Jenny

412boiklomjl-_sx316_bo1204203200__zpsemhlpyjpFabrice Colin, Jenny: ce nouveau roman de Fabrice Colin a interrompu les lectures plus ou moins programmées dans l’ordre de ma PAL. J’avais en effet adoré ses autres romans « américains » et j’étais impatiente de lire celui-ci. Un prologue: un homme nommé Bradley veut raconter son histoire alors qu’une femme, Jenny, est ligotée dans sa cave. Quelques mois plus tôt, la femme de Bradley le quitte et il est désespéré. Il va de rencontre en rencontre, jusqu’à ce que Jenny se présente à lui. Elle le contraint à le suivre, lui se sent mal à l’aise mais forcé. L’histoire connaît de nombreux rebondissements et franchement, je n’ai pas tout compris, ce qui m’a laissée sur ma faim. J’aime l’écriture de Fabrice Colin, même quand il pastiche un peu les écrivains américains, mais là, j’aurais besoin d’un clé. Ou alors il n’y en a pas et c’est un peu frustrant. J’ai tourné les pages avec avidité jusqu’à la fin et j’ai été déçue de ne pas trouver les réponses. Une petite déception donc.

Book_RATING-30

La poupée de Kafka

page_1_thumb_large[1]Fabrice Colin, La poupée de Kafka: Julie, jeune femme à la recherche d’une meilleure relation avec son père, spécialiste de Kafka, rencontre une dame âgée qui pourrait bien éclairer un mystère, celui de la « poupée de Kafka ». Leur relation commence mal: la vieille dame est revêche mais Julie a de nombreuses ressources. Parallèlement, elle raconte sa vie, son enfance, un voyage à Prague avec son père… Ce roman avait tout pour me déplaire, avec ses histoires de Kafka, de Prague et de montagne. Et pourtant. Je ne me suis pas ennuyée une minute, abandonnant mon livre avec regret à chaque fois que j’arrivais à l’arrêt du métro où je devais descendre. Fabrice Colin a une très belle écriture et utilise des procédés du polar dans un roman qui ne l’est pas vraiment, augmentant le suspense à la fin des chapitres, les entrecoupant avec d’autres histoires.

Book_RATING-40

Ta mort sera la mienne

Fabrice Colin, Ta mort sera la mienne: après la lecture de Blue Jay Way et de nombreuses critiques positives sur le net, je savais que je devais lire le polar suivant de Fabrice Colin. J’ai eu un peu de mal à le trouver en librairie (honte à elles) et je l’ai finalement acheté sur le net. Ce roman noir, très noir, commence par un massacre dans un motel situé dans un parc national de l’Utah (trois romans de suite qui se passent dans l’Ouest américain, une coïncidence !). Un motard tout de noir vêtu et n’ôtant jamais son casque tire sur les étudiants rassemblés là pour un atelier d’écriture créative. Karen, Donald et Troy racontent les événements, chacun à leur tour. Leurs flash-blacks permettent de détricoter progressivement le passé, d’expliquer quels événements ont mené à ce dénouement tragique. Le lecteur est tenu en haleine, il s’enfonce de plus en plus dans l’horrible, dans l’inconcevable. Encore une fois, Fabrice Colin offre un roman qu’on a du mal à quitter avant d’avoir lu les dernières pages. Il faudra que je me tourne maintenant vers ses écrits plus anciens, plus fantastiques, mais par lequel commencer ?

Book_RATING-40

Blue Jay Way

Fabrice Colin, Blue Jay Way: c’est suite à diverses critiques très positives sur l’auteur et sur ce livre en particulier, vues sur différents blogs, que je me suis lancée dans la lecture d’un auteur français (je n’en lis que très peu en fait, souvent ils m’emmerdent). Evidemment, Fabrice Colin a écrit un roman très américain; les 50 premières pages m’ont même énervées tant il s’agit d’une copie/pastiche de Less Than Zero de Brett Easton Ellis. « La veille de mon arrivée à L.A., vers 3 heures du matin, on avait signalé une meute de coyotes aux abords d’un feu de croisement à Bel-Air. » (page 62 de l’édition poche) me semble tout droit sorti ou juste paraphrasé de ce roman. Heureusement, l’histoire prend le dessus et j’ai bien vite oublié ces références. Le roman suit Julien, un Franco-Américain, engagé par une écrivaine connue pour enseigner le français à son fils, un jeune adulte, vivant dans une magnifique villa de Los Angeles. Très vite, les choses tournent mal, un meurtre est commis, plus personne ne sait qui il est et Julien se perd, n’ayant plus aucune prise sur la succession des événements. A part quelques longueurs au début, Fabrice Colin a écrit un roman qui m’a passionnée, un polar sombre et violent, brouillant les multiples pistes. Bref, j’en veux encore !

Book_RATING-40