Short diary of the week (166)

Lundi: un chat roux qui m’observe du haut du mur – entouré de végétation, lire dans Quiet que les introvertis n’aiment pas le small talk, me retrouver à parler du filtre à eau avec mon chef, rentrer en faisant mentalement une liste de choses à faire, quatre choses donc, mise en place du projet big bang, Masters of Sex, une grosse crise de jalousie

Mardi: laisser passer un métro – ça commence à me gonfler vraiment, pas très réveillée, deux conversations que je n’avais pas envie d’avoir: sur mon célibat et sur mon travail, m’enfermer dans mon bureau, sentir un mal de tête qui s’incruste de plus en plus, de même que des courbatures, lancer malgré tout le programme big bang, The Big Bang Theory saison 1 – épisode 1, manger peu et lutter contre des envies de plus, Agent Carter, The Americans, le mal de tête s’était atténué mais revient en force

Mercredi: une sombre journée au point de vue météo mais le moral va bien, juste quelques angoisses que je partage avec un collègue, j’apprécie sa compréhension, envie de bouger, faire quelques courses, la fin de la troisième saison de Halt and Catch Fire – moins excitante que la 2 mais plus profonde et annonciatrice d’une fantastique saison 4 (je l’espère !)

Jeudi: mon humeur qui se dégrade à l’approche du travail, ce moment d’hésitation dans le métro où j’ai failli faire demi-tour, ce n’est pas tant le travail en lui-même qui me dérange en fait mais mes inquiétudes par rapport à ce que je dois faire ou pas la semaine prochaine, une après-midi sans énergie, Timeless – début de la saison 1, The Americans, terminer un roman

Vendredi: tenter de m’imposer entre deux personnes prenant de la place dans le métro – l’une comprend vite et se ramasse un peu sur elle-même – l’autre pas du tout, difficile de travailler quand ça bloque tout le temps, envie d’être ailleurs, Timeless, The Americans

Samedi: une expérience – j’aurai tenu jusqu’à 11h, du linge à plier, tri dans mes robes – plier ces jolies créations de Mademoiselle Jean dans lesquelles je ne rentre plus mais ne pas me résoudre à les donner, de la couture – une jupe en un peu plus de deux heures – il manque juste un ruban que je n’ai pas en stock et qui n’était pas indiqué dans les fournitures du patron, de la lecture, une tentative d’okonomiyaki mais sans chou, pas mal mais bien trop copieux, Fury at Furnace Creek (H. Bruce Humberstone, 1948) – un réalisateur et des acteurs inconnus mais quelle scènes de poursuite – sans musique, The Americans, la lune éclaire toute la maison

Dimanche: constater que l’expérience a porté ses fruits – mais pour combien de temps ? (-1 kilo ce matin), ces morceaux de la zumba qui me restent dans la tête comme de fameux earworms, mettre à jour les mac pendant que je plante les derniers bulbes de tulipes et d’alliums, lire au jardin (ce sera vraiment la dernière fois, je pense), exécuter mille et une petites tâches nécessaires, un cocktail au mezcal et une jolie photo, premier plat de gibier avec une sauce aux mûres et au sloe gin (merci au magazine BBC Goodfood), The Americans – deux épisodes parce qu’il y a un certain suspense au milieu de la saison 4

Fall sewing

Quand la plupart des couturières pensent à leurs projets pour l’automne et l’hiver, je continue ma saison estivale. La raison est simple: je pars bientôt sous les tropiques et j’ai grossi. Sur ma dizaine de pantalons – certains vieux de plus de 10 ans – je sais encore en mettre deux. Et un des deux n’est pas des plus seyants. Pour les jupes, ça va, mais je me suis rendu compte en Birmanie qu’au point de vue longueur, ce n’est pas toujours assez respectable pour les temples bouddhistes.

L’idée est donc de coudre les vêtements manquants, en fonction du temps qui me reste, c’est-à-dire pas beaucoup. Je devrai sans doute racheter un pantalon (voire deux) en magasin mais j’en profiterai pour choisir un modèle sport/voyage compliqué à coudre. Pour les autres, j’ai la chance d’avoir une belle collection de Knipmode / Style Fashion qui regorgent de modèles faciles – larges et à élastiques. Ce n’est en effet pas le moment de perdre beaucoup de temps en toiles et ajustages, ni en braguettes compliquées à appréhender quand on n’en a jamais cousu. J’ai sélectionné un modèle précis (Knipmode de juillet 2013) dont j’ai déjà cousu une toile: il me va tout juste en taille 42, mais je compte l’agrandir d’une (voire deux) tailles pour qu’il ne soit pas trop près de mes fesses et que je puisse mettre mes mains dans les poches. Comme je ne peux pas laisser un patron tel qu’il est, j’ai réduit l’ampleur de jambes. Il restera large mais pas autant que le modèle. J’ai acheté deux tissus, un beige/gris et un noir, en coton. J’espère vraiment pouvoir coudre les deux avant la mi-novembre mais un, ce serait déjà pas mal. J’ai repéré un autre beau modèle dans Style Fashion, cousu par Sakiko, mais le tissu que j’ai acheté n’est pas extensible et j’ai peur de l’ajustement, ainsi que de mes variations de poids qui pourraient le rendre obsolète très vite. Mais il n’est pas exclu que je le couse plus tard. Ou un modèle rétro du genre, avec des boutons. Ou un mélange d’un pantalon de Gertie (dans Vintage Casual il me semble) avec un modèle Burda (je n’aime pas la fermeture éclair dans le dos du premier et le second est fort large). (Je vous laisse imaginer le sol de ma pièce couture: il est parsemé de modèles qui me donnent envie).

Je cherchais également un modèle de jupe longue. J’avais comme idée d’utiliser des tissus en batik achetés à divers endroits en Asie du Sud-Est et donc de coudre une jupe portefeuille. Sauf qu’aucun des Burda ou Style Fashion ne proposait de modèles qui me satisfaisait. J’ai trouvé deux-trois modèles intéressants pour d’autres tissus par contre – les magazines ont rejoint la pile de ceux avec les pantalons – mais ce n’est pas une priorité. Et puis j’ai pensé à cette robe tiki que j’ai cousue, me disant que la partie jupe de la robe pourrait être adaptée. En cherchant la patron, j’ai retrouvé un autre que je possède déjà, le B6354, qui est juste ce que je recherchais ! La jupe sera rallongée en fonction du tissu que j’ai – en espérant que cela suffira pour les temples.

Je comptais enfin transformer cette robe que je ne mets jamais en jupe – je trouve que j’ai l’air d’une ménagère des années 50 en la portant. Elle a quelques soucis de couture et c’est une de mes premières réalisations pas tout à fait abouties. Il me reste du tissu et je pourrais facilement coudre une bande pour la taille, voire même récupérer un bout dans le haut de la robe.

Il me reste quatre weekend et deux jours fériés. Est-ce que j’y arriverai ? Tout en gardant à l’esprit que j’ai plein d’autres envies de vêtements plus automnaux – des jupes et robes pour ne pas toujours mettre les mêmes.

 

The “where’s the rabbit ?” skirt

En cette fin de printemps, la météo était plutôt maussade et j’ai voulu agrandir mon stock de jupes mettables avec des bas. J’ai choisi le tissu Alice au pays des merveilles acheté chez Tomato à Tokyo (le but était dès le départ de coudre une jupe) et j’ai repris le patron de la “Flared Skirt” de Gertie (dans Gertie sews Vintage Casual – c’est d’ailleurs celle de la couverture du livre) que j’ai à nouveau adapté: le tissu n’était en effet pas assez large pour faire rentrer les pièces de patron, j’ai donc diminué la largeur de ces pièces, ce qui la rend un peu moins ample. A part ça, rien à dire. C’est un modèle facile à coudre, le travail est limité: quelques coutures et une tirette invisible sur le côté. Après l’avoir terminée, le beau temps est plus ou moins revenu et j’ai mis tout l’été à coudre le projet suivant, une blouse. Ce qui m’a un peu frustrée parce que les idées, elles, continuaient à arriver et à encombrer ma tête ! De même que des nouveaux tissus soldés.

L’idée est donc de chercher les lapins !

Merci encore à Carol pour les photos.

The kind of circle blue skirt

A un moment donné au printemps, j’ai eu envie de jupes bleu marine (non ce n’était pas la nostalgie de mon uniforme à l’école) et j’ai acheté du tissu de coton un peu épais chez Nostex à la Chasse. Assez pour en coudre deux en fait (la seconde n’est pas encore commencée). Pour la première, mon choix s’est porté sur un modèle du livre Gertie Sews Vintage Casual de Gretchen Hirsch que j’avais déjà tenté mais pour lequel mon choix de taille s’est révélé complètement à côté de la plaque. Je n’ai toujours pas pris le temps de l’adapter. Pas que cela se soit mieux déroulé ici: j’ai coupé mes pièces un peu juste et j’ai dû réduire mes marges de couture. Bref, je ne sais plus trop quelle taille j’ai cousu, mes feuilles de patron indiquent 8. Je l’ai cousue avec deux panneaux au lieu des quatre proposés sur le modèle du livre vu que mon tissu est uni. En la mettant au premier essayage, je ne l’ai pas aimée: le tissu est fort rigide et ne tombait pas très bien, me grossissant pas mal. Le jour où j’ai décider de l’adapter en retirant du tissu, deux mois plus tard, les lois de l’attraction avaient fait leur oeuvre et elle tombe beaucoup mieux. Ce n’est pas parfait mais c’est mettable et j’ai appris ma leçon: pour une jupe cercle, il faut du tissu fluide.

Merci à Carol pour la photo. D’autres images suivront, dans un nouveau billet présentant le haut que j’ai cousu dans la foulée.

The black Arielle skirt

En achetant le tissu pour la robe de Gertie, j’avais prévu un métrage supplémentaire pour coudre une jupe noire doublée. Le patron Arielle de Tilly and the Buttons avait été un coup de cœur dès sa sortie et je l’ai acquis cet hiver en même temps qu’une commande de tissus. Après avoir pris mes mesures, j’ai sélectionné la taille 6 et je n’ai plus rien dû modifier par la suite. J’ai cependant joué avec la longueur: le patron propose une version courte à 6 boutons et une version longue à 8 boutons. J’ai cousu une version intermédiaire à 7 boutons. Comme je voulais une jupe à mettre avec des bas, j’ai choisi de coudre une doublure – avec un tissu contrastant prune que j’avais acheté il y a une quinzaine d’année pour doubler des rideaux. (Ceux-ci ont finalement été cousus mais pour une maison différente et il me reste donc une quantité incroyable du tissu et de sa doublure). Les explications sont très claires et détaillées, notamment pour le seul passage un peu compliqué qui est la couture de la doublure au tissu, couture qui se fait de forme arrondie. J’ai aussi beaucoup apprécié le fait que sur chaque pièce se patron soit indiqué de quel côté du tissu elle doit être coupée, vu que les pièces sont asymétriques (et que j’ai fait une erreur du genre avec la robe précédente). Les boutonnières ? Piece of cake ! Quant aux boutons (achetés chez Nostex), ce sont ceux que j’avais achetés pour la robe. Je me suis dit qu’il seraient mieux mis en valeur sur la jupe, lui donnant un côté plus original. Arielle est un modèle qui demande un peu de patience à coudre mais que je déclinerai certainement en d’autres couleurs !

Merci à Carol pour les photos !

Le chemisier est un achat très ancien de chez Promod mais qui s’accorde bien avec la jupe. (Et non, je ne suis pas enceinte – j’ai d’ailleurs retiré les pires photos, mais j’aimerais bien diminuer un peu ce ventre !)

The Grey Tweed Skirt

Au début de l’hiver, je me suis dit qu’une jupe un peu plus longue et dans un tissu plus chaud me serait bien utile. J’ai fouillé dans mon armoire et j’ai sélectionné un tweed dans les tons bleu, blanc et gris, avec une touche d’orange, trouvé à la dernière trocante organisée par Sakiko. J’avais également en stock du tissu de doublure bleu pâle ainsi qu’un reste de coton à fleurs pour rendre la parementure plus agréable à porter. Je ne voulais pas trop me compliquer la vie et j’ai repris le modèle n°5 du Knipmode de décembre 2014 en taille 42, comme pour The Brocade Skirt que j’aime tant. Je l’ai rallongée en fonction de la quantité de tissu disponible pour avoir plus chaud.

Cette fois-ci, j’ai suivi les instructions de montage à la lettre et tout s’est très facilement déroulé. J’aurais dû relire mes notes et réduire un peu la largeur de la taille, car cette version-ci est également un peu trop grande. Mais le plus gros souci, c’est qu’elle est tout simplement importable: le tissu de tweed gratte horriblement, même à travers la doublure. Je n’ai jamais réussi à la porter plus de 10 minutes. C’est franchement dommage parce que j’ai mis du temps et de l’amour à la coudre et que j’étais très fière de ma parementure contrastée.

La jupe tombe un peu plus bas que ma taille naturelle.

The abstract animals skirt

Dès mon retour du Japon, j’ai voulu utiliser un des tissus achetés sur place, chez Tomato. Il me fallait une couture rapide et mon choix s’est porté sur une jupe en tissu Kokka aux motifs abstraits gris et noirs censés représenter des animaux (je ne l’ai pas remarqué de suite – tiens il y a un lion dans le pli du milieu !). Si vous aimez ce motif, il est disponible en Belgique aux Tissus du Chien Vert. On me dira: “ça valait bien la peine d’aller au Japon !” – Je répondrai que je ne l’ai pas payé 15 euros le mètre mais plutôt 3 ou 4 euros.

C’est un tissu assez épais et donc j’ai cherché un modèle de jupe assez structuré, avec des plis. Mon choix s’est porté sur la jupe 6 du Knipmode de mai 2013 dont j’ai supprimé les poches. Après avoir mesuré les différentes parties, j’ai coupé la taille 42 qui est finalement un tout petit peu trop grande mais tout à fait mettable. Si jamais je maigris, je reprendrai un peu à la taille. Cette fois-ci, j’ai pris le temps de déchiffrer le néerlandais et j’ai suivi toutes les étapes dans l’ordre.

Encore un modèle pris en photo sur mon mannequin de couture en attendant les vraies photos sur moi. Je ne l’ai pas encore portée: j’ai eu besoin de vêtements faciles ces derniers temps et j’avais peur qu’elle ne chiffonne trop. Et il fait un peu froid pour du coton.