Short diary of the week (245)

Lundi: férié !, réveillée tôt par les avions qui passent, cette petite pluie n’aura pas suffi pour bien hydrater le jardin, inaugurer le nouveau GPS, une session qui fait son effet et conforte certaines idées, planter tous les légumes (tomates, concombres, courgettes, piments…) et m’arrêter là pour aujourd’hui, de la lecture, la pluie qui tombe et l’orage au loin, The good fight, Anthony Bourdain Parts Unknown en Arménie

Mardi: réveillée par des nausées, une mauvaise nuit donc, vivement la fin de la semaine !, mon travail sera tout le temps interrompu ces prochains jours et je n’aime pas ça, une après-midi de rencontres et networking autour des musiques du monde, revoir plein d’amis et de connaissances, rentrer bien fatiguée, être affamée et ne plus avoir faim au moment de manger, The Americans

Mercredi: partir sous la pluie, une journée bien chargée, un entretien de fonctionnement qui me permet d’insister sur ce que je trouve important et de laisser passer ce qui ne l’est pas, une réunion un peu longue, et tout ça en même temps que des négociations pour la vente de la maison, complètement vidée et plus envie de cuisiner, sauf que les plats achetés chez le traiteur grec ne me plaisent pas plus que ça, passer la soirée à jouer à Simon’s Cat – la preuve que j’ai besoin de vider ma tête, lire quand même un peu avant de m’endormir

Jeudi: une nuit un peu agitée et fatiguée au réveil, pas envie de travailler mais je dois rattraper le retard, trois appels en 15 minutes ? il ne faut pas exagérer !, envie de faire la sieste, faire le plus important et reporter le reste, me dépêcher de rentrer sous les premières gouttes de l’averse orageuse, le déluge, cuisiner, The 100, terminer un recueil de nouvelles, commencer un nouveau roman

Vendredi: tenter de terminer tout ce qui reste à terminer mais j’en ai un peu marre, on tend un doigt et de suite on veut le bras…, sauf que je refuse de me laisser faire, tout est terminé – pour cette semaine, avoir des avocats prêts à manger est toute une histoire, lire au jardin avec un verre de vin blanc bien frais, sentir l’humidité qui grandit et les odeurs de la nature

Samedi: la rosée qui couvre toutes les plantes, du repassage et de la couture, la visite du samedi et les courses, tondre la pelouse et puis passer le reste de l’après-midi à lire, mais en fait ce plat est vegan, encore profiter du jardin en soirée

Dimanche: terminer la couture d’une robe, du repassage, m’installer au jardin avec des livres sur Japon, quelques gouttes de pluie, rempoter quelques plantes et aménager la terrasse pour l’été, encore lire un moment, cuisiner indien mais ne pas suivre tout à fait la recette un peu trop compliquée, espérer pouvoir faire des photos de ma nouvelle robe mais il pleut à nouveau, heureusement les orages annoncés se sont très fortement atténués avant d’arriver ici

Légumes et cocktails

La semaine passée, je me suis rendue à une soirée un peu spéciale: Matthieu Chaumont, barman de chez Hortense et Nicolas Decloedt, chef cuisinier, organisaient une dégustation de plats et cocktails inspirés par les légumes. Le premier tient un des bars les plus originaux de Bruxelles et prépare des cocktails souvent inédits et inspirés par les saisons. Il intègre de nombreux ingrédients utilisés en cuisine et prépare ses propres infusions et même certains alcools. Le second est un chef végétarien formé dans les meilleures écoles et restaurants (In de wulf, Mugaritz, Bon bon…). Il propose aujourd’hui ses plats lors de tables d’hôtes sous le nom de Humus Botanical Gastronomy.

Ces deux personnages atypiques du monde culinaire se sont joints pour une soirée de dégustation chez Hortense. Pour commencer la soirée, nous avons reçu un cocktail à base de Bishop’s gin (créé par Matthieu Chaumont), bitter Biercée, courgette, concombre et vinaigre de quinoa. Une création assez originale qui donne tout de suite une idée de la soirée. Dans ce cocktail, ce sont l’amertume et le côté vinaigré qui dominent, j’aime le premier mais moins le second. On nous a servi en même temps un caviar d’aubergine et du pain maison, ainsi qu’une roulade de courgette fourrée de divers ingrédients (je ne sais plus lesquels).

Le second cocktail avait des arômes de bière; il était en fait composé de saké, kombucha, whisky, chou fermenté et lichen de Gaspésie. De nouveau très spécial mais un peu fade à mon goût. Il accompagnait un petit plat de crème de tofu et shitaké, glace miso, kimchi de chou et fragments de chou pointu rouge.

En troisième service était servi un cocktail très fumé composé de mezcal, vermouth infusé aux pétales de tournesol, aubergine brûlée, romarin et échalote vinaigrée ainsi qu’un plat d’aubergines grillées au barbecue au ketchup piquant, olives noires et les mêmes échalotes en saumure. Ces dernières se battaient avec le fumé du mezcal dans le cocktail et donnaient des arômes très (trop ?) puissants. Sur l’aubergine par contre, elles passaient très bien.

La dernière association était un dessert sans en être un: une mousse de petits pois accompagnée d’oignons confits, d’une émulsion beurre noisette et d’amandes caramélisées, le tout au goût quasi sucré. Son cocktail était également à base de petits pois mais aussi de vodka, pékèt et vermouth infusé à la tanaisie, verveine, citron, basilic, angélique et cosses des petits pois. Pour moi, il s’agissait du cocktail le plus réussi, correspondant sans doute le plus à mes goûts, associant sucré (mais pas trop), citronné et herbes aromatiques.

Je dois bien avouer que cette dégustation m’a complètement sortie de ma zone de confort. Je ne mange jamais des légumes cuisinés de cette manière, souvent avec fermentation et autres saumures et les cocktails m’ont très souvent déroutée. Il n’y a pas de choses que j’ai détestées mais peu que j’ai adorées. Ce sont des goûts que j’ai peu rencontrés jusqu’à présent et il me faut toujours un temps d’adaptation. Mais cela me donne envie de découvrir d’autres recettes et je tenterai probablement dans le futur d’autres repas ou associations du même style. Tout ce menu a coûté 45€ et je pense que c’est un bon rapport qualité-prix pour un tel voyage de découverte (même si les portions étaient un peu petites pour certains appétits).

Encore un chose: je me suis inscrite sur un coup de tête, sans trop penser que ce serait un peu bizarre d’y aller seule. Sur place, l’organisatrice avait prévu une place au bar pour moi en sa compagnie, et puis d’autres bloggeurs que je connaissais un peu sont arrivés et nous avons partagé une table. Du coup, la conversation a porté sur les nombreuses adresses culinaires de Bruxelles et d’ailleurs, ainsi que sur les pâtes « dures-molles », le chocolat Zaabar, la mode du rainbow et les Lego. Bref, j’ai passé une très bonne soirée en leur compagnie avant de faire la course pour attraper un des derniers métros qui m’est passé sous le nez.

(Excusez-moi pour la qualité médiocre des photos, il faisait fort sombre et la lumière d’un smartphone est fort blanche).

Let’s cook our books #5: Avocado, quinoa and broad bean salad

Comme beaucoup de monde, j’ai été attirée par les livres de Yotam Ottolenghi et j’ai acheté récemment Plenty. Comme je ne suis pas végétarienne, j’ai tout de suite aimé ce qu’il disait dans son introduction, c’est-à-dire que beaucoup de ses plats ont été créés pour des non-végétariens, incluant donc une possible association avec de la viande. Mais aussi pour prouver qu’il existe de nombreux plats délicieux sans matière animale. Pour ma première recette, j’a choisi de préparer la salade d’avocats, quinoa et fèves parce que j’avais presque tous les ingrédients à la maison: des avocats en promo à utiliser rapidement, des radis au jardin avant qu’ils ne deviennent trop grands (certains l’étaient déjà), des fèves au surgélateur (j’ai finalement acheté des fraîches qui étaient minuscules et un peu flétries – pas celles du dessus du paquet évidemment). En lisant la recette, j’ai vu qu’il fallait découper des bouts de citron entier, ce qu’on ne voit pas sur la photo du livre. J’ai évité cette étape vu que les citrons belges sont particulièrement sûrs et acides, pas vraiment sucrés comme ceux de la Méditerranée. J’ai donc juste mis du jus mais même comme ça, c’était un peu violent. J’ai eu du mal à donner du goût à cette salade: les ingrédients de base sont un peu fades et je n’ai pas trop compris leur association. Seul le basilic violet (que j’ai mis en remplacement du cresson violet comme proposé) donnait une saveur agréable mais je n’en avais que très peu. Bref, ce n’était pas une réussite pour une première préparation mais beaucoup d’autres recettes me tentent.

Avez-vous déjà testé cette recette ? Et quel conseils avez-vous pour l’améliorer ?

Le jardin potager

Fans de jardinage, cet article est pour vous (et montrez-vous, laissez des commentaires !). Pour les autres, je reviens à d’autres sujets dans les prochains jours.

Suite à l’article d’hier, quelques précisions. Notre jardin n’est pas extrêmement grand, en tous cas pas assez pour y installer un jardin potager de taille convenable. L’année passée déjà, je m’étais informée sur les jardins potagers en carrés et j’avais acheté un genre de toile plastifiée et cousue pour donner neuf carrés. Fois deux. Je les avais installés sur le côté de la terrasse et très vite, ils ont été trop petits et j’ai rajouté des pots pour les tomates et aubergines. Tout cela faisait un peu désordre. Pour cette année, j’aimerais faire construire 4 bacs en bois de 80x100cm, que je diviserai en 6 ou 12 cases selon le légume cultivé (d’ailleurs, ça ne doit pas être spécialement un carré), ou même en 24 cases pour les herbes aromatiques (oui, j’ai bien 24 variétés à faire pousser, plus celles qui sont vivaces et qui sont dans des pots séparés, suspendus au bord de la terrasse). J’ai trouvé quelques blogs et sites qui parlent du sujet: Un coin de jardin, Autour du potagerMon potager en carrés, Potager durable.

les carrés ressemblaient à ça en mai dernier

Je cultive donc peu, quelques radis, un peu de salade (un carré de 30x30cm nous nourrit quand même pendant deux mois et si j’arrête de récolter, c’est parce que les fleurs sont apparues), des navets (nous en avons mangé une fois), des panais (deux fois), des oignons de printemps (qu’on a mangé jusqu’au gel, une de mes meilleures réussites), des tomates (deux plants maximum de deux ou trois variétés différentes), des aubergines (idem), des piments (idem). Vous l’aurez compris, ce qui m’amuse le plus, c’est d’expérimenter, de découvrir de nouvelles variétés. Je n’ai pas le but de me nourrir tout l’été. Je le ferais sans doute si j’avais un grand potager.

Mars est le moment de faire les semis à l’intérieur des variétés qui mettent le plus de temps à se développer. Les mini serres chauffées ou tapis chauffants sur lesquels je peux déposer des mini serres sans chauffage sont bien utiles pour maintenir des températures constantes. Je suis très contente du tapis, un peu moins de la serre qui chauffe beaucoup moins.

J’ai acheté mes semences chez deux fournisseurs anglais: Nicky’s Nursery et Jungle Seeds. J’ai commencé par semer ce qui prendra place au jardin dès le mois de mai. Une fois mes mini serres libérées, je tenterai les semis de bananiers et palmiers même si j’ai de gros doutes quand à leur germination. Mais c’est le plaisir d’expérimenter qui compte, pas les résultats. Je sais très bien que les légumes pousseront sans trop de problèmes et si ce n’est pas le cas pour toutes les variétés, j’ai encore le temps de les remplacer par de nouveaux semis, par un troc de plantules avec des collègues ou au pire, par des plants achetés en magasin.

Pour info, voici ce que j’ai semé:

  • deux pots (5x5cm) de citronnelle asiatique
  • 11 ricins (2 ricinus Honolulu, 3 ricinus carmencita, 3 ricinus New Zealand, 3 ricinus Blue Giant)
  • 4 hibiscus venant d’un mélange (surprise donc !)
  • 4 daturas venant d’un mélange
  • 10 piments (2 Indian cobra, 2 scotch bonnet yellow, 2 scotch bonnet red, 2 Delhi, 2 Numex Espanhola, 2 Habanero Orange)
  • 6 aubergines (3 Hansel, 3 Gretel)
  • 3 poivrons mini bell
  • des papayers parce qu’il restait de la place, mais j’y crois très peu
  • les 3 variétés de tomates seront semées dans une ou deux semaines

Jardin exotique

Je veux un jardin comme à Bali
D’ailleurs, je me sens de plus en plus à l’étroit dans ma cour, mais je devrai attendre encore quelques années sans doute pour avoir un plus grand jardin, avec plus de soleil.
Mes expérimentations avec la culture des légumes n’a pas donné grand chose, juste quelques tomates et quelques piments. Il n’y a pas assez d’insectes pour polliniser les courgettes, et il n’a pas fait assez chaud pour les aubergines. Par contre, les herbes aromatiques poussent bien !
Et à vouloir acheter trop de plantes différentes, ça commence à être un peu le fouillis. Je dois redessiner tout ça pour que l’année prochaine, ce soit mieux. Je dois aussi me centrer sur des plantes pour l’ombre et essayer de faire un jardin exotique avec tout ça. Le bambou et le bananier sont contents d’être là en tous cas. Ils ont triplé de volume par rapport à l’année passée.

Jardin



Depuis que j’ai emménagé dans la maison que j’ai achetée, j’avais envie d’aménager la cour. A l’origine, je voulais un jardin minimaliste (la base l’est restée: grands bacs pour les plantes, grandes dalles noires au sol), mais aussi une inspiration japonaise qui fonctionne bien avec le côté minimaliste (il y a un bambou et un petit érable). Le problème, c’est que dès que je vais dans un magasin de plantes, je suis tentée par plein de choses, j’ai donc évolué vers un jardin exotique, un peu luxuriant (il y a un bananier et un palmier qui est encore minuscule) et voilà que cet hiver je vois une émission sur la BBC (grand fournisseur de programmes de jardinage) sur comment cultiver ses propres légumes… Bref, j’ai semé des piments, des tomates, des aubergines, du basilic… et on verra bien où je pourrai mettre tout ça.

Les photos montrent l’évolution entre avril 2003 et juillet 2006. D’autres photos de cette année suivront. Et puis peut-être des liens vers des blogs de jardinage.