Abandonned books (VI)

Michel-Cosme Bideau, Chaos khmer: toujours attirée par les histoires liées au Cambodge, j’ai acheté ce roman d’un auteur français sans trop réfléchir (ni le feuilleter à l’avance). Pavé de plus de 600 pages, il raconte l’enquête d’un journaliste sur les adoptions frauduleuses à l’époque du coup d’état de Hun Sen, en 1997. Le sujet me tentait; le style m’a complètement rebutée: chaque phrase ou presque comporte au moins deux comparaisons, censées rendre le texte vivant. Sauf que ça fait très prétentieux et j’ai détesté. J’ai abandonné après 50 pages.

Harry Turtledove, Through darkest Europe: dans ce roman, les situations de l’occident et du monde arabe sont inversées: ce dernier connaît une société moderne, à la pointe de la technologie, tandis que le premier est soumis à des luttes internes et du terrorisme lié à du fanatisme religieux. Un point de départ intéressant, sauf qu’il n’y a pas d’histoire et les répétitions sont trop nombreuses.

Lauren Groff, Les furies: à vrai dire, je n’ai pas dépassé 15 pages, très vite énervée par l’exercice de style et les personnages trop grotesques à mon goût (j’ai toujours détesté ça, et même chez Joyce Carol Oates, je souffre quand elle va trop loin dans ce domaine). Je me suis épargné la lecture d’un pavé.

Le sympathisant

Viet Thanh Nguyen, Le sympathisant: avril 1975, Saïgon – le héros du livre, capitaine dans l’armée, fuit la ville avec un des derniers avions disponibles. Il aboutit à Los Angeles où il commence une nouvelle vie, tout en continuant son activité d’espion, d’agent double au service des communistes.

Ce livre devait être une lecture commune avec Ingannmic mais je l’ai abandonné après une centaine de pages (à la scène du calamar, pour ceux qui l’ont lu). Normalement, je n’aurais pas publié de billet à son sujet, juste une mention dans « abandonned books » mais je voulais expliquer l’arrêt de ma lecture commune. Le début du roman m’a plu, je me retrouvais dans une histoire que je connaissais, celle de la chute de Saïgon et j’étais curieuse d’en savoir plus. Mais très vite, le personnage principal a commencé à m’énerver. Il me semblait si imbu de sa personne, et ses pensées se déroulaient de page en page, sans interruption, avec des phrases immensément longues. J’ai perdu tout intérêt dans la description du monde qui l’entoure et dans ses souvenirs qui me laissaient de marbre, ou au contraire m’horripilaient. C’est le genre de livre que j’aurais bien jeté de l’autre côté de la pièce, sauf que quand j’ai décidé de l’abandonner, j’étais dans le métro et je me voyais mal lancer mon e-book à travers la rame !

Une grande déception donc, car j’attendais bien plus de ce livre que beaucoup de monde a aimé. Mais il est bien possible que je soit passée totalement à côté du récit…

Abandonned books (V)

51bdv-fnk2l-_sx319_bo1204203200_Nicholas Christopher, Veronica: j’adore cet auteur et pourtant Veronica est tombé de mes mains. Je n’ai pas réussi à m’intéresser à l’histoire de Leo, un jeune homme qui se trouve mêlé à une histoire quelque peu abracadabrante et teintée de magie, histoire qu’il subit plus qu’il ne vit. Apparemment, soit on adore, soit on déteste.

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61f6uw77pzlAlain Corbin, Le miasme et la jonquille: il y a quelques années, j’avais acheté une série de livres d’histoire. Je me suis enfin penchée sur l’un d’eux. Je n’ai pas dépassé la page 20: je me suis trouvée confrontée à un texte au vocabulaire compliqué, voire désuet, et empreint de réflexions philosophiques et intellectuelles qui n’expliquent pas grand chose du sujet abordé. Je voulais un livre intéressant et vivant, qui m’apprenne mille et une chose sur l’histoire de la perception des odeurs et la société de l’époque mais je n’ai rien trouvé de tout cela. L’écriture de l’histoire a bien changé depuis, surtout sous l’impulsion du monde anglo-saxon. Je pense que le nettoyage de ma vieille PAL va aller vite.

61mpe2wuzel-_sx343_bo1204203200_Emily Ruskovitch, Idaho: je n’ai pas réussi à m’intéresser à cette histoire d’un homme dont la femme a tué une de leurs filles, l’autre disparaissant au même moment. J’ai trouvé le récit confus, passant d’un époque à l’autre. Et le second chapitre, raconté par un autre personnage, m’a semblé encore plus obscur. Mais ce n’est qu’un point de vue.

Abandonned books (IV)

8943906Meg Wolitzer, The uncoupling: dans une petite ville américaine, toutes les femmes sont frappées par le même sort: elles ne veulent plus faire l’amour à leur mari, leur amant, leur petit ami. C’était une idée de base qui me plaisait et c’est ce qui m’a poussée à commencer ce roman pourtant classé parmi les moins bons de ma PAL si je tenais compte des avis sur goodreads (c’est une manière comme une autre de vider sa PAL). Et en effet, il faut une centaine de pages de descriptions de personnages avant d’arriver dans le vif du sujet, et après l’auteur passe à nouveau en revue toutes ces personnes une fois qu’elles sont atteintes par le sort. Les seules qui sont un tout petit peu intéressantes sont les adolescents dont les caractères sont très bien tracés mais pour le reste, c’est d’un ennui profond. Je n’ai fait que survoler les 100 dernières pages, et même la fin est assez ridicule. Je n’avais déjà pas trop aimé La position, je compte donc bien supprimer tous les livres de cet auteur de ma PAL.

31868331Cosey Fanni Tutti, Art sex music: ce livre est l’autobiographie d’une artiste anglaise connue notamment de Throbbing Gristle et de Chris & Cosey, groupes qui ont traversé l’underground des années 1970 à aujourd’hui. A priori, j’aurais dû être intéressée: j’aime toujours lire des livres sur le milieu musical, mais dès le départ, je n’avais aucune affinité avec Cosey Fanni Tutti, n’ayant jamais écouté sa musique. Elle raconte beaucoup, beaucoup trop, et je trouve qu’elle tire tous les événements en longueur. Ce n’est pas faute d’avoir essayé mais après trois tentatives, il est temps que j’arrête cette lecture, malgré le fait que j’aie dépassé la moitié. Dommage.

9789380032863Bishwanath Ghosh, Chai, chai. Travels in places where you stop but never get off: l’idée de base est intéressante: raconter les villes qui se trouvent à la jonction des importantes lignes de train indiennes. Qui a en effet entendu parler de Jhansi ou d’Itarsi ? Le souci, c’est qu’il n’y a justement pas grand chose à raconter et l’auteur m’a ennuyée avec le peu de contenu qu’il rapporte. Abandonné après le premier tiers (et encore, j’aurais bien abandonné avant mais j’avais la flemme de sortir de mon lit pour chercher un autre livre).

Abandonned books (III)

Cela fait très longtemps que je n’ai plus utilisé cette rubrique, j’ai parfois abandonné des livres ces dernières années mais je n’avais rien à en dire, et j’ai laissé tomber toute tentative d’écriture à leur sujet. Mais là, pendant quelques semaines, je me suis retrouvée dans une mauvaise passe et il me semble intéressant d’expliquer pourquoi.

Liza Klaussmann, Villa America: ce roman est en fait une biographie romancée de Gerald et Sarah Murphy qui possédaient une villa à la Côte d’Azur dans les années 1920 et qui recevaient de nombreux amis illustres, tels Francis Scott Fitzgerald ou Ernest Hemingway. J’ai lu deux tiers avant d’abandonner, je me suis trop ennuyée pendant les descriptions trop détaillées de la vie quotidienne et les frasques des personnages. Si j’avais eu un intérêt plus grand pour ces célébrités, j’aurais sans doute continué, mais ce n’est pas le cas.

Wally Lamb, Le chant de Dolorès: les critiques sont en général positives sur GoodReads et Babelio mais plusieurs lecteurs se plaignent de la longueur des 100 premières pages. De plus la quatrième de couverture révèle une partie de l’histoire qui commence après ces 100 pages. Je me suis ennuyée, ne trouvant aucun point d’accroche avec la pauvre héroïne qui a tous les malheurs du monde (et qui le cherche bien).

David Mitchell, Écrits fantômes: ce livre est sur ma PAL antique, et il y dormait depuis sans doute plus de 10 ans. La lecture des 20 premières pages ne m’a pas convaincue et je n’ai pas eu envie de m’y attarder, malgré les excellentes critiques et une action qui se déroule en grande partie en Asie. Je crois que j’ai entamé une grande période de tri.

Julian Fellowes, Past imperfect: peut-être que j’aurais dû persévérer mais je n’y suis pas arrivée. L’histoire met un peu de temps à démarrer et je n’avais pas cette patience. Et le ton un peu trop « posh » me dérangeait. La fin de l’année 2017 a été fort secouée pour moi et cela a sans doute influencé mon manque de concentration et l’abandon de tous ces livres. Pour quitter cette logique, je me suis finalement rabattue sur une série qui me plaît avant d’entamer ma lecture commune pour la mi-février.

 

Abandonned books

Une nouvelle rubrique pour parler des livres que j’ai abandonnés en cours de route, pour malgré tout garder une trace.

  • Jonathan Safran Foer, Eating animals: j’ai voulu savoir pourquoi tout le monde trouvait ce livre important, pourquoi tant de personnes sont devenues végétariennes après l’avoir lu. Je n’ai pourtant pas réussi à aller plus loin que la page 50 parce que le style de l’auteur m’énerve. (Peut-être que si je l’avais trouvé en e-book en français, j’aurai persévéré, mais il n’existe tout simplement pas. Le monde de l’édition française a tout compris !)
  • Kevin Canty, Kenny aime Junie: le titre français dit tout: l’adolescent Kenny aime l’adolescente Junie. Je n’ai vraiment pas accroché, je me suis ennuyée très vite du manque de style, du manque de tout en fait.
  • François Ponchaud, Cambodge année zéro: écrit en 1978, ce récit est un état de faits de la situation au Cambodge sous le régime Khmer Rouge, écrit d’après les informations disponibles et donc très parcellaires. Intéressant comme source historique, il l’est beaucoup moins pour apprendre ce qui s’est vraiment passé. J’ai abandonné à la lecture des nombreuses pages de statistiques fournies par la propagande Khmer Rouge.
  • Richard Powers, Le dilemme du prisonnier: le mot « exposition universelle » en quatrième de couverture a provoqué mon achat. Quand je l’ai ouvert, j’ai vu que le roman avait été écrit en 1988, ce qui m’a déjà un peu dérangée (quand j’achète un roman en grande édition, je préfère qu’il soit récent). Quand j’ai commencé à le lire, j’ai été rebutée par les phrases kilométriques et au vocabulaire baroque et l’histoire qui ne menait nulle part. Les sentiments sont partagés dans les critiques sur le net…
  • Karen Russell, Swamplandia: sans doute que j’ai tenté de lire ce roman dans de mauvaises conditions, l’ayant commencé en allant à Cardiff, puis le reprenant en décembre pendant mes trajets pour ne pas emporter un Joyce Carol Oates trop lourd. Mais je dois bien avouer que je n’ai jamais été prise par l’histoire…

Quicksilver

Neal Stephenson, Quicksilver: j’avais adoré Cryptonomicon et Reamde et j’avais déjà entamé Quicksilver une première fois il y a quelques années, j’ai toujours gardé l’envie de le lire et de le continuer. Ayant une semaine de congé devant moi, je m’y suis attaquée à nouveau. J’ai lu les 200 premières pages avec plaisir, j’ai à nouveau buté au même endroit que la fois passée, vers la page 300 mais je me suis forcée à continuer, sachant que bientôt la deuxième partie allait commencer et qu’elle était bien plus remplie d’action. Le problème, c’est qu’une fois arrivée là, j’avais surtout envie de lire autre chose, plus vite, plus rapidement et j’ai à nouveau abandonné. Sauf que deux livres plus tard, j’ai malgré tout envie de continuer…. suite au prochain épisode !