Je serai le feu

(Avec ce livre, je commence à parler des lectures de 2022 – même si j’ai essentiellement lu celui-ci en 2021. J’avoue même que j’ai laissé traîner les dernières pages un jour ou deux pour les lire le 1er janvier et ajouter un premier livre lu à goodreads.)

Diglee, Je serai le feu: ce livre est superbe ! Diglee s’est intéressée aux poétesses et les a rassemblées dans ce recueil, racontant en quelques pages leur vie et pourquoi elles l’ont touchée. Elles les a illustrées et choisi quelques poèmes. Je pense que c’est un livre vers lequel je devrai revenir. Je m’explique: depuis toujours j’ai été assez hermétique à la poésie et pourtant c’est un style qui était présent dans la bibliothèque familiale. Mon père adorait en lire et je connais les grands noms et des noms moins connus grâce à lui (il adorait Anna Akhmatova), mais je n’ai jamais accroché. Je lis vite, et j’ai du mal à prendre du temps pour savourer les mots, je préfère les mots qui se suivent sans retour à la ligne, ce sans doute les principales causes de mon désintérêt. En achetant ce livre, j’espérais allumer une étincelle, mais ça ne s’est pas passé. Je n’abandonne pas, pourtant; je le laisserai à un endroit où je peux facilement le prendre en main pour tourner quelques pages et lire quelques textes.

Ressac

Diglee, Ressac: au coeur de l’hiver 2020, Maureen Wingrove alias Diglee décide de passer un moment seule, dans un couvent en Bretagne. Son beau-père vient d’avoir un grave accident de voiture, lié à des crises psychotiques, et elle souhaite se couper des réseaux sociaux, un peu dépassée par le monde qui l’entoure. Ressac est le journal de cette parenthèse, de cette introspection, de ce regard sur elle-même et ses proches. Elle passe ses journées à observer la nature, l’océan surtout; elle décrit le monde qui l’entoure, la nature, la météo très changeante. Et puis, elle n’est pas vraiment toute seule: il y a quelques autres femmes qui sont là aussi. Elles se succèdent en fait, et elles racontent en partie leur histoire, faisant écho à celle de l’auteur.

C’est un coup de coeur; c’est un livre que j’aurais aimé écrire. Il est très personnel et en même temps, je pense que beaucoup de personnes peuvent y trouver quelque chose. C’est un livre qui se lit en apnée, en une fois, ou presque. Il donne envie de partir aussi, pour quelques jours, loin de tout, et surtout près de la mer. J’ai déjà lu beaucoup de récits personnels et de mémoires et les derniers étaient particulièrement mauvais et superficiels. Ici, rien de tout cela: Diglee touche droit au coeur.