Passagère du silence

Fabienne Verdier, Passagère du silence: reçu de Kleo lors d’une ronde des poches (une ancienne, pas l’actuelle – Kleo et moi, nous ne nous connaissions pas encore mais elle a visé très juste), ce livre a traîné longtemps sur ma PAL parce que je soupçonnais l’avoir déjà lu (c’était le cas, mais peu importe, je l’ai relu avec beaucoup de plaisir). La jeune Fabienne Verdier part au début des années 1980 en Chine, au Sichuan pour étudier les beaux-arts chinois. Elle se retrouve dans une école artistique régie par le parti, où on enseigne l’art académique. Ce n’est pas cela qu’elle recherche… Au fil des rencontres, elle fait connaissance de vieux maîtres en calligraphie et c’est ainsi que commence un enseignement qui va durer dix ans. Les conditions sont rudimentaires à l’école, entre la crasse, la promiscuité, les maladies et la surveillance constante du parti mais Fabienne survit à tout cela, par amour pour l’art ancien, un art qui a été oublié et dénigré par la Révolution Culturelle et qui dans les années 1980 n’avait pas encore été complètement réhabilité. Elle apprend la patience, dessinant pendant plusieurs mois de suite uniquement des traits horizontaux et verticaux, elle découvre en même temps tout un monde fort différent du sien. Elle participe aux voyages auprès des minorités ethniques du Sichuan au Tibet, souvent cachée, car comme Occidentale, elle n’a pas le droit d’y aller. Le récit est souvent très dur, les conditions étant vraiment difficiles et la Chine de l’époque très peu respectueuse du passé, mais on apprend à connaître une femme et sa détermination extrême. En lisant cette autobiographie, j’ai souvent pensé à Peter Hessler qui raconte sa vie pendant deux ans à Fuling, à peine plus loin que Chongqing où se trouvait Fabienne Verdier mais une décennie plus tard. C’est un monde déjà fort différent qu’il décrit, un peu plus ouvert. On ne ressent pas autant chez lui le poids du Parti Communiste même s’il est toujours bien présent, ni les conditions de vie aussi précaires. Je conseille ce livre de Fabienne Verdier à toute personne intéressée par la Chine, par son histoire et par son art mais aussi à un public plus large.

River town

51q8yka0jnl-_sx330_bo1204203200__zpszgnoixnoPeter Hessler, River town: two years on the Yangtze: du même auteur, j’avais lu Country driving et j’avais beaucoup apprécié son portrait de la Chine vue de l’intérieur. River town se passe avant et raconte les deux premières années que Peter Hessler passe en Chine comme professeur d’anglais envoyé par le Peace Corps américain dans la petite ville de Fuling, bordant le Yang Tse Kiang dans le Sichuan. En 1996, Fuling est encore très retiré et n’a pas encore vu beaucoup d’étrangers. La vie n’est donc pas si simple, bien que protégée et dirigée par les cadres de l’université. Les Chinois ont en effet cette fâcheuse tendance à fixer les gens et à ouvertement se moquer d’eux, mais Peter Hessler et son comparse, également volontaire des Peace Corps, s’adaptent tout doucement, apprenant à parler le Chinois mais aussi le dialecte local. Ils découvrent la région et ses coutumes, non sans quelques épisodes hilarants d’incompréhension. C’est aussi l’histoire d’un ville qui va disparaître – la construction du barrage des Trois Gorges est en effet en cours. Ce récit couvre de nombreuses facettes d’une société chinoise en pleine mutation, entre les traditions anciennes, le communisme et les débuts d’une certaine libéralisation économique.

Book_RATING-35

Une odeur de gingembre

51a2bel4q5sl-_sy344_bo1204203200_Oswald Wynd, Une odeur de gingembre: j’avais été attirée par ce livre en lisant la critique de L’ivre d’ailleurs, et quelques semaines plus tard, Sylvie me l’a très gentiment offert. Le sujet avait tout pour me plaire: en 1903, Mary Mackenzie embarque pour la Chine où elle va épouser Richard Collinsgsworth, l’attaché militaire britannique. Elle commence un journal sur le bateau et partage ses impressions. Elle écrit aussi des lettres à sa mère et plus tard à des amis. Très vite, elle s’oppose aux conventions, se sent mal à l’aise dans l’ordre établi. Elle a une liaison avec un officier japonais et sera rejetée de la société européenne suite à la naissance d’un enfant illégitime. Mais elle ne se laisse pas faire et reconstruit sa vie au Japon. J’ai dévoré ce roman qui fait le portrait d’une forte femme aux prises avec la société et l’histoire. La fin m’a même laissé un goût de trop peu: j’aurais aimé une suite, j’aurais aimé savoir comment Mary allait à nouveau rebondir suite aux événements. Et ne vous méprenez pas, ce livre aurait pu être un roman à l’eau de rose mais l’écriture, les descriptions de la Chine et du Japon et l’analyse psychologique du personnage de Mary le mettent dans une toute autre catégorie !

Book_RATING-40

2015 Reading challenge: A book set in a different country, A book a friend recommended, A book set somewhere you’ve always wanted to visit, A book by an author you’ve never read before

Porte de la Paix céleste

512ij9awhll-_sx302_bo1204203200_Shan Sa, Porte de la Paix céleste: un des deux livres reçus de Kleo lors de la ronde des poches cet été. Ce court roman a été écrit en français par une Chinoise qui a quitté son pays en 1990. La place de la Paix Céleste – Tian’anmen – est couverte de sang. Ayamei, une jeune étudiante à la tête de la révolte, doit fuir. Elle se réfugie dans la campagne, loin de tout, grâce à l’aide d’un inconnu, un chauffeur de camion. Zhao, un soldat élevé dans l’idéologie pure et dure, la traque. L’histoire fait des retours en arrière quand Zhao découvre le journal intime d’Ayamei, donnant une profondeur aux personnages. Et Shan Sa intègre également quelques éléments de légende, donnant une dimension de plus à ce très beau roman d’amour. J’ai été touchée par les personnages, détestant de prime abord Zhao, admirant Ayamei, avec un certain détachement. Les descriptions de la ville mais surtout de la nature sont très précises et vivantes. Je conseille ! Et merci à Kleo !

Book_RATING-40

2015 Reading Challenge: A book by a female authorA book set in a different country (Chine), A book a friend recommended (Kleo), A book by an author you’ve never read before

Shark’s fin & Sichuan pepper

Fuchsia Dunlop, Shark’s fin & Sichuan pepper. A sweet-sour memoir of eating in China: j’ai adoré ce livre, un point c’est tout ! Fuchsia Dunlop, une anglaise, raconte comment dans les années 90, elle a appris à cuisiner les classiques du Sichuan, dans une école avec des Chinois, dans un pays en plein changement. Elle explique ses aversions par rapport aux ingrédients bizarres tels que pieds de poulet ou tripes diverses et comment elle s’y est habituée, les trouvant tout à fait normaux après un certain temps. Tout en décrivant les spécialités culinaires, elle parle également de tout un pays dans lequel elle voyage avec avidité. Elle pose aussi des questions sur son développement trop poussé, au détriment de la nature. C’est un livre qui combine récit de voyage et cuisine, un genre que j’apprécie tout particulièrement parce qu’il donne envie de manger (quelques recettes sont incluses). Il me donne aussi envie d’acheter les livres de cuisine que l’auteur a écrit après ses études et recherches, une cuisine loin du classique porc aigre-doux ou du poulet sauté au wok. J’en profite également pour conseiller un livre similaire que j’ai lu il y a déjà un temps certain: Ant egg soup de Natacha du Pont de Bie (et un des premiers articles sur ce blog).

Country driving. A Chinese road trip

Peter Hessler, Country driving. A Chinese road trip: après avoir vécu pendant cinq ans en Chine et après avoir appris la langue, Peter Hessler, un journaliste, obtient son permis de conduire chinois (après avoir répondu aux questions quelque peu fantaisistes de l’examen théorique). Ceci lui permettra de voyager dans le pays comme aucun autre auteur n’a pu le faire avant. Son récit est divisé en trois parties. Dans la première, il part en voyage solo avec une 4×4 de location et de fabrication chinoise (pas de la meilleure qualité donc) pour longer la Grande Muraille. Il se retrouve projeté dans une Chine agraire, fort reculée, loin de la modernité, même si celle-ci pointe son nez à certains moments. La seconde partie est consacrée à ses nombreux séjours dans un village perdu au nord de Beijing, tout près de la muraille à nouveau. Il évoque l’évolution du hameau et suit une famille en particulier, famille dont il devient très proche. Il raconte les efforts du père pour sortir de sa situation de petit fermier et devenir businessman en ouvrant un restaurant et une guesthouse pour accueillir le tourisme local naissant. Avec la troisième partie, nous sommes plongés complètement dans une Chine industrielle: l’auteur suit pendant un an l’implantation d’une usine d’accessoires de soutiens-gorges (qui produit juste les petits anneaux pour tenir les bretelles) dans une région au sud de Shanghai. Ce qui rend le livre intéressant, ce sont les rencontres, le côté personnel et les détails de la vie quotidienne, le tout mélangé à une bonne dose d’humour. Un livre utile et agréable pour mieux connaître ce grand pays de l’intérieur.

Nettoyage de la PAL (épisode 1)

Je ne lirai jamais tous les livres se trouvant sur ma PAL. Certains y sont depuis 15 ans ou plus et je pense qu’il est temps de faire un nettoyage. Je vous mets donc à contribution pour m’aider à trier tout ça.

Commençons par les auteurs japonais et chinois. J’ai eu une phase autour des années 2000-05, lisant notamment les Murakami (le gentil et le méchant – Haruki et Ryu). Je traînais aussi très souvent à la Fnac le midi vu la proximité avec mon lieu de travail à l’époque et je fouillais pas mal dans les bacs de soldes. Voici donc les douze livres à éliminer, ou pas. Les avez-vous lus ? Lesquels étaient bien et doivent rester dans ma PAL ? Ou alors, s’agit-il d’illustres inconnus qui ne méritent pas d’êtres gardés ?

UPDATE: je vais rajouter des liens vers des critiques et sans doute lire les 5-10 premières pages pour me faire une idée. A suivre donc en direct !

UPDATE DE L’UPDATE: j’en ai supprimé 7 au final. Pour les autres, je tenterai au moins de lire les premières pages.

  • Kazushige Abe, Projection privée

critique sur: misss-bouquins, avec note moyenne, critiques libres, note moyenne, duclock. Résultat: un genre de genre de « Fight Club » mais en moins bon, beaucoup de violence, une histoire de folie. A voir après avoir lu les premières pages, mais j’ai un doute.

  • Chi Ten-Shung, Chanson au bord de l’eau

Pas trouvé de critique sur le net ! Une bonne raison de le supprimer ?

  • Chun Sue, Beijing doll

Always cooking something up, et d’autres. Roman sur l’adolescence d’une chinoise rebelle, dans la lignée de Mian Mian. Plus trop envie de lire ça.

  • Hiromi Kawakami, Cette lumière qui vient de la mer

In libro veritas, un avis relativement positif, critiques libres, 4/5, cafeclope. Un roman sur l’adolescence mais au ton juste, intimiste, avec de belles descriptions. A voir.

  • Natsuko Kirino, Disparitions

Très peu de références sur le net. Ici et pas ailleurs, bonne critique même si c’est « rude et austère ». A voir.

  • Mishima, Après le banquet

Seth chroniques, mitigé, critiques libres, 3,5/5.

  • Teru Miyamoto, Le brocart

shinmanga, « une perle rare », Amanda Meyre, « Un joli roman, pour qui aime les longs et lents échanges ». Un roman épistolaire, mmmmh….

  • Haruki Murakami, La course au mouton sauvage

Celui-ci devrait rester sur ma PAL, c’est un classique… En attendant que j’ai à nouveau envie de lire du Haruki Murakami.

  • Shôhei Ooka, La dame de Musashino

Peu de références sur le livre, bien sur le film.

  • Kerri Sakamoto, Le champ électrique

Pas trouvé de critique en français, bien en anglais. Publisher’s weekly, et d’autres qui ne me donnent pas trop envie.

  • Junichirô Tanizaki, Un amour insensé

Je pense que celui-ci devrait aussi rester sur ma PAL.

  • Hitonari Tsuji, Le Bouddha blanc

Le commentaire de mmarie est plutôt négatif… Des commentaires plus positifs: C’est à lire, critiques libres. Je ne suis pas emballée par le sujet, je le supprime de la PAL.

China road

Rob Gifford, China road. One man’s journey into the heart of modern China: un récit de voyage qui n’en est pas vraiment un. Rob Gifford, journaliste et correspondant pour la NPR, décide avant de quitter son poste de traverser toute la Chine via la route 312 qui part de Shanghai et va jusqu’à la frontière avec le Kazakhstan, rejoignant l’ancienne route de la soie. Le but de son récit n’est pas vraiment de raconter quel transport il a pris ou dans quel endroit il a dormi comme le font beaucoup d’écrivains mais plutôt de tracer un portrait de la Chine d’aujourd’hui. Il a même tendance à prendre un taxi si c’est plus facile, choisissant cependant un chauffeur qui pourra lui raconter des choses intéressantes. Chaque étape est le prétexte pour aborder un nouveau thème, des usines textile ou en tous genres qui envahissent la région de Shanghai et permettent une vie meilleure à toute une classe de la population venant de la campagne à la question des musulmans qui essaient de préserver leur culture dans un Xinkiang de plus en plus sinisé. Il n’a pas peur d’aller interroger des gens que le gouvernement préférerait qu’il ne voie pas, comme toutes ces personnes atteintes du sida suite à un scandale de don de sang contaminé. Mais son avis est toujours nuancé, donnant le pour et le contre de chacune des situations dans lesquelles il se trouve. Il essaie de montrer un image aux multiples facettes d’un pays en plein boom économique mais aussi rempli de contradictions et d’inégalités. Une lecture que je recommande à toute personne qui veut en apprendre plus sur le monde dans lequel on vit tout en gardant le côté agréable du récit de voyage.

Asia in Paris

Le thème principal de ce citytrip à Paris aura été l’Asie. Ce n’était pas vraiment prémédité mais ce n’est pas étonnant quand on connait notre passion pour ce continent. Avec une touche d’Océanie et de tiki pour compléter le tout.

Etape 1: le Japon. A peine arrivés (en retard, notre Thalys étant resté coincé plus de 20 minutes en rase campagne), il était l’heure de manger. Pas de connexion internet mais un vague souvenir qu’il y avait un bon restaurant japonais près de l’hôtel, restaurant renseigné par François Simon sur son blog. J’avais complètement oublié l’adresse, mais pas diane avait retenu que c’était dans la même rue que la rédaction du Mad Movies ! Hotaru, donc, rue Rodier 18, 9e. Quand nous arrivons, il n’y a encore personne mais le resto se remplira vite. Nous sommes accueillis en japonais (et en français). La carte comporte plein de bonnes choses: diane opte pour des California rolls, moi, pour la formule du midi qui comprend deux petites entrées (du saumon mariné avec  des algues et des pleurotes marinées), un plat au choix (des sashimis), du riz et une soupe. Nous accompagnons le tout d’une Kirin et d’une Sapporo – les autres bières à la carte étaient de la Kwak et de la Faro !

Statues Khmères et œuvre contemporaine du pakistanais Rashid Rana

Etape 2: toute l’Asie. Je rêvais depuis des années d’aller au Musée Guimet ! Trop grand pour tout visiter en une fois, nous nous sommes concentrés sur certaines régions: l’Asie du Sud-Est, le Tibet et le Japon. J’ai des sentiments assez partagés par rapport aux collections cambodgiennes. Si vous n’avez jamais été dans ce pays, ça vaut la peine de visiter le musée. Dans mon cas, j’ai éprouvé une certaine tristesse de voir ces bas-reliefs et statues arrachés, sciés, découpés des monuments, à une époque où régnait le colonialisme et le non-respect des populations locales. L’exemple du Banteay Srey (un des ensembles du site d’Angkor) est tout particulièrement prenant: sur place, il paraissait pillé, violé, et les Khmers n’ont pas l’argent pour créer des copies des parties volées comme la fresque du Parthénon. On pourra me rétorquer que c’est par esprit de conservation, que cela aurait de toutes façons disparu. Peut-être. Mais à ce point-là ? Malgré cela, il s’agit d’un magnifique musée dans lequel je reviendrai avec plaisir.

Etape 3: Asie du Sud-Est. Ou notre repas dans le restaurant du musée Guimet: curry thaï et assortiment de petits plats asiatiques.

honte sur moi, j’aurais dû faire un effort vestimentaire…

Etape 4: Asie du Sud-Est. En cherchant « Paris insolite » sur Google, je suis tombée sur un site qui parlait du jardin tropical du Bois de Vincennes, parc plus ou moins laissé à l’abandon qui avait accueilli l’exposition coloniale de 1907 mais aussi un centre de recherche en agronomie tropicale (plus d’infos sur ce site). Il est situé aux limites de Paris, à Nogent sur Marne mais une station du RER est toute proche. L’endroit tentait Stella Polaris et nous nous sommes donc retrouvés là pour une promenade bien agréable et quelques photos. Le lieu est un peu décevant, fort petit finalement et les anciens pavillons trop délabrés pour qu’on puisse les visiter. Mais je dirais qu’il y a du potentiel !

Etape 5: la Chine. Nous avions envie de boire un verre au China, décrit comme « palais colonial » mais nous étions trop tôt. Je retiens l’adresse pour une prochaine fois. (50, rue de Charenton, 12e).

Etape 6: j’insère ici la visite de l’atelier de Gustave Moreau, situé à deux pas de notre hôtel. Peu de rapports avec l’Asie même si les fines arabesques de son trait pourraient faire penser à certaines découpes orientales ou khmères. Cette belle et grande maison privée donne une image assez précise de la vie quotidienne d’une famille aisée pendant la seconde moitié du 19e siècle et d’un atelier d’artiste. Y sont regroupées un grand nombre d’études et d’œuvres (inachevées), pendues dans chaque recoin comme cela se faisait à l’époque. Petite fille, j’avais été fascinée par ses peintures et je le suis toujours.

Maurice n’est pas rassuré auprès de ce masque d’une île du Pacifique

Etape 7: Asie et Océanie. Une autre des raisons principales de cette visite à Paris était le musée des arts premiers du quai Branly dont rien que le mur végétal me tentait depuis des années. Le bâtiment conçu par Jean Nouvel est immense mais semble flotter sur un jardin qui se laisse découvrir par morceaux, au détour d’un parterre de joncs ou de bambous. A la recherche de tikis, nous sommes partis à la découverte de la partie sur l’Océanie, regroupant de nombreux objets rituels et usuels des îles du Pacifique. Commençant à fatiguer, nous avons plus ou moins survolé la partie asiatique même si les nombreux costumes des minorités ethniques du sud-est asiatique sont fascinants. L’Afrique et les Amériques seront un but pour une prochaine visite car ce musée foisonnant vaut vraiment la peine de s’y attarder. La muséographie est agréable, alternant différents types d’objets, images et sons. Vers 14 heures finalement, nous nous sommes dirigés vers le café-restaurant du musée pour y manger un plat africain pour diane et un plat français – le seul du voyage -, une salade niçoise, pour moi, le tout avec une belle vue sur la Tour Eiffel qui donnait le vertige à mon homme juste à la voir…

le jardin japonais, avec deux intrus

Etape 8: Japon et Chine. Il ne nous restait que peu de temps avant de prendre notre train mais nous étions à proximité des Galeries du Panthéon Bouddhique regroupant les collections de statues ramenées par Emile Guimet lors de ses voyages en Chine et au Japon. Je me rends compte que ces styles de statuaire ne me plaisent/parlent pas trop, moi qui suis habituée à des Bouddhas thaïs et khmers, au formes beaucoup plus douces et élancées. Mais peu importe, le but principal de la visite était pour moi le petit jardin japonais caché à l’arrière du musée, un dernier moment de calme et de sérénité avant de rentrer à la maison et plein d’idées pour mon jardin.