Abandonned books

Une nouvelle rubrique pour parler des livres que j’ai abandonnés en cours de route, pour malgré tout garder une trace.

  • Jonathan Safran Foer, Eating animals: j’ai voulu savoir pourquoi tout le monde trouvait ce livre important, pourquoi tant de personnes sont devenues végétariennes après l’avoir lu. Je n’ai pourtant pas réussi à aller plus loin que la page 50 parce que le style de l’auteur m’énerve. (Peut-être que si je l’avais trouvé en e-book en français, j’aurai persévéré, mais il n’existe tout simplement pas. Le monde de l’édition française a tout compris !)
  • Kevin Canty, Kenny aime Junie: le titre français dit tout: l’adolescent Kenny aime l’adolescente Junie. Je n’ai vraiment pas accroché, je me suis ennuyée très vite du manque de style, du manque de tout en fait.
  • François Ponchaud, Cambodge année zéro: écrit en 1978, ce récit est un état de faits de la situation au Cambodge sous le régime Khmer Rouge, écrit d’après les informations disponibles et donc très parcellaires. Intéressant comme source historique, il l’est beaucoup moins pour apprendre ce qui s’est vraiment passé. J’ai abandonné à la lecture des nombreuses pages de statistiques fournies par la propagande Khmer Rouge.
  • Richard Powers, Le dilemme du prisonnier: le mot « exposition universelle » en quatrième de couverture a provoqué mon achat. Quand je l’ai ouvert, j’ai vu que le roman avait été écrit en 1988, ce qui m’a déjà un peu dérangée (quand j’achète un roman en grande édition, je préfère qu’il soit récent). Quand j’ai commencé à le lire, j’ai été rebutée par les phrases kilométriques et au vocabulaire baroque et l’histoire qui ne menait nulle part. Les sentiments sont partagés dans les critiques sur le net…
  • Karen Russell, Swamplandia: sans doute que j’ai tenté de lire ce roman dans de mauvaises conditions, l’ayant commencé en allant à Cardiff, puis le reprenant en décembre pendant mes trajets pour ne pas emporter un Joyce Carol Oates trop lourd. Mais je dois bien avouer que je n’ai jamais été prise par l’histoire…

2 fois le 11 septembre

Je viens de terminer deux romans dont le thème tourne autour des événements du 11 septembre:
La belle vie de Jay McInerney: ou comment un événement de telle ampleur peut bouleverser deux vies (ou finalement pas tant que ça). Luke et Corrine, tous les deux plus ou moins heureux en couple, font connaissance en faisant du bénévolat sur le site de Ground Zero et c’est le début d’une grande passion… C’est le roman le plus mélancolique de Jay McInerney, le moins porté sur les apparences (de la richesse). On est loin de Bright lights big city que j’avais lu il y a presque 20 ans. Pas mal donc, mais comme souvent avec cet auteur, un goût de trop peu, pas au point de vue de la longueur du texte mais plutôt de l’écriture.
Ce qui n’est pas le cas pour le deuxième roman:
Extrêmement fort et incroyablement près de Jonathan Safran Foer: Oskar, un enfant de 9 ans, très en avance sur son âge et curieux de tout, vient de perdre son père dans les attentats. Un jour, il découvre une clé dans les affaires de son père. Son unique but deviendra alors de découvrir ce qu’elle peut bien ouvrir. Vu le nombre de serrures à New York, cela mettra un peu de temps. On le suivra donc dans ses visites à de nombreuses personnes mais en même temps, le roman est entrecoupé d’histoires du passé, des lettres et des textes divers, qui trouveront leur place dans le cours du roman.
C’est aussi un « objet littéraire »: il y des photos, des typographies différentes, des pages corrigées au bic rouge… J’ai dévoré le livre en une semaine (une moitié même en une après-midi) et en même temps, je ne suis pas à 100% enthousiaste. L’histoire et les personnages sont un peu trop bizarres pour moi, et l’histoire trop invraisemblable, chose à laquelle je suis peu sensible en général.