Short diary of the week (162)

Lundi: le magnésium chassera-t-il cette fatigue ?, ne pas me sentir très bien, supporter le discours du chef tout en disant assez clairement ce que je pense, prendre congé les prochains jours pour profiter de la canicule (et me reposer – j’espère), la fébrilité du chef est assez fatigante – surtout qu’on ne l’a quasi pas vu de l’été, retrouver un peu d’énergie – le pouvoir du magnésium ?, un cocktail rafraîchissant, Masters of Sex – début de la saison 4, Anthony Bourdain Parts Unknown en Géorgie

Mardi: oh des ouvriers qui viennent réparer ma corniche, une réservation de voyage vite réglée en bonne et due forme, profiter de ma présence dans le centre ville pour faire quelques courses, acheter une blouse large à petits oiseaux (je pense à ma garde-robe de voyage), ne pas acheter à la Fnac ce guide coûtant 25 euros alors que sur le site de l’éditeur il en coûte 10, trouver un livre dans la librairie tout près de chez moi, profiter du beau temps pour lire au jardin, commencer Quiet et réfléchir sur le fait d’être introvertie, un fishtank cocktail, Mr. Robot (coucou Alf !), Anthony Bourdain Parts Unknown au Sénégal

Mercredi: cernée par des ouvriers et jardiniers bruyants (en fait seuls les jardiniers sont bruyants), photos d’identité: check !, nouveau passeport: commandé !, ravitaillement: ok !, l’après-midi idéale au jardin avec des bouquins, un cocktail étonnant, Mr. Robot, Anthony Bourdain Parts Unknown à Cologne – je suis enfin à jour avec cette série

Jeudi: retour au boulot où tout semble aller à vau-l’eau, un  repas à l’extérieur, des nuages, de la pluie, Mr. Robot, The Americans

Vendredi: attendre ou ne pas attendre ?, cinq livres commandés qui arriveront en quatre colis, voilà le premier, me remettre à organiser des choses, des discussions entre collègues qui vont toutes dans le même sens, Mr. Robot, The Americans

Samedi: faire les courses tôt mais il y a déjà plein de monde, m’attaquer au grand ménage, un échange de tissus mais surtout de conversations, des petits enfants c’est fatiguant !, The Outlaw (Howard Hugues, 1943) – un peu long et construit uniquement autour du magnétisme de Jane Russell, commencer un nouveau roman

Dimanche: lessive, lire la bd de Yoko Tsuno achetée vendredi, jardinage: séparer les iris et réfléchir au sort des hostas mangés par les limaces (les mettre en pots et les remplacer par les érables achetés au printemps ?), couture: pinces dans la robe rockabilly, feuilleter tous les Burda pour trouver une longue jupe portefeuille et puis tomber sur le patron de jupe sarong de Gertie dans ma collection, le décalquer, tenter de me décider sur les pantalons à coudre, ne plus avoir de temps pour lire, cuisiner un curry du Kerala, Halt and Catch Fire, The Americans

Let’s cook our books #7: Golden egg curry

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Pour samedi soir, je cherchais une recette facile et de préférence végétarienne, sachant que je ferais un barbecue le lendemain. Mon choix s’est porté sur un plat que j’avais repéré tout de suite en feuilletant Burma. Rivers of flavors de Naomi Duguid et qui m’avait été conseillé par Apollina. Un curry avec 10 ingrédients ? ça change des listes gigantesques de certains currys thaïs ! Bref, c’est très facile: il faut combiner une sauce tomate rapide à des œufs durs qu’on a fait frire dans une huile au cucurma. C’est légèrement piquant et se marie très bien avec une salade croquante – il me restait une carotte que j’ai râpée et agrémentée de jus de citron, sauce poisson, coriandre et cacahuètes. Un plat que je referai certainement les jours de frigo presque vide !

Je n’avais pas de piment vert pour décorer, d’où la feuille de coriandre.

Let’s cook our books #6: My rogan josh

Ce weekend, j’avais une envie de cuisine épicée, indienne plus précisément. J’ai donc repris mon livre d’Anjum Anand, Anjum’s new Indian et sélectionné « My rogan josh » qui n’avait pas l’air trop difficile. Je ne sais pas vraiment comment goûte un vrai rogan josh et je ne me suis pas informée sur les modifications qu’elle apporte à la recette mais le résultat était très bon. Je n’avais pas de macis, ni de cardamome noire et j’ai donc préparé le plat sans, mais j’ai bien suivi les indications pour les multiples autres épices ! La préparation demande un peu plus d’attention que d’autres currys parce qu’il faut rester un moment près de la casserole pour réduire le mélange mais ce n’est pas bien compliqué. En accompagnement, je me suis inspirée d’une recette de petits pois et concombres que j’ai remplacé par un bout de courgette qui traînait au frigo. Pour celle-ci, je n’ai pas suivi toute la liste d’ingrédients mais le résultat était malgré tout très bon.

Curry thaï (Winter Cookbook Challenge) + update #12

Une des raisons sous-jacentes qui m’ont poussée à lancer ce challenge était d’enfin me motiver à préparer une recette de la bible de la cuisine thaïe, Thai food de David Thompson. Je l’ai feuilletée plusieurs fois, souvent arrêtée par le nombre d’ingrédients que demande chaque recette ou par le fait qu’il me manque souvent un ingrédient principal que je ne trouve pas au supermarché local comme du basilic thaï. Réaliser ce challenge en été m’aurait facilité la tâche à ce niveau-là. Comme j’avais en tête de préparer des bitters maison avec du galanga, j’ai été faire mes emplettes au supermarché chinois du centre-ville et j’ai ramené les ingrédients nécessaires pour un curry thaï. Enfin presque: je n’ai pas pensé aux racines de coriandre ni à la crème de coco et je n’avais pas remarqué que ma pâte de crevettes était périmée depuis deux ans. J’ai donc sélectionné une recette de curry, le Red chicken curry with ginger and green beens et j’ai préparé ma pâte à l’ancienne, au mortier et pilon. C’est assez long et j’aurais sans doute pu la travailler un peu plus. J’aime le fait que Thompson précise les quantités en cuillères à soupe pour des ingrédients comme les échalotes ou l’ail, vu que les variétés locales sont bien plus petites. Je pensais que mes piments étaient très piquants et donc je n’en ai mis qu’un seul.

La cuisson ne s’est pas tout à fait déroulée comme précisé dans le livre: apparemment à un moment, l’ensemble est assez sec, ce qui n’était pas mon cas. Au final, ça manquait clairement de piment et je trouvais le goût un peu fade. Le lendemain, ça allait déjà mieux mais j’aurais mieux dû suivre la recette de la pâte du curry. Ce livre regorge de recettes qui ont l’air succulentes mais qui demandent une certaine patience et des ingrédients particuliers. Je continuerai donc à improviser de temps en temps des pâtes de curry personnelles et de cuire selon mes envies (j’adore ajouter des tomates cerises, ce qui n’est pas thaï du tout).

Et vous ?

  • Shermane (In Food we still trust) a préparé, entre autres, des oeufs onsen qui tentent beaucoup
  • Kleo (Kleo à Paris) a été très productive cette semaine
  • Pauline (La reine des paupiettes) a préparé un tiramisu au crabe
  • Armalite (Le rose et le noir) propose un gratin au comté

Et comme toujours, il y a les photos sur Instagram.

Plus que trois semaines pour participer au challenge ! Je publierai le dernier billet le mercredi 23 mars.

Keralan sautéed lamb with coconut (Winter Cookbook Challenge) + update #2

Il y a quelques années (en 2009 apparemment), j’ai suivi l’émission de cuisine sur la BBC de l’Indienne Anjum Anand. Et j’ai acheté son livre, Anjum’s new Indian. Beaucoup de recettes me tentaient mais beaucoup demandaient des feuilles de curry. J’en ai cherché dans Bruxelles sans trouver. Les magasins chinois et thaïs du centre ville n’en vendent pas, les magasins Indiens n’ont pas beaucoup de choix non plus. En allant à Cardiff en 2013, je me suis dit que c’était la bonne occasion. J’ai finalement trouvé des feuilles de curry séchées à Londres dans le quartier des magasins de tissu qui est aussi un quartier indo-pakistanais (Shepherd’s Bush et Goldhawk Road). J’avais donc enfin mes feuilles de curry. Que j’ai rangées dans l’armoire et oubliées.

Le Winter Cookbook Challenge était l’occasion rêvée pour enfin ressortir ce livre et réaliser une première recette. J’ai choisi l’agneau sauté à la noix de coco parce qu’elle ne me semblait pas trop compliquée et que j’avais envie d’un plat avec cette viande-là. J’ai fait ma liste de courses, acheté les ingrédients nécessaires et mariné l’agneau comme demandé avec de l’ail et du gingembre. Et là je me rends compte que j’ai oublié d’acheter de la noix de coco en poudre (qui était sur ma liste – que j’ai relue trois fois dans le supermarché). Comme c’est de toutes façons trop tard, je cherche une solution (non, il n’y a plus de vieille noix de coco qui traîne) et je me dis que je mettrai un peu de lait de coco.

Au moment de cuire le plat, deuxième problème: plus de graines de moutarde ! Bon ben, je ferai sans. C’est censé être un curry sec qui cuit en une vingtaine de minutes mais Anjum Anand conseille d’ajouter un « splash » d’eau pour que ça n’attache pas. Ce que je fais. Sauf que mon splash était plus grand que le sien apparemment et mon curry ne sera jamais sec, surtout quand j’y rajoute une bonne cuillère de lait de coco.

Mon plat final ne ressemble donc pas du tout à la photo du livre mais ce n’était pas mauvais. Sauf que j’ai aussi oublié de mettre du sel et donc c’était un peu fade. Mais la viande était moelleuse à souhait et parfaitement cuite alors que j’avais mes doutes sur cette cuisson courte de 20 minutes qui ne laisse pas vraiment le temps de mijoter. J’ai servi avec du riz et un raïta au concombre et coriandre. Je ne m’avoue pas vaincue: le plat a un potentiel certain et je tenterai de le préparer à  nouveau en possédant les bons ingrédients.

Et vous ? Voici ce que j’ai repéré cette semaine: plusieurs recettes salées et sucrées par Kleo, ainsi que des udon au poireau et à l’oeuf (sur Instagram), un gâteau au yaourt et à l’orange par Pauline (sur Instagram) et un risotto à la courge butternut par Shermane (sur Instagram). Je n’ai oublié personne ?

Un curry de scampis improvisé

 

Lundi soir, j’ai dû improviser un plat. J’ai toujours des scampis au surgélateur mais plutôt que de les griller tout simplement, j’avais envie d’un curry. Je me suis inspirée d’une recette de BBC food, le « simple Goan chicken curry » qui est plus ou moins dans ma mémoire. J’ai donc fait mariner des scampis pelés dans

  • le jus d’un citron
  • une cuillère à café bombé de Mango Curry Santa Maria
  • une cuillère à café de Curry de Pondichéry (mélange d’épices de chez Rob)
  • une cuillère à café rase de Durban Curry Santa Maria
  • une cuillère à café rase de curcuma
  • une cuillère à café rase de coriandre moulue
  • une demi cuillère à café de cumin moulu
  • une demi cuillère à café de piment moulu

Ces proportions sont indicatives, il suffit de les changer selon les goûts. J’ai émincé un oignon et une grosse gousse d’ail (là j’aurais dû ajouter un piment frais et un peu de gingembre râpé mais je n’y ai pas pensé). Je les ai fait revenir dans un peu d’huile, puis j’ai ajouté le jus de la marinade, puis un petit carton de lait de coco que j’ai fait bouillir 5 minutes environ (en ajoutant du poivre, un peu de sauce poisson et un peu de sel). J’ai enfin mis les scampis dans le mélange et laissé cuire jusqu’à ce qu’elles soient prêtes.

J’ai servi en saupoudrant de coriandre et basilic thaï et accompagné de crudités (tomates, concombres, radis). Depuis la maison sent comme dans les avions d’Air India.