Let’s cook our books #31: Sindhi cardamom lamb & Carrot slices in a dill sauce

Sindhi cardamom lamb & Carrot slices in dill sauce

La dernière fois que j’ai publié dans cette rubrique date de la fin du mois de décembre. Cuisiner m’a manqué pendant tout ce temps, mais je n’avais pas le temps ni l’énergie pour chercher de nouvelles recettes et passer un peu plus de temps en cuisine. J’ai d’ailleurs survécu à cet hiver avec un panel très limité de plats, souvent de la comfort food simplissime – du genre macaronis aux lardons et petits pois ou pommes de terres à l’airfryer et salade.

Le weekend passé, j’ai enfin repris mes livres. Je souhaitais cuisiner un curry d’agneau et j’ai trouvé une recette qui me tentait dans I love India d’Anjum Anand, le “Sindhi cardamom lamb”. A priori, je n’adore pas quand la cardamome prédomine dans un plat mais celui-ci était assez équilibré. Il ne demande pas trop d’ingrédients mais bien un peu de temps en début de cuisson pour faire réduire le yaourt tout en remuant.

J’avais noté une recette de pickle, des oignons rouges au jus de citron vert, mais mon choix s’est plutôt porté sur les “Carrot slices in a dill sauce” ou “Gajar suva” parce que j’avais justement acheté de l’aneth pour le plat du jour précédent. C’est la première fois que j’utilise l’intimidant 660 curries de Raghavan Iyer. Pas que les recettes soient impossibles à cuisiner mais il y a bien trop de choix (et pas de photos qui pourraient m’influencer) ! L’accord avec la cardamome n’était peu être pas évident mais l’ensemble était délicieux.

 

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Let’s cook our books #30: Coastal prawn curry

Coastal prawn curry

Cela fait déjà une dizaine de jours que j’ai préparé cette recette mais je n’avais pas encore eu le temps d’en parler. J’ai eu une envie de scampis et de lait de coco, de saveurs tropicales. J’aurais pu cuisiner un plat thaï mais les premiers livres que j’ai ouverts étaient consacrés à la cuisine indienne, et j’ai finalement sélectionné le “Coastal prawn curry” dans Anjum’s new Indian d’Anjum Anand. J’avais presque tous les ingrédients à la maison, sauf le tamarin qui ne se vend pas à mon supermarché. Je l’ai donc omis mais je l’ai remplacé par un peu de jus de citron vert. Et j’ai rajouté des petits pois pour avoir plus de légumes sans préparer de plat à côté. Je ne suis pas sûre d’avoir bien suivi toutes les étapes et le résultat n’était visuellement pas des plus réussis, bien moins joli que dans le livre. Gustativement par contre, c’était très bon !

 

Let’s cook our books #27: shrimp curry

Je n’ai plus réalisé de nouvelle recette tirée d’un livre depuis juin. Je n’ai cependant pas mangé tous les jours la même chose, j’ai créé de nouveaux plats mais sans me fier à des recettes écrites. Comme j’ai acheté plusieurs livres ces derniers deux mois, j’ai recommencé le challenge “cuisinons nos livres”… en sélectionnant une recette d’un livre plus ancien ! Il s’agit d’un simplissime curry aux crevettes (“Shrimp Curry”) du livre de Naomi Duguid, Burma: rivers of flavor, dans lequel j’ai déjà puisé de nombreux plats parce que le nombre d’ingrédients est souvent limité (curcuma, piments et sauce poisson, dans ce cas, en plus d’ingrédients universaux – tomates, crevettes, ail, échalotes…).

Le résultat ? Un plat classique aux accents asiatiques, qui mériterait des tomates estivales et des piments verts un peu plus piquants (ceux du Delhaize n’avaient aucun goût – j’ai rajouté de la poudre de piment par la suite).

Shrimp curry

Let’s cook our books #26: Tangy Andhra lamb with fat green chillies & tangy herb chutney

Tangy Andhra lamb &a tangy herb chutney

Je prépare beaucoup de plats indiens. La raison est assez simple: malgré le fait qu’ils nécessitent souvent de nombreux ingrédients, il s’agit essentiellement d’épices sèches que je peux facilement stocker dans un tiroir. La cuisine thaïe – que j’aime beaucoup aussi – est plus compliquée à ce niveau et je n’ai pas de magasin spécialisé près de chez moi. Bref, j’ai continué à explorer mon dernier achat, I love India d’Anjum Anand, et mon choix s’est porté sur une recette d’agneau: “Tangy Andhra lamb with fat green chillies”, que j’ai accompagné d’un “Tangy herb chutney” et d’une simple salade de tomates et concombres. A vrai dire, j’ai un peu triché: il fallait du tamarin – je l’ai remplacé par de la mélasse de grenade et les “fat green chillies” de l’Andhra Pradesh m’ont permis de sortir du surgélateur des pimientos espagnols très piquants. La préparation du plat est un peu longue parce qu’il y a plusieurs étapes dans la cuisson et il faut souvent venir voir la casserole et surveiller que cela n’accroche pas. Ce qui est un peu ennuyeux quand on a envie de lire un livre au jardin ! La touche spéciale, c’est l’ajout à la fin de la cuisson, quand le mélange est quasi sec, de noix de coco déshydratée, de graines de sésame et de cacahuètes concassées. Quant au chutney, rien de plus simple: c’est un mélange de menthe, coriandre et pistaches.

Mais est-ce que c’était bon ? oui ! peut-être pas mon préféré – j’aurais pu rajouter plus d’épices au début de la cuisson – mais le mélange sésame/coco/cacahuète est vraiment original. Et les piments ? Ajum Anand propose elle-même de ne pas les manger si on ne supporte pas les plats trop piquants mais ils donnent quand même une certaine saveur. J’en ai mangé un demi et je me suis dit que cela suffisait !

Let’s cook our books #24: Coconut chicken fry & Kachumbar

Coconut chicken fry and kachumbar

Mes envies du moment sont très orientées “curry avec noix de coco” et j’ai à nouveau sorti Anjum’s new Indian d’Anjum Anand. Ce livre doit probablement être dans le top 3 de ceux dont j’ai réalisé le plus de recettes (on y retrouve également un livre de recettes de barbecue). La recette est un peu différente des plats mijotés habituels et demande environ une heure d’attention plus ou moins constante. Les 15 minutes sans attention ont été consacrées à la préparation d’un daiquiri, avec photos. Rien n’est cependant très compliqué: les épices restent entières (clou de girofle, cannelle – un peu moins que préconisé, cardamome), oignon, ail, gingembre, feuilles de curry, piments verts (les très appropriés piment Delhli – moins que préconisé également), du garam masala et puis du poulet qu’il faut faire brunir, puis mijoter dans un peu d’eau, puis à nouveau faire frire une fois l’eau évaporée. Enfin, il faut rajouter de la noix de coco râpée et du jus de citron. Au final, j’ai beaucoup aimé le goût profond de la sauce accompagnant le poulet mais celui-ci en ressort un peu sec.

Comme accompagnement, j’ai fait très simple: un kachumbar dont la recette vient de Made in India: tomates, échalotes, coriandre, jus de citron, huile d’olive et un peu de piment en poudre.

Coconut chicken fry and kachumbar

Let’s cook our books #23: Curry de poulet nonya au citron vert

Curry de poulet nonya au citron vert

Je triche un peu pour cette 23e édition: j’avais déjà réalisé cette recette de curry au poulet il y a très longtemps mais elle était ratée. D’origine sino-malaise, présente dans le livre La cuisine asiatique pour tous, cette recette combine curcuma, galanga (je n’avais pas de frais sous la main mais le Delhaize en vend en petits pots au rayon asiatique), lemongrass, piments, feuilles de kafir et citron vert. Or ces citrons sont normalement mijotés avec le reste et rendent le plat très amer. Je les ai donc omis cette fois, les gardant pour la décoration et c’était parfait. Enfin presque: le grand défaut de ce livre est de simplifier la cuisine asiatique et il manque parfois certaines nuances et saveurs mais je n’ai pas (encore) trouvé de recette similaire. Quoi qu’il en soit, j’ai très bien mangé.

Le curry

9782228904230_zpswzprf3jvLizzie Collingham, Le curry. Une histoire gastronomique de l’Inde: à travers ce livre, c’est une grande partie de l’histoire de l’Inde qui est racontée: le rôle des Moghols et de la cuisine persane, celui de la médecine ayurvédique dans l’association des épices, celui des colonisateurs – les Portugais ont amené des ingrédients d’Amérique comme le piment, les Britanniques ont introduit leurs propres habitudes et inversement. Certains currys ont des origines lointaines, d’autres sont typiquement anglo-indiens. Lizzie Collingham s’attache à décrire toutes ces évolutions et rencontres, s’intéressant dans chaque chapitre à un plat en particulier. Elle passe en revue le biryani, le vindaloo, le korma, le curry de Madras ainsi que la diffusion de cette cuisine dans le monde entier. C’est un livre intéressant mais qui a comporte parfois certaines longueurs, ce qui n’empêche pas que j’ai appris pas mal de nouvelles choses.