The Bambi in the forest blouse

J’ai cousu une nouvelle version de la blouse de Gertie pour Butterick B6217. Je n’ai rien changé à la version précédente, à part omettre le lien à nouer, et j’ai utilisé le tissu Woodland Spring de Riley Blake acheté il y a déjà quelques temps. Le patron pose quelques problèmes que j’explique ici. Depuis, je sais qu’il faut une aiguille neuve (ou quasi) pour coudre les boutonnières et j’ai un pied pour coudre les boutons, ce qui accélère très fort les finitions. Pour le bas, je porte une nouvelle Pencil Skirt du premier livre de Gertie, aussi déjà cousue plusieurs fois (en 2013, à mes débuts), mais j’ai dû agrandir la taille – et au final elle est même un peu trop grande. Le tissu est un jeans légèrement extensible venant des Tissus du Chien Vert.

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The Thousand Cranes Dress

L’année passée déjà, je me disais que la robe Simplicity 8051 pourrait être un bon modèle de base pour une robe d’inspiration tiki. J’avais décalqué les pièces, choisissant comme toujours une combinaison de tailles mais je n’avais pas été plus loin. Début août, je me suis lancée: ma première toile révélait ce que je soupçonnait dès le départ: le haut du corsage était bien trop grand de plusieurs tailles. Mais comment faire un SBA (Small Bust Adjustment) sur ce genre de modèle ? Les FBA (Full donc) sont expliqués partout sur le net, les SBA très peu.

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J’ai donc réfléchi et regardé ce qui posait problème, tout en essayant de ne pas trop modifier les pièces du corsage. J’ai donc réduit la pince, ce qui agrandissait la longueur de la partie inférieure mais j’ai aussi coupé une bande d’environ 2cm en diagonale, ce qui compensait la diminution de taille de la pince. Je n’ai aucune idée si c’était une manière très orthodoxe de faire un SBA mais cela me convenait bien mieux à la couture de la seconde toile. La doublure n’était pas une pièce identique, et là je me rends compte que mon adaptation n’était pas tout à fait réussie: j’ai retiré trop de tissu et elle ne “colle” donc pas tout à fait à la pièce extérieure.

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J’ai choisi un tissu que j’avais acheté à Paris aux Tissus Reine, un coton représentant des centaines de grues en vol, ainsi qu’un voile de coton blanc cassé pour la doublure. Et j’ai commencé la couture. La construction est très insolite: la doublure se coud au fur et à mesure à chacune des pièces. C’est relativement bien expliqué mais il y a juste pour la tirette que j’ai un peu dévié du mode d’emploi. Je ne suis pas sûre que c’était une bonne idée mais je ne visualisais pas trop non comment faire autrement. Pour la jupe, je n’avais pas assez de tissu pour coudre le modèle du patron et je l’ai donc remplacée par un modèle en forme de A qui prenait toute la largeur des 150 cm.

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J’ai encore eu le temps de faire les photos au soleil mais je n’ai pas eu l’occasion de la porter. Je ne me sens pas tout à fait à l’aise dedans. Elle nécessite un soutien-gorge sans bretelles et puis, elle fait des plis un peu disgracieux sur le corsage, sans doute parce que le bas du corsage pourrait être un peu moins long. Je dirais que c’est un bel essai pas tout à fait convainquant, et un modèle que je ne coudrai sans doute pas une nouvelle fois.

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Short diary of the week (257)

Lundi: une mauvaise nuit avec de la fièvre, des maux de ventre de plus en plus violents, au moins ça a l’air simple pour l’assurance de la voiture, un massage tout à fait imprévu – c’est ça aussi l’amitié – merci !, une accalmie, des maux de ventre qui recommencent de plus belle puis s’atténuent enfin avec du buscopan

Mardi: aucune énergie, un rendez-vous chez le médecin en fin de journée parce que j’ai besoin d’un certificat médical pour mon deuxième jour d’absence, faire quelques courses parce qu’il faut bien remplir le frigo, ne pas faire grand chose, des avancées dans le dossier mais rien de très concluant, un premier repas complet, Better Call Saul, A Cook’s Tour (barbecue puis l’Australie), pleine d’énergie au moment d’aller dormir

Mercredi: un sommeil pas très récupérateur, fatiguée dès le matin, mais incapable de faire une sieste, terminer ce fantastique livre et regretter de l’avoir terminé, du découpage de tissu, rassembler toutes les dias de mon papa et vider trois caisses par la même occasion, faire une liste de tous ses voyages mais ne pas retrouver d’informations avant 1971, un repas léger, Harlots, I’m dying up here, mon cerveau ne veut pas se taire

Jeudi: congé !, encore si fatiguée, la crainte des mails qui risquent d’arriver, de rapides courses avec le plaisir de revoir le conseiller en vins que j’avais systématiquement raté depuis deux mois, de la couture – mmmh c’est un peu compliqué et pas très logique, lire au jardin, un joli cocktail au concombre, Harlots, I’m dying up here – en fait non l’épisode 5 n’est pas le 5, A Cook’s Tour à Melbourne

Vendredi: réveillée par l’orage, écrire un billet de blog, un court moment de couture, retrouver Gasparde chez Cook’n’Book pour le lunch, ne plus faire grand chose du reste de l’après-midi, un coup de fil de mon père qui me demande pourquoi je ne suis pas venue – il pensait qu’on était déjà samedi, Harlots, commencer Sharp Objects et retrouver ce style si particulier de Jean-Marc Vallée

Samedi: des maux de ventre pendant la nuit, faire une liste mentale des choses à faire ce matin, un peu de couture, ranger les thés, aller chez mon papa, à nouveau un peu de couture, de la lecture, partir et me dire que suis bien à temps, sauf que la route est barrée, et presque toutes les routes sont barrées, après une demi-heure à tourner en rond je suis près du désespoir, j’arrive finalement quasi une heure plus tard, un barbecue et une agréable soirée entre amis, le retour se fait sans encombres heureusement

Dimanche: traîner dans le canapé (mais je suis à jour dans mes brouillons de billets lecture), de la couture – où je décide que les instructions sont vraiment trop compliquées: pourquoi faufiler la partie un puis faufiler la partie 2 alors qu’on peut tout coudre en un coup définitivement ?, oh le soleil est là, changer mes plans et abandonner la couture pour aller lire au jardin, Sharp Objects, Harlots

A scene at the sea dress

A scene at the sea dress

Tout comme à l’époque The hummingbirds dress, il me fallait immédiatement une nouvelle robe d’été. Mercredi passé, j’ai cherché du tissu sur le net, et puis, me disant que la livraison n’arriverait pas avant le weekend, je me suis tournée vers un magasin en brique, et plus particulièrement Atelier Moondust à Woluwe, à trois arrêts de tram de mon travail. J’y ai donc acheté la fin du rouleau (2m30) de Sun Girls de la collection Amalfi de Rifle Paper pour Cotton + Steel, en bleu pâle – le rose ne m’allant pas du tout.

A scene at the sea dress

Je m’étais déjà décidée pour le modèle, “The Sheath Dress” du livre Gertie’s new book for better sewing, sachant qu’elle était rapide à coudre. J’ai également relu mes notes de The hummingbirds dress et j’ai raccourci d’un centimètre le corsage. J’ai également pincé le décolleté pour qu’il soit un peu moins large. Quant à la taille, comme j’ai grossi depuis, je n’ai plus de problèmes de flottement et elle est aujourd’hui bien ajustée. En voyant les photos, je constate quand même encore certains plis et défauts que j’essaierai de résoudre la prochaine fois.

A scene at the sea dress

Je me suis lancée un défi: coudre la robe en un weekend. Je sais par expérience que je n’arrive que rarement à me concentrer plus de deux heures de suite et souvent je ne couds qu’une heure avant d’être lassée. Bref, ce n’était pas gagné. J’ai lavé le tissu le vendredi soir et il était sec le samedi matin. J’ai découpé les pièces et presque terminé le corsage en deux heures, abandonnant avec la chaleur qui arrivait. J’aurais préféré entoiler les parementures mais je n’avais plus assez de viseline blanche et c’était férié. Le dimanche matin, il m’a fallu deux heures trente pour la terminer. Si j’avais opté pour une jupe cercle ou à plis, j’aurais probablement mis un peu moins de temps mais il me semble que le tissu chiffonne vite et cela se verra moins dans une une froncée.

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J’ai fait les photos le soir même, en changeant pour une fois de coiffure. Le nom de la robe vient du film de Takeshi Kitano que j’ai regardé le vendredi soir, même si on ne voit pas de mer sur le tissu. Je dois bien avouer que j’ai hésité un moment à acheter celui-ci ou celui-là – j’avais envie d’un thème marin – mais je ne l’aurais pas eu à temps pour coudre ma robe en un weekend et la porter cette semaine.

Le projet suivant risque d’être plus long à préparer et coudre, il nécessite une toile et comporte plein de boutons… On verra bien si j’ai la patience ou si je passe à de la couture plus automnale – il me faudrait deux-trois jupes pour mon futur voyage.

A scene at the sea dress

Short diary of the week (253)

Lundi: une nuit très moyenne et fatiguée au réveil, de l’anxiété, des problèmes informatiques qui me font prendre du retard, appeler l’avocat – maintenant il n’y a plus qu’à attendre (mais c’est long et j’en ai marre), une après-midi où je fonds dans mon bureau, une carte postale, quelques gouttes de pluie mais bien trop peu pour arroser le jardin, GLOW, A Cook’s Tour en Russie et au Mexique, tenter de contrer l’anxiété qui menace

Mardi: une nuit un peu agitée mais je m’attendais à pire, parfois ça avance vite, recevoir plein de bons voeux d’anniversaire, le boulot habituel, fuir Le Pacific qui ressemble plus à un café à bières qu’à cocktails, comme il est trop tôt pour aller chez De Haus faire les magasins avec Armalite et acheter des chaussures (moi) et une robe à méduses (elle), des cocktails à De Haus, un joli cadeau à lire, un curry thai au IIe Elément, merci de m’avoir proposé cette soirée ! (la première année passée seule lors de mon anniversaire s’était bien passée, à la seconde j’avais déprimé), avoir de la chance avec les métros et être très rapidement rentrée, deux cartes postales (mais toujours pas le courrier officiel tant attendu), arroser le jardin au crépuscule

Mercredi: et donc mon avocat a répondu à l’autre – il n’y a plus qu’à attendre – une fois de plus, tout arrive à faire diversion ce matin, cet après-midi est plus concentré, un achat immédiat de tissu chez Atelier Moondust, aller à pied jusqu’au métro en longeant mon ancienne école secondaire, ce papier officiel n’est pas encore arrivé, et une carte postale, mon papa a donc oublié mon anniversaire et est trop préoccupé par ses problèmes pour s’y attarder, je dois bien avouer que ça m’attriste sachant que ce n’est que le début, envie de lire mais finir devant la tv par manque d’énergie, A Cook’s Tour au Mexique et à Los Angeles

Jeudi: une bonne nuit mais je me sens fatiguée, commencer le tri des disques de Celia Cruz, me motiver à terminer la pile, des courbatures, lire au jardin et commencer le pavé de l’été

Vendredi: une bonne nuit mais je me réveille fatiguée et avec de légères nausées, un joli cadeau qui rendra les barbecues bien meilleurs, les trucs du vendredi, la suite du tri, l’après-midi est longue, il ne reste quasi personne au bureau quand je pars, non toujours pas, faire les courses du weekend dans un magasin bondé et avec le self scanning qui me lâche juste à la fin, A scene at the sea (Takeshi Kitano, 1991)

Samedi: je me suis tellement habituée à la chaleur que je frissonne ce matin, est-ce que je vais réussir à coudre une robe en un weekend ?, la visite du samedi – mon papa est bien conscient que certains jours il perd la mémoire, m’installer au jardin avec des bouquins, mais pourquoi ces nuages ?, par dépit aller laver les vitres de la grande baie vitrée, oh le soleil est de retour, A Cook’s Tour à San Francisco et à New York

Dimanche: tentons de terminer cette robe avant midi et les grosses chaleurs, finalement il me faudra encore une demi-heure après midi, quatre heures trente donc pour coudre une robe sans manches, de la lecture à l’ombre d’un arbre, un barbecue pour tester les sauces reçues pour mon anniversaire, des photos de la robe, encore de la lecture même si j’ai envie de dormir dès 21h15 – ce qui n’est pas normal après deux jours de weekend

The Ahoy Ahoy dress

Je n’ai pas grand chose à dire à propos de ma nouvelle robe. Il s’agit du même modèle que The Sailing Geishas Dress cousue cet hiver, avec des manches plus courtes et un petit ajustement du décolleté: il est un peu moins plongeant et le V est un peu différent. Il s’agit donc de la combinaison du haut du modèle 121 de novembre 2012 de Burda et de la jupe de B6380 (Gertie for Butterick) cousue en tissu Skelewags d’Alexander Henry, acheté à Hong Kong sur le site Kawaii Fabrics (les prix sont raisonnables mais il faut compter les frais de douane).

J’ai choisi son nom en m’inspirant bien évidemment des pirates, mais aussi de la chanson Ahoi de Yat-Kha que j’aime beaucoup (et qui n’a rien à voir avec les pirates).

The Ahoy Ahoy dress

The Ahoy Ahoy dress

The Ahoy Ahoy dress

The Ahoy Ahoy dress

The Ahoy Ahoy dress

Short diary of the week (248)

Lundi: cette lassitude du lundi matin, me concentrer sur mon travail, sentir mon énervement monter en flèche et répliquer vertement, des accès de colère que j’aimerais mieux maîtriser, et puis ça dégénère complètement malgré mes excuses, il faut dire que l’adversaire est – disons – spécial, et donc au lieu d’aller voir pour des chaussures de randonnée je rentre chez moi, me voilà à nouveau remplie d’émotions en regardant Parts Unknown à Berlin, et avec les péripéties de la journée ça n’aide pas

Mardi: une nuit tout simplement exécrable, un mail de ma directrice concernant l’affaire et une réponse simple et posée, avancer dans le travail malgré tout, régler deux rendez-vous importants pour le travail et la maison, avoir cette impression que tout s’accélère à nouveau, la vigne en pot dans cette rue a enfin reçu un peu plus de terre pour survivre, de la cuisine d’inspiration japonaise, commencer la seconde saison de The Handmaid’s Tale (et avoir du mal avec la violence), trouver un épisode de No reservations (à Beyrouth) et espérer en trouver d’autres

Mercredi: mais où sont passées toutes les photos d’Instagram ?, la partie pas drôle du tri des cd cubains, avoir le choix entre 1h30 de trajet en transports en commun et 25 minutes en voiture, partir plus tôt pour faire du shopping, résultat: nul pour des chaussures de randonnée mais j’ai trouvé un joli t-shirt, The Handmaid’s Tale, de la lecture

Jeudi: minuit vingt – réveil intempestif et le début d’une très longue insomnie (ça faisait longtemps que je n’avais plus eu ce type-là), oublions donc la voiture et passons du temps dans les transports en commun, une rencontre très agréable, de retour au boulot, des maux de tête, trouver des chaussures de randonnée un jour trop tard pour profiter d’une réduction, une soirée absolument pas productive: m’endormir à moitié devant un vieil épisode de The Americans et ne lire que quelques lignes de mon livre

Vendredi: on ne récupère pas complètement d’une nuit d’insomnies en une nuit mais ça va quand même beaucoup mieux, ce moment de procrastination avant le début de l’écriture, ce moment où le premier jet est écrit et où on se dit que c’est mauvais et qu’il vaut donc mieux le laisser reposer au moins une nuit, apprendre le décès d’un cousin de ma maman à 88 ans, commencer un nouveau projet même si c’est vendredi après-midi,  terminer un livre et commencer un autre, m’endormir très vite

Samedi: l’humeur maussade du samedi matin: j’ai à nouveau une série d’obligations aujourd’hui, tailler une des deux haies en me dépêchant, aller chez mon papa, un rendez-vous reporté d’une heure et demie – ou comment perdre son temps, rencontrer la personne qui videra la maison paternelle, il est 16h – je peux enfin faire des choses pour moi, de la lecture, une envie de film asiatique: Chunking Express (Wong Kar-wai, 1994)

Dimanche: mon ventre a gargouillé une partie de la nuit – bref une mauvaise nuit, hésiter un long moment puis abandonner le modèle prévu pour la couture de la prochaine robe et me tourner vers autre chose, de la lecture, une mini sieste, tenter de trouver une nouvelle série à regarder, abandonner définitivement The Handmaid’s Tale après 20 minutes du troisième épisode, tenter I’m dying up here et ne pas être trop convaincue pour le moment sauf par la bande-son