Short diary of the week (236)

Lundi: du mauvais sommeil, m’intéresser aux musiques de Cuba et commencer un livre sur le sujet, m’occuper aussi d’une playlist, être distraite par l’idée d’un voyage au Japon, quelques courses au magasin bio et au magasin japonais, The Good Fight, Black-ish – les deux premiers épisodes de la première saison, me sentir super agitée et ne pas réussir à me calmer malgré ma fatigue

Mardi: un sommeil agité et des insomnies de milieu de nuit, ça va être dur aujourd’hui, déjà je n’ai pas envie de parler avec tout le monde, et j’ai plein de trucs à régler pour la maison paternelle – ce qui implique de téléphoner – quelle horreur, bon au moins c’est passé, tenter de me concentrer sur un boulot mais m’éparpiller, comment moudre des graines de lin – ah mais oui ! le blender !, Masterchef, une courte séance de yoga stretch – mon dieu que je suis raide – ce que je savais déjà, difficile de trouver des méditations qui ne m’énervent pas sur youtube, de la lecture

Mercredi: contrairement à toutes mes attentes j’ai dormi comme une masse – si on exclut le réveil intempestif à 5h59, m’éparpiller parce qu’il y a plein de choses en cours, l’allocution du directeur général, Babylon Berlin, Masterchef

Jeudi: me réveiller fatiguée après ce que je pensais pourtant être une bonne nuit, ma robe colle à mes collants: j’ai oublié de mettre un jupon, bien avancer sur un sujet, une réunion qui permet de nous exprimer mais entre nous – le plus difficile sera de faire passer le bon message, terminer enfin tous les billets de mon voyage en Inde – cinq mois plus tard – la publication suit, une sortie en ville sous la bruine, deux cocktails classiques dans le très beau cadre d’Arthur Orlans, plein de discussions animées, une soupe de ramens au Menma – un peu trop copieuse et trop salée à mon goût mais très bonne quand même, terminer mon livre

Vendredi: une nuit trop courte, attaquer les trucs du vendredi, tenter d’avancer sur le travail de la semaine prochaine, apprendre en fin d’après-midi que le deadline n’est pas aussi proche, Masterchef et Gardener’s World tout en tentant de ne pas m’endormir

Samedi: cette nervosité qui m’a empêché d’avoir une bonne nuit, du rangement, aller au restaurant avec mon papa, travailler un peu au jardin pour digérer tout ça, de la lecture, les deux derniers épisodes de la seconde saison de Babylon Berlin

Dimanche: une matinée au calme, préparer la tarte aux clémentine pour l’après-midi, gentiment mais fermement renvoyer ces prosélytes par un “je ne suis pas croyante”, direction la maison paternelle pour un après-midi rangement et home staging, à cinq ça va drôlement plus vite (merci encore !), ça présente même très bien: il suffit parfois de bouger un meuble ou retirer un tapis, me rendre compte une fois rentrée que j’ai oublié ma bouilloire là-bas, The X-Files, Black-ish, Masterchef, sentir l’agitation qui monte avant d’aller dormir alors que je suis crevée

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Autopsie d’une déprime passagère mais récurrente

En général, ça commence avec la découverte d’un site de voyage aux photos époustouflantes, souvent un blog, de la traversée du continent américain à des road trips divers. Je les lis, je passe de page en page, mes envies de voyage grandissent et puis arrive la constatation que seule, ça va être compliqué. J’ai déjà voyagé seule, avec plaisir même, mais cela a ses limites. Un road trip en solo me semble tellement peu écologique et je n’aime pas assez conduire une voiture alors que cette manière de voyager offre tant de possibilités et de liberté. J’aime manger mais je me rends compte que je n’ai plus toujours le courage après une journée chargée de chercher un restaurant. Si j’en trouve un, il est de préférence très proche de mon lieu d’hébergement et parfois, l’expérience est un peu bizarre. Comme à Kyoto, où je me suis retrouvée dans genre de box et où la serveuse a fermé le store (c’était malgré tout délicieux, ce barbecue coréen).

Je me dis alors: trouvons un compagnon de voyage. Il doit bien y avoir des sites pour ça ? Il y en a mais rien de transcendant. Encore moins où on peut choisir en fonction de l’âge, et clairement, ce sont les 18-25 qui recherchent de la compagnie pour faire un tour du monde sans argent (j’ai croisé plus d’une annonce) ou des pensionnés en moindre mesure. Je suis bien tombée sur un site plus intéressant mais les quelques personnes qui avaient un vague potentiel ne s’étaient plus connectées depuis six mois.

Les voyages en groupe restent bien sûr une option mais j’ai tellement envie de voyager autrement par moments, de prendre la voiture ou en louer une, de traverser un continent, de faire un tiki road trip, de découvrir des lieux peu connus, de ne pas être entourée de 15 personnes que je ne connais que très peu mais aussi de pouvoir partager mes impressions et sentiments du moment.

J’ai quelques idées pour cette année mais j’attends une réponse de mon boulot: Katowice en octobre ou pas ? Or mon mail d’hier n’a pas eu réponse et la personne en question était malade aujourd’hui. J’avais fait une enquête sur FB pour trouver des idées de citytrip mais je n’arrive pas à me décider pour une ville, ni d’ailleurs à prendre une décision tout court et de commencer l’organisation. Et les jours filent et bientôt ce sera l’été alors que j’aurais souhaité partir au printemps. Je suppose que je cumulerai à nouveau mes voyages à l’automne quand la nécessité de prendre mes jours de congé sera à nouveau plus forte.

La nostalgie du voyage qui m’avait mené vers ces superbes blogs se transforme progressivement en une déprime et en un sentiment toujours plus fort de solitude. Et dans cette impression qu’elle est récurrente et qu’elle s’immisce de plus en plus souvent dans ma vie quotidienne. Et dans l’intime conviction qu’il n’y a que moi-même qui peut trouver une solution alors que j’ai trop tendance à compter sur les hasards de la vie et les apports extérieurs.

Est-ce que je dois vraiment m’inscrire à nouveau sur un site de rencontres ?

Short diary of the week (144)

Lundi: la robe aux toucans et perroquets, deux colis qui m’attendent, du sirop à la fève tonka, une après-midi plutôt molle, l’indécision complète pour les vacances, feuilleter le nouveau livre sur la cuisine birmane et saliver (tout en me disant que les recettes n’ont pas l’air trop compliquées), The Good Wife – le tout dernier épisode à jamais (un peu déçue), The 100, m’endormir triste

Mardi: des rêves que j’aurais aimé prolonger (dans mes rêves je trouve l’homme idéal…), pluie ou pas pluie ?, de nouvelles salades au supermarché, The 100 – deux épisodes, terminer un livre et commencer le suivant – même pour quelques pages

Mercredi: le genre de météo où se pose la question “bas ou pas bas ?”, les mettre dans mon sac au cas où, la journée des corvées, peu envie d’écrire sur les blogs, retrouver Katrien dans le centre ville, boire un verre et manger en terrasse (ou presque), parler de nos projets, rentrer à mon aise et continuer la lecture de mon livre (celui-ci sera vite lu – ça fait du bien)

Jeudi: réunion, revues et commandes, arroser le jardin, sortir le livre avec tous les negroni, Hawai et sa vague pop (trouvé en mauvaise qualité sur youtube mais probablement disponible sur Arte+7 en France), The 100, des envies d’évasion à Sakhaline avec mon livre

Vendredi: ce qui me pousse à me préparer le matin avant d’aller au boulot c’est le moment de lecture dans le métro, réunion, l’après-midi se passe, asperges, Ennemi public – les deux épisodes de dimanche passé

Samedi: un sommeil assez moyen et un réveil plus tardif que d’habitude, décider d’aller chez Ikea et me dépêcher pour y arriver avant la foule, acheter 6m de tissu de coton écru pour coudre des toiles – et des loupiotes de jardin, passer chez mon papa, quelques petits travaux de jardin vite expédiés, un manque d’énergie certain, un peu de couture puis de lecture, écosser des fèves, The Leftovers, The 100, juste fatiguée de n’avoir pas fait grand chose

Dimanche: commencer à ranger ces livres de cuisine, rejoindre des amis à la place Dumon pour de la nourriture péruvienne, pisco sour et ceviche, rencontrer d’autres blogueurs, continuer le rangement et le ménage, la robe prend forme après pas mal de faufilage qui a abimé mon pouce, lecture pendant la cuisson de l’osso bucco, The Leftovers, China Beach, ce qui conclut une semaine où mon humeur aura été assez mélancolique (le rêve de mardi y est pour beaucoup)