Short diary of the week (118)

Lundi: mais pourquoi ai-je si mal dormi ?, l’examen des yeux offert par le boulot confirme une légère baisse de ma vue de près – je m’occuperai de ça sérieusement cet hiver, début de mal de tête, quelques menus achats en rentrant et une visite à la toute nouvelle épicerie Tagawa, Scream Queens, Downton Abbey

Mardi: une nuit épouvantable (j’ai même repris un demi xanax pour la première fois depuis plus de 6 mois), métro, train, Paris, train, métro, enfin me poser et me reposer, un repas minimaliste, Hannibal, The Good Wife

Mercredi: une bonne nuit !, hésiter et finalement prendre la voiture, changements de plans pour la soirée – une fois de plus, vivement une semaine de boulot normale – a priori ce ne sera pas avant la mi-décembre, c’est-à-dire une semaine où je pourrai faire le travail normal ainsi que celui sur le grand projet sans être dérangée par mille autres choses, me relaxer avec un disque de gamelan, un repas très moyen précédant un concert excellent – Geomungo Factory – groupe coréen composant de nouvelles musiques pour des instruments anciens – dans un esprit très rock, rentrer en 15 minutes grâce à la voiture prise le matin, ne pas réussir à m’endormir

Jeudi: réunion, drink, comatage, resto avec Katrien et parler de tous nos projets, rentrer tôt et encore regarder un épisode de The Good Wife

Vendredi: une bonne nuit de sommeil, pas mécontente que ce soit le dernier jour de la semaine, encore mille et une choses à régler, les copy shop ferment très tôt tout près de chez moi, Hannibal – deux épisodes qui me laissent très dubitative et qui m’ennuient, heureusement Alicia est là !

Samedi: tentative matinale de copy shop où je me fais quelque peu arnaquer, en route pour Spa !, une très jolie ville que je veux absolument visiter prochainement, boulets sauce lapin et frites pour bien caler l’estomac, rhums rhums et rhums, je ne saurais plus dire combien j’en ai goûté, mes favoris: Compagnie des Indes Panama et Issan mais aussi Plantation Belize Guatemala et Sainte-Lucie, un peu saoule mais pas trop, Hannibal, euh en fait je suis vraiment fatiguée: au lit à 21h30 !

Dimanche: sport le matin – sport l’après-midi: déterrer les bananiers, ranger la terrasse et les meubles de jardin, mettre les plantes fragiles près de la façade, rentrer les plus délicates (là, il y a encore du boulot), tenter de résoudre les problèmes d’Hipstamatic en effaçant l’app et en la réinstallant – sans résultat – j’espère que la mise à jour sera publiée avant mon départ, un cocktail rapide mais non moins délicieux: gin – sloe gin – curaçao, Doctor Who, The Good Wife, ne pas réussir à m’endormir comme souvent le dimanche

Short diary of the week (103)

Lundi: un premier jour d’été tout pourri mais enfin de l’eau pour le jardin, rentrer sans penser que je devais faire une course spécifique, Allegheny Cocktail – fort sucré quand même, True Detective – avec une chanson de Nick Cave en générique de fin – mêmes ambiances mêmes types de personnages – un bon début, Wayward Pines – l’épisode qui explique encore plus

Mardi: une concentration très défaillante et des mauvais disques qui se succèdent, je ne suis pas la seule à parler de liqueur de banane, mais qu’est-ce que le Cappelletti ? – un amer italien apparemment, une après-midi pas plus productive surtout après avoir vu un projet d’affiche sensé promouvoir mon grand projet, deux activités inopinées pour remplir les prochaines soirées, Royal Bermuda Yatchclub Cocktail (en fait vous avez comme ça une idée des cocktails que je teste et dont je vais peut-être parler sur The Lady from Canton), The Good Wife, Anthony Bourdain Parts Unknown: voyage dans une Lybie dévastée – on voit bien que les journalistes avaient leurs entrées grâce à CNN qui produit l’émission

Mercredi: quand fera-t-il assez chaud pour virer les bas et mettre des sandales ?, encore une journée qui sera fort peu productive: prévision de panne d’électricité qui n’aura finalement pas lieu, présentation du projet en réunion, discussion avec un artiste en résidence, tenter malgré tout d’avancer dans le reste du boulot, écouter entre temps des disques pour le concert de ce soir, sashimis, bières, concert à l’AB: FFS ou Franz Ferdinand & Sparks, entre rock opéra et musiques eighties avec de bons rythmes et de nombreux hymnes pop – bref un excellent concert, d’habitude le métro est calme à cette heure mais là il est envahi par des étudiants en route vers des beuveries

Jeudi: une nuit un peu courte, une jolie robe avec sandales assorties, encore une journée avec une réunion, Zacapa Room ou un pop up store très joliment aménagé et un rhum à goûter en parallèle avec des chocolats Marcolini, suivi d’un Old Fashioned au Zacapa et aux bitters au cacao de The Bitter Truth (dans lesquels il y a trop de cannelle), Anthony Bourdain Parts Unknown: à la recherche du cacao au Pérou

Vendredi: il fait déjà bon ce matin, enfin une journée sans interruptions intempestives, rentrer plus tôt pour tondre la pelouse avant la pluie, pluie qui ne vient pas, curry de scampis, The Good WifeAnthony Bourdain Parts Unknown: sur le fleuve Congo – encore un épisode étonnant, Gardener’s World – jamais vu un épisode aussi ennuyeux – ou comment bien entretenir sa pelouse

Samedi: quelques courses dans la campagne flamande: deux nouveaux gins mais pas les rhums que je cherchais, préparation de cerises au marasquin, tailler une des haies, lecture, The Good WifeAnthony Bourdain Parts Unknown: Jerusalem

Dimanche: tenter en vain de lire ma carte d’identité sur mon mac, un peu de sport, beaucoup de plantes pour peu d’argent, les derniers espaces vides du jardin sont maintenant remplis, un Polynesian Spell quelque peu inintéressant, The Good WifeAnthony Bourdain Parts Unknown: Grenade en Espagne et une envie de retourner par là

Short diary of the week (III)

Lundi: début d’une longue semaine, mais variée, je supporte de moins en moins le small talk des autres, surtout de ceux qui ont la voix forte, journée entre deux, sans but défini, faire des listes, ne rien oublier, mais que font tous ces oiseaux qui gazouillent dans le bambou ?, un petit pincement au coeur à l’idée de passer deux soirées seule puis de partir pour le reste de la semaine, ne pas oublier la crème solaire (et le maillot ?), maux de ventre, sommeil agité

Mardi: grasse matinée, valise, couture, shopping: veste-peignoir rouge en tissu de peluche, craquage sur une ombre à paupières MAC – Showgirl, valise suite, ne rien oublier, oh – Sybil, des zombies, nuit trop courte

Mercredi: réveil trop matinal, pluie, attendre, le temps s’emmêle, se raccourcit dans ma tête, course entre deux avions à Francfort, ne pas trouver le vol sur le tableau d’affichage, se rendre compte, hors d’haleine, que j’ai encore vingt minutes devant moi, avion en retard, pâtes immangeables, assise à côté d’un Grec qui fait son signe de croix au décollage et à l’atterrissage, Thessalonique, l’été à nouveau, taxi partagé avec une Irlandaise, hôtel Tobacco, quatre étoiles mais plus moche que le trois étoiles de l’année passée, bus aux sièges en bois comme à l’école, un Napolitain et un Russo-Américain, revoir tout le monde, Tour Blanche, terrasse, vin blanc, ballade sur le front de mer, trop de voitures, terrasse jusque minuit

Jeudi: promenade, circulation chaotique, parking en triple file, pollution, nuage bleu de fumée, pas de taxis, grève, manifestations, pétasse en bottes de caoutchouc et veste en peluche par 25°, concert passionnant puis ennuyeux, concert avec trop de percussions expérimentales, rencontres, pisco sour, drink, se perdre pour manger, trouver un resto bien caché, terrasse, duo piano guitare un peu facile, soupe jazz, let’s dance the cumbia, pop new wave sans intérêt, mal aux pieds, mal aux jambes, pas de taxi ni de bus, trente minutes à pied, en montant, code internet expiré, pas envie de redescendre

Vendredi: promenade via divers monuments, rater le marché, rue commerçante, Marks&Spencer, mal aux pieds, mal aux jambes, oud et percussions, la guitare en Guinée Conakry, rencontre informelle entre joik lapon et Sibérie, musique du Pérou – ou juste du commerce, bateau ou pas bateau ?, trop de monde, dîner en duo, fanfare funk bhangra, diva afro-péruvienne, trop de percussions, ennui, folklore, Bédouins, guitares

Samedi: fatigue, mollets raides, promenade par le haut de la ville, sans intérêt, églises, monuments romains, Touva filmé en qualité iPhone, danses polonaises, chant azéri, qawwali improvisé dans l’herbe, profiter du soleil, démontage sauvage de stand, énorme tas de papier, récupérer le cubi de vin, terrasse, promener le cubi aux concerts, énergie africaine, polyphonies ukrainiennes modernes, polyphonies albanaises traditionnelles, vider le cubi, discuter d’un projet futur

Dimanche: réveillée trop tôt, attendre, réveiller le compagnon de voyage qui a mélangé les heures belges et grecques, stresser un peu, arriver à temps, avion, les hôtesses de Aegean ont toutes une tresse haute et des cils englués de paquets de mascara, Athènes, se retrouver parquée dans le gate, rire des expériences tokyoïtes d’une collègue, avion, 20° à Bruxelles, pied qui a doublé de volume à cause des piqûres de moustique, gin tonic, parler – beaucoup, s’endormir dans le fauteuil

Cigarettes and alcohol

Samedi, diane et moi avions décidé de passer une bonne soirée ! Un concert nous tentait, et comme c’était à Ixelles, j’ai proposé d’aller manger au Belgo Belge auparavant. Après quelques péripéties dues à l’oubli d’une fenêtre restée ouverte à la maison et un bon repas, nous arrivons vers 20h45 au café Le Viaduc où a lieu le concert d’un groupe d’old time américain. C’est déjà bien rempli mais surtout très enfumé. Je ne m’attarde pas à l’entrée, voulant éviter à tout prix une conversation avec ex-ex que je ne supporte plus. Un peu plus loin, je vois quelques amis et nous discutons un peu. Et chance pour moi, il y a un tabouret libre au bar, pas très loin de l’endroit où va jouer le groupe. C’est tout petit, donc pas besoin d’amplification et je vois le groupe se préparer. Mais je me rends compte aussi que le mec assis à côté de moi est saoul et continue de boire bière sur bière. Les musiciens commencent à jouer et ils jouent bien. Sauf que mec saoul tente de faire le rythme en tapant très fort son briquet sur le bar et continue à gueuler avec son copain. Sauf que comme il est saoul, il commence à me coller sans s’en rendre compte. Sauf que les gens assis à l’avant du café, ne voyant rien, continuent tout simplement leur conversation. Sauf que du coup, on n’entend quasi plus les musiciens. Et quasi tous les hipsters présents fument des cigarettes roulées. Après quelques morceaux, j’ai perdu tout intérêt dans la musique alors que cela aurait dû me passionner. De plus en plus asphyxiée et énervée par mec saoul, j’ai commencé à faire une grosse chute tension. Bref, nous sommes partis, diane et moi, dépités et puant la clope. Et il a fallu beaucoup d’air frais pour que je me sente un peu mieux. La cigarette n’est-elle pas interdite dans les cafés ?

Rock/friends/burlesque/rock/sleep deprivation

Jeudi: AB, concert d’Einstürzende Neubauten, première partie. 45 minutes de morceaux peu joués. Pas une seule minute d’ennui même sans connaître la plupart des morceaux. Puis Jochen Arbeit en solo, nappes électroniques et guitare électrique, danse expérimentale un peu ennuyeuse. Enfin, N.U. Unruh et une grande partie du public pour un numéro collectif de batterie entre techno et Tambours du Bronx. Mes oreilles recherchent le silence. Retrouver des amis perdus de vue depuis très longtemps, Patrick, C-drik…

Vendredi: maux de ventre, insomnies, dormi toute la journée. Le soir, AB, Einstürzende Neubauten, deuxième partie. Deux heures trente de concert, calme, intimiste puis bruyant, industriel – alternativement. Un Blixa Bargeld pas très communicatif mais en grande forme. Revoir Olivier (Imminent) et Elke.

Samedi: grasse matinée, shopping, dîner au Switch, délicieux comme toujours. Cabaret Electrique au Magic Mirrors. Beau chapiteau à l’ancienne avec orgue mécanique Mortier. Grande frayeur: peu de monde et public composé de théâtreux. Jamais vu autant de trainings à une soirée burlesque, me suis sentie très « overdressed » alors que ça aurait été le contraire à toute autre soirée du genre. Vive les dresscode ! Arrive sur scène Rikkha, avec plumes et corsets. Guitares rock et psychobilly. Public qui ne suit pas. Mais l’énergie y est, je commence à être de meilleure humeur. Quelques numéros de burlesque et de cirque plus tard, le groupe s’arrête. Les dernières performeuses sont à peine présentées. Je ne saurai jamais si le spectacle était fini quand nous sommes partis. Bientôt un compte-rendu plus long sur BelFollies, avec photos.

Dimanche/lundi: un nouvel article sur BelFollies, à propos de la soirée Ne Vuilen Avond à Gand.

Mercredi: invasion de lapins crétins et de black metal.

Jeudi: fatiguée après plusieurs nuits de mauvais sommeil, mais pas autant que diane. AB: James Blackshaw, raga guitar. Beau moment très introspectif. Revoir Kosta, Denis, Maja. Swans: concert bruyant aux trop longues intro et outro avec un Michael Gira imbu de sa personne. L’impression de voir des fous sur scène. Mais pas des gentils fous comme Warren Ellis dans Grinderman. Plutôt des serial killers. Ennui profond. Pas réussi à m’endormir, pas réussi à me réchauffer malgré une double couette.

Paris by night

Occuper nos soirées à Paris n’était pas une priorité – nous savions que les journées seraient déjà bien remplies – mais il a certaines activités qui ne se refusent pas.

Lorsque nous avions rencontré Stella Polaris à l’Archiduc Follies, elle nous avait vanté les mérites  du Crazy Horse. Un documentaire que nous avions vu fin décembre nous avait déjà mis la puce à l’oreille: c’est un spectacle à ne pas rater depuis qu’il a été remis au goût du jour par Philippe Decouflé et Ali Mahdavi. L’endroit, sans être petit est  agréablement agencé d’autant que nous étions idéalement placés au centre de la salle sans personne devant nous.  Il y a quelques morceaux classiques, tel la relève de la garde à l’écossaise, militaire en diable, le tout premier ou le dernier reprenant la chanson du Crazy, mais il y a aussi beaucoup de pièces très imaginatives. Toutes sont interprétées avec un souci du détail, beaucoup de rigueur, de sérieux, de professionnalisme. On est loin ici de l’humour un peu décalé du burlesque, de ses à peu-près attachants. Les filles sont toutes danseuses de formation, dont une championne de gymnastique artistique. Diane et moi avons été séduits, notamment par la pièce avec les cordes qui servent tour à tour de balançoire ou de prison, par la « secrétaire », par le jeu de lumière dans une autre chorégraphie et le champagne aidant, nous avons été emporté par ce ballet de jambes, de petits culs aguichants, de sourire espiègles, et autres volutes et arabesques… Le Crazy,  synonyme des premiers émois érotiques soft est devenu, avec la maturité, une féérie sensuelle et envoutante comme les princesses indiennes d’Hollywood, le nu intégral et décomplexé en plus, et reste avant tout incontournable.


L’autre activité est due au plus pur hasard… quand j’ai demandé sur Facebook s’il y avait des choses à faire à Paris pendant notre séjour, j’ai reçu une réponse: celle du Révérend Frost qui proposait de venir à son concert à la Bellevilloise. Je connais le Révérend par blog interposé depuis très longtemps (via une recherche sur le disque « Asian takeaways » – il faut le faire pour un blog plutôt consacré au blues et à la soul !).  Le trajet était direct en métro, sauf que je ne savais pas que la rue pour y arriver était en pente, une belle longue montée bien abrupte avec le soleil dans le dos ! L’endroit est un ancien bâtiment industriel reconverti en plusieurs salles. Le Révérend allait jouer dans la Halle aux Oliviers qui fait aussi office de restaurant, ce qui tombait bien puisque nous n’avions pas encore mangé. Nous arrivons en plein soundcheck mais peu importe, les présentations sont vites faites, entre le Révérend et sa demoiselle et nous-mêmes. C’est d’ailleurs celle-ci qui s’arrangera pour que nous puissions manger ensemble alors que toutes les tables sont déjà réservées ! Alors pour décrire sa musique… imaginez un hot rod genre rat fink fonçant à travers le bayou à minuit. La brume envahit tout, une grande silhouette au carrefour et bardaf vous plantez l’engin dans le juke joint d’à côté. Pas grave, un mec se lève avec son tord-boyaux et transforme la calandre en piano, vous beugle un blues du fond des tripes avec une voix à décorner les boeufs. Y’a bien un avorton bourré avec un mop sur la tête, qui vient emmerder son monde, mais le Révérend, c’est le Georges Abitbol du rock greasy, toujours classe, il lui fracasse pas sa gratte sur la gueule, non il nous fait fondre comme une sucrette dans un old-fashioned, il a du coffre, du talent et de l’énergie à revendre, pis bon c’est un pote à G.T. aussi. Le Révérend aime chanter, aime son répertoire,  il interprète également « Sway » tongue in cheek et suite à la version pas très juste de Patrick Ouchène quelques jours auparavant et celle du musicien du métro tous les trois jours, mon choix est vite fait ! Après le concert et une discussion que nous aurions bien aimé continuer, la fatigue se fait sentir chez tout le monde… Rendez-vous à Bruxelles j’espère, pour un nouveau concert !

Pour clôturer ce récit sur notre escapade à Paris, j’aurais encore dû écrire un article sur l’exposition Dreamlands, mais elle est terminée, donc cela n’a plus trop d’intérêt dans l’immédiat. Peut-être un jour…

(article écrit à quatre mains – je suis sûre que vous reconnaîtrez les passages écrits par diane !)

Fall nights in Copenhagen

Chaque année, je fais un voyage professionnel au Womex, la World Music Expo, la grande foire internationale où tous les acteurs de la scène « world music » se rencontrent. Après trois années consécutives à Séville, me voilà partie cette année à Copenhague au Danemark. C’est enrhumée et le cœur serré que je suis partie, n’étant pas accompagnée par mon fidèle acolyte et redoutant la solitude, sentiment très vite amplifié par le temps maussade le mon jour d’arrivée, bruine puis pluie battante, et soleil se couchant dès 16h30. J’avais pourtant rencontré quelques connaissances dans l’avion et je les ai accompagnées dans le train direction centre ville. Arrivée à la magnifique gare centrale, j’étais un peu perdue mais mon hôtel n’était pas trop loin (quoique, avec un sac à doc contenant portable et appareil photo bien lourds, ce fut un peu fatigant !).

Maurice et Eddy dans la chaise design de l’hôtel

L’hôtel Alexandra (réservé 4 mois à l’avance via booking.com pour obtenir le meilleur prix) est un hôtel design mais aussi un « retro hotel »: pas de look rutilant mais bien divers meubles de créateurs danois célèbres dans les différentes chambres, dans le lobby et le restaurant. Ma chambre était minuscule, avec une salle de bain géante en comparaison et mon humeur n’étant pas vraiment au beau fixe, je la trouvais assez déprimante. Par la suite, je me suis rendue compte que j’étais très bien logée par rapport à mes collègues du Cabin Hotel ! Les petits-déjeuners étaient excellents, servis dans le restaurant à l’ambiance feutrée, avec quelques notes de jazz très doux en arrière fond. Et au moins, j’étais au centre ville, à dix minutes à pied du métro qui me menait au Bella Center où se tenait la foire et à la salle des concerts pour les soirées musicales variées, endroits qui seront assidument visités les jours suivants. J’en parle ici. Cette année, pleine de courage, j’ai transporté mes deux appareils photos, le petit bien léger pour la journée, mais aussi le reflex que je ne sais toujours pas utiliser en manuel mais que diane avait réglé pour moi avant de partir pour faire des photos en intérieur. Je suis heureuse d’avoir fait l’effort cette année en voyant les résultats bien plus convaincants qu’avec le petit Ixus. J’ai créé pour l’occasion une toute nouvelle galerie Flickr.

Le design danois est partout

Et puis… j’ai revu et rencontré plein gens très bien qui m’ont très vite fait oublier ma solitude. Le duo de choc Michel – Corentin, toujours accueillants à leur stand de Home Records, soit pour y déposer veste et sacs, soit pour un repos bien mérité, soit pour une conversation toujours agréable sur la musique ou d’autres choses. Les personnes que j’ai revu avec plaisir: Liliane, Thierry , Katrien, Marc, Matthieu et son redoutable punch de l’Ile de la Réunion et bien d’autres. Les rencontres avec Serge Paré, musicien québécois très sympathique ou avec Randy Raine-Reusch, collectionneur d’instruments de musique traditionnels (guimbardes, sape) et fondateur du Rainforest Music Festival auquel je rêve d’aller. Linus et Peter de Muziekpublique avec qui j’ai été manger et aux concerts, qui me racontent les nombreux rouages de l’organisation des spectacles et les relations entre artistes. Et puis j’ai revu Barbara du Zuiderpershuis qui m’a présenté Toon du Roma et voilà le trio parfait pour partager les repas  (du buffet assez nul par manque de temps au délicieux Italien, en passant par les crêpes fourrées à la feta et aux aubergines) et passer les soirées aux concerts ! Sans eux, le Womex n’aurait pas été le même et j’ai hâte de les revoir à Anvers ! D’ailleurs, ce Womex aura peut-être une suite totalement inattendue: Toon est très intéressé par les spectacles de burlesque et… je n’en dirai pas plus pour le moment mais il est clair qu’il y a une volonté, surtout en Flandre, de rattraper le temps perdu.

Hans Christian Andersen Boulevard

De la ville, je n’aurai pas vu grand chose: l’hôtel de ville, la longue rue piétonne où se trouvent tous les magasins (notamment des H&M bien rangés, Company’s regroupant une série de marques parmi lesquelles je trouve souvent des vêtements intéressants – In Wear, Part Two mais aussi Saint-Tropez qui ne se vend plus ici, Designer’s Remix qui sont des créations danoises dont j’ai quelques pièces…), le Quartier Latin, et puis les quartiers très verts et presque sauvages où se trouve le Bella Center. J’essaierai de visiter un peu plus l’année prochaine ou d’y retourner en amoureux en mai ou juin, quand les journées sont longues et le climat plus doux.

Evidemment, avec ces journées bien occupées, je n’avais pas fait de shopping (ma ballade le long de Strøget n’avait rien donné) mais je me suis quelque peu vengée à l’aéroport où j’étais arrivée bien trop tôt: le magasin MAC m’a permis de compléter ma collection de fards à paupières et d’acheter le rouge à lèvre Grenadine qui était en rupture de stock à Bruxelles, le stand Clinique, à ma grande surprise, vendait toujours le rouge à lèvre n° 414, Fresh Watermelon, épuisé partout ailleurs et qui laisse un si joli rouge irisé pas trop voyant sur mes lèvres. L’alcool était plus cher qu’en Belgique, je me suis limitée à une bouteille d’Aquavit local. Un peu plus, le magasin Noa Noa a attiré mon attention et en deux temps trois mouvements, j’étais ressortie de là avec un petit cache-cœur noir en lainage et une très jolie jupe noire avec une grande fleur dans les tons mauves, bleus et vert imprimée dessus. Vite vite avaler quelques sushis avant le décollage et voilà un temps d’attente bien utilisé !

Et comme la vie est un éternel recommencement, un atterrissage à Bruxelles sous un brouillard et une pluie complètement déprimants. Mais qu’importe, j’étais attendue avec impatience à la maison avec un délicieux repas et un feu ouvert pour me réchauffer des jours passés.

Niftyfifties

Samedi prochain, le 20, Radio Modern organise une soirée swing et rock’n’roll au Beurschouwburg à Bruxelles, avec DJ et musique live. Je suis très tentée, ça fait des mois que j’ai envie d’aller danser (je ne sais pas danser tout ça, mais des cours sont organisés le soir même à 21h). Pour mon amoureux, il lui faudra malheureusement profiter du spectacle depuis le bar à cause du pied meurtri… si quelqu’un a donc envie de venir danser avec moi, je suis ouverte à toute proposition !

Do I really have strange musical tastes ?

Ce soir, je vais aller voir pour la deuxième fois le groupe Chinois/Mongol Hanggai dont j’avais déjà parlé ici. Je les ai vu vendredi passé à Muziekpublique, au théâtre Molière, ils jouent ce soir à la Compilothèque (Quai des Péniches 50, Bruxelles, 20h30 – entrée 5€). J’y retourne parce que j’imagine que ce sera une autre ambiance – difficile de comparer un théâtre à l’ancienne à une pièce à peine plus grande qu’un salon d’appartement.

En écrivant ceci, je me demandais si vous connaissiez ce genre de musique, si ça vous semble bizarre, étrange… Moi j’adore ! Depuis des années ! Depuis que j’ai découvert Yat-Kha fin des années 90.

Pour que vous puissiez découvrir le groupe, voici un petit film tourné à Berlin, avec une chanson qui mêle les différents styles de chant de gorge.