Tiny moons

Nina Mingya Powles, Tiny moons: a year of eating in Shanghai: ce court récit (de moins de 100 pages) raconte un an d’une vie, celle de Nina Mingya Powles. D’origine mixte, sino-malaise et néo-zélandaise, elle décide de passer un an à Shanghai, pour y étudier le chinois mais aussi pour renouer avec son héritage. Au fil des saisons, elle y découvre les spécialités culinaires locales, et souvent celles-ci la renvoient vers son passé, vers sa famille vivant à Kota Kinabalu en Malaisie. Sa vie d’étudiante ne lui permet pas de dépenser beaucoup d’argent et donc elle se tourne vers ce qui est servi à la cantine, mais aussi dans les nombreuses gargotes de rue. Chaque saison est marquée par plusieurs plats, des ravioles, des brioches-ananas, des aubergines chinoises… C’est une tranche de vie, très poétique et marquée par la nourriture. Je ne pouvais qu’aimer ce court petit livre ! (et c’est quelque part une entrée en matière pour Mai en nouvelles !).

Let’s cook our books #3: welcome to China

Après avoir lu avec beaucoup d’intérêt le récit de Fuschia Dunlop, j’avais acheté un de ses livres de cuisine, Every grain of rice. Simple Chinese home cooking. A priori, beaucoup de recettes me tentaient mais j’étais rebutée par le fait qu’il fallait en cuisiner plusieurs pour avoir un repas complet. Je me suis finalement lancée le w-e passé et j’ai préparé du « Red braised pork », un plat populaire dans toute la Chine mais issu ici de l’est du pays et « Stir-fried broccoli with chilli and Sichuan pepper » comme accompagnement.

J’ai regretté ne pas avoir de cocotte (Le Creuset) plus petite pour le plat de viande (c’est sur ma liste au moment des soldes) et il n’était pas précisé s’il fallait faire mijoter à couvert ou pas. Comme il y avait beaucoup de liquide et que sur la photo du livre, ça avait l’air d’avoir totalement réduit, j’ai fait moitié moitié, couvert au début, sans couvercle à la fin. Mon supermarché ne vend pas les morceaux bien gras de porc et je me suis rabattue sur des travers, ce qui fonctionne très bien également. J’ai même eu l’occasion de commémorer mon grand-père boucher (que je n’ai jamais connu) en ressortant son grand hachoir pour couper les morceaux en deux. Ce plat était délicieux, encore plus le jour d’après (moins le troisième jour parce que j’en avais un peu marre de manger ça !).

Les brocolis cuits sont simplement sautés au wok dans une huile parfumée au poivre de sichuan et au piment séché. Je n’ai que du poivre dans un genre de moulin en plastique non démontable et il ne me restait qu’un seul piment séché d’origine inconnue et qui s’est révélé être non piquant. Je me rends compte que je n’aime pas trop le poivre du sichuan moulu (ça donne une sale impression de sable et le goût ne me satisfait pas). De même, l’huile de sésame mise à la fin pour parfumer m’a semblé bizarre. Bref, la prochaine fois, je saute mes brocoli à l’ail !

Au final, j’ai aimé ce plat exotique et je compte bien refaire la recette de viande.