From fantasy to real life

Ou les lectures des semaines passées.

J’avais déjà parlé des nombreuses coïncidences qui ont marqué ma lecture de Sans parler du chien de Connie Willis… Que dire d’autre de ce roman ? Qu’il ne m’a pas autant plus que Le grand livre ? Oui, sans doute. Mais quand même… Plusieurs histoires à plusieurs époques différentes se mêlent (le 21e siècle, la destruction de la cathédrale de Coventry par un raid nazi, les abords de la Tamise près d’Oxford dans l’Angleterre victorienne) mais chaque élément de l’histoire a son importance, comme dans les romans d’Agatha Christie, souvent cités par les protagonistes. Je ne donnerai pas la clé de l’histoire, mais sachez qu’une petite phrase des débuts du livre a toute son importance ! Un roman très plaisant et léger (contrairement au sujet très grave et triste du Grand livre) basé sur des recherches historiques approfondies et qui fait un portrait très vivant du 19e siècle anglais.

Retour dans mon passé d’adolescente avec Bande Originale de Rob Sheffield. Journaliste rock pour MTV et Rolling Stone, celui-ci écrit une sorte d’autobiographie sur base des compilations qu’il a enregistré au cours de sa vie sur cassette audio; le titre anglais est d’ailleurs plus explicite: Love is a mix tape: life and loss, one song at a time (un bien joli site d’ailleurs). Chaque chapitre commence par sa playlist, avec face A et B, et décrit comment la musique a influencé sur sa vie, depuis les premiers émois de l’adolescence – il était responsable de la musique qui était jouée au bal de la promo – à ses premiers amours – la cassette idéale à offrir à sa bien-aimée ou celle qui traduit la rupture, et puis plus loin, comment sa vie avec l’amour de sa vie, Renée, sera trop vite interrompue… Un très beau roman, plein d’émotions mais aussi plein d’espoir qui m’a rappelé certaines périodes de mon adolescence ou de mes vingt ans, quand j’écoutais la même musique et fait plein de références à la culture populaire des années 80-90 (l’auteur a quelques années de plus que moi et est né en 1966).

Le grand livre

le-grand-livre_zpsvxuxflxmJe vais essayer d’être un peu plus rigoureuse et de parler des livres que j’ai lu dès que je les ai terminés. C’est déjà mal parti vu que ça fait déjà bien deux semaines que j’ai lu les dernières lignes du roman de Connie Willis, Le grand livre. D’accord, j’ai des circonstances atténuantes pour la dernière semaine (peut-être plus de nouvelles à ce sujet plus tard).
Ce livre m’avait été chaudement recommandé comme étant très beau et en même temps très triste. Ce qui était vrai… je ne l’ai pas lâché avant de connaître la fin.
J’avais toujours prétendu ne pas aimer la science-fiction (dans le sens général du terme), mais ce livre, ainsi que d’autres lus dernièrement, me font changer d’avis. Je reprécise donc: je n’aime pas les récits futuristes, avec mondes imaginaires pleins de technologies et de navettes spatiales. Par contre, des histoires se tournant vers le passé, des machines à remonter le temps, des uchronies, tout ça me passionne !
Le grand livre se passe dans un futur proche, à un moment où on a inventé les voyages dans le temps, et oscille entre le présent du récit et le passé, le Moyen Age dans lequel des chercheurs ont envoyé Kivrin, étudiante en histoire. Elle s’y retrouve à une époque très agitée, celle des épidémies et des hivers glaciaux tandis que l’époque présente est bien pluvieuse et toute aussi touchée par la pandémie. Va-t’elle survivre ? Est-elle condamnée à rester dans le passé ? Lisez le livre, vous ne serez pas déçus !
D’ailleurs si vous avez des suggestions du genre, je suis toute ouïe… un message écrit conviendra aussi.