L’hiver aux trousses

513bwbgh9il-_sx195__zpsq6zowv6sCédric Gras, L’hiver aux trousses. Voyage en Russie d’Extrême-Orient: partant de Yakoutsk, au nord-est de la Sibérie, Cédric Gras raconte son périple vers le sud, jusqu’à Vladivostok, en passant par l’île de Sakhaline. Il est parti début septembre, dans le but de suivre l’arrivée de l’automne. Parfois il est en avance, profitant des derniers jours d’été, parfois il se fait rattraper et voit les premières neiges tomber. Cette région est extrêmement isolée et les transports sont difficiles, ce qui ne facilite pas ses pérégrinations. A l’époque communiste, le pouvoir y a déplacé par la force des personnes d’autres régions mais elles ne sont pas restées et les villes et villages se dépeuplent. Aujourd’hui, la région se tourne de plus en plus vers l’Asie, vers la Chine, le Japon et la Corée. Cédric Gras profite de son voyage pour raconter cet Extrême-Orient et parle autant de son histoire que des paysages. Un livre qui donne envie de découvrir un bout de ces régions isolées.

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Vladivostok

Cédric Gras, Vladivostok. Neiges et moussons: je fais partie de ces personnes qui rêvent d’aller au bout du monde et pour qui Vladivostok est une de ces villes inaccessibles mais d’autant plus convoitées. Après avoir lu ce récit de Cédric Gras, j’ai toujours envie d’y passer quelques jours mais le choix de la saison me semble bien compliqué: prise dans les glaces tout l’hiver, la ville est plongée dans les brumes une grande partie de l’été et les saisons intermédiaires subissent des pluies torrentielles proches de la mousson. Un choix bien difficile ! Mais c’est peut-être parce que ce sont les éléments qui ont le plus marqué l’auteur, un Français chargé d’ouvrir une Alliance Française dans la ville ? Son récit m’a fortement énervée au début: il ne cesse de citer d’autres auteurs et fait étalage de son vocabulaire compliqué, le répétant à quelques pages d’intervalle (je n’avais jamais croisé le mot « écoumène » par exemple). Il parle plus de lui que des autres, de ses impressions personnelles plutôt que de ses rencontres, un travers souvent remarqué dans les récits de voyage des Français. Au moment où j’ai pensé arrêter ma lecture, le ton change heureusement un peu et je me suis intéressée à la description de la météo changeante. Je garde cependant un goût de trop peu… Une note encore pour l’éditeur: veiller à ce que dans l’édition de poche, la carte soit un peu plus claire: on ne sait pas lire la moitié des noms de lieux.

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