Dark sunday

Il y a des jours comme ça… Hier, je me sentais désœuvrée, n’ayant envie de rien… J’avais terminé le deuxième volume de Lorsque nous vivions ensemble et feuilleté le guide Lonely Planet du Vietnam. Mon idée, ensuite, était de terminer mon roman, Smonk de Tom Franklin, mais après quelques pages de lecture fort distraite, j’ai commencé à me demander si c’était une bonne idée de continuer à lire ce récit qui ne m’enchante pas vraiment. Ce n’est pas un mauvais livre, loin de là; il a reçu de nombreuses critiques positives sur d’autres blogs et le sujet me tentait: un genre de western déjanté. C’est juste personnel: je n’aime pas le grotesque, l’exagéré… Mais abandonner un livre me pose problème. J’ai un sentiment de non achèvement, j’ai du mal à passer à autre chose. Je n’ai d’ailleurs pas réussi à choisir ma nouvelle lecture avant ce matin où l’idée de n’avoir rien à lire dans les transports en commun m’a poussée à choisir rapidement un roman.

Bref, j’étais là à refaire le tour de blogs que j’avais déjà consulté une demi-heure avant, à traîner sur facebook où pas grand chose ne se passait et où je ne voulais pas exprimer mes états d’âme…

Je me suis finalement blottie dans un Fat Boy pour regarder Coco avant Chanel (enfin !), avec un lecteur dvd qui avait compris mon humeur et s’était mis en ralenti (il m’a fallu une demi-heure pour me rendre compte que non, le film n’était pas entièrement tourné comme ça !). Je ne peux pas dire que les cabotinages de Benoit Poelvoorde et l’air absent d’Audrey Tautou m’aient enchanté mais somme toute, j’ai passé un bon moment, transportée dans une autre époque faite de beaux chapeaux, d’automobiles pleines de style et de plage à Deauville.

Le soir tombant, mon humeur s’est légèrement éclaircie, alors que la migraine de diane se dissipait; nous avons passé le reste de la soirée devant un bon repas et le magazine Tracks (l’émission d’Arte) qui trouvera toujours le moyen de m’étonner.

Rainy saturday

Météo bien triste ce samedi mais très productif malgré la bruine et les gros nuages. Les courses de la semaine ayant été expédiées vendredi soir dans un Delhaize bien désert, tout l’après-midi était libre pour aller dans le centre ville. Tout d’abord Base pour un changement d’adresse qui n’avait pas été enregistré par téléphone, puis Sacha bondé comme d’habitude, puis Arkel qui n’avait pas encore reçu la commande de diane. Passage par Brüsel qui n’avait pas le livre que nous cherchions puis par les Belles Chaussures où deux paires me tentaient mais j’ai préféré attendre un peu, venant d’acheter deux paires sur le net.

table Astor de Horm

Un des buts de la journée était de voir ce qui se fait en tables de salle à manger design (Ikea, c’est bien, mais de temps en temps, j’ai envie d’avoir des objets de plus belle qualité et plus originaux). Direction donc Espace Bizarre, rue des Chartreux, où le vendeur nous a montré ses catalogues et notamment une très belle table extensible (c’est ce que nous cherchons) de la marque italienne Horm. Le système d’extension est assez ingénieux: quand elle est fermée, elle ressemble à une table normale mais quand elle est ouverte, de petites lattes en métal apparaissent entre les lattes de bois (comme sur la photo). Un peu plus loin, rue Antoine Dansaert, Les rendez-vous de Max avait en vitrine une autre très belle table (modèle Prince de chez Calligaris) qui nous a tout de suite beaucoup plu, surtout à cause de ses pieds.  Une dernière escale à Dépôt Design, où les tables nous semblaient moins intéressantes mais où nous avons vu de très jolies chaises, assez simples, recouvertes de cuir noir et pour un prix tout à fait abordable. Nous y avons également vu de jolies lampes pour notre salon, de la marque Lirio, Planet ou Pallo nous tentent bien. Et pour ne pas quitter les mains vides, j’ai acheté un moule à glaçons Gin & Titonic de chez Fred & Friends et un dérouleur de papier toilettes avec repose-magazines par dessus. Toujours utile pour de grands lecteurs comme nous qui étalons nos livres dans toutes les pièces !

table Prince de Calligaris

Entre les magasins de meubles, quelques escales: tout d’abord l’opticien Capelle qui va essayer de me commander les lunettes Magriet d’Oliver Peoples (dont j’ai parlé dans un billet précédent), sans obligation d’achat, et qui m’a de toutes façons réservé une autre monture au cas où elles seraient indisponibles. Bref la recherche des lunettes est en bonne voie. L’autre but de la journée était d’aller voir les vêtements chez Mademoiselle Jean et depuis, mon compte en banque fait grise mine… J’y ai trouvé une jupe noire moulante en gros tissu de lainage, remontant assez haut sur la taille et à la doublure en tissu à petits pois. Une petite retouche et elle m’ira parfaitement. Sans trop y croire, j’avais pris en rayon une très jolie robe en tissu gris à fines lignes blanches et roses, très pin-up de style, au décolleté orné d’un ruban rose et aux manches bouffantes. La aussi, mademoiselle Jean m’a proposé de faire quelques retouches et j’aurai ainsi une robe quasi sur mesure. Résultat final: dans deux semaines.

C’est en allant derrière le paravent rose pour essayer ces vêtements que mon regard est tombé sur un livre, et justement c’est celui que nous cherchions chez Brüsel. Em avait éveillé ma curiosité en parlant de la conférence à laquelle elle a assisté à Ixelles, me disant que l’auteur était un graphiste bruxellois qui avait écrit un livre sur le catch mexicain. Bref, il s’agissait de Los Tigres del ring. La lucha libre par Jimmy Pantera, qui est un ami de Melle Jean.

Ayant payé tout ça, nous avons également parlé de la possibilité (de la difficulté ?) d’organiser un spectacle de burlesque à Bruxelles qui jusqu’à présent est plutôt morne plaine à ce niveau, surtout quand on sait que Londres, Paris, Amsterdam ou Berlin ont des festivals qui y sont consacrés. Nous avons 3 pistes mais toutes les propositions ou idées sont les bienvenues (salle, hébergement, etc.) !