Le regard féminin

Iris Brey, Le regard féminin – Une révolution à l’écran: il y a de ces livres pour lesquels je n’ai pas envie d’écrire une longue notice qui expliquerait tout le contenu. Parfois j’ai juste envie de dire: lisez-le ! Le regard féminin fait partie de ceux-là. Iris Brey explique comment les femmes sont filmées au cinéma, et comment certains cinéastes, essentiellement des femmes, ont changé leur manière de les filmer. Je vous renvoie vers la page wikipédia:

« Pour savoir si un film adopte un regard féminin, Iris Brey propose de questionner les 6 points suivants:

  1. Est-ce que le personnage principal s’identifie en tant que femme ?
  2. Est-ce que l’histoire est racontée de point de vue du personnage principal féminin ?
  3. Est-ce que l’histoire remet en question l’ordre patriarcal ?
  4. Est-ce que la mise en scène permet au spectateur ou spectatrice de ressentir l’expérience féminine ?
  5. Si les corps sont érotisés, est-ce que le geste est conscientisé ?
  6. Est-ce que le plaisir des spectateurs est produit par autre chose qu’une pulsion scopique ? »

Depuis, je regarde les films et les séries différemment, m’interrogeant sur la représentation des femmes. Et je pense que c’est tout l’intérêt du livre.

Striptease

striptease_cover_large_zpsnhg6fyblLaurent de Sutter, Striptease. L’art de l’agacement: suite à une discussion avec l’auteur, grand amateur de cocktails parmi d’autres choses, je me suis demandé par lequel de ses écrits commencer. Laurent de Sutter est théoricien du droit et philosophe, chose que je ne suis absolument pas et je dois bien avouer que la philo m’a toujours semblé fort hermétique. Mais la curiosité l’a emporté et j’ai acheté ce petit ouvrage consacré au striptease. L’auteur analyse le phénomène en posant la question de l’art: est-ce que le striptease est un art mineur ? ou justement une forme d’art très importante ? Lisez ces 65 pages et vous apprendrez beaucoup de choses sur son histoire mais vous aurez aussi des réponses à ces questions. Et n’attendez pas de critique plus poussée, j’en suis bien incapable (surtout en écrivant ce billet près de 2 mois après ma lecture).

Nos ancêtres les nomades

Georges Sokoloff, Nos ancêtres les nomades. L’épopée indo-européenne: avec un titre pareil, j’aurais dû me méfier. Parce que ça fait très « nos ancêtres les Gaulois » qu’on ânonnait à l’école primaire. Mais la deuxième partie du titre a éveillé mon attention, c’est le genre de sujet qui me passionne. Et la quatrième de couverture expliquait que l’auteur avait fait le point sur les connaissances actuelles de la question. Après quelques pages, je m’offusque: Sokoloff précise en toutes lettres que s’il y a un « – » devant une date, cela veut dire que c’est « avant Jésus-Christ ». Euh oui, ça a toujours été comme ça dans tous les livres. Je continue cependant, me disant que ce n’est pas très grave. Et puis, plus loin, j’ai failli jeter le livre à travers la pièce, illico presto dans le feu ouvert: comment s’intéresser aux connaissances scientifiques d’un auteur quand celui-ci vulgarise son texte au point de parler de « notre bon roi Charlemagne » ! C’est comme écrire son blog en comic sans (je sais, je me répète). C’est une question d’adéquation entre le sujet et la manière dont on en parle. Je n’ai rien contre des livres de vulgarisation, ils sont souvent nécessaires pour entrer dans des sujets difficiles ou inconnus. Mais dans ce cas-ci, j’avais déjà lu L’énigme indo-européenne de Colin Renfrew ainsi qu’un blog qui tente d’expliquer la dissémination des premiers hommes sur la planète via les constantes dans les musiques traditionnelles mais aussi via la génétique. Ce dont Mr Sokoloff ne parle même pas. Et vous pouvez me traiter d’intello si vous le voulez.