Les mémoires d’un chat

Hiro Arikawa, Les mémoires d’un chat: chat de gouttière, Nana est recueilli par Satoru après une collision avec une voiture. L’animal n’a pas sa langue dans sa poche; c’est en effet lui qui raconte toute l’histoire avec un franc parler certain. Au départ, il est gêné par l’affection de Satoru mais il s’attache très vite à son maître. Suite à certaines circonstances, ce dernier va malheureusement devoir se séparer de Nana et il fait le tour du Japon et de ses amis pour trouver la personne idéale qui s’occupera du chat. C’est l’occasion de retourner dans le passé, Satoru racontant comment il a connu ces personnes; et c’est aussi l’occasion pour Nana de donner son avis, évidemment, mais aussi de faire en sorte qu’il ne soit pas adopté. Ces passages dévoilent des pans de la société japonaise, de la manière de vivre au quotidien et c’est passionnant. Mais c’est surtout Nana qui est drôle, et c’était une excellente idée de donner une voix au chat. Juste un léger bémol pour la traduction et son style un peu plat, auquel j’ai eu un peu de mal à m’habituer (ce n’est pas le même traducteur que pour Au prochain arrêt de la même autrice, que j’avais également adoré). Un roman drôle et sensible, mais très profond aussi.

C’est en lisant la critique de A girl from earth que je l’ai ressorti de ma PAL, alors que je l’avais acheté juste après ma lecture de Au prochain arrêt.

Au prochain arrêt

Hiro Arikawa, Au prochain arrêt: La ligne de train Hankyu Imazu comporte huit arrêts, chaque chapitre de ce court roman s’arrête à l’un d’eux, avec 16 chapitres en tout, le temps de faire un aller et un retour. Cela pourrait sembler un peu fastidieux, mais cela ne l’est pas, c’est même tout simplement passionnant ! Cette petite ligne de train se trouve dans le Kansai, entre Kobé et Osaka, et propose des tranches de vies de personnages très différents, que le lecteur retrouve à l’aller au printemps et au retour à l’automne. Deux jeunes gens timides se parlent pour la première fois après s’être vus maintes fois à la bibliothèque; une femme, habillée dans une superbe robe blanche, revient d’un mariage et se remémore les diverses étapes de sa vengeance; une jeune fille décide de quitter son compagnon violent; un groupe de femmes trop parfumées et maquillées dérange le wagon entier… Qui ne s’est jamais demandé ce qui se passait dans la vie de ses co-voyageurs ? C’est exactement cela que raconte Hiro Arikawa dans ce court récit soigneusement construit. Elle raconte la vie de gens simples, tout en décrivant la campagne et les petites villes japonaises. Un coup de coeur, dont la lecture m’a été inspirée par Kevin, dont le blog propose plein de pépites japonaises.