Taste of Persia

Naomi Duguid, Taste of Persia: A Cook’s Travels Through Armenia, Azerbaijan, Georgia, Iran, and Kurdistan (2016): De Naomi Duguid, j’avais déjà lu Burma et j’avais adoré ses recherches approfondies dans la cuisine locale. Pour écrire ce livre-ci, elle a voyagé en Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie, Iran et Kurdistan et elle raconte ses expériences et rencontres avec les locaux, qui ont souvent partagé des recettes avec elle. J’ai ce livre depuis quelques années et pourtant je n’ai pas préparé grand-chose jusqu’à présent. En le lisant, j’ai cependant noté plein de recettes faciles à préparer, très souvent sur base de légumes. Je ne suis par contre pas sûre que je me lancerai dans la fabrication des différents pains, et les plats à base de riz demandent un certain temps de préparation. Les ingrédients sont faciles à trouver, sauf le fénugrec bleu mais Naomi Duguid propose toujours une solution de remplacement. Elle est clairement une autrice que je vais continuer à suivre.

  • photos: *** (toutes les recettes ne sont malheureusement pas illustrées mais il y a beaucoup de photos des pays visités)
  • texte: ***** (passionnant et permet de mieux connaître cette culture)
  • originalité des recettes: *****
  • authenticité des recettes: *****
  • faisabilité des recettes: ****
  • mesures: unités de mesures américaines uniquement (cups & ounces) (et c’est bien dommage)
  • recettes favorites: « Eggplant borani », « Pomegranate marinated kebabs », « Turkey kebabs »
  • indispensabilité du livre: ***

Les putes voilées n’iront jamais au paradis !

Chahdortt Djavann, Les putes voilées n’iront jamais au paradis !: après avoir lu Le pont des soupirs, j’ai cherché des romans courts, pour avoir l’impression d’avancer. Je me suis plongée dans ma vieille PAL et j’ai sélectionné ce livre qui s’y était ajouté lors de l’initiative « Lire le monde » d’il y a quelques années. Sous des airs de roman, Les putes voilées n’iront jamais au paradis ! décrit la prostitution en Iran: il raconte les histoires fictives de quelques femmes mais reprend également des cas réels, des femmes qui ont été retrouvées mortes ou qui ont été condamnées à la peine de mort. L’auteur leur imagine une vie antérieure pour leur donner un visage. Car c’est bien de cela qu’il s’agit: montrer une réalité qui est cachée, montrer l’hypocrisie des hommes et de tout un gouvernement qui se dit saint mais qui a besoin de prostituées. C’est dur, c’est très cru, et c’est important d’en parler.

Mais je n’ai pas du tout aimé la manière de faire de Chahdortt Djavann. Je m’attendais à un roman, à une histoire suivie de quelques femmes, pas à des interruptions intempestives de l’auteur qui commente ce qu’elle a écrit, et qui laisse même une fin ouverte tout en prévenant de ce qui se passe en général dans ces cas-là. Si j’avais voulu lire un récit documentaire sur le sujet, je l’aurais fait; je n’ai pas aimé ce mélange des styles dans ce qui est annoncé comme un roman. Ma note est donc une moyenne: 4 pour le sujet, 2 pour la manière de le rendre.

En faisant quelques recherches, je me suis rendu compte que j’avais déjà lu Big Daddy du même auteur. Mon avis était également mitigé, mais pour d’autres raisons. Et je n’ai aucun souvenir du roman après quatre ans.

Big Daddy

9782253098904-001-t_zpsnmisl9aaChahdortt Djavann, Big Daddy: Rody raconte sa vie à son avocate commise d’office, Nikki, une iranienne-américaine. Il est emprisonné à perpétuité (un des rares mineurs dans ce cas) pour avoir tué Big Daddy et deux de ses comparses. Celui-ci l’avait sorti de la rue à l’âge de 10 ans et pris sous son aile, le préparant à une vie de criminel et à la vie d’adulte. Mais à sa manière: il lui paie une prostituée pour qu’il devienne un homme, il l’oblige à assister à des meurtres qui ressemblent plus à des séances de haine et de torture. Parallèlement, l’avocate parle de sa vie et se raconte à Rody. La quatrième de couverture en dit beaucoup plus, beaucoup trop (elle raconte toute la première partie qui couvre les 3/4 du roman). C’est en voulant participer au challenge « Lire le monde » que j’ai choisi ce livre (de plus, c’était le seul de cet auteur disponible dans la librairie assez basique de mon quartier). Mais quelque part, il m’a laissée sur ma faim pour des raisons qui ne sont pas liées au roman: je me disais qu’en participant au challenge, cela me permettrait de découvrir d’autres auteurs mais surtout d’autres cultures. Or, malgré le fait que l’auteur soit iranienne, l’histoire se déroule aux Etats-Unis, sur le modèle de polars américains. Il y a quelques liens avec l’Iran mais ils sont fort limités, influant peu sur l’histoire (un peu quand même). Tout ça pour dire que j’ai eu du mal à apprécier ce roman parce que mes attentes étaient trop différentes. J’ai sélectionné un autre roman qui devrait satisfaire un peu mieux mes envies de découverte du monde, mais ce sera pour plus tard.

Un livre lu dans le cadre de « Lire le monde » pour l’Iran (quoique).

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