L’art de demander

Ce n’est pas parce que j’ai lu The art of asking que j’ai totalement intégré son contenu. Je me sens prête à demander de l’aide dans une série de situations mais clairement pas dans toutes. C’était donc mon anniversaire lundi et je l’ai passé tout seule. Pourquoi ? Parce que j’ai secrètement espéré que quelqu’un me propose une activité. Mais aussi parce que je n’ai rien osé demander. Je me sentais mal à l’aise de demander à quelqu’un de passer la soirée avec moi, je voulais que cela soit naturel, pas forcé, que je ne ressente pas cela comme de la pitié. Et puis un lundi ! Qui a envie de sortir un lundi ? C’était la bonne excuse pour encore moins oser m’exprimer. Je pense que j’avais un peu un sentiment de honte aussi, celui d’être tellement seule que je n’ai personne pour me proposer une sortie (et pourtant je sais que ce n’est pas le cas). Un honte probablement causée par ces clichés et ces images parfaites de personnes entourée de milles amis toujours présents comme dans les séries américaines. Tout cela est un peu nul, vu de l’extérieur, mais voilà, on ne se refait pas. Et au final, j’ai plus déprimé les jours avant – en partie pour d’autres raisons – que le jour même. Même si j’aurais préféré ne pas passer ma soirée toute seule, j’ai bu un bon cocktail, je n’ai pas cuisiné (me contentant des restes du dimanche) et j’ai regardé des séries tv comme d’habitude tout en mettant mon pied attaqué par un moustique en l’air (et en pestant très fort contre cette allergie démesurée). Et je ferai mieux l’année prochaine – sans doute – ou pas.