Short diary of the week (317)

Lundi: des courbatures dès le matin, commencer l’écriture d’un texte mais être interrompue par des collègues pour discuter de questions importantes, trier des disques, un long trajet vers un quartier que je ne connais pas, une très agréable soirée entre amis où j’ai pu parler tout ce que me pesait, le long trajet du retour, prévenir la crise de froid au lit (je connais maintenant la cause – une question d’intestins qui détruisent toute une série de mauvaises choses) en prenant une douche chaude et une bouillotte

Mardi: pas la meilleure nuit mais franchement pas la pire non plus, le hasard fait que je retournerai une seconde fois à Anderlecht cette semaine – mais pour d’autres raisons, préparer tout ça, moi et mon cœur d’artichaut (oui, j’ai pleuré au bureau en regardant un très beau documentaire sur les migrations), je ne l’ai pas encore écrit ici mais je suis vraiment contente de mon nouveau poste de rédactrice qui me fait découvrir de nouvelles choses tous les jours, contente d’être à la maison ce soir, commencer la série Modern Love (et pleurer comme une madeleine – c’est le jour), Why women kill

Mercredi: quelle horreur j’ai oublié mon livre !, une heure au boulot puis repartir, une interview de deux artistes, de retour au boulot, passer à autre chose pour l’après-midi, hésiter longtemps pour le repas du soir et sortir du couscous du surgélateur, terminer Why women kill

Jeudi: du mal à me réveiller, retranscrire l’interview – ce qui prend du temps, le dernier jour de certains collègues – c’est toujours une ambiance un peu bizarre, cuisiner un bon repas, Angel, m’endormir dans le fauteuil

Vendredi: réveillée tôt, cette légère gêne dans ma gorge, une matinée paresseuse, découper le tissu pour une jupe, préparer un gâteau tout simple, commencer le montage de la jupe, de la lecture, jouer un moment tout en buvant une infusion au thym, Angel, Modern love

Samedi: me réveiller en sursaut en ayant très mal à la gorge, ne pas réussir à me rendormir, une nuit très agitée donc, et même pas de grasse matinée pour rattraper, cette pluie…, envie de rester sous la couette toute la journée mais ce ne sera pas possible, fêter l’anniversaire de mon papa avec du champagne, retrouver Missev Pistols pour un premier atelier de photo décomplexée – d’abord un peu de théorie (comprendre enfin que mon objectif grand angle est un bijou et comment je peux l’utiliser) puis de la pratique en rue, frigorifiées nous arrêtons un peu avant l’heure prévue – surtout que mon rhume est toujours bien là, de retour au chaud, m’endormir devant un film

Dimanche: le moment critique du rhume: vais-je passer à la toux ou au nez bouché ?, écrire quelques brouillons de billets sur les livres et être enfin à jour (publication dans les semaines qui viennent), terminer la couture d’une jupe, je suis complètement bloquée dans le jeu et donc j’ai cette forte envie de trouver une issue (ce qui veut dire que j’ai joué quasi tout l’après-midi), la fin du film d’hier: L’épée Bijomaru de Kenji Mizoguchi (1945), le troisième épisode de Modern Love – ma nouvelle série préférée du moment

Très intime

tres intime.inddSolange, Très intime: ceci n’est pas un livre écrit pas Solange, la Québécoise à l’accent parisien connue de ses clips you tube parlant de sexe et d’autres choses (Solange te parle). Il rassemble en fait les interviews de femmes qui ont entre 18 et 46 ans et qui racontent leurs expériences sexuelles sans se voiler la face. A la base diffusées en radio, elles prennent ici la forme écrite (il y a d’ailleurs une polémique à ce sujet, mais peu importe). Le langage est souvent cru, très oral, très direct. Ces femmes répondent aux questions de Solange, questions qui n’ont pas peur d’aller plus loin dans le sujet. Elles parlent d’orgasme, de libido, du « pas envie », des relations à plusieurs, des relations entre femmes, du cunnilingus, des détails et des endroits où cela provoque du plaisir, de l’obligation, du viol. Ce dernier point est très frappant: un tiers des femmes interrogées se dit victime de rapports non désirés, de rapports qu’un homme leur a imposé et qu’elle ont subi sans leur accord. Du viol donc. Ce livre propose une image de la sexualité féminine d’aujourd’hui et pourtant je ne m’y suis pas vraiment retrouvée. Même si j’ai apprécié la lecture. (Ce billet sera très certainement suivi d’un autre, plus général, sur le sujet).