Tous les vivants

phillipsJayne Anne Phillips, Tous les vivants. Le crime de Quiet Dell: de cet auteur, j’avais beaucoup aimé Lark et Termite et la description des ambiances et sensations. Tous les vivants est fort différent. Ce roman raconte en effet une histoire vraie, le meurtre d’Asta Eicher et des ses trois enfants par Harry Powers à Quiet Dell en 1931. Les premiers chapitres parlent d’Asta, cette veuve à bout de souffle et bientôt à court d’argent. Elle a entamé en secret une relation épistolaire avec Harry Powers qui lui promet mariage et amour. Mais le sinistre personnage avait une autre idée en tête. Ensuite, le récit change de ton et met en scène la jeune journaliste Emily Thornhill – un personnage fictif – qui mène l’enquête pour son quotidien. Basé sur les coupures de presse et les documents de l’époque, le livre est une longue enquête agrémentée de quelques éléments romantiques mais tout cela est fort long et peu intéressant. L’auteur s’en tient aux faits et ne prend pas la liberté d’entrer dans l’esprit du meurtrier pour décrire ses motivations possibles. Je me suis plutôt ennuyée – je n’ai jamais aimé les descriptions de procès (le dernier tiers du livre) – mais j’ai quand même apprécié la description de l’époque.

Two months of books

5 livres en 2 mois, un peu de rentrée littéraire, une petite dose de vampires et une pincée d’Angleterre victorienne (quelques notes de lecture):

Lark et Termite de Jayne Anne Phillips: voilà déjà deux mois que je l’ai terminé et j’ai du mal à écrire quelque chose d’autre que « j’ai beaucoup aimé ». Roman à plusieurs voix, plein d’ambiances et de sensations, dans lequel des secrets de famille se révèlent par petites touches. Roman qui navigue entre réalité et rêve. Récit un peu paresseux se déroulant en Corée pendant les premiers jours de la guerre et quelques années plus tard dans les campagnes de Virginie Occidentale. Je recommande !

La ballade de Jesse de Madison Smartt Bell m’a vraiment déçu. La quatrième de couverture annonçait une « road-novel » aux sons du rock, de Hendrix à Kurt Cobain mais le récit m’a semblé bien pâle, peu passionnant et autant les ambiances paresseuses de Lark et Termite donnaient tout leur charme au livre, autant cela n’a pas fonctionné ici…

Plaisirs coupables de Laurel K. Hamilton: un peu de littérature de vampires, facile à lire dans les transports en commun. Mon principal reproche serait justement le contraire des livres précédents: trop d’action, pas un seul moment de pause ! Mais dans son ensemble, un récit efficace avec tous les éléments du genre: vampires ténébreux, super-héroïne, morts-vivants, quelques scènes bien gore et de séduction. Un de lu, me restent les dix volumes suivants ! Ainsi que la saga de Sookie Stackhouse qui me tente bien aussi (j’ai bien envie de connaître la suite de ses aventures après avoir vu True Blood !)

Une semaine avec ma mère de William Sutcliffe: l’humour assez dévastateur de cet auteur m’avait déjà ravi dans Vacances indiennes, il m’a également enchanté dans ce roman. Les autres passagers du métro ont dû se demander pourquoi je riait toute seule en tournant les pages du livre ! L’histoire est celle de trois mamans qui viennent s’installer pour une semaine chez leur fils célibataire ayant la trentaine. Tous et toutes ont un sacré caractère, en tous cas un caractère très bien brossé par l’auteur, et on se reconnaît facilement dans l’un ou l’autre personnage (bon, au moins, ma maman n’est jamais venue s’installer chez moi pour me trouver un mari !). Plaisant et facile à lire en toutes circonstances !

Affinités de Sarah Waters: ça faisait au moins trois ans que ce livre était sur ma PAL, je l’avais déjà plusieurs fois emporté en voyage sans le lire. Je l’ai emporté lors de mon voyage à Copenhague. Me voilà plongée dans l’Angleterre victorienne, ses prisons, une jeune fille de la haute société désœuvrée, un peu de spiritisme et beaucoup de naïveté. Trop long à mon avis, le roman se traîne jusqu’aux deux tiers pour ensuite se précipiter dans les 100 dernières pages. diane me dit que Caresser le velours qui est également sur ma PAL est mieux réussi. En tous cas, pour un portrait plus détaillé et plus complet de cette époque, je conseillerais plutôt La rose pourpre et le lys de Michel Faber.

Suite de mes aventures livresques au prochain épisode !