Short diary of the week (206)

Lundi: le retour au boulot, des (gros) colis qui m’attendent, un cadeau d’anniversaire (un livre de Cosey Fanni Tutti – chanteuse légendaire – dans certains milieux – dont je ne connais pas grand chose), le citytrip de la fin du mois est confirmé (où je sors totalement de ma zone de confort pour une série de choses mais pas le contenu), le coup de pompe de la digestion, avancer un peu dans le boulot, ramener l’Airfryer à la maison et le tester tout de suite, de délicieuses pommes de terres en tranches et frites, Twin Peaks, Harlots – premier épisode

Mardi: des rêves bizarres et un sommeil trop peu profond pour être bien reposée, une longue conversation qui fait le point sur le boulot à venir, écrire, des courgettes du jardin farcies, American Gods – fin de la première saison – beau mais un peu ennuyeux, Harlots

Mercredi: fatiguée dès le matin, écrire après des tentatives d’évitement relativement courtes cette fois-ci, trier les disques pour la suite, ne plus pouvoir entendre le mot “formidable” – ce que je fais est “gentil” ou “aimable” mais pas “formidable”, Top of the Lake – début de la saison 2, Harlots, des larmes qui coulent toutes seules mais qui me calment – un peu

Jeudi: à la limite de la crise d’angoisse et à nouveau très fatiguée, me mettre à pleurer face à mes collègues qui font tout pour me consoler, mais ça a fait du bien, avancer malgré tout dans le boulot et commencer à mieux voir quand sont les deadlines pour les divers éléments – bref tout est possible dans le temps imparti, un téléphone de mon papa: son rendez-vous était aujourd’hui et pas demain – et les nouvelles ne sont pas très positives, croiser Nicolas et Nathalie par hasard, retrouver Gasparde pour un cocktail et un repas de dim sums, rentrer vidée

Vendredi: mon cerveau cet idiot: j’avais mis le réveil plus tard mais mon cerveau m’a réveillée sans appel à l’heure habituelle, pas sûre que je serai très efficace aujourd’hui, quoique: mon cerveau connaît moins la censure quand je suis fatiguée, tenir jusqu’à 17h, me préparer un plat de thon cru au lait de coco et citron, apprendre une mauvaise nouvelle de plus, Twin Peaks, Harlots, et encore une, une grande crise de larmes

Samedi: c’est encore compliqué ce matin, et voilà le torticolis, tous les téléphones commencent par “je ne vais pas bien”, en parler un peu avec ma voisine, réussir à dire ce que je pense à mon père – ce qui permettra de calmer un peu les tensions et de remettre la conversation sur des choses plus légères, une longue sieste et un Dafalgan, une soirée entre amis au Strofilia – excellent restaurant grec

Dimanche: pas encore tout à fait reposée mais d’une humeur plus positive, et en plus il fait beau !, TBBT S03 E01&02, du repassage, du rangement trop longtemps repoussé mais qui fait du bien: la table du salon est enfin un peu moins bordélique et le plan de travail de la cuisine plus accessible (il fallait bien trouver une place pour l’Airfryer), lire au jardin et en profiter pleinement, un barbecue – ça faisait longtemps, m’endormir tôt

Short diary of the week (136)

Lundi: cet espoir d’avoir décroché le bon filon pour The Lady from Canton, beau mais froid mais beau mais vraiment froid, cette impression que mon corps me fait prout, un peu de magnésium peut-être ?, La trêve – ça commence à être bien même si toujours un peu touche à tout, The 100

Mardi: de jolies étoiles de neige le long des rails du tram, avoir le coeur serré par l’angoisse, tout laisser tomber et aller chez le médecin qui m’arrête jusqu’à la fin de la semaine, mettre du temps à me calmer, Vinyl, The 100

Mercredi: mieux dormir mais ce n’est pas encore ça, à nouveau cette oppression dans la poitrine, sortir pour me promener et faire quelques courses, la concentration que demande la couture me fait oublier mes soucis et je me sens mieux, quelques courses en ville: aller chercher mes nouvelles lunettes et craquer pour un parfum, un rendez-vous complètement chamboulé qui se termine dans un excellent restaurant: le Seino, de délicieux plats mélangeant les influences françaises et japonaises, résultat: une très chouette soirée qui fait oublier pas mal de choses, le long trajet du tram à travers Bruxelles

Jeudi: bien dormi ! ça faisait longtemps !, du découpage pré-couture, une visite chez Coyote qui met de l’ordre dans ma tête et qui me détend (alors que mon corps a tendance à refuser – en fait, non, c’est mon cerveau qui refuse), mon premier événement de blogueuse !, de délicieux cocktails et de nouvelles rencontres

Vendredi: bien dormi à nouveau, quelques courses, perdre plus de temps à prendre mon ticket de parking gratuit qu’à faire la course en question, après-midi couture, lecture, terminer la préparation des bitters, un repas avec ce qu’il y a dans le frigo, La trêve, The 100

Samedi: le radis noir c’est vraiment dégueu (cure de drainage hépatique en route pour un mois), couch potato pendant la matinée, courses, passer un peu de temps chez mon papa, de la couture, de la lecture, de la cuisine, The Assassin – c’est beau mais long mais beau – j’ai failli m’endormir plusieurs fois – j’étais très fatiguée – comme si mon corps voulait me forcer à me reposer plus encore après ces quelques jours à la maison

Dimanche: commencer à écrire mes conclusions pour le Winter Cookbook Challenge, un rayon de soleil qui me réchauffe, semis de tomates, couture, lecture, Vikings, The 100

Crises d’angoisse

Je pars dans une dizaine de jours et comme toujours, j’ai de nombreux doutes qui se traduisent par des crises d’angoisse et qui se terminent en crises de larmes (c’est le seul moyen de les arrêter). Cela a toujours été comme ça avant chaque voyage, sauf ceux où je suis partie en couple. Donc y compris la plupart des minitrips pour le Womex (sauf cette année où j’étais contente de partir). C’est un mauvais moment à passer, mais je sais que ce n’est que temporaire. C’est juste un peu plus difficile pour moi maintenant parce que je n’ai pas les bras d’un compagnon pour me rassurer ou une maman à appeler. J’ai appris à contrer chacune de mes angoisses par une réponse rationnelle. Les écrire ici est peut-être aussi une solution. Les voici:

  • pendant que je suis partie, quelque chose va arriver à la maison (incendie, cambriolage, catastrophe naturelle). Réponse: rien n’est arrivé pendant mes voyages précédents, il y a une alarme, la boîte aux lettres sera vidée, je mettrai une lampe sur minuterie, quelqu’un passera de temps en temps et la voisine veille.
  • je pars seule et je rejoins un groupe en Birmanie. Je devrai donc partager ma chambre avec une inconnue. Et ça peut mal se passer. Réponse: oui, en effet, au Vietnam, ça s’était mal passé. Le groupe a été divisé en deux factions dès le début. Mais ce n’est arrivé qu’une fois, je me suis toujours retrouvée parmi des gens très sympathiques et entretemps, j’ai mûri. Je ne me laisserai pas entraîner dans ce genre de chose. Si vraiment cette personne est une emmerdeuse, j’aviserai à ce moment-là. Et je pourrais aussi avoir de la chance et avoir une chambre single parce qu’il n’y a personne avec qui partager.
  • et si tout le groupe est un groupe d’emmerdeurs ? Réponse: voir plus haut. Il y a peu de chances. Et je vis de mieux en mieux ma vie seule maintenant. Je pars pour en profiter et je ne vais pas laisser d’autres personnes détruire cela.
  • et si je tombe malade. Réponse: ça m’est déjà arrivé. J’ai eu une insolation au Guatemala et des allergies aux piqûres de moustiques au Laos. A chaque fois, le guide et des membres du groupe se sont occupés de moi. Le seul risque, c’est que j’aie quelque chose de plus grave, mais alors on avisera (j’ai une bonne assurance). Je suis en bonne santé et il y a peu de chances que ça arrive.

Et puis, j’ai un téléphone, un compte en banque avec de l’argent dessus, de la famille et des amis.

Et vous, quelles sont vos angoisses pré-voyage ? Et quelles sont vos réponses ?

Short diary of the week (59)

Lundi: réessayons le short diary pour cette semaine, le soleil hésite et les températures ont l’air bien fraîches, les ouvriers sont à nouveau dans la rue avec leurs marteaux-piqueurs, finalement l’humeur générale de la journée était en parfaite adéquation avec la météo: morose

Mardi: crises d’angoisse pendant la nuit, se reprendre, c’est une invasion de moineaux !, faire une sieste, ma visite chez le médecin m’a rassurée, du fromage fondu dégoulinant, ce lys est magnifique

Mercredi: me lancer dans la couture d’une jupe et caser le patron sur le coupon au défi du fil droit, ces ouvriers gueulent comme des putois, les lingettes pour bébé sont mes nouvelles amies – refaisons vite du stock, razzia chez Veritas, je ne trouve pas de patron de jupe à pli malgré mon stock de Burda, ballade dans la campagne du Brabant Flamand, je suis toute chamallow après cette visite chez Coyote, et je sens le citron-bergamote, l’artichaut s’effeuille

Jeudi: sortir pour acheter l’huile essentielle prescrite mais oublier l’huile neutre pour la diluer, m’énerver parce que la situation est inextricable, m’énerver encore plus en cousant un premier rideau, tenter de me calmer au jardin en lisant mais rentrer parce qu’il fait trop froid, terminer ce bouquin qui était vraiment une mauvaise idée vu ma situation actuelle, manger à peine et passer la soirée seule tout en sentant une présence envahissante deux étages plus haut, ne pas vouloir être dans cet état surtout mais peiner à contrer les pensées négatives, terminer la soirée en me détendant devant X-Men: The last stand

Vendredi: une nuit moins mauvaise que les précédentes mais j’avais pris un anxiolytique, coudre ce deuxième rideau mais laisser les ourlets pour une autre fois, s’attaquer à la jupe mais avoir un doute: elle a l’air trop petite, attendre le soleil toute la journée et frissonner, faire des efforts pour respecter la trêve que j’ai instauré pour mon propre bien-être et voir que cela fonctionne, une soirée plus agréable que les précédentes, un docu-promo sur True Blood

Samedi: trouver une solution pour la jupe en coupant un bout du bord à la taille, finir enfin un gros bouquin d’histoire, laver les vitres, lire au jardin, apprendre une mauvaise nouvelle mais qui pourrait changer certaines choses pour moi, le monde est vraiment tout petit, profiter de la lumière du jour le plus long et se dire que l’année prochaine je fêterai ça dignement, X-Men: Origins

Dimanche: nuit d’insomnies, finir la jupe et se dire qu’elle n’est pas si mal finalement, angoisser devant les proportions que peuvent prendre les crises d’angoisse de diane, faire une crise de larmes tout bêtement parce que j’ai cassé la branche principale d’un très joli arbuste – je l’ai juste frôlé et crac !, faire une sieste, commencer un deuxième bouquin parce que celui en cours est bien mais pas passionnant, sentir qu’enfin diane a passé le cap et que ça ne peut aller que mieux même si tout n’est pas encore gagné, traîner un peu sur le net et aller dormir tôt tout en me disant que la semaine qui vient ne peut être que meilleure même si je retourne travailler mercredi

I want to sleep

Mes nuits ne sont plus ce qu’elles étaient… Avant, je dormais comme un bébé toutes les nuits, je récupérais sans problème les soirées trop longues ou trop arrosées. Mais depuis quelques années, mon sommeil se dégrade et j’ai l’impression que c’est de pire en pire, surtout depuis les derniers mois. Même si j’ai mal dormi une nuit, je sais maintenant que je risque de mal dormir les nuits suivantes. Et cela peut continuer 10 nuits de suite. A Copenhague, mon sommeil a été relativement bon mais les nuits trop courtes, j’ai eu deux jours pour me reposer mais je n’ai pas réussi à récupérer. Après deux jours au travail où je me suis traînée, j’ai craqué entre jeudi et vendredi. Je n’ai pas dormi de la nuit, ce qui a provoqué des crises d’angoisse, et je n’ai pas pu aller travailler. Nous sommes maintenant dimanche, et je me sens toujours fatiguée, pas autant que vendredi heureusement.

Tout cela pèse sur ma vie sociale. Je dois me forcer pour sortir, pour faire des activités. Hier, je faisais du shopping mais je l’ai réduit au minimum parce que je me sentais crevée. Je ne prends quasi plus d’initiatives et reste chez moi, ce qui n’est pas une bonne idée. J’aimerais retrouver de l’énergie. L’année a été difficile et je pense que je vis un peu le contrecoup. diane va mieux mais je reste sur le qui-vive tout le temps, y compris la nuit. Le moindre bruit me réveille (d’où mes bonnes nuits à Copenhague, je pense, vu qu’il était à des kilomètres) et dès que je suis réveillée, mon cerveau se met en route.

J’ai peur pour la nuit qui vient. Je sais que je me stresse inutilement pour le travail. Je veux trop en faire, ou pas. Je me compose des programmes par semaine qui sont réalistes mais la réunionite aigüe et les nombreuses demandes en tous genres (y compris une belle série qui m’énervent), (et les jours fériés mais ça ne compte pas) limitent le temps que je pourrais consacrer à l’essentiel. D’où une frustration de plus en plus grande. Même mes vacances tant attendues en décembre me semblent parfois une mauvaise idée.

Bref, je me dis que je devrais pouvoir me relaxer, me détendre, ne pas penser à tout ça mais je me sens un peu perdue. Les quelques techniques que je connais ne sont plus suffisantes pour arrêter mon cerveau aux pensées galopantes, surtout la nuit. Avez-vous des idées, des conseils, des envies de me faire découvrir des choses ?