Alone in the Kitchen with an Eggplant

Jenni Ferrari-Adler, Alone in the Kitchen with an Eggplant : Confessions of Cooking for One and Dining Alone: ce livre est en fait une anthologie, Jenni Ferrari-Adler ayant demandé à divers auteurs décrire un récit autour de leurs expériences de repas en solo. C’est a priori un sujet qui me tentait beaucoup, vu que je mange 90% du temps toute seule. Or j’ai trouvé dans ce livre une majorité d’histoires rendant compte d’expériences plutôt négatives, de frigos vides, de tristesse, de recettes qui n’en sont pas. Il y a quelques exceptions mais elles sont plutôt noyées dans la masse; je cherchais sans doute une confirmation de mes propres expériences. J’aime cuisiner, même des plats élaborés, pour moi toute seule – et ceci n’empêche pas le fait que parfois, par paresse, je mange juste des frites, ou un combo « apéritif » (olives, fromage, saucisson). Ce plaisir de manger seule n’est pas venu tout seul, c’était même une de mes plus grandes craintes quand je me suis séparée mais il a grandi au fil du temps. L’étape suivante, c’était le resto seule – ça s’est fait en plusieurs étapes. Au début je me cachais derrière mon livre, maintenant je passe plus de temps à observer les gens autour de moi, même si j’ai eu quelques expériences bizarres. Mais cela reste lié au voyage, chez moi, je ne me retrouve quasi jamais en solo au resto parce que j’aime manger à la maison. Le livre ne parle que très peu de tout ça, et c’est donc vraiment une déception.

Et vous, comment se passent vos repas en solo ? Allez-vous au restaurant seuls ?

Swap Voyage dans le temps

swap

Quelque part à l’automne passé, Kleo et Shermane organisaient un swap sur le thème du voyage dans le temps. Elise et moi avons pris notre temps – justement – mais voici le colis que j’ai reçu, sur le thème de l’Art Nouveau.

La grande boîte contenait un très beau livre sur l’Ecole de Nancy, d’où vient ma swappée, ainsi que d’autres objets locaux: de jolis sous-verres avec des fleurs séchées, un pot en verre soufflé, des bonbons à la bergamote, du thé à la bergamote (un de mes préférés), une affichette qui imite les vitraux à décors végétaux de l’art nouveau et puis un clin d’œil à Versailles avec une lingette en microfibre (le genre de chose qu’on cherche toujours sans trouver). Je me réjouis de lire le livre sur ce sujet que je connais peu, de même que de goûter les bonbons et le thé. Et les divers objets de déco prendront jolie place chez moi.

Merci encore, Elise, pour tous ces cadeaux !

Striptease

Rachel Shteir, Striptease. The untold history of the girlie show: ces semaines de congé (ça fait donc un moment que j’ai terminé cette brique) m’ont permis de me remettre à la lecture de ce livre sur l’histoire du burlesque aux États-Unis. Chapitre par chapitre, Rachel Shteir décrit le développement du striptease, en commençant par le dévoilement des chevilles jusqu’au déshabillage complet des années 60. Elle décrit les différentes scènes, surtout la new-yorkaise menée par les frères Minsky, les lois fermant les théâtres, le lien avec les expositions universelles. Elle parle aussi des grandes artistes, Gypsy Rose Lee, Sally Rand, Tempest Storm… J’ai appris pas mal de choses mais j’ai un sentiment de trop peu. Certains chapitres sont un peu longuets, comme celui sur les diverses lois visant à supprimer les spectacles burlesques. C’est plus un livre d’histoire pur et dur qu’un livre d’histoire qu’on lit avec plaisir (je ne sais pas si vous comprenez la nuance mais quand j’ai lu le livre sur l’histoire du Cambodge, j’ai eu du mal à le refermer, idem avec Thaï stick). En fait, les parties concernant les origines du burlesque et celles sur la fin du style sont les plus intéressantes, intégrant une grande part de sociologie. J’ai appris pas mal de choses mais que je ne le recommanderais qu’aux personnes vraiment intéressées par le sujet.

With shuddering fall

Joyce Carol Oates, With shuddering fall: premier roman de JCO, après un recueil de nouvelles (épuisé et trop cher pour acheter en seconde main comme celui-ci), écrit en 1964, With shuddering fall raconte une histoire d’amour obsessionnelle, douloureuse, totalement déraisonnable. Karen, 17 ans, rencontre Shar, un pilote de course automobile, beaucoup plus âgé qu’elle et vit une relation amoureuse très secouée avec lui. JCO décrit le déroulement des événements en suivant les saisons, en mettant tous les éléments en place pour permettre de visualiser les scènes, comme au cinéma. En lisant ces pages, le lecteur vit les événements comme s’il y était lui-même. Les sentiments sont extrêmes, violents. Malgré quelques longueurs toutes relatives, ce premier roman est déjà un coup de maître d’un auteur qui écrira encore de très bonnes choses par la suite. Il n’a pas été traduit mais se trouve relativement facilement à très petit prix via des vendeurs comme abebooks. Et il ne faut pas se laisser rebuter par la couverture très « roman de gare » qui convient bien en fin de compte ! Le mélodrame est là dans toute sa splendeur mais c’est merveilleusement bien écrit !

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Tiger rag

Nicholas Christopher, Tiger rag: après Voyage vers les étoiles que j’ai adoré, il me fallait une nouvelle dose de Nicholas Christopher. Et comme il venait de sortir un nouveau roman, Tiger rag, je me suis précipitée dessus. Le sujet me tentait: le roman raconte en parallèle une double histoire, celle de l’enregistrement d’un cylindre au début du 20e siècle par le musicien jazz Buddy Bolden à La Nouvelle-Orléans et celle, actuelle, de la relation entre mère, Ruby, et fille, Devon. Les deux récits se croisent, mais de manière assez labyrinthique, une constante chez Nicholas Christopher. J’ai à nouveau beaucoup aimé l’écriture et les ambiances mais ce livre ne fait que 250 pages et m’a laissé un goût de trop peu, j’aurais préféré pouvoir me plonger dans ce monde bien particulier plus longtemps, en profiter et rêver encore plus sur le monde du jazz des origines. Je recommande cependant à tout amateur de musique mais aussi à toute personne qui apprécie un roman bien écrit.

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On the road to Nirvana

Gina Arnold, On the road to Nirvana: parfois j’ai envie de relire des livres que j’ai déjà lu, même si cela n’aide pas vraiment à diminuer ma PAL. Avec le 20e anniversaire de la sortie de Nevermind, je me suis replongée dans ce récit retraçant l’histoire du punk-rock aux Etats-Unis. Gina Arnold raconte ville par ville les différentes scènes musicales à partir de l’émergence du punk dans les années 70. Souvent, elle raconte ses expériences, ses rencontres et n’a pas peur de défendre son point de vue. Ce qui a fortement été critiqué. Mais j’aime ce livre et je me suis retrouvée en le lisant à une période de ma vie où moi aussi, j’allais à beaucoup de concerts, connaissant certains groupes de plus près. Et si à l’époque, j’avais trouvé le livre un peu long, tardant d’arriver aux pages consacrées à Nirvana, aujourd’hui, j’ai profité de mes meilleures connaissances en musique pour savourer l’entièreté du récit. La suite, Kiss this, est sur ma PAL depuis belle lurette et je n’ai même pas été tentée de le lire à la suite de celui-ci. Un livre à supprimer ?

Encore quelques livres et un bilan de PAL pas tout à fait rose

Il y a un an, j’évoquais le souhait de diminuer fortement ma PAL et d’acheter moins de livres. Le résultat escompté n’est pas tout à fait au rendez-vous: j’ai acheté (emprunté) 28 livres cette année et j’en ai lu 12 parmi ceux-ci, ainsi que 9 de la liste plus ancienne. Bref 21 livres en tout au lieu des 25 prévus. Je dois cependant ajouter que j’ai mis 3 mois à lire Les bienveillantes et que je me suis attaquée à Quicksilver de Neil Stephenson, en l’abandonnant quelques semaines après (mille pages en anglais, c’est un peu trop pour moi en une fois, mais je ne renonce pas tout à fait !). J’ai aussi commencé un Terry Pratchett que j’espère terminer un jour mais ce n’est vraiment pas mon style d’humour… (heureusement pour ma PAL, en fait, sinon, j’aurais dû rajouter au moins 25 livres d’un coup !).

Quant aux lectures des derniers mois, il s’agit de:

– Laura Kasischke, En un monde parfait: sachant que c’est une de mes auteures préférées, je ne pouvais passer à côté de ce roman et comme toujours, il fera partie des mes meilleures lectures de l’année. On pourrait le comparer à La route de Cormac McCarthy mais en moins sombre et tragique. Quoique, l’histoire n’est pas drôle, une histoire d’épidémie pour laquelle on ne nous donne jamais d’explications, juste quelques touches descriptives des coupures de courant successives, de maladies, de pillages de magasins… mais l’essentiel tourne autour de Jiselle, ancienne hôtesse de l’air qui a abandonné son métier pour épouser un pilote, et qui suite aux circonstances, doit s’occuper de ses enfants à lui qui sont loin d’être reconnaissants. Une nouvelle vie, qui se termine sur l’espoir de s’en sortir. Le genre de livre dont on ne veut pas lire les dernières pages, dont on veut savourer la poésie jusqu’au bout. Le genre de livre où je déprime après l’avoir terminé, sachant que je ne retrouverai pas si tôt quelque chose du même niveau.

– George R.R. Martin, Le trône de fer et Le donjon rouge: suite à l’article très positif du Golb et sachant que c’est une prochaine série HBO (reportée au printemps), je me suis lancée dans cette longue saga. Qu’en dire de plus qu’Armalite ? Est-ce que j’ai aimé ? Oui, même si ce n’est pas un amour aussi inconditionnel que pour Laura Kasischke ! Je suis curieuse de connaître la suite des rebondissements, de voir aussi si le fantastique va prendre un peu plus de place et comment les personnages vont évoluer. Le tome suivant (en trois volumes en français) m’attend sur ma PAL).

– Jonathan Franzen, Freedom: une belle brique mais si peu chère chez Cook and Book, bref je l’ai achetée, tout comme Armalite d’ailleurs. Autant j’ai adoré Les corrections, autant je suis déçue par celui-ci. C’était sans doute le but, mais c’est un ramassis de styles différents selon le personnage qui s’exprime et je n’ai trouvé aucun intérêt dans les péripéties écologico-politiques américaines. C’est une chronique familiale, mais je ne me suis reconnue dans aucun personnage, tous ayant des traits de caractère très énervants. Je dirais que jusqu’au premier tiers, c’est relativement agréable à lire mais la suite devient vite un boulet qu’on traîne avec soi (dans le métro dans mon cas !). J’aurais pu l’abandonner là, mais j’ai du mal à faire ça… j’espérais que ça s’améliorerait…

Là, j’ai quelques jours pour lire La fenêtre panoramique de Richard Yates, j’ai failli louper le rendez-vous de lecture commune avec Yspaddaden suite à une incompréhension de ma part. Aurai-je l’occasion de finir ce livre en 6 jours ?

Cher Saint-Nicolas (1)

Bon d’accord, je m’y prends tôt, mais je ne suis pas la seule… et sinon, je risque d’oublier la référence.

Cher Saint-Nicolas, je veux voudrais donc ça s’il te plaît:

The Fashion File: Advice, Tips and Inspiration from the Costume Designer of Mad Men

(surtout quand on sait que maintenant que j’étais décidée, les cours de couture sont complets…)