Une saison au Cambodge

51a2ihmiill-_sx195_Lawrence Osborne, Une saison au Cambodge: Professeur (d’)anglais en voyage en Asie du Sud-Est, Robert n’a quasi plus le sou quand il arrive au Cambodge, à Pailin. Il pourrait appeler ses parents à la rescousse mais il décide plutôt de jouer au casino. Et par le plus grand des hasards, il gagne une petite somme qui lui permet de prolonger son séjour. Il se rend à Battambang, ne sachant pas trop quoi faire. Les nouvelles vont vite au Cambodge et il est très rapidement entouré de personnes qui aimeraient bien lui soutirer son argent. Robert est un peu naïf et très peu prudent; il fait confiance à Simon, un Américain qui vit dans la ville. A partir de là commence une histoire pleine de rebondissements qui mènera le héros dans diverse parties d’un pays en période de mousson. J’ai eu un certain mal à entrer dans l’histoire, et par la suite, elle se déroule de manière quelque peu alambiquée et sans être très palpitante. Je me suis longtemps demandée à quelle époque elle se passait jusqu’à ce qu’un des personnages parle de la série Vikings. Je n’aurais sans doute pas continué le roman s’il ne se passait pas au Cambodge, pays que j’aime beaucoup, mais même les descriptions ne m’ont pas vraiment donné l’impression d’y être. Au final, c’est un roman facile à lire, quelque peu exotique, mais sans grand intérêt. Il y a mieux dans le genre, comme les livres de Tom Vater ou de Nick Seely.

Bangkok days

Lawrence Osborne, Bangkok days: un récit de voyage sur Bangkok, juste ce qu’il me fallait avant d’y aller ! Oui mais non. Lawrence Osborne fait plutôt un portrait poétique de la ville et de ses errances. Il décrit les ambiances particulières de certains quartiers mais aussi son sentiment de perte, d’isolement. Le ton est fort différent des récits qui s’obstinent à décrire monuments et personnes. Il n’y a pas vraiment de chronologie, le lecteur comprend qu’il s’agit de plusieurs séjours, certains événements permettant de les dater mais on reste dans le flou. Pas vraiment ce que j’attendais mais au final, j’ai été séduite par cette écriture. Un extrait (p.3):

« I preferred nights there. The days were too hot and I like heat only when there’s no sun. I was a night walker. It is a loneliness which has been chosen and indeed calculated. I spent the small hours on the streets, marauding like a raccoon. I grew to like the atmosphere of stale basil and exhausted marijuana which Bangkok seemed to breathe out of invisible nostrils; I liked the girls who spin past you in the dark with the words « Bai nai ? » like coins that have been flipped in a bar. I liked the furious rot. »