Quand l’empereur était un dieu

Julie Otsuka, Quand l’empereur était un dieu: j’avais adoré Certaines n’avaient jamais vu la mer du même auteur. Ce roman-ci est antérieur et a sans doute été remis en avant à cause du succès du plus récent. Julie Otsuka y raconte l’histoire d’une famille japonaise, de leur maison à Berkeley, de leur déportation brutale au lendemain de Pearl Harbour dans des camps situés dans le désert américain, de leur retour à une vie « normale ». Le ton est distancié, n’exprime que peu de sentiments mais tout cela rend le récit bien plus insoutenable et dur. Comment un gouvernement a-t-il pu faire ça à une frange de sa population ? Un très beau court roman basé sur des faits réels.

Book_RATING-35

Certaines n’avaient jamais vu la mer

Julie Otsuka, Certaines n’avaient jamais vu la mer: tentée une première fois en le voyant en librairie, je l’y avais laissé par souci de ne pas agrandir ma PAL. Suite à une critique très positive sur un blog (j’ai oublié lequel), je l’ai finalement acheté et j’ai bien fait ! La structure du récit est un peu bizarre au premier abord: il s’agit d’un roman choral, exprimant les voix de diverses femmes, des centaines en fait, et racontant la vie des Japonaises « importées » aux États-Unis pour épouser des hommes célibataires ayant déjà fait le voyage quelques années auparavant. Toutes les étapes de leur vie sont abordées, de la traversée en bateau jusqu’aux camps de la seconde guerre mondiale. Les énumérations de situations auraient pu lasser mais bien au contraire: elles sont habilement menées, avec de nombreux changements de rythme dans les phrases et cela en fait un des meilleurs romans que j’ai lus cette année. Le livre est court, donc lancez-vous !

Book_RATING-45