Five days in Copenhagen

Cinq jours à Copenhague, pour la troisième fois en trois ans, pour cause de Womex (World Music Expo). Je dois bien avouer que mardi, je n’avais aucune envie de partir, diane n’allait pas trop bien et je savais qu’il allait me manquer. Et puis, ce n’est pas toujours simple de se sentir bien quand il faut tenir compte de plein d’autres personnes. Je m’explique: j’ai du caractère, je sais ce que je veux mais je suis aussi assez timide, réservée. Bref, je n’aime pas manger seule au resto par exemple, mais je n’aime pas non plus m’y retrouver dans des grands groupes de 7 ou 8. Et pendant ces cinq jours, c’est ce qui arrive souvent… J’ai donc été boire une bière dans un biergarten à l’allemande, avec des horribles peintures de montagnes sur les murs puis j’ai été manger dans un restaurant indien très très moyen, où les plats étaient fort salés et où la viande n’avaient pas très bon goût. Le lendemain, le resto Thaï Pan, un thaïlandais, était un meilleur choix mais j’ai vite décroché de la conversation à cause du bruit. Là, je me suis sentie vraiment frustrée, aussi de ne pouvoir partir plus tôt pour les concerts. Vendredi a été plus calme: il y avait des showcases à mon hôtel (Avenue Hotel, je recommande) ainsi qu’un menu plat-boisson bien pratique. Et des canapés super confortables. Le samedi, tout est toujours complet à Copenhague. Il n’y a pas tant de restaurants que ça et c’est jour de sortie. Mais un grec des plus classiques avait encore de la place. Nous étions 8 aussi, mais il faisait relativement calme.

Cinq jours de Womex, c’est aussi doser les efforts et lutter contre la fatigue, la foire se tenant toute le journée, avec quelques showcases, puis tous les concerts en soirée, jusque 2h du matin ou plus tard. Rhumes et autres virus sont prêts à attaquer à la moindre faiblesse, ce qui a été mon cas cette année. J’ai passé trois jours avec un beau mal de gorge et un peu de fièvre. Rien de grave mais assez pour avoir souvent bien trop chaud. Et comme les journées sont bien occupées, les occasions de siestes sont assez réduites. Heureusement, mon hôtel était tout proche, j’ai donc pu rentrer me reposer entres les showcases de l’après-midi et les drinks de 17h. Parce que oui, le womex est aussi et surtout un lieu de rencontres, et quel meilleur endroit qu’un apéro ou un drink d’après-midi. Cette année, j’ai donc été à celui du Canada, des pays scandinaves, des Pays-Bas et de la Belgique – finalement, pas tant que ça, sachant que chaque pays/stand en organise un ! Bon d’accord, le dernier jour, j’ai aidé à vider les bouteilles du stand belge… J’ai aussi évidemment ramené un stock de pubs et de cd promo que je devrai trier.

Ces cinq jours laissent finalement peu de temps pour découvrir la ville. Je me souviens qu’à Séville, j’ai attendu les dernières heures de la dernière édition pour visiter les jardins de l’Alcazar. L’année passée, je m’étais un peu promenée dans Copenhague, mais cette année, la météo était plutôt brouillardeuse et je n’ai pas trop été tentée. De plus, je savais à quelles adresses je voulais absolument aller pour deux séances de shopping. Dans la jolie boutique de vêtements rétro Mondo Kaos, je me suis un peu laissée aller mais je n’avais que très peu dépensé durant le mois d’octobre, en prévision. J’y ai trouvé une robe de soirée/cocktail Tara Starlet, une jupe de la même marque, une robe sixties Heartbreaker que je pourrai facilement mettre et une robe tiki estivale de la marque Limb, dont j’avais déjà acheté une robe l’année passée et chez qui je vais certainement encore faire des achats sur le net maintenant que je sais que le 12 me va parfaitement. Samedi matin, je me suis promenée dans la rue commerçante, ne trouvant rien chez Noa Noa, mais j’ai déniché un petit cardigan en laine qui me tiendra bien chaud chez Vero Moda. Et puis aussi la nouvelle petite, Rosalie, une Ugly Doll rose. D’autres me tentaient, mais pas leur prix ! A l’aéroport dimanche, la boutique Noa Noa m’a semblé bien plus intéressante et j’y ai trouvé une jolie robe rouge pour sortir et une cape en lainage qui me tiendra bien chaud. (Je précise ici pour La Princesse que la conversion de prix sur les étiquettes est totalement fantaisiste et j’ai comme l’impression que j’aurais mieux fait d’acheter la cape en euros !).

Restent les concerts, mais j’en parlerai prochainement sur Bruxelles-Bangkok-Brasilia ! Pour les photos, ce sera là qu’il faudra aller, je n’ai pas sorti mon appareil en ville…

Fall nights in Copenhagen

Chaque année, je fais un voyage professionnel au Womex, la World Music Expo, la grande foire internationale où tous les acteurs de la scène « world music » se rencontrent. Après trois années consécutives à Séville, me voilà partie cette année à Copenhague au Danemark. C’est enrhumée et le cœur serré que je suis partie, n’étant pas accompagnée par mon fidèle acolyte et redoutant la solitude, sentiment très vite amplifié par le temps maussade le mon jour d’arrivée, bruine puis pluie battante, et soleil se couchant dès 16h30. J’avais pourtant rencontré quelques connaissances dans l’avion et je les ai accompagnées dans le train direction centre ville. Arrivée à la magnifique gare centrale, j’étais un peu perdue mais mon hôtel n’était pas trop loin (quoique, avec un sac à doc contenant portable et appareil photo bien lourds, ce fut un peu fatigant !).

Maurice et Eddy dans la chaise design de l’hôtel

L’hôtel Alexandra (réservé 4 mois à l’avance via booking.com pour obtenir le meilleur prix) est un hôtel design mais aussi un « retro hotel »: pas de look rutilant mais bien divers meubles de créateurs danois célèbres dans les différentes chambres, dans le lobby et le restaurant. Ma chambre était minuscule, avec une salle de bain géante en comparaison et mon humeur n’étant pas vraiment au beau fixe, je la trouvais assez déprimante. Par la suite, je me suis rendue compte que j’étais très bien logée par rapport à mes collègues du Cabin Hotel ! Les petits-déjeuners étaient excellents, servis dans le restaurant à l’ambiance feutrée, avec quelques notes de jazz très doux en arrière fond. Et au moins, j’étais au centre ville, à dix minutes à pied du métro qui me menait au Bella Center où se tenait la foire et à la salle des concerts pour les soirées musicales variées, endroits qui seront assidument visités les jours suivants. J’en parle ici. Cette année, pleine de courage, j’ai transporté mes deux appareils photos, le petit bien léger pour la journée, mais aussi le reflex que je ne sais toujours pas utiliser en manuel mais que diane avait réglé pour moi avant de partir pour faire des photos en intérieur. Je suis heureuse d’avoir fait l’effort cette année en voyant les résultats bien plus convaincants qu’avec le petit Ixus. J’ai créé pour l’occasion une toute nouvelle galerie Flickr.

Le design danois est partout

Et puis… j’ai revu et rencontré plein gens très bien qui m’ont très vite fait oublier ma solitude. Le duo de choc Michel – Corentin, toujours accueillants à leur stand de Home Records, soit pour y déposer veste et sacs, soit pour un repos bien mérité, soit pour une conversation toujours agréable sur la musique ou d’autres choses. Les personnes que j’ai revu avec plaisir: Liliane, Thierry , Katrien, Marc, Matthieu et son redoutable punch de l’Ile de la Réunion et bien d’autres. Les rencontres avec Serge Paré, musicien québécois très sympathique ou avec Randy Raine-Reusch, collectionneur d’instruments de musique traditionnels (guimbardes, sape) et fondateur du Rainforest Music Festival auquel je rêve d’aller. Linus et Peter de Muziekpublique avec qui j’ai été manger et aux concerts, qui me racontent les nombreux rouages de l’organisation des spectacles et les relations entre artistes. Et puis j’ai revu Barbara du Zuiderpershuis qui m’a présenté Toon du Roma et voilà le trio parfait pour partager les repas  (du buffet assez nul par manque de temps au délicieux Italien, en passant par les crêpes fourrées à la feta et aux aubergines) et passer les soirées aux concerts ! Sans eux, le Womex n’aurait pas été le même et j’ai hâte de les revoir à Anvers ! D’ailleurs, ce Womex aura peut-être une suite totalement inattendue: Toon est très intéressé par les spectacles de burlesque et… je n’en dirai pas plus pour le moment mais il est clair qu’il y a une volonté, surtout en Flandre, de rattraper le temps perdu.

Hans Christian Andersen Boulevard

De la ville, je n’aurai pas vu grand chose: l’hôtel de ville, la longue rue piétonne où se trouvent tous les magasins (notamment des H&M bien rangés, Company’s regroupant une série de marques parmi lesquelles je trouve souvent des vêtements intéressants – In Wear, Part Two mais aussi Saint-Tropez qui ne se vend plus ici, Designer’s Remix qui sont des créations danoises dont j’ai quelques pièces…), le Quartier Latin, et puis les quartiers très verts et presque sauvages où se trouve le Bella Center. J’essaierai de visiter un peu plus l’année prochaine ou d’y retourner en amoureux en mai ou juin, quand les journées sont longues et le climat plus doux.

Evidemment, avec ces journées bien occupées, je n’avais pas fait de shopping (ma ballade le long de Strøget n’avait rien donné) mais je me suis quelque peu vengée à l’aéroport où j’étais arrivée bien trop tôt: le magasin MAC m’a permis de compléter ma collection de fards à paupières et d’acheter le rouge à lèvre Grenadine qui était en rupture de stock à Bruxelles, le stand Clinique, à ma grande surprise, vendait toujours le rouge à lèvre n° 414, Fresh Watermelon, épuisé partout ailleurs et qui laisse un si joli rouge irisé pas trop voyant sur mes lèvres. L’alcool était plus cher qu’en Belgique, je me suis limitée à une bouteille d’Aquavit local. Un peu plus, le magasin Noa Noa a attiré mon attention et en deux temps trois mouvements, j’étais ressortie de là avec un petit cache-cœur noir en lainage et une très jolie jupe noire avec une grande fleur dans les tons mauves, bleus et vert imprimée dessus. Vite vite avaler quelques sushis avant le décollage et voilà un temps d’attente bien utilisé !

Et comme la vie est un éternel recommencement, un atterrissage à Bruxelles sous un brouillard et une pluie complètement déprimants. Mais qu’importe, j’étais attendue avec impatience à la maison avec un délicieux repas et un feu ouvert pour me réchauffer des jours passés.

Why are the weekends so short ?

Parfois, les journées sont trop courtes et les envies démesurées. Je m’étais fait une liste de choses à faire ce weekend mais nous voici lundi et je me sens frustrée… j’aimerais pouvoir écrire ici une fois par jour, ou tous les deux jours surtout quand, comme pour le moment, j’ai plein d’histoires à raconter. Je vais essayer de me rattraper (mercredi, c’est congé, j’en profiterai !). En attendant, un petit résumé du weekend dans lequel j’ai réussi à caser des activités plus ou moins intéressantes.

Samedi d’abord: shopping ! Je devais aller chercher les vêtements retouchés chez Mademoiselle Jean et je comptais bien faire des photos de celles-ci (c’est repoussé à plus tard). J’ai néanmoins entraîné Armalite dans un lieu de perdition que j’apprécie beaucoup. J’y ai d’ailleurs vu de très jolies boucles d’oreilles, des pendentifs en pierre noire, en forme de goutte allongée ! Et puis direction rue Neuve pour des achats divers (t-shirts basiques, lingerie, une jolie jupe très Mad Men chez H&M, avec cardigan assorti…). Plus quelques livres chez Brüsel (dont une bd pour le travail – tout peut arriver) et à la Fnac (suite au cours de cuisine moléculaire de jeudi – un billet suivra sans doute).

Dimanche: ménage, vidage de valise, lessives, rangement, tri de photos (avec une galerie sur les artistes présents au Womex (World Music Expo, à Copenhague cette année) créée sur Flickr – merci à diane pour l’aide et les retouches), quelques lapins crétins et voilà que l’après-midi était terminée. Le soir, nous avions prévu d’aller chez Mademoiselle Reçoit dans l’idée de voir si l’endroit était compatible avec un spectacle de burlesque, ou du moins quelques numéros. La présentation de la soirée avait l’air alléchante, je m’attendais à une ambiance assez feutrée, très salon, avec des canapés et des cocktails, des pin-ups et dandys. L’interview sur The Devil must have a Delvaux bag allait dans ce sens. J’ai été bien déçue: l’atmosphère ressemblait plus à une boîte, aux couleurs froides, avec musique allant trop fort et cocktails trop sucrés, s’adressant à un public bien plus jeune que moi et plutôt branché, mais sans style particulier. J’ai vraiment regretté de m’être habillée avec une jolie robe, du rouge à lèvre rouge cerise et mes chaussures Shelly’s à fleurs. Bref, franchement pas le lieu idéal pour se relaxer en fin de weekend… Je vous renvoie à la chronique d’Armalite pour une vision bien proche de la mienne ! Comme elle le dit si bien, il manque un endroit où passer des soirées agréables en discutant autour d’un verre. A priori, je ne vois que les bars d’hôtel mais ils sont souvent sans âme, avec juste des gens de passage. Et donc, pour 22h, j’étais de nouveau à la maison où j’ai profité de ma fin de soirée en lisant une bd devant le feu ouvert en sirotant un Hemingway daïquiri !