Je n’ai plus rien à me mettre (quand il fait froid)

Hier matin, j’ai eu un grand moment de solitude devant ma garde-robe: la plupart des mes vêtements chauds sont devenus trop petits et ceux qui me vont encore m’ennuient profondément. J’avais préparé une jupe vert foncé et un gilet plus clair mais en dernière minute, j’ai choisi une robe plus colorée en coton et un fin gilet en me disant qu’il ferait assez chaud dans mon bureau. Et heureusement j’ai un manteau bien épais. Et puis il a neigé et j’ai eu froid.

Cela fait environ quatre ans que je couds mes vêtements maintenant, avec une nette préférence pour des robes en coton et en tissus imprimés – mais les premiers vêtements cousus sont devenus trop petits pour la plupart. Parallèlement j’ai perdu le goût du shopping: passer du temps dans plein de magasins pour trouver la pièce rare est devenu une corvée. Parfois, je trouve par hasard quelque chose mais cela arrive de moins en moins souvent. Et puis, j’ai l’impression que pour les magasins, l’hiver n’existe pas vraiment: les manteaux sont ultra légers et les gilets en coton. Je me rabats sur les pulls de Benetton qui sont encore en vraie laine mais ils ne sont pas très solides et pas très épais.

Je pourrais coudre des robes plus hivernales, mais les tissus plus chauds ne m’inspirent pas et demandent souvent du nettoyage à sec. Je n’ai même pas d’idées sur les patrons à utiliser et quand je parcours les photos des groupes de couture que je suis sur FB, il n’y a que peu d’inspiration – à croire que tout le monde porte des vêtements d’été en hiver. Je pourrais coudre de nouvelles jupes mais il faudrait que j’aille à la chasse au tissu approprié alors que mon armoire déborde de cotons colorés.

(Une bonne nouvelle nouvelle: j’étais dans la même situation pour les vêtements de voyage mais le problème est réglé: j’ai retrouvé des pantalons larges en coton et j’ai cousu pas mal de nouvelles choses – je fais bien vite un résumé).

Et aussi: pendant des années, j’ai accumulé les chaussures, surtout des sandales mais de septembre à mai, je mets toujours les 4-5 mêmes paires. Il est temps que j’en jette une: en cas des pluie, c’est piscine. Les ballerines achetées pour le Japon seront bientôt usées et sur les trois paires à talons, une est proche du bout de sa vie. Oui, il me reste plein de chaussures dans mon armoire, mais j’ai mal aux pieds: elles sont trop serrées ou les talons sont trop hauts, sauf que je ne me suis pas encore résolue à les donner à une troc party.

J’aimerais donc trouver:

  • une ou deux robes plus chaudes
  • une ou deux jupes en lainage
  • ou des patrons d’hiver qui me tentent, avec le tissu approprié facilement lavable (peut-être qu’un jersey épais serait une option mais je n’y connais rien à ce genre de tissu et de couture)
  • plusieurs pulls ou gilets bien chauds
  • un manteau épais (l’actuel commence à s’user)
  • et aussi de nouvelles chaussures, avec peut-être de vraies bottes pour la neige mais mettables en ville (j’en ai marre d’avoir les pieds mouillés)

Est-ce que vous avez des conseils pour des modèles précis et des adresses de magasins (en pierre ou en ligne) ?

UPDATE: je me suis achetée une robe et un gilet !

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Short diary of the week (214)

Lundi: aucune raison d’angoisser et pourtant la nuit fut très mauvaise, deux vaccins, une promenade pour profiter du soleil automnal, zut ! achat reporté, de la lecture au jardin mais frissonner légèrement et rentrer au chaud, les chats de Simon ont encore détourné mon attention, arriver enfin après deux semaines à extraire cette écharde de mon doigt, The Deuce – le genre de série où rien ne se passe, Halt and Catch Fire, ouch pas moyen de dormir du côté du bras vacciné

Mardi: du brouillard, réussir à caser quatre courses à quatre adresses différentes sur Zaventem et associées en une matinée et un parcours bien étudié (dont une que je procrastinais depuis… euh… trois ou quatre ans – rien de très glamour: l’achat de poubelles papier et verre), de la lecture, deux épisodes de Vietnam, est-ce la pluie que j’entends tomber ?

Mercredi: des rêves qui se passent dans une maison trop encombrée – un signe que je dois encore plus vider ma tête ?, récupérer mon passeport et mon visa indien, m’acheter un nouveau téléphone portable mais ne pas avoir la carte sim appropriée, m’attaquer au jardin et déplacer quelques plantes, c’est physique tout ça !, de la lecture, le dernier épisode de la série Vietnam – un long documentaire en neuf parties qui propose tous les points de vue et qui explique comment dès le départ cette guerre n’était pas voulue, Longmire – un épisode de transition

Jeudi: réveillée tôt par la pluie, pas de projets précis pour la journée à part me vider la tête et me faire plaisir, rhaa le tissu mauve a déteint sur une partie du linge, couture de boutonnières, tentative de couture de boutons à la machine, rhaa (bis) la seconde lessive de blanc est aussi touchée par la couleur de la précédente, découvrir qu’il existe un programme spécial pour coudre les boutons sur ma machine mais il me manque le bon pied, me vider la tête avec Simon’s Cat, The Year of Living Dangerously (Peter Weir, 1982) – une romance entre Mel Gibson et Sigourney Weaver sur fond de chaos indonésien

Vendredi: oh une bonne nouvelle dans la boîte aux lettres, à la recherche de décolorant pour linge, du délicieux fromage du fromager, de la lecture au jardin – probablement la dernière fois de l’année, acheter ce pied pour coudre les boutons à la machine, une heure trente à perdre, finalement elle passe fort vite en flânant, il paraît que je suis très tendance avec mes nouvelles Adidas (oui j’ai acheté des chaussures de sport pour tous les jours !), avoir des sentiments forts partagés en m’approchant de Saint-Gilles où j’ai habité 14 ans, retrouver Gasparde et Bohemond chez Cipiace, de délicieux cocktails et un bon repas, mais qu’est-ce qu’il fait bruyant, rentrer dans ma banlieue résidentielle que je préfère maintenant au bruit de la ville

Samedi: préparer des billets de blog, du pliage de linge, une visite chez mon papa qui est de fort bonne humeur aujourd’hui, coudre les boutons à la machine en deux temps trois mouvements, ré-enfiler la surjeteuse avec le fil foncé – l’hiver approche, reprendre The Handmaid’s Tale, Longmire, me sentir anxieuse sans raison, m’endormir, me réveiller en sursaut juste après parce que j’entends le chauffage fonctionner alors qu’il ne devrait pas, ne pas avoir le courage de me lever et me rendormir

Dimanche: une nuit très moyenne, de la zumba, de la couture – avec une faute idiote, et donc j’ai dû découdre, mais j’ai une nouvelle jupe longue, cuisiner le plat du soir qui doit mijoter, Halt and Catch Fire (snif), Longmire, une séance de méditation avant la nuit (où je me suis saisie au bruit de la clochette pour en sortir)

The Kamakura dress

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On ne peut pas dire que l’été ait été très propice à la sortie des robes sans manches. Et pourtant, j’ai gardé de l’espoir jusqu’au bout, me cousant une robe de plus pour des jours tropicaux. Mon choix s’est porté sur le patron New Look 6048 qui a un petit air tiki mais sans l’être tout à fait. J’ai décalqué la taille 16, qui pour le haut se diminue en taille 14. La toile m’allait relativement bien, sauf pour le haut du buste, que j’ai finalement rétréci encore un peu en modifiant la ligne de la couture princesse sur le devant.

Comme c’était un premier essai, j’ai choisi un tissu que j’aime bien mais qui ne fait pas partie de mes favoris. Il s’agit de “Kamakura” en turquoise, de la collection Tokyo Train Ride de Cotton + Steel, que j’avais acheté chez Tomato à Tokyo, et dont j’ai utilisé la version bleu marine pour The Little Mount Fuji dress.

Cette robe aurait mérité une bande contrastante mais je ne l’ai pas vraiment réalisé avant de la coudre (et je n’avais pas de tissu approprié dans mon stock). En fait, il s’agit d’une parementure visible comme dans la robe de Gertie, The daisies rockabilly dress. Du coup, dans une prochaine version, je pourrais insérer un croquet contrasté. La jupe est celle proposée par le patron et m’a permis de tester une nouvelle forme de bas que je pourrai réutiliser par la suite. Les explications sont relativement claires pour quelqu’un qui a déjà cousu des robes de ce type, mais j’ai quand même réussi à coudre les bretelles bien avant que les instructions ne le proposent. Et je pense qu’elles vont souvent tomber – à tester quand je pourrai porter la robe une journée complète – pas avant l’été prochain très probablement.

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The summer blouse

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Cette blouse, je l’ai cousue l’été dernier, mais j’ai mis du temps à faire des photos. D’ailleurs elle est fort chiffonnée parce que je l’avais déjà portée pendant la journée. Il s’agit du patron Butterick 6217 créé par Gretchen Hirsch. Je n’ai pas cousu de toile mais bien mesuré les différentes pièces du patron et je me suis lancée dans la taille 14 pour le bas, qui diminue en taille 12 pour le haut – comme d’habitude donc. Le tissu traînait depuis longtemps dans mon armoire et me semblait idéal pour un premier essai – il n’avait probablement pas coûté très cher mais je ne sais plus d’où il vient (Stoffenspektakel ? Le Chien Vert ?).

J’avais lu les commentaires concernant ce patron sur Pattern Review et je m’attendais donc à un souci pour les manches. Et en effet: l’emmanchure est trop petite pour insérer les mancherons sans fort les froncer, ce que je ne voulais pas. J’ai donc agrandi l’emmanchure en la recoupant (et reporté le tout sur le patron papier pour la prochaine fois). Je me fais la réflexion que Gertie doit avoir des bras tout minces parce que ses emmanchures sont souvent très serrées. En cousant, je trouvais que ma machine à coudre faisait souvent des noeuds avec les fils et la dernière boutonnière a été compliquée à terminer. Je me suis souvenue après coup que je n’avais jamais changé l’aiguille – ce qui était la cause de tous mes problèmes.

Je déteste coudre des boutons (même si je l’ai fait au jardin) et du coup, même s’ils ne sont pas tout à fait bien placés, je n’ai pas le courage de les ajuster.

C’est une blouse relativement facile à coudre, même avec le bandeau à nouer et très facile à porter. J’aime tout particulièrement les manches en deux parties. Il y a des chances que j’en couse encore dans le futur (et j’essaierai de trouver un nom plus original)!

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The daisies rockabilly dress

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Dès que j’ai feuilleté le Gertie’s Utimate dress book, j’ai été attirée par la “Plaid rockabilly dress” (la version country dans le lien est un peu overzetop mais je l’aime aussi – sauf que je n’aurais jamais d’occasions pour la mettre). J’ai cherché du tissu à carreaux en coton (pas en flanelle) mais je n’ai jamais rien trouvé à mon goût. J’ai alors changé de style et cherché un tissu plus champêtre, ce que “Gentle Breeze” de Jan Douglas pour le Maywood Studio (vendu par Stop op Zolder) représente parfaitement. Il me fallait aussi du croquet assorti, mais celui de chez Veritas était trop étroit; j’en ai finalement trouvé à Paris dans une mercerie près du Marché Saint-Pierre – on était en juillet 2016.

J’ai commencé la couture pendant l’hiver 2017 (certains projets mettent du temps à mûrir), réalisant d’abord une première toile du haut, puis une seconde, utilisant les tailles 12 à 10 du “Basic bodice” avec col en V. La jupe – “all around pleated skirt” – est en taille 12. Les manches de type “puff sleeve” complètent l’ensemble. J’ai toujours du mal à ajuster une toile sur mon corps, je manque du regard d’une autre personne pour traquer les défauts et je me lasse vite, surtout après deux toiles. Je me suis donc lancée dans la couture de la robe, craignant quelque peu pour le col avec sa parementure extérieure, mais en fait, la couture est assez aisée.

Au final, le corsage ne convient pas tout à fait: cela se voit de profil: il y a un petit excès de tissu au niveau de la pince latérale mais je ne sais pas trop comment le faire disparaître. Les manches sont très jolies mais elles sont un peu trop serrées sur le bas pour être totalement confortables. La jupe est finalement la seule partie dont je suis totalement satisfaite mais tous ces petits défauts n’en font pas moins une robe totalement mettable.

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(oui, je regarde beaucoup en l’air en faisant mes photos !)

The Tokaido Road dress

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Toujours à la recherche d’une couture facile – c’est-à-dire n’impliquant pas un patron inconnu – et ayant constaté que le nombre de mes robes estivales est devenu fort réduit, j’ai cousu à nouveau le patron Butterick B5032, déjà réalisé l’été passé en tissu à singes et Frida Kalho. J’ai sélectionné un autre tissu Alexander Henry, Tokaido Road, acheté chez Stof op Zolder (il est bien soldé pour le moment). Comme je n’ai pas pensé à relire mes notes, je n’ai pas raccourci le corsage d’un centimètre et cela ne m’a pas choquée – en fait il tombe juste bien à la taille. J’ai par contre réduit un peu la largeur du haut du devant – un centimètre environ – et du coup, cela baille moins quand je suis assise ou que je me tiens un peu mal et les bretelles ont moins tendance à tomber.

Pour le jupe, j’ai repris le patron de Gertie déjà vu dans la Yodelling Cowgirl dress, la side pleated skirt, en passe de devenir une des mes favorites. Une couture rapide et plaisante, sans problèmes notoires ni difficultés particulières, sans doute aussi parce que j’ai changé un peu l’ordre de la couture présenté dans les explications du patron, que j’ai d’ailleurs annotées pour la prochaine fois.

Et je commence à bien maîtriser l’utilisation de l’appareil photo avec télécommande et à ne plus faire trop de photos ratées.

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Short diary of the week (203)

Lundi: pas très bien dormi (mais un autre type d’insomnie – celui où je me réveille au milieu de la nuit avec la tête envahie de pensées diverses – où j’essaie donc de me souvenir de mon login pour mon premier compte photobucket – ça va être compliqué à retrouver, je pense), de l’animation suite au malaise d’une collègue – avec ambulance et tout, relire et corriger et numéroter les articles pour mieux m’y retrouver, la météo annonçait de la pluie à l’heure de mon retour – sauf qu’il ne pleut pas mais je n’ai pas de bonnes chaussures pour rentrer à pied – dommage, Twin Peaks, créer une google map pour mon citytrip – ça se rapproche !

Mardi: ah voilà le troisième compte photobucket était sur ce mail-là ! (j’ai donc reçu un mail pour me prévenir mais les photos restent visibles cette fois-ci), facilement distraite ce matin, mais aussi bien concentrée par moments, une soupe de nouilles soba, Jamestown (enfin le dernier épisode), Fargo, une envie de terminer mon livre mais il est déjà trop tard

Mercredi: toujours un sommeil agité à cause de ces fichues photos – si seulement je pouvais dire à mon cerveau de se taire, il fait du temps à la belge aujourd’hui et bien trop frais pour la saison – heureusement il fait encore bon à l’intérieur, ce texte n’était vraiment pas terminé – moi qui pensait que ce serait rapide, enfin publier ce qui était prêt à publier depuis trois semaines, mais pourquoi ai-je écrit 768 dans ma main ?, retrouver le pourquoi 20 minutes plus tard: c’est l’adresse du magasin de tissu, des achats de voile de coton et d’un autre joli tissu soldé, acheter de quoi compléter un mezze au traiteur grec, American Gods, entamer un nouveau livre

Jeudi: hiiii (1) – ça a l’air de s’arranger pour fin août, hiiiiiii (2) – je peux en fait m’inscrire au voyage qui m’intéresse – mais évidemment je mets à douter / angoisser / etc.: est-ce bien là que je veux aller ? / c’est cher / c’est long (trois semaines) etc., ça va passer, profiter du beau temps pas trop chaud pour rentrer à pied – en fait ça me manquait déjà, zut j’ai mis un peu trop d’olives dans la sauce, Adrift in Tokyo (Satoshi Miki, 2007) – drôle et très sensible en même temps – j’ai adoré

Vendredi: en cours de décision, en attente de nouvelles, de chouettes conversations, des nouvelles positives et puis finalement mitigées mais il faut – une fois de plus – attendre les résultats (début août), un coup de fil sous forme de long monologue ennuyeux, Fargo, Longmire – début de la saison 4, j’ai un peu du mal ce soir

Samedi: un sommeil un peu agité et un réveil fort matinal, ce qui me laisse le temps d’aller faire du shopping – un peu décevant certes – mais j’ai quand même trouvé deux blouses à longues manches qui seront parfaites en voyage, un premier cadeau d’anniversaire surprise, la partie compliquée de la journée: écouter mon père se plaindre et dire qu’il souhaite mourir quand il aura 80 ans (il les aura en novembre) – plus un début de dispute avec sa compagne pour des questions de repas oublié, me changer les idées en testant un nouveau patron, continuer la google map pour mon citytrip, un plat thaï – je les faisais mieux avant il me semble, Apache (Robert Aldrich, 1954) – l’exemple type de films où les Indiens sont joués par des Blancs maquillés et aux yeux bleus – c’est très dérangeant

Dimanche: réveillée tard – en espérant que j’aie récupéré, TBBT S02E20-21, nettoyer le frigo et l’armoire y attenant pour enfin ranger le paquet de farine acheté il y a six mois, me mettre à la couture et choisir un tissu, déjà me rendre compte que ce ne sera pas ma robe préférée mais ce n’est pas grave – ce sera une base pour d’autres modèles, tenter de me concentrer sur de la lecture mais ne pas trop y arriver, perdre du temps avec un jeu, un repas simple, de nouvelles photos de robes, passer le reste de la soirée à remplacer des photos (et déprimer un peu), de la lecture – au moins mon roman (une autobiographie en fait) est passionnant