BIFFF, éditions 1 à 24

Vous avez raté les éditions précédentes du BIFFF ? Pas de souci, Brigitte Segers a préparé une liste de tous les films disponibles à la Médiathèque en DVD et VHS. Au passage, n’oubliez pas de consulter les playlist pour un peu de plaisir auditif, il y en a 4: une de Thierry Moutoy, une de Catherine Thieron, et deux de Geoffroy (la version rock est ici)…
Et encore un peu de pub pour cette page-ci.

Oups

ça fait quelques jours, voire quelques semaines que je n’ai rien écrit, ce n’est pas la matière qui manque pourtant, mais plutôt le manque de temps… et les beaux jours (même s’il ne fait pas si beau que ça) n’améliorent pas les choses. Je me rends compte que je n’allume presque plus mon ordinateur à la maison pour le moment. Ces derniers week-ends, j’ai été occupée par l’achat de fournitures pour jardin, enfin pour ma cour; des plantes donc, mais aussi de la terre, de l’engrais et de la peinture pour les murs (je peindrai peut-être le w-e prochain…). Et en soirée, je suis plutôt tv ou lecture ces derniers temps, et je m’endors assez tôt. Et les semaines qui viennent, ça ne va pas être mieux avec le festival de films de Hong Kong à la Cinémathèque. Enfin, patience… et bonne lecture malgré tout….

Fantastique, Corée, Reich, western, Desperate Housewives et nouvelle garde-robe

Les deux dernières semaines ont été assez occupées par plein de choses différentes.
Tout d’abord, j’ai été voir quelques films au Festival du Film Fantastique (pour des commentaires sur tous les films du Passage 44, voir le site d’Eric), rien de très passionant sauf Adams apples, qui a gagné tous les prix cette année. A part ça, j’ai vu au Nova Late Bloomer (interview de Go Shibata) qui est un film intéressant mais qui n’a pas été projeté dans de bonnes conditions. Le film est tourné en DV, en noir et blanc, et la projection sur grand écran supprime tous les contrastes et montre souvent de gros pixels, ce qui laisse une grosse masse grise un peu floue. A noter: la b.o. électronique de World’s End Girlfriend.
Deuxième film: The beautiful washing machine, un film chinois de Malaisie, un peu incompréhensible, avec une vague histoire de fantôme, et surtout une publicité géante pour Carrefour et Sarsi. D’après le site officiel du film, la machine à laver serait une métaphore de la condition de la femme. euhhhhh……
Troisième film: Loft de Kiyoshi Kurosawa: de très belles images, mais un peu trop long et un scénario un peu trop compliqué.
Quatrième film: Haze de Shinya Tsukamoto: 50 minutes, c’est juste ce qu’il faut pour raconter cette histoire bizzare d’enfermement et de claustrophobie. Dans le style habituel de Tsukamoto, avec une bonne musique. En bonus, on a eu droit à un court métrage dans le style de Tetsuo.
2 concerts aussi: un rituel chamanique coréen, qui doit aider le passage des morts vers l’au-delà. C’est très prenant comme musique, et en même temps un peu lancinant.
L’autre concert, c’était Steve Reich, dont j’ai surtout apprécié la première oeuvre, Sextet pour marimbas, vibraphones et autres percussions. Le dernier morceau, Variations for Vibes, Pianos and Strings, était accompagné d’une chorégraphie d’Akram Khan, que j’ai trouvé très animale et un peu trop africaine à mon goût.
A part ça, je me suis lancée dans la vision de vieux western, je regarde aussi Desperate Housewives et j’ai enfin une nouvelle garde robe pour mettre tous mes vêtements. Un menuisier devrait passer aujourd’hui pour une bibliothèque et j’ai entamé les démarches pour réparer et repeindre la façade de la maison. Ce qui occupe bien mes journées…

The North Country

Mardi passé, j’ai été voir en avant avant première le film The North Country, qui raconte de manière romancée le premier procès sur le harcèlement sexuel des femmes aux Etats-Unis. Charlize Theron interprète Josie Aimes, mère de famille et femme battue, qui trouve un boulot dans la mine pour survivre. Mais les hommes qui y travaillent considèrent que les femmes n’ont rien à y faire et les harcèlent constamment par des bêtes blagues mais aussi des avances sexuelles déplacées.
C’est un film de procès mais qui ne se passe heureusement pas trop dans le palais de justice. Le film montre beaucoup la mine et les paysages enneigés, gris et sales du Minnesota. (Les images m’ont donné envie de trouver des photos.) Les habitants de la région sont tous des ploucs, ou presque, qui écoutent de la country (bien que la b.o soit surtout composée de chansons sociales de Bob Dylan) et mettent des chemises en flanelle.
Charlize Theron s’est enlaidie pour le film mais elle ne crève pas l’écran, ce que fait par contre Frances McDormand, la syndicaliste. Quand j’ai vu le film, deux autres acteurs m’ont frappé parce que je les avais déjà vu dans des séries: Richard Jenkins qui joue le père décédé dans Six Feet Under et John Aylward, Dr. Donald Anspaugh dans Urgences.
En résumé: un assez bon film mais avec quelques longueurs. Je suppose que n’aurais pas été le voir si je n’avais pas été invitée, mais je l’aurais vu en dvd.

Walk the line

J’ai été voir Walk the line, le film biographique sur Johnny Cash, réalisé par James Mangold. Le film commence avec un épisode de son enfance: la mort dramatique de son frère et les mauvaises relations avec son père qui le tient coupable de cette mort. Par la suite, on voit Johnny Cash à l’armée en Allemagne, puis son retour à Memphis où il épouse Viv, et ses premiers enregistrements aux studios Sun. C’est à cette période qu’il rencontre June Carter, et le reste du film parle de leurs relations.
Le film a quelques longueurs, comme les débuts de Johnny Cash dans la musique et ses premières tournées avec le gratin du rock’n’roll de l’époque (on voit Elvis, Jerry Lee Lewis, Roy Orbison…) et c’est essentiellement une belle histoire d’amour. Le réalisateur n’approfondit pas fort le côté sombre et torturé de Johnny Cash ni ses relations à la religion. Joaquin Phoenix, par contre, est tout à fait rentré dans le personnage; Johnny Cash l’aurait d’ailleurs choisi lui-même juste avant sa mort. Je n’ai jamais vu June Carter en film et je ne peux donc pas trop juger la performance de Reese Witherspoon, mais je n’aimais pas trop ses mimiques un peu forcées parfois. J’ai malgré tout beaucoup aimé le film mais je suis une fan des chansons, celles des années 50 comme les plus récentes sur American Recordings.
J’aimerais maintenant lire sa biographie ou son autobiographie mais j’ai encore plein d’autres choses à lire. Entretemps, j’ai quelques dvd sur lui à regarder.