The Rumble in the jungle skirt with a black Rita blouse

L’année passée, j’avais acheté le dernier mètre trente du magnifique tissu Menagerie de Rifle Paper Co, chez Atelier Moondust à Woluwe. Il y avait juste assez pour coudre une jupe. Cherchant le confort, je me suis dit qu’un modèle à taille élastiquée serait très agréable et qu’il ne faudrait pas de patron: deux rectangles et une bande pour la taille. Sauf qu’évidemment, j’ai changé d’avis et décidé que ce serait plus joli avec un élastique juste à l’arrière. Je me suis lancée aveuglement dans le montage, n’ayant pas trouvé de tutoriel sur le net (j’ai mieux cherché depuis). Ce qui devait être un projet rapide a pris un temps fou. D’abord, j’ai voulu des plis à l’avant mais je n’arrivais jamais à la bonne mesure. J’ai bien recommencé dix fois. Puis j’ai cousu toute la bande de taille – dans un autre tissu parce que la jupe aurait été trop courte autrement – en laissant une ouverture pour l’élastique. J’ai dû la découdre: elle n’était pas assez large. J’ai recommencé. En insérant l’élastique, il s’est replié. Je l’ai enlevé. J’ai recommencé. Il s’est à nouveau replié et j’ai abandonné. J’ai fermé le tout tel quel.

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J’ai compris en regardant ce tutoriel que ma marche à suivre était mauvaise: j’aurais dû fermer uniquement la partie arrière de bande de taille, puis insérer l’élastique, puis fermer la partie avant. Et prévoir plus de place pour l’élastique. Mais j’ai appris beaucoup de choses et la jupe est super confortable. Elle pourra évoluer avec mes changements de poids et il est donc prévu d’en coudre d’autres.

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Quant à la blouse, j’ai fait une seconde tentative de blouse Rita, tenant en compte les problèmes de la précédente. Celle-ci, en simple tissu de coton noir, est donc plus grande mais je ne suis pas sûre du résultat une fois portée. Je l’ai même mise ce matin puis enlevée à nouveau, n’étant pas à l’aise. Je trouve tout particulièrement qu’elle accentue la zone de mon ventre que je veux camoufler. Bref, je ne sais pas encore si je vais en coudre de nouvelles (malgré le stock d’élastique que j’ai fait entre-temps).

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The Bambi in the forest blouse

J’ai cousu une nouvelle version de la blouse de Gertie pour Butterick B6217. Je n’ai rien changé à la version précédente, à part omettre le lien à nouer, et j’ai utilisé le tissu Woodland Spring de Riley Blake acheté il y a déjà quelques temps. Le patron pose quelques problèmes que j’explique ici. Depuis, je sais qu’il faut une aiguille neuve (ou quasi) pour coudre les boutonnières et j’ai un pied pour coudre les boutons, ce qui accélère très fort les finitions. Pour le bas, je porte une nouvelle Pencil Skirt du premier livre de Gertie, aussi déjà cousue plusieurs fois (en 2013, à mes débuts), mais j’ai dû agrandir la taille – et au final elle est même un peu trop grande. Le tissu est un jeans légèrement extensible venant des Tissus du Chien Vert.

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Coudre sa garde-robe de voyage

L’année passée déjà, avant de partir au Sri Lanka, je me suis rendue compte que je n’avais plus vraiment les vêtements appropriés pour partir en voyage dans des pays qui demandent d’être un peu couverts. Ma prise de poids des dernières années a éliminé la majorité des pantalons que je réservais à ça et mes quelques jupes étaient soit trop courtes soit usées. J’ai donc commencé une couture spécifique en 2016 mais je n’ai jamais pris le temps de publier mes créations. Mon voyage en Inde de cette année m’a permis de compléter ma garde-robe et je pense que je suis maintenant parée pour les prochaines années ! J’ai tenté pendant mon séjour au Rajasthan de me faire prendre en photo avec ces nouveaux vêtements, ce qui me permet de publier un article presque complet (il manque un pantalon que je n’ai pas pris avec moi cette année, venant du Knipmode et réalisé en tissu de coton beige).

Le modèle paréo du patron Butterick 6354 est parfait pour les longues jupes à emmener en voyage et très rapide à coudre. J’en ai cousu deux en taille 44, l’une plus longue que l’autre, dans des tissus achetés quelque part en Asie (sans doute au Cambodge).

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J’ai également cousu deux jupes froncées sans suivre de patron: deux pans de tissus, une bande à la taille et une tirette sur le côté. Le tissu gris est le reste d’une des premières robes que j’ai cousues et vient des Tissus du Chien Vert, le batik vient de chez Nostex à la Chasse (quand c’était encore Joyce).

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Je cherchais aussi un modèle de jupe à coudre dans un bout de tissu assez limité et mon attention a été portée sur le modèle à boutons Burda, Hors série Printemps-Eté 2014, numéro 49H, modèle 2C (taille 44). Elle demande un peu de temps mais je suis contente du résultat. Je trouve juste que les parementures sont un peu rigides à cause de l’entoilage, surtout celle de la patte à boutons. Comme j’ai horreur de coudre les boutons à la main, j’ai craqué pour le pied spécial de ma machine à coudre. C’était cher mais tout a été cousu en moins de 30 minutes et je ne regrette pas mon achat. Le tissu vient du Chien Vert.

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The Oh so pink skirt

Chaque année, dès qu’il fait froid, je me retrouve avec ce besoin de nouveaux vêtements chauds. Et c’était encore pire le mois passé: mes jupes plus anciennes sont pour la plupart devenues trop petites.

J’avais du tissu et j’ai repris un patron testé et approuvé, dont j’ai tracé la taille supérieure. En un weekend, j’avais de quoi m’habiller chaudement à nouveau (j’avoue, j’ai aussi acheté quelques vêtements).

Il s’agit du modèle n°120 du Burda de juillet 2012, cousu ici pour la quatrième fois, dans un tissu de lainage à dominante rose acheté aux soldes de l’hiver passé aux Tissus du Chien Vert. La doublure vient sans doute d’une troc party ou d’une trocante.

Je n’ai pas fait fort attention en coupant le tissu et les carrés ne correspondent pas partout, mais cela ne me dérange pas. Je voulais surtout avoir rapidement une nouvelle jupe.

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The rain and sunshine skirt

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Comme Roisin, j’ai envie de donner un nom à tous les vêtements que je couds, même s’il n’a pas beaucoup de liens avec le vêtement en question. Ici, c’est parce que ces derniers jours, soleil et pluie ont alterné et que le bleu turquoise du tissu me rappelle un peu l’eau tandis que le rose renvoie au soleil (couchant).

Après la robe Sakura, il me fallait un projet facile. Et une jupe – vu que mes jupes d’été sont peu nombreuses. J’ai repris le même modèle que The Abstract Animals skirt réalisée en janvier 2016 sur un patron Knipmode (jupe n°6 de mai 2013) mais j’ai déplacé les plis pour que le central soit plus grand et les autres plus sur le côté. Le tissu de coton vient d’un webshop flamand mais je ne sais plus lequel (Den Depot ou Stof op Zolder probablement) – je l’ai acheté l’été passé lors des soldes. Je n’ai pas grand chose de plus à dire, à part qu’elle a été rapidement cousue et que ce genre de vêtement apporte une gratification immédiate. Ah si: je dois apprendre à plus rentrer mon ventre sur les photos.

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Short diary of the week (200)

Lundi: wow – 200 !, comme prévu les démangeaisons me gênent très fort, arriver dans un bureau surchauffé et avoir du mal à le rafraîchir, enlever mes sandales et mettre mes tongs de bureau, avoir du mal à remettre mes sandales au moment de partir, la maison est restée relativement fraîche, m’installer au jardin et terminer le roman commencé le soir précédent

Mardi: l’idée de demander à collègue d’ouvrir la porte de mon bureau quand il arrive une heure plus tôt que moi était géniale, rien de spécial à raconter, regarder le dernier épisode de la troisième saison de Better Call Saul – une série un peu lente mais qui a sa personnalité propre par rapport à Breaking Bad, lire au jardin, regarder passer les avions au crépuscule, tenter de faire retomber la température dans ma chambre sans vraiment y arriver et devoir fermer les fenêtres à cause des mêmes avions

Mercredi: dormir profondément pendant seulement cinq heures c’est trop peu pour moi, un petit-déjeuner réunion, le bruit des jardiniers, traîner le matin (corriger les fautes des autres prend plus de temps que prévu) mais bien avancer l’après-midi, un temps record pour remplir la déclaration d’impôts en ligne (30 secondes de remplissage – 4 minutes pour vérifier que j’ai bien tout rempli), 27° chez moi à l’intérieur contre 32° dehors, si je cuisine aujourd’hui je pourrai éviter de devoir cuire des choses demain, au jardin avec un gin tonic et quelques livres pour profiter du solstice, 22h15: 21° dehors mais toujours 26° à l’intérieur

Jeudi: dormir profondément toute la nuit, le retour du gamelan javanais, un bureau aussi chaud que l’extérieur, fondre, finir par rentrer une demi heure plus tôt, trois gouttes de pluie, en fait ça se rafraîchit assez vite, Twin Peaks, The Good Fight

Vendredi: choisir des vêtements puis changer d’avis pour quelque chose de plus joli, les trucs du vendredi, parler avec les seuls collègues encore présents vers 17h, Doctor Who, Jamestown

Samedi: mais où est le soleil ? (les prévisions météo me dépriment déjà – je n’aime que le beau temps et la chaleur !), de la couture, un téléphone de mon papa pour me dire que je ne dois pas venir aujourd’hui (je sens qu’il y a eu une dispute avec sa compagne), moi non plus ce n’est pas la grande forme aujourd’hui, me rendre compte que la batterie de la voiture est à nouveau déchargée, avoir du mal à me calmer, de la couture à la main, faire mes courses, terminer la couture de la robe, terminer un roman, The man from the Alamo (Budd Boetticher, 1953), m’endormir tôt

Dimanche: des brouillons de billets de blog, TBBT S02 E14&15, la mesure de mon tour de taille ne ment pas: + 10cm en 5 ans, de la couture: hésiter entre plusieurs modèles de jupes, 2h30 plus tard la jupe sélectionnée est terminée, plein de petits trucs divers touchant au ménage et au jardinage, de la lecture, une nouvelle tentative de photos de mes derniers vêtements cousus, Jamestown, The Good Fight

Short diary of the week (166)

Lundi: un chat roux qui m’observe du haut du mur – entouré de végétation, lire dans Quiet que les introvertis n’aiment pas le small talk, me retrouver à parler du filtre à eau avec mon chef, rentrer en faisant mentalement une liste de choses à faire, quatre choses donc, mise en place du projet big bang, Masters of Sex, une grosse crise de jalousie

Mardi: laisser passer un métro – ça commence à me gonfler vraiment, pas très réveillée, deux conversations que je n’avais pas envie d’avoir: sur mon célibat et sur mon travail, m’enfermer dans mon bureau, sentir un mal de tête qui s’incruste de plus en plus, de même que des courbatures, lancer malgré tout le programme big bang, The Big Bang Theory saison 1 – épisode 1, manger peu et lutter contre des envies de plus, Agent Carter, The Americans, le mal de tête s’était atténué mais revient en force

Mercredi: une sombre journée au point de vue météo mais le moral va bien, juste quelques angoisses que je partage avec un collègue, j’apprécie sa compréhension, envie de bouger, faire quelques courses, la fin de la troisième saison de Halt and Catch Fire – moins excitante que la 2 mais plus profonde et annonciatrice d’une fantastique saison 4 (je l’espère !)

Jeudi: mon humeur qui se dégrade à l’approche du travail, ce moment d’hésitation dans le métro où j’ai failli faire demi-tour, ce n’est pas tant le travail en lui-même qui me dérange en fait mais mes inquiétudes par rapport à ce que je dois faire ou pas la semaine prochaine, une après-midi sans énergie, Timeless – début de la saison 1, The Americans, terminer un roman

Vendredi: tenter de m’imposer entre deux personnes prenant de la place dans le métro – l’une comprend vite et se ramasse un peu sur elle-même – l’autre pas du tout, difficile de travailler quand ça bloque tout le temps, envie d’être ailleurs, Timeless, The Americans

Samedi: une expérience – j’aurai tenu jusqu’à 11h, du linge à plier, tri dans mes robes – plier ces jolies créations de Mademoiselle Jean dans lesquelles je ne rentre plus mais ne pas me résoudre à les donner, de la couture – une jupe en un peu plus de deux heures – il manque juste un ruban que je n’ai pas en stock et qui n’était pas indiqué dans les fournitures du patron, de la lecture, une tentative d’okonomiyaki mais sans chou, pas mal mais bien trop copieux, Fury at Furnace Creek (H. Bruce Humberstone, 1948) – un réalisateur et des acteurs inconnus mais quelle scènes de poursuite – sans musique, The Americans, la lune éclaire toute la maison

Dimanche: constater que l’expérience a porté ses fruits – mais pour combien de temps ? (-1 kilo ce matin), ces morceaux de la zumba qui me restent dans la tête comme de fameux earworms, mettre à jour les mac pendant que je plante les derniers bulbes de tulipes et d’alliums, lire au jardin (ce sera vraiment la dernière fois, je pense), exécuter mille et une petites tâches nécessaires, un cocktail au mezcal et une jolie photo, premier plat de gibier avec une sauce aux mûres et au sloe gin (merci au magazine BBC Goodfood), The Americans – deux épisodes parce qu’il y a un certain suspense au milieu de la saison 4