7 days in Budapest (VI)

Le huitième jour (parce que, oui, depuis le début je me suis trompée dans mon titre !), le dimanche donc, il ne restait plus grand chose à faire professionnellement. Mon avion était en fin d’après-midi et je n’avais toujours pas profité des bains de l’hôtel. Après le petit déjeuner, j’ai donc enfilé mon maillot, le peignoir de bain bien trop grand fourni dans ma chambre et mes tongs et je me suis dirigée vers la partie thermale. Partie qui est grandiose, recouverte de mosaïques de couleurs un peu passées mais superbes. C’est un dédale pour arriver à la grande piscine (et je suis bien contente d’avoir pu me déshabiller dans ma chambre), puis aux autres bains à 36 et 40°. Katrien me rejoint et nous passons un agréable moment à barboter (mariner ?) dans l’eau chaude. Nous cherchons ensuite la piscine extérieure mais elle est déjà fermée. Par contre, il reste un petit bain chaud qui est encore ouvert. Rester là un moment a juste été fantastique pour se reposer des jours passés et discuter entre amies. Nous aurions pu rester plus longtemps mais nous avons bien profité. Et il fallait remettre les clés de la chambre pour midi.

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(le vin blanc de Katrien et mon negroni sbagliato)

Nous retrouvons deux autres amis et cherchons une terrasse ensoleillée de l’autre côté du pont. Nous nous retrouvons finalement au Balna où un café nous accueille pour une partie de l’après-midi. Nous mangeons et buvons, tout en profitant de la vue et du soleil de la fin de mois d’octobre, qui à l’abri du vent, nous réchauffe bien.

Ces moments passés là sont un excellent souvenir et même si j’ai beaucoup râlé sur la météo des premiers jours, j’ai passé un bon moment à Budapest. La ville n’est pas un coup de coeur comme l’était Saint-Jacques de Compostelle l’année passée mais j’ai aimé ces quelques jours. Je regrette juste d’avoir écrit ces billets un peu vite, sans trop les porter d’attention à mon écriture, mais je ne voulais pas attendre la fin novembre, à un moment où mes souvenirs se seraient déjà un peu estompés par ma nouvelle grande aventure. Je vous laisse avec un selfie où je suis assez sérieuse mais aussi sereine. Ce n’est sans doute pas la plus jolie photo de moi mais elle marque ce moment.

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7 days in Budapest (II)

Budapest

Armée de mon plan de ville, je pars visiter le quartier du Château. Mon but est de commencer par l’extrémité la plus éloignée de mon hôtel pour ensuite y revenir à pied. Le trajet en métro n’est pas des plus logiques – je traverse toute la ville d’abord vers l’est pour ensuite revenir vers l’ouest, passant deux fois sous le Danube – mais je n’ai même pas pensé à chercher un tram plus direct. Je dois bien avouer que j’aime aussi découvrir un ville par ses métros, des plus modernes aux plus anciens. La ligne 4 est la plus récente et les stations très profondes sont de superbes cathédrales de béton, sobres mais toutes différentes, avec des jeux de voûtes et arcs transversaux. A la gare de Keleti Pályaudvar, je prends la ligne 2 jusqu’à l’arrêt Széll Kálmán tér. Sortant du métro, je me sens un peu perdue sur une place en plein travaux et un quartier un peu sinistre, n’ayant aucune idée de la direction du Danube. Je repère finalement un fast-food mexicain, Arriba, et je m’y installe pour enfin manger quelque chose… Je meurs en effet de faim ! Le resto est décoré de fresques colorées mais qui ne cachent pas le côté un peu délabré, les tuyaux d’évacuation et autres problèmes de construction de vieux bâtiments rénovés avec les moyens du bord.

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Rassasiée, je trouve très vite la rue qui monte en pente raide vers le quartier du château. Je suis en fait plus ou moins un « walking tour » du Lonely Planet. L’ambiance change très vite: plus de voitures ou presque, peu de monde (pour le moment) et une imposante porte ouverte dans le rempart, la porte de Vienne, qui offre un panorama sur la ville. Le bâtiment des Archives Nationales se fait remarquer par ses tuiles colorées et disposées de manière à former une mosaïque. Je flâne dans les petites rues et prends du plaisir à me promener sans but précis, admirant les jolies maisons et les vues d’un côté ou l’autre de la colline. Je préfère ne pas garder le guide en main et du coup, je rate sans doute plein d’explications sur les bâtiments mais cela m’importe guère. J’emmagasine plutôt des sensations.

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Arrivant en vue de l’église Mathias, je vois des hordes de touristes. Je me mêle à eux pour admirer l’endroit et je monte sur le Bastion des Pêcheurs pour faire des photos du panorama comme tout le monde. C’est sans doute de là que ma maman avait fait une photo de moi quand j’étais petite. Je repars dans les petites rues plus calmes et arrive au bâtiment imposant du Château qui abrite aujourd’hui plusieurs musées. Je ne suis pas tentée par leur visite, profitant plutôt des beaux panoramas et du temps très doux et en partie ensoleillé. Le soleil joue à cache-cache en fait, illuminant parfois un court moment le Parlement sur la rive opposée. Je ne suis pas encore prête à descendre bien que le funiculaire aurait été une expérience intéressante. Je poursuis ma route, via passerelles et jardins qui descendent par niveaux.

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Budapest

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De là, je n’ai plus qu’à suivre les quais du Danube pour retrouver l’hôtel. Je vois les bains Rudas où se pressent les locaux en ce dimanche après-midi et passe près de la falaise imposante de la colline Gellért. De jolies maisons sont parsemées sur celle-ci et je suis bien tentée de me promener par là mais je commence à être fatiguée.

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De retour à l’hôtel, je me repose un moment, puis ma curiosité me pousse à la brasserie située au rez-de-chaussée. J’y découvre que les Aperol Spritz n’y sont pas très chers (cela deviendra mon apéro attitré pendant tout le séjour) et je choisis un plat de cuisse de canard sur un lit de tomates, courgettes et autres légumes avec une sauce au paprika. C’est là que je me rends compte pourquoi je ne prépare jamais rien avec cette épice: je ne l’aime pas trop.

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Malgré la chaleur dans la chambre, j’ai des frissons et je prends les deux couvertures pour m’endormir finalement assez tôt. Ce fut une journée bien occupée et mes impressions sur la ville sont encore assez partagées. Je ne me sens pas encore tout à fait présente mais ma promenade sur la citadelle était très agréable et les vues superbes.

Côté pratique: des distributeurs violets vendent des tickets pour les transports, en diverses langues. J’ai choisi sur le deuxième écran la pass de 7 jours valant environ 15 euros et me permettant de voyager partout, y compris avec des correspondances. Il suffit de le montrer aux contrôleurs postés en haut des escalators des stations.

7 days in Budapest (I)

Budapest n’était pas vraiment sur ma liste mais c’était la destination de la foire annuelle à laquelle j’assiste pour le travail. Quand j’ai réservé en mai, je n’avais pas encore de projets de voyage et j’ai décidé de prolonger mon séjour en partant dès le dimanche au lieu du mercredi. De même, je n’ai pas choisi l’hôtel, préférant partager le même que mes amis (qui ont très bien choisi !). Le hasard fait donc que mes voyages se succèdent cette année…

Dimanche donc, un réveil aux aurores pour aller prendre mon avion… Je peste un peu contre l’heure si matinale mais j’arrive tôt à Budapest, d’autant plus que l’avion a vingt minutes d’avance. Mes premières impressions de la ville sont plutôt mitigées, mais n’est-ce pas toujours le cas sur la route entre un aéroport et le centre ville ? Bâtiments plutôt délabrés et gros blocs d’appartements grisâtres, aux murs lézardés et rafistolés, fils barbelés rouillés le long de la voie ferrée me renvoient à l’époque communiste.

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Ma maison pour les prochains jours est l’hôtel Gellért, un imposant bâtiment de style début de siècle (le 20e), à tourelles et balcons, qui a vu de meilleurs jours mais qui n’a pas perdu toute sa gloire. Un genre de « Grand Budapest Hotel » en quelque sorte, abritant des thermes très connus. Je reçois ma chambre de suite, même s’il n’est que midi. Elle est assez sombre et bizarrement arrangée mais la vue est superbe. Au cours des jours, je verrai la couleur des feuilles changer sur la colline Gellért et les bateaux passer sur le Danube. Il se dégage un certain charme suranné, ce qui rend la chambre encore payable. Une rénovation en profondeur serait nécessaire mais je ne me pourrais plus me permettre cet hôtel. Et je remarque que les tarifs ont déjà bien augmenté depuis ma réservation. Et aussi que je n’ai pas pris de photos du bâtiment, sauf de très loin, de l’autre côté du Danube.

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