The glass hotel

Emily St. John Mandel, The glass hotel: dès que ce roman est sorti, je me suis précipitée pour l’acquérir, me souvenant du fabuleux Station Eleven. Sauf que, comme souvent, je ne l’ai pas commencé de suite, et comme je ne voyais quasi pas de critique apparaître sur mes blogs préférés, et que sa note goodreads n’était pas immensément bonne, je l’ai laissé traîner. Et puis Electra l’a lu et l’a adoré.

Raconter l’histoire de ce roman est un peu compliquée, et la quatrième de couverture dévoile beaucoup trop. Il y a Paul, qui travaille dans un hôtel de luxe isolé dans la forêt, sur une île; il y a Vincent, sa soeur, qui travaille au bar de ce même hôtel; et puis il y a Jonathan, client richissime de ce même endroit. Leur histoire est racontée de manière assez chaotique, changeant de période à chaque chapitre (mais les années sont toujours indiquées) et au début, c’est un peu compliqué de rentrer dans le livre. Mais chez moi, la magie a opéré très vite, je me suis attachée au personnage de Vincent, cette femme qui se laisse porter par les événements. Il y a la beauté de l’écriture qui m’a emmenée dans des mondes très divers, entre pauvreté et richesse extrême, d’une île isolée à New York, dans la forêt et sur les mers. Il y a une grande mélancolie et beaucoup de tristesse, mais ce n’est pas un livre déprimant pour autant. C’est un roman qui parle des changements soudains dans une vie et de l’adaptation à ceux-ci. C’est un roman dans lequel on est aspiré et qu’on a du mal à quitter une fois la dernière page atteinte.

Station Eleven

41pjgnn6lvl-_sx210__zpspo7egd5dEmily St. John Mandel, Station Eleven: dans un futur très proche, le monde a été décimé par la grippe de Géorgie, 90% de la population a péri à cause de cette maladie foudroyante. Le roman suit une troupe de survivants qui, vingt ans plus tard, parcourent les routes d’Amérique du Nord et s’arrêtent dans les communautés pour jouer des pièces de Shakespeare ou interpréter de la musique classique. En parallèle, il donne la parole à des personnages du passé qui racontent leur vie, notamment cet acteur connu qui décède sur scène la veille de l’arrivée du virus. Au fil des pages, des liens se créent, une toile se tisse, une bande-dessinée prend un rôle important. Un roman post-apocalyptique, oui, mais qui ne s’attarde pas trop sur la survie et la violence (qui a bien eu lieu, mais le récit ne parle quasi pas des vingt années les plus difficiles, préférant raconter un moment où la vie a repris son cours de manière relativement pacifique), mais plutôt sur les personnes, leurs sentiments et leur passé. J’ai été happée, ayant du mal à reposer le livre avant qu’il ne soit terminé (et j’étais en voyage, avec moins d’occasions pour lire).

Book_RATING-40