary of the week (176)

Lundi: un très long rêve avec une longue histoire, oh mais il fait tout blanc !, sortir les ballerines Crocs en plastique, recevoir mes nouvelles chaussures Chie Mihara et les enfiler de suite – elles serrent un peu, les fêtes sont finies – on peut parler d’autre chose ?, des distractions, les chaussures serrent déjà moins, Agent Carter, Longmire

Mardi: une longue journée au bureau, et donc préparer un bouillon dashi, une succulente soupe japonaise, Agent Carter – 3 épisodes et le fin de seconde saison – un peu triste de quitter les jolies robes de Peggy

Mercredi: un midi très animé et digne d’anthologie, tester un nouveau programme et trouver des failles partout – mais c’est normal, des tissus sombres alors que je cherchais du rouge – toujours aussi difficile à trouver, Westworld, Longmire

Jeudi: terminer les dernières pages de mon roman au bureau, me rendre compte que le mail d’invitation à la formation de lundi n’a jamais été envoyé, une légère jalousie, un plat de comfort food, Vikings, Longmire, une crise de larmes et un billet instantané

Vendredi: les marmottes ont tout compris, plus un kilo – comme ça – en une nuit ?, croiser le chat noir, sortir pour faire des courses, croiser le chat noir, ok je fais une présentation lundi mais ce n’est pas pour ça qu’il faut venir demander tous les jours si ça va bien aller, une invitation avec un commentaire risible, des maux de tête, Westworld, Longmire

Samedi: de la neige, de la bruine, du verglas, mon surgélateur est assez rempli pour survivre un weekend, lessive de tissus, écrire des billets en retard – mais toujours pas le récit de voyage, finir de coudre une jupe droite basique, de la lecture mais m’éparpiller entre trois livres, un peu de King Rabbit, préparer un Pago Pago pour le blog et me rendre compte que je l’avais déjà publié il y a un an, steak frites, Yellow Sky (William Wellman, 1948) – un film très silencieux – sans musique – et aux images très travaillées au niveau des ombres et de la lumière

Dimanche: avoir la flemme de sortir pour aller à la zumba, me rattraper avec 40 minutes de vélo d’appartement (TBBT S01 E13&14), faire une chute de tension sous la douche, hésitations, que commencer en couture ? le nécessaire ou l’accessoire ?, commander des tissus plutôt, commencer l’accessoire, terminer un livre, prendre un moment avec King Rabbit, être fatiguée même avant que le film ne commence, l’abandonner après une bonne heure

Short diary of the week (170)

Lundi: un sommeil un peu mouvementé mais finalement je suis assez reposée pour commencer cette nouvelle semaine, un métro bondé, un tram bondé, les personnes très extraverties m’énervent profondément, et ça se confirme, une conversation de midi interrompue par un truc du genre: « regardez-moi, je suis là ! », le début des maux de tête, les maux de tête qui disparaissent une fois rentrée, mise à jour d’ordinateur en même temps que la préparation d’un plat et d’un cocktail, rentrer la fougère arborescente, Masters of Sex, Agent Carter – fin de la première saison

Mardi: sortir la fougère arborescente, un épouvantail – ou en tous c’est à quoi ressemblait cette femme pourtant bien mise, une matinée productive – une après-midi qui l’est moins, prendre mon courage à deux mains malgré le mal de tête et les courbatures, TTBT S01E05, Longmire, le retour de Masterchef The Professionals sur la BBC

Mercredi: ce besoin qu’on les gens de tout décortiquer, encore une caractéristique de mon introversion: laissez-moi digérer toute seule, le boulot remis au lendemain pour question d’incompétence d’un collègue – une fois de plus, ce moment où je râle sur tout y compris la pluie et le froid – mais ça ne dure pas très longtemps, comment améliorer un cocktail insignifiant avec des bitters tiki et de la teinture de piment, Longmire, Masterchef The Professionals

Jeudi: sortir – entendre du bruit – me retourner – voir mon voisin désagréable – lui dire bonjour mais juste fuir pour ne pas avoir à lui parler alors que je sais qu’il prend le même métro que moi, le jeudi est le vendredi de cette semaine – ce qui veut qu’il y a toutes les petites tâches à terminer, faire quelques courses chez Marks & Spencer, Longmire, Masterchef The Professionals

Vendredi: réveillée tôt et avec un début de mal de gorge, quelques transactions depuis le canapé, de la couture un peu bâclée sur la fin, de la lecture, un film – Mékong Stories – un peu trop arty à mon goût – mais une furieuse envie de retrouver le Mékong

Samedi: me réveiller pendant la nuit avec la gorge en feu, préparer une infusion aux épices, aller chez mon papa qui n’est pas trop en forme non plus, fuir à cause de l’odeur de graisse de frites qui me rend malade, une après-midi pas très productive dans le canapé mais l’iPad est nettoyé – ça vaut vraiment la peine d’effacer et réinstaller des apps qui prennent trop de place, aucune concentration devant le film que je voulais voir, zapper et me rendre compte que les programmes tv ne se sont pas améliorés un samedi soir, me mettre sous la couette avec un livre qui a l’air bien plus passionnant que le précédent

Dimanche: me réveiller en pleine nuit à cause de mes maux de gorge, malgré ce que je pensais je n’ai pas vraiment de fièvre, laisser tomber la zumba, espérer être guérie très vite, me traîner, avoir de la fièvre, envie de rien, me sentir misérable et abandonnée (alors que ce n’est vraiment pas très grave), retenter le film chinois et abandonner au profit de Class et de Longmire

Short diary of the week (164)

Lundi: puis-je dire que ce mail est une insulte à mon intelligence ? – ou comment bien commencer la semaine, discutons rhums pour oublier ça, des maux de ventre suite à la prise du magnésium, toujours ces longues après-midi, chercher des idées de nouvelle série à regarder, écouter les propositions du Golb qui me propose Longmire et puis finalement regarder Agent Carter pour les jolis vêtements, The Americans

Mardi: congé un mardi – c’est bizarre, il fait sérieusement froid ce matin, un chat noir m’observe depuis la table de jardin, quel est-ce bruit strident ?, oh l’alarme fait des siennes, récupérer mon nouveau passeport, quelques fournitures de couture, un rendez-vous vite réglé, terminer mon roman au jardin, l’alarme est réparée, couture, même pour un pantalon je ne sais pas me tenir à un patron, un essai de plat mais trop de cumin, Masters of Sex, Anthony Bourdain Parts Unknown à Hanoi – l’épisode où il mange avec Obama, commencer un nouveau roman

Mercredi: aucune énergie, un gros doute sur ce roman mais continuons encore un peu, traîner au bureau plutôt que de traîner en ville, retrouver des amis bloggueurs culinaires au Yi Chan, parler parler boire manger parler, nous sommes tous atteints de collectionite aigüe – de choses différentes, dégustation improvisée d’excellents whiskys japonais, me sentir mal à l’aise dans le métro à cause d’un homme hyper-excité et au regard hagard qui s’installe à côté de moi, fatiguée mais pas envie de dormir

Jeudi: bon et bien c’est voiture, me retrouvée coincée dans les embouteillages et puis plus du tout, fatiguée – donc peu de concentration, une réunion, les restes d’hier – enfin un restaurant qui propose spontanément de tout emballer, Halt and Catch Fire, The Americans

Vendredi: de l’excitation dès le matin, les tâches à terminer, et on est partis !, les jolis paysages vallonnés de l’est de la Belgique, plein de rhums à goûter, quelques achats évidemment, rentrer en grignotant des chips et en parlant de plein de choses plus ou moins personnelles

Samedi: réveillée trop tôt, de la couture, une visite chez mon papa, des courses, de la couture, de la lecture mais la concentration n’y est pas – c’était mieux dans le jardin !, un plat végétarien à moitié improvisé que je préparerai à nouveau, Longmire – ça me plaît déjà, The Americans

Dimanche: me réveiller tôt mais me rendormir, pluie, couture: mais pourquoi le haut ne correspond pas au bas ?, passer à un autre vêtement – ou une première tentative de pantalon – ça a l’air bien parti, lecture, un plat d’hiver, Canyon Passage (Jacques Tourneur, 1946) – des très belles images et une approche visuelle intéressante